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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Un procès pour meurtre. [Pv Hiro] (Terminé !)  (Lu 2611 fois)
Lyan Rose
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FicheChalant
« le: Mars 23, 2011, 05:42:51 »

-Le procès de M. Koga peut maintenant commencer. Les parties sont-elles prêtes ?

Le juge s'est exprimé, et la salle s'est tue. J'étais en train de réfléchir à la stratégie pour détrôner l'avocat de la défense devant. Il a l'art pour manipuler les personnes efficacement, apparemment. Mais moi, je ne me laisserai pas avoir par ce tour de passe-passe. Jamais un terranide ne se fera impressionner par une pseudo-magie. Je repensais plutôt à l'enquête que l'on a bouclé à la va-vite. L'accusé, M. Koga, est un homme de 33 ans accusé de meurtre et viol sur la personne de Mlle Inoue, mais la seule preuve réside sur le fait qu'il est la dernière personne à l'avoir vue vivante, le fait que l'on ait retrouvé le corps de la victime nu, avec des traces de sperme de l'accusé à l'intérieur. Le rapport d'autopsie est clair, et j'en parlerai plus tard. Non, ce qui m'interpellait le plus, c'est au moment d'aller arrêter M. Koga. Il se laissa faire, particulièrement surpris de l'interpellation. Cependant, il nia tout en bloc et parla du couteau alors que l'on ne l'avait pas mentionné. C'est donc devenu notre suspect n°1. De plus, un témoin affirme avoir vu la scène. Le procureur démoniaque va passer à l'action. Des faits inébranlables, tu parles ! Je vais devoir me baser sur des hypothèses pour le début de ce procès.


-L'accusation est prête, votre Honneur.

Non, je ne suis pas prêt du tout, mais je ne peux pas le dire, sinon j'ai perdu le procès d'avance. Le tout est de garder une mine confiante, comme si les faits étaient irréfutables. J'ai envoyé quelques inspecteurs sur la scène de crime, puisque le meurtre n'était pas si vieux que cela. Après tout, ce procès est l'un des plus rapides jamais lancés, 5 jours après le crime.

-Si vous me le permettez, votre Honneur, l'accusation va commencer son exposé introductif. Tout d'abord, je voudrais résumer les faits. Le 27 juin dernier, le corps de Mlle Teruna Inoue était retrouvé, nu, dans une ruelle du quartier de la Toussaint. Le problème, c'est qu'un témoin a vu tout le déroulement, du viol jusqu'au coup de couteau fatal porté dans la poitrine de la victime. De plus, ce même témoin a eu le réflexe de prendre une photo du corps juste après le meurtre. Si la défense veut objecter, je compte répondre à la question que tout le monde se pose en ce moment : "Pourquoi le témoin n'a pas pris une photo du crime, directement ?" Tout simplement parce qu'il était sous le choc. Cependant, il se souvient de toute la scène.

Je marque une courte pause, effet théâtral oblige, et je reprends de plus belle, après avoir fait un tour d'horizon de la salle. Le juge écoute les faits avec attention tout en lisant le dossier de l'affaire, l'avocat de la défense semble écouter, de marbre, et la salle, remplie entièrement, était suspendue à mes lèvres.

-Je suppose que la défense a pris connaissance du rapport d'autopsie, qui indique que du sperme a été retrouvé à l'intérieur du corps de la victime. Elle sait sans doute aussi que pour retrouver l'ADN d'un spermatozoïde, il faut s'y prendre extrêmement vite sans quoi on ne peut plus rien retrouver. C'est là-dessus que l'argumentation de l'accusation se tient en premier lieu. Le sperme retrouvé dans le corps n'est autre que celui de l'accusé ici-présent, M. Koga. Or, vu le laps de temps pendant lequel on aurait pu identifier l'ADN, seul le violeur aurait pu tuer Mlle Inoue.

Grand silence dans la salle. Je crois qu'il est temps de commencer le procès. Je dégage une mèche de ma frange sur le côté, et d'un geste théâtral, je laisse mon index droit, porteur de justice, se pointer vers le premier rang de la salle.


-L'accusation appelle son premier témoin ! Veuillez décliner nom et profession, s'il vous plait.
-Mon nom est Satô Kozato. Je suis gérant d'une librairie.
-Bien, M. Kozato, veuillez nous dire ce que vous avez vu.
-C'était il y a 6 jours, le 27 juin, il était environ 22h30. Je passais par le quartier de la Toussaint pour rejoindre mon domicile quand soudain j'ai entendu des bruits suspects. C'étaient la victime et l'accusé, qui étaient en train de... Enfin, vous voyez, quoi. Cependant, l'accusé frappait la victime, ce qui me fait penser qu'il la violait. C'est plutôt courant, dans ce quartier, vous savez. A un moment, l'accusé sortit un couteau de sa poche et poignarda la victime dans le cœur. Une fois parti, j'ai pu reprendre mon souffle et j'ai pris une photo, je ne sais même pas pourquoi.

Je suis confiant, je n'ai pas vu de contradiction dans ce témoignage. La défense a intérêt de creuser un peu ce témoignage si elle veut trouver quelque chose. On verra ce que ca donne.

-Bien, la défense peut commencer son contre-interrogatoire.
« Dernière édition: Octobre 16, 2012, 07:37:23 par Lyan Rose » Journalisée


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FicheChalant
« Répondre #1 le: Mars 23, 2011, 07:58:15 »


RI-DI-CULE

Je jetai le dossier sur mon bureau dès que mon client fût parti. Cinq jours pour me préparer? Sans pouvoir m’occuper du témoin? Merci beaucoup!!

Un délai aussi court c’est l’équivalent d’un lynchage!! Y’a des lois contre le lynchage si ma mémoire est bonne!!

Je tournais en rond comme un lion dans sa cage, pestant contre le système juridique pourri qui me permettait d’abattre autant de témoins que je veux, mais du moment que je dois faire les choses honorablement, aussi bien ne pas me laisser le temps de me préparer!

Tout ça m’agaçait au plus haut point, surtout que mon client avait eut la brillante idée de violer sa victime, sans préservatifs qui plus est! Vous savez quand on dit que les mecs pensent avec leur queue? Eh bien, celui-là, y doit en avoir une sacré grosse, il n’y a pas assez de sang pour le faire entrer en érection et laisser son Q.I. assez bon pour penser à mettre un préservatif!!

Heureusement, toutes les personnes ont un prix, je rencontrai donc dans une ruelle un des policiers chargé de l’affaire, pour qu’il s’occupe de faire disparaître les preuves de sperme,  ça m’a coûté environ 5000 Yens pour qu’il accepte de le faire. J’y ai quand même mis ma condition; à savoir qu’il devait la faire disparaître un peu avant l’audience, pas plus tôt. J’espérais seulement qu’il fasse ce qu’il était convenu, abattre un policier m’avais toujours donné froid dans le dos…

-Le procès de M. Koga peut maintenant commencer. Les parties sont-elles prêtes ?

La parole du juge me tira soudainement de ma rêverie. Je me concentrais sur ce que l’accusation aurait en premier lieux à dire et, comme je l’eus planifié,  le procureur fit venir le témoin clé de l’affaire… Si j’avais eu ne serait-ce que quelques jours de plus, il ne serait pas assis sur cette chaise au moment de l’audience, mais bien six pieds sous terre…

Le témoin raconta alors ce qu’il vit, c’est à dire un homme violant une femme à des heures plutôt tardive, dans une ruelle, ensuite il la poignarda. Un détail que j’eus relevé immédiatement et que je n’allais certainement pas laisser sous silence lorsqu’il sera à mon tour de contre-interroger le témoin… Il suera comme il n’a jamais sué et ne sera plus sûr de rien, c’est moi qui vous le dis.

-Bien, la défense peut commencer son contre-interrogatoire.

Je me levai donc, posant furtivement la main sur l’épaule de mon client.

-Merci votre honneur… Monsieur Kozatô, il vous arrive souvent de passer par le quartier de la Toussaint?
-Assez oui, c’est plus rapide que de faire le tour pour retourner chez moi…
-Et plus dangereux, vous en convenez?
-Bien sûr, c’est très risqué de passer par là, surtout qu’il n’y a que très peu de lumière
-Vous me dites donc que votre route n’est pas éclairée?
-Oh quelques lampadaires par-ci par-là mais rien de plus, la lune éclaire généralement mon chemin.
- Mon cabinet est également dans le Quartier de la Toussaint,  cette soirée là, je peux vous dire que c’était très nuageux, la lune n’as donc pas dû vous aider… Or, j’ai été sur les lieux de ce terrible accident et je puis vous affirmer qu’il n’y a aucun lampadaire qui puisse éclairer la scène… Comment être bien sûr que vous avez bien vu les visages?
-Bien… Je le sais, j’ai vu ses yeux… Son visage était par instant éclairé, je suis resté à les observer
-Vous êtes en train de me dire que vous auriez pu l’en empêcher, mais que vous n’ayez rien vait?


OBJECTION! Votre honneur, Maître Atayoshi accuse le témoin de ne pas avoir sauvé la jeune dame, alors que ce n’était nullement son rôle!

Objection retenue, Maître Atayoshi, contentez vous de défendre votre client, c’est une cours de justice, pas un conseil de chasse aux sorcières.

J’hochai légèrement la tête. Je savais que ma question provoquerait une vague et qu’on me demanderait de la retirer, mais les paroles ne s’envolent pas toujours, je venais tout juste d’implanter une graine d’incertitude dans le témoin, de culpabilité. Il serait beaucoup plus facile à manipuler ainsi.

- Je retire ma question. Mais vous n’avez vu son visage que par moment?
-Oui mais…
-Messieurs et dames les jurys,  nous avons sous les yeux un témoin oculaire qui avait omis de donner le détail qu’il ne voyait que par moment! Comment pouvons-nous donc nous baser sur un témoignage si approximatif, je vous le demande! N’avons nous pas vu des innocents se faire accuser et recevoir un témoignage simplement car il ressemblait, dans la noirceur, au véritable meurtrier? Je parle ici de l’affaire Karachi... Je n’ai plus de question Monsieur le juge.


Aïe, là, j’avais tapé fort! L’affaire Karachi avait emprisonné Yosef Karachi, un homme dans la cinquantaine, pour le meurtre de sa bru, meurtre qu’il n’avait évidemment pas commis. En fait, s’était son frère, après un refus pour faire l’acte qui l’avait trainé dehors et battu à mort dans une ruelle sombre, mais le témoin avait donné la description du père, et voilà, le père va en prison à la place de son frère.

Je retournai donc m’asseoir attendant la suite des événements.

Avez vous d’autres preuves à présenter, Maître Rose?

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Lyan Rose
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Mars 23, 2011, 08:27:21 »

L'avocat n'avait pas usurpé sa réputation. En un coup de cuiller à pot, il avait retourné la situation. Cependant, je n'ai pas perdu toute confiance. Je vais observer encore une fois les pièces à conviction. Un couteau... Dont la lame s'est cassé dans la plaie... Rien de bien utile pour prouver que c'était bien Koga. Le rapport d'autopsie... Mort vers 22h40, coup de couteau dans le péricarde. Multiples fractures au niveau des côtes, innombrables ecchymoses... Aha ! Traces de sperme ! Les analyses ont bel et bien confirmé que c'était le sperme de M. Koga. Si seulement je pouvais corroborer le fait qu'il a VU Koga... Il me reste la photo de Kozatô. Elle a été prise bizarrement... On dirait qu'il est à ras du sol... Ah !! J'ai trouvé.

-Votre Honneur, je n'ai pas besoin de preuves. Du moins, pas de nouveaux éléments. Tout est déjà dans le dossier de l'affaire. Regardez la page 2 du rapport d'autopsie : "Le sperme retrouvé à l'intérieur du corps de Mlle Inoue correspond à celui de M. Koga." C'est une preuve décisive qu'il a eu des rapports avec Mlle Inoue, et peu avant le meurtre. Or, qui d'autre que le violeur aurait pu tuer la victime ? Et en plus... Veuillez regarder cette photo.


Je fais passer la photo, en vérifiant précautionneusement que personne n'intervertit les photos. De toute façon, Zakuro a placé des caméras un peu partout dans la salle. Grâce à l'oreillette dans mon oreille, imperceptible, il saura me prévenir si quelqu'un intervertit. Le juge se figea quand il comprit enfin ce que je montrais. En effet, sur la photo, prise à ras du sol, on voyait très bien le ciel. Il était dégagé.

-Comme vous pouvez le constater, le ciel ne présente aucun nuage. De plus, comme vous pouvez le voir, c'est la pleine lune. Comment M. Kozato aurait-il pu ne pas voir l'accusé clairement ? Ceci prouve que l'objection de la défense est non valable. Ce sera tout, votre Honneur.

-Hm... J'aimerais tout de même poser une question à M. Kozato.

-Je vous écoute, votre Honneur ?
-Veuillez témoigner à propos du fait que, comme maître Atayoshi l'a précisé, vous n'ayez pas été aider la victime.

-Bien. La raison est simple, et je pense que vous la comprendrez aussi bien que moi : J'avais peur. L'homme se comportait comme une sorte de bête enragée, et bourrait la victime de coups de poing. Alors vous voyez, moi, je suis frêle et je en pouvais pas me défendre. Je me suis donc simplement fait discret.
-Je vois. C'est compréhensible en effet. La défense peut commencer son contre-interrog...

-Excusez-moi ! Un nouvel élément pour maître Rose !

Un inspecteur s'avance jusqu'à devant moi, et me tend un petit bout de papier. Je l'observe, regardant par ou le déchiffonner sans détruire la preuve. Elle est sûrement précieuse, pour qu'un simple inspecteur risque la rétrogradation juste pour ca. J'en profite pour questionner l'inspecteur en question.


-Qu'est-ce que c'est ?

-Comme vous pouvez le voir, c'est un bout de papier.

-Mais encore ?
-J'y venais, M. Rose ! Il comporte le sang de la victime sur le dessus. Par contre, nous n'avons pas pu l'ouvrir. Elle le tenait dans sa main et le médecin légiste vient juste de réussir à l'extraire de la poigne rigide de la victime.

-Bon. Je vais l'ouvrir...

Précautionneusement, je tire un petit bout de papier qui dépasse. Tout de suite, un grand bout e déplie. Une dizaine de secondes plus tard, une feuille de papier de format A5 toute chiffonnée occupe mes mains et me donne un petit frisson, sans que je sache moi-même si c'est de l'angoisse ou de l'excitation.

-Maître Rose, veuillez nous indiquer ce que contient ce bout de papier.

-Bien, votre Honneur. Il s'agit apparemment d'un mémo de la victime. Une analyse graphologique devrait pouvoir le déterminer. Cette note dit : "Rendez-vous avec Eisaku Koga. Je dois récupérer mon argent, cela fait 6 mois qu'il me doit toujours ces 300 000 yens. Red Note, 21h30." Je soumets ce mémo comme pièce à conviction.
-Accepté.
-Vous, allez faire une analyse graphologique de ce bout de papier.

-Compris, monsieur !

Et l'inspecteur qui sort, heureux d'avoir fait une grande trouvaille.

-Bien, comme je le disais avant que l'on soit interrompus, la défense peut commencer son contre-interrogatoire.
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Mars 25, 2011, 03:11:10 »


Pardon?

Je m’étais levé debout, les deux poings sur la table, jetant un regard de glace sur l’homme qui venait d’arriver. Mon regard se porta sur le juge. Je dis alors, sur un ton de défi

Objection votre honneur!  N’est-il pas coutume de faire l’investigation avant le procès? On se croirait dans une série télévisée de soi-disant droit! De toute façon, qui nous dit que cette soi-disant preuve n’est pas l’origine d’un créateur externe à toute l’affaire juste pour but d’incriminer mon client? Je demande à ce que cette preuve ne soit valable, pour la simple raison de son arrivée un peu trop opportune à mon goût!

J’étais en train de perdre mon calme, mais je tentais comme je pouvais de me ressaisir, histoire de  pouvoir continuer la bataille. Je m’avançai vers le témoin qui soudainement avait repris confiance en ce qu’il avait dit… Une chose pouvait encore le faire basculer dans l’incertitude, il fallait que je le brise mentalement… Et moralement. Je demandai donc au juge de me servir de la photo, chose qui me fut acceptée. Après l’avoir regardé je la tendis au témoin.

– Vous confirmez que c’est vous qui avez  pris cette photo?
-   Oui
-   Vous pouvez me dire ce qu’il y a de particulier sur cette photo?
-   Elle est prise de manière presque horizontale…
-   Voilà! Et ce que je me pause comme question,  pourquoi l’avez vous prise allongé?
-   En fait, j’ai posé mon  appareil au sol et j’ai pris la photo
-   Pourquoi?
-   Pour pouvoir prendre la plaie faite par le couteau, la femme était allongée sur le côté
-   N’aviez vous pas dit que vous étiez en état de choc?
-   Euh… Je ne vois pas où vous voulez en venir…
-   Répondez simplement.
-   Oui…
-   Honnêtement, si j’avais été en état de choc, je ne crois pas que j’aurais eu la présence d’esprit de prendre en photo la plaie, n’êtes-vous pas daccord?
-   C’était plus un…
-   Répondez à ma question
-   Oui, mais…
-   Donc, vous n’étiez pas si en état de choc que ça…J’ai une question pour la partie plaignante, a-t’elle retrouvé des empreinte digitales sur le corps de la jeune femme? Probablement. Or, il n’y en avait pas  sur le couteau. Monsieur Kozatô, ne trouvez vous pas que ça fait étrange qu’un témoin se promène avec un appareil photo, au moment du meurtre? Que faisiez-vous avec un appareil photo à cette heure? Qui plus est au retour du travail. Vous n’êtes pas photographe pourtant?


Ma technique était pour le moins agressive, mais elle respectait le protocole, je n’accusais pas le témoin ni d’avoir violé la victime, ni de l’avoir tué. J’essayais simplement de le troubler, afin qu’il nous donne la raison pour laquelle il avait un appareil. Or, il semblait retissant à le dire, comme s’il avait caché quelque chose au procureur…

- Dailleurs, depuis quand un libraire travaille jusqu’à 22 h 00? Monsieur Kozatô, je vous conseil de répondre à mes questions, sinon vous serez accusé d’entrave au bon déroulement d’une enquête. Veuillez vous rappeler qu’avant de témoigner, vous avez prêté serment de dire la vérité.
-   Je…je fais des photos… des gens à leur insu… des jeunes filles pour être précis…


Même moi j’eus un petit réflexe de surprise en apprenant une telle chose… J’avais une ouverture  de discréditer le témoin et je n’allais pas m’en empêcher pour la simple raison qu’il était en apparence un honnête homme!

-Vous voyez messieurs, dames les juristes? Croyez vous vraiment qu’on peut faire confiance à un individu qui prend des photos illégales ? Alors sur quoi d’autre a-t’il bien pu nous mentir je vous le demande!! Mon client est un honnête homme et se faire accuser par un tel pédophile voyeur est tout simplement diffamatoire!

C’est alors que le juge intervint en prenant la parole.

Maître Atayoshi, peut-être avez vous souvent entendu de tels aveux lors de votre carrière, mais ce n’est pas tout le monde qui hérite de cette chance, ou malchance, je n’ai pas encore décidé… Je souhaite donc prendre une pause, histoire de calmer les esprits, qui commence à s’échauffer.

Mon client et moi sortirent les premiers, allant chercher un café et réfléchir à tout ce qui pourrait être utile pour la suite des événements. Les cafés en distributrice automatique ont toujours ce goût aussi infect!

Pendant ce temps, le juge s’était levé et était allé voir le jury, composé de trois personnes.

Alors, qu’en pensez-vous pour l’instant?


[HRP] Je tiens à remercier chaleureusement les trois personnes qui ont généreusement accepté de s’offrir au jeu, histoire que tout ce Rp ne s’éternise pas par simple orgueil de la victoire^^[/HRP]
« Dernière édition: Mars 25, 2011, 04:07:54 par Hiro » Journalisée

Shylee Tsumo
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« Répondre #4 le: Mars 25, 2011, 03:57:09 »

Le jour d'avant.

Shylee revenait des cours. La journée avait été tranquille, comme d'habitude d'ailleurs. Ce que c'était plaisant de faire cours à des élèves qui semblaient être attentifs, ou du moins, qui ne faisaient pas le bordel, qui ne discutaient pas ici et là dès qu'elle avait le dos tourné. Y'avait des jours où elle se demandait si elle ne les ennuyait pas, si elle ne les endormait pas. Mais non, quand elle interpellait un de ses élèves pour qu'il réponde à une question ou pour qu'il vienne au tableau pour corriger un exercice, ledit élève se levait presque aussitôt ou répondait. Quelque chose devait les captiver. Quoi ? Elle ne savait pas trop mais tant que ce n'était pas le barrouf dans sa classe, elle s'en contrefichait totalement.

Ainsi donc, la jeune femme était rentrée à son appartement, tranquillement. Comme tous les jours, elle s'arrêtait d'abord à sa boîte aux lettres pour récupérer son courrier et feuilleta rapidement les enveloppes. Facture, pubs ... et une lettre bizarre, qui semblait officielle, ou quelque chose dans le genre. Une lettre avec le cachet de la justice de Seikusu d'ailleurs. Shylee leva un sourcil interrogateur quand elle vit cela, mais elle n'y porta pas plus attention pour l'instant. Elle n'avait pas pour habitude d'ouvrir son courrier en plein milieu du couloir. La jeune femme emprunta donc l'escalier qui était non loin de l'ascenseur. Pourquoi pas la boîte de conserve ? Tout simplement parce qu'elle détestait les ascenseurs. Elle avait l'impression ... je sais pas trop. Mais elle n'aimait vraiment pas. Rapidement, elle se retrouva dans son appartement. Les publicités partirent directement à la poubelle. Elle avait beau avoir mis : "Ne pas mettre des publicités", elle en avait toujours. A croire que les gens ne prennent pas le temps de lire les indications des autres. Mais bon.

Avant d'ouvrir cette lettre étrange, Shylee posa son sac sur la table basse et ôta, par la même occasion, sa veste qu'elle déposa sur le rebord d'une chaise. De là, elle récupéra l'enveloppe et la décachetta. Elle tira alors la lettre de l'enveloppe et la déplia, histoire ... histoire de savoir ce qu'on lui voulait. Une lettre ... de comparution.

"Hein ?"

Shylee la lut alors avec attention. On la demandait sur une affaire de meurtre et elle devait faire partie du jury. Ok ... Euh ... Bin, ça, c'était une première pour elle. Elle était un peu sur le cul ... Surtout que ... Surtout que l'audience était le jour suivant. La voilà donc à faire des démarches pour prévenir le lycée qu'elle était convoquée et qu'elle ne pouvait pas refuser -bin oui, ça se refuse pas d'être juré, sauf cas de force majeure, ce qui n'était pas le cas-. Elle passa aussi un coup de fil à Nicolas, histoire de lui dire qu'elle ne serait pas là et qu'il pourrait faire classe à sa place. Enfin ... Il jouerait les surveillants puisque, par chance, elle avait prévu une interro pour ses élèves le jour suivant.

**********

Ce matin là, Shylee s'était levée donc de bonne heure pour se préparer correctement et ne pas être en retard à l'audience. Elle avait pris une douche, s'était fait un joli chignon et avait mis ses lunettes sur son nez. Seulement ... Seulement elle resta au moins une vingtaine de minutes plantée devant son armoire, en sous-vêtements, pour savoir ce qu'elle allait mettre, histoire ... Histoire de faire sérieux et pas gamine. Elle opta, finalement, après une bonne demi-heure, pour un chemisier blanc. Enfin, pas totalement blanc, il tirait un peu plus sur le beige, manches trois-quart et une jupe droite qui lui arrivait en dessous des genoux. Shylee avait l'impression d'aller à un "bal costumé" habillée ainsi, du fait que ce n'était pas vraiment les fringues qu'elle portait habituellement, mais bon. Le sérieux avant tout, non ? Comme chaussures, la jeune prof opta pour des ballerines. Les chaussures à talons, c'était pas son fort.

Et plop, la voilà quittant son appartement et se rendant au tribunal. Et plop, la voilà ensuite qui s'installe sur le banc des jurés, avec les deux autres. Elle avait pris une feuille, et un crayon, histoire de prendre des notes ... Et de bien tout avoir à tête lorsqu'ils devraient délibérer ensemble. Elle avait le trac ... parce que ... en fait, c'était la première fois qu'elle se rendait dans un tribunal. L'heure sonna finalement. Il était temps ... de bosser, en quelque sorte. Shylee écoutait attentivement les arguments des deux parties. Bien évidemment, le but des deux avocats était de démolir l'argumentation de l'autre mais bon. Tous deux avaient de solides arguments, en quelque sorte. Mais là ... Maître Atayoshi venait de pulvériser le témoin. En quelque sorte. Le juge demanda alors une petite pause. Tous quittèrent la salle ... Ou presque. Le jury était encore là. Et le juge s'approchait d'eux, leur demandant ... Ce qu'ils en pensaient ... Pfiou ! Question ... difficile en quelque sorte. Bon, ce n'était pas comme s'il leur demandait de délibérer maintenant. Il voulait juste leur avis.

Shylee se mit à penser à toutes les séries policières qu'elle avait eu l'occasion de regarder quand elle était petite. Bon, d'accord, ce n'était pas vraiment la même chose mais bon, c'était toujours ça, en quelque sorte.

"Et bien ... Pour ma part ... Cette histoire de photo me gêne. Il est vrai que Monsieur Kozatô a avoué qu'il prenait des photographies à l'insu des gens. Mais je ne sais pas ... Ca ne colle pas. Pourquoi s'approcher et prendre la photographie au lieu d'appeler de l'aide ? Enfin, je veux dire par là qu'un homme censé ... s'occuperait d'abord de trouver de l'aide."

Il était vrai que ... Que Shylee aurait été à la place de ce monsieur Kozatô, probablement qu'elle aurait agrippé son téléphone et appelé les flics aussitôt, ou presque... Quoi que ... A bien y penser, elle aurait été à sa place, elle ne se serait même pas baladée dans le Quartier de la Toussaint. Trop dangereux pour elle.
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Lili Ivanes
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Avril 17, 2011, 06:03:04 »

ce jour là je revenais moi aussi des cours, prenant le courrier comme chaque jours dans ma boite au lettre je rentre chez moi et ouvre le courrier, dedans une convocation au tribunal, au premiers abord j'ai très peur mais en lisant toute la convocation, je comprend qu'il demande à ma mère de se présenter comme juriste, mais étant en voyage d'affaire elle ne pourrais jamais y être pour demain et moi qui ne voulais pas aller en cours demain sa tombe bien.
bien sur je me doute un peut qu'il vont demander leurs carte d'identité au juriste et ma mère la sur elle, mais si je présente son permis de conduire sa reviens au même, et vue que la photo qui y est date de ces 18 ans et que je lui ressemble beaucoup, je pourrais parfaitement la remplacer.

le lendemain je préviens le collège que je suis malade par téléphone en prenant une vois rauque et file me préparer, enfilant un petit tailleurs à ma maman avant de me diriger vers le tribunal.
l'audience commence, ce n'est pas du tout une petite affaire, une histoire de viol et de meurtre, plus l'audience avance et plus sa me fait froid dans le dos, moi qui me suis faite violer un certain nombres de fois, je redoutait à chaque fois qu'il m'arrive la même choses que cette pauvre femme, heureusement pour moi sa ne m'est jamais arriver sinon je ne serais pas là en t'en que juriste.

pendant l'audience l'avocat à la défense me dis quelques chose, je ne me rappel plus ou j'ai bien put le voir, mais sa tête me dit quelques chose, enfin bref ce n'est pas le plus important, une femme est morte et il faut que l'ont découvre qui.

le comportement du témoin qui à pris cette photo est très suspect, même si c'est vrai qu'il est très frêle, peut être que le simple fait d'interpeler le violeur et de se montrer l'aurais fait partir de peur de se faire prendre.
et cette photo pourquoi l'avoir prise en photo? ce n'est pas logique, une personne normal est terrifié devant un cadavre et non pas en admiration.

l'audience fait une pose et l'avocat qui me dit quelques choses se rapproche des juristes en nous demandant ce que l'ont en pense.
la femme à coté de moi prend tout d'abord la parole, lui expliquant qu'elle ne comprend pas cette histoire de photo et pourquoi il n'a pas appeler de l'aide, attendant qu'elle finisse je prend ensuite la parole.

oui je trouve sa très bizarre moi aussi, surtout qu'une personne sensé aurais été morte de trouille en se retrouvant devant un cadavre et ne l'aurais jamais pris en photo...
Journalisée

C.Blossomgame
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Casey Blossomgame : Riche incomprit.


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FicheChalant
« Répondre #6 le: Avril 21, 2011, 01:09:20 »

Il y a de cela deux jours j'ai reçu un courrier venant du gouvernement, me sollicitant en tant que juriste dans une affaire dont j'avais entendu parlé par les élèves, ce sont toujours eux qui sont les plus intéressé par ce genre de chose, apparemment il s'agissait d'une affaire de viol et de meurtre dans une quartier qui n'était pas réputé parla sainteté des résidant.

Ainsi j'eus le temps de faire passer le message comme quoi je ne serais pas là au moment du jugement. Si beaucoup crièrent de joie, certains semblèrent regretter le fait que je ne sois pas là pour les aider. Pour tout dire cela m'ennuyais aussi, mais on ne peut pas refuser ce genre de convocation, sous peine d’être mal vue par les autres et les circonstances de la mort m'intéressait, en tant que professeur de biologie.

Je pris la peine de me renseigner un maximum sur l'affaire, écoutant les dires des élèves, mais aussi d'adultes ayant lut les journaux ou encore entendu des rumeurs, certes je n'allais pas me baser uniquement sur celle-ci mais cela permettait d'avoir une première approche de ce qu'allait donner le procès, qui promettait d'être fastidieux et d'une grande complexité pour l'affaire.

Puis vont le jour du procès.

Je suis en tenue professionnelle, oui je n'allais tout de même pas arriver dans une de mes tenues, cela aurait fait mauvaise impression.

C'est au moment où je prend place, saluant les deux demoiselle qui étaient déjà présente, que le jugement commence, une première chose me choqua, il est habituel de signaler l'heure de la mort estimé, hors là absolument rien, les deux partis l'oubliant, c'est pourtant un élément cruciale et là rien, juste une date et une heure du premier témoin, heureusement qu'il était là au moment des faits, sinon on aurait put penser que la mort aurait put remonter à 1 jours si ce n'est plus.

La suite de la scène de jugement me désolait, pourquoi ? On aurait dit deux chiens qui se bataillait un os, si j'avais sut qu'un jugement était de cette manière j’aurai prit un peut d'occupation. Cela dit même si l'ennui me guettait, j'écoute avec attention les deux partis.

Puis vint la pause ... enfin presque. Le juge demanda nos impressions, les deux demoiselles s'exprimèrent en premier. Vint mon tour et je m'exprime avec ma vois douce et calme.

" Pour ma part si l'accusation possède certaine preuve assez plausible, la défense fait bien son travail, il faut savoir que les spermatozoïdes ne sont pas aussi fragile que l'on veuille le faire croire, pour ce qui est de la personne ayant fait sa photo, il faut savoir que les trouillards existe et user d'un appareil photo est plus facile à faire qu'un rapport détaillé du corps d'une morte. Je n'ai pas encore suffisamment d'éléments pour me prononcer, partir sur un jugement incomplet incite souvent à ne pas voir la scène de façon objective. "
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Lyan Rose
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FicheChalant
« Répondre #7 le: Mai 28, 2011, 01:27:28 »

Bordel ! Je lui avais bien dit de laisser son activité secondaire de côté ! Et voila, on est dans la merde à cause de ce témoin, maintenant. Je vais vers la salle des accusés en vitesse, j'ai à parler à l'accusé. Je me présente à l'huissier, Lyan Rose, procureur, chargé de l'accusation dans l'affaire Koga, etc etc. Après un peu de temps, on me laisse entrer après qu'Atayoshi soit sorti. Quand il sort, je lui lance un regard au sous-entendu extrêmement clair : "Tu ne perds rien pour attendre, mon vieux." Il est temps d'aller voir M. Koga. Il m'accueille avec une sorte de tension... Qu'est-ce qu'il a encore fait, ce maudit avocat ? Peu importe... Je vais voir quelque chose de plus important. J'ai quelque chose à demander à l'accusé...

-M. Koga. Comment avez-vous trouvé la première partie du procès ?
-Ben franchement, je suis pas déçu du résultat ! J'ai bien fait de prendre maître Atayoshi !

-Je vois, je vois. Bon, vous vous doutez que je ne suis pas venu jusqu'ici pour parler de la pluie et du beau temps.

-Oui,en effet. Que me voulez-vous, Maître Rose ?
-M. Rose suffira. Je tenais à vous demander, à vous...

C'est à ce moment la que je commence à tousser intentionnellement, à me cacher le visage dans le creux de mes mains et de relever la tête avec une mine de zombie. Je sors quasiment le 9mm lorsque je remarque le téléphone, à moitié décroché. Je prends le combiné et je n'entends pas de tonalité. Je m'en doutais.

-Qui que vous soyez, vos efforts sont vains. Vous ne connaîtrez pas ma façon de mener un interrogatoire.


Sur ce, je raccroche le téléphone brusquement, toujours avec ma mine de déterré. Je regarde les alentours... Aucun micro, aucune caméra. Tant mieux. Je sors enfin le 9mm, je m'approche de M. Koga, et je lui mets le 9mm sur la tempe.

-Alors, M. Koga... J'ai un cancer, j'ai plus que un mois à vivre, à peu près. Ne pensez même pas que je vais être jugé avant le mois de ma mort, car votre procès est une exception. Donc aucun risque de me faire condamner à mort, puisque je serai déjà mort. Je n'ai rien à perdre, je peux vous tirer dessus. Alors maintenant... Vous allez me dire la vérité. L'avez-vous tuée, oui ou non ?

-Je... Je n'y suis pour rien !!

-Ah oui ? Vous êtes sûr ?

Je recharge doucement le 9mm qui n'était pas encore chargé. Je vois que M. Koga sue à grosses gouttes, et c'est bon signe. Ca me montre qu'il ne va pas tarder à cracher le morceau. Ma mine de "malade en phase terminale" fait effet, et Koga a un mouvement de recul, bien vite arrêté par le 9mm plaqué contre sa gorge. Il commence à paniquer, et finalement il lâche tout.


-Je ne l'ai pas tuée, je vous le jure ! Je l'ai juste retenue le temps que l'autre lui plante le couteau dans le cœur, je vous le jure ! Ne me tuez paaaaas !! Je vous en supplie...

-Oh, je vois. Et qui est cet 'autre" ? Cela m'intéresse grandement.

-Je-je ne sais pas... On le nommait... J...
-"J" ? Ca me dit quelque chose... Dans tous les cas, vous n'êtes pas coupable. Mais vous êtes un complice, ce qui revient au même.

Bref, voici qui va être amusant. J'imagine la mine déconfite que fera Atayoshi quand il verra en plein procès que son client a quand même participé au meurtre. L'huissier rentre pour m'indiquer que la séance va reprendre bientôt juste au moment ou je rentre mon arme de service dans l'intérieur de mon veston. Koga semble encore plus perturbé qu'avant. Bref, j'ai pas le temps de m'en soucier, je vais faire mon boulot.

-Bien, avant de commencer, l'accusation aimerait se prononcer après un entretien avec l'accusé. L'accusation n'accuse plus M. Koga du meurtre de Mlle Inoue, mais de complicité de meurtre. Le meurtrier court toujours, et nous n'allons pas enfermer un innocent à la place d'un mystérieux assassin. C'est pourquoi, afin de confirmer mes dires, j'appelle M. Koga lui-même à la barre !


Des murmures s'élèvent dans la salle. "Quoi ? L'accusation qui appelle l'accusé en tant que témoin ?" "Mais c'est stupide, il va mentir !" "Chut, on va bientôt voir le véritable procureur en action." Ils me gênent, je n'ai aucune intention de dévoiler mon jeu tout de suite. Le juge tape un coup de marteau en criant "Silence !" et la salle se tait. Soudain une grand silence se fait, et je le brise en quelques mots.

-M. Koga, vous m'avez déclaré tout à l'heure n'être qu'un complice. Dans ce cas, veuillez témoigner à ce propos.


La salle se tait, médusée, mais n'en pense pas moins. Moi, je regarde la défense, qui m'a l'air assez déconfite... Ou peut-être confiante ? Je ne vois pas bien d'ici. Dans tous les cas, je sais que lui voit mon sourire amusé qui le nargue. Bref, je reporte mon attention sur M. Koga, qui est tout pâle, et avant même que la défense ne trouve une excuse bidon pour arrêter le procès encore une fois, je me prononce sur cette pâleur.

-Avant que la défense ne se trouve obligée de nous sortir l'excuse des problèmes médicaux, je tiens à préciser que la confession que va nous faire M. Koga est risquée pour lui. C'est pour cela qu'il est aussi pâle, votre Honneur, et il était tout aussi pâle quand il me l'a annoncé.
-Merci, M. Rose. J'aimerais pouvoir commencer mon témoignage...

-Faites donc.
-Alors voila... J'avais rendez-vous avec Mlle Inoue au bar "Red Note" à 21h30. Elle m'avait donné rendez-vous pour que je lui rembourse une certaine somme d'argent, que je lui ai rendue. D'ailleurs, j'ai été informé que l'argent avait disparu de son corps. Après je l'ai soi-disant raccompagnée chez elle, et nous sommes passés dans le quartier de la Toussaint, et comme d'habitude le soir il était désert. C'était l'occasion parfaite pour abuser d'elle, et je l'ai prise. Ma mission était de la retenir le plus longtemps car un type du nom de J devait venir la voir. Dès qu'il est arrivé je suis parti, et je ne sais pas ce qui s'est passé après.

Des murmures s'élèvent dans la salle. J... Je me souviens maintenant, c'est un tueur en série qui s'est fait connaître il y a peu ! On doit le capturer à tout prix, et c'est l'une des rares fois ou l'on peut le capturer mort ou vif au Japon. On dit que personne ne l'a jamais vu faire. Le juge met fin à cette discussion entre spectateurs à l'aide de son marteau.

-Silence ! Silence, ou je fais évacuer la salle ! Merci, M. Koga. La défense peut commencer son contre-interrogatoire.
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FicheChalant
« Répondre #8 le: Mai 31, 2011, 07:13:15 »

Au prix que je vous paie, maître Atayoshi, vous devriez avoir déjà terminé le procès!

Hound, la seule personne qui puisse faire accélérer le procès, c'est le juge. Mais venez me dire que vous n'êtes pas satisfait de mon travail jusqu'à présent.

Aucune réponse. Je le savais, malgré leur air supérieur et jamais satisfait, les criminels qui m'engagent sont plus que satisfait de l'argent qu'ils investissent. Mais je dois admettre que le procureur, Maître Rose, donne un sacré bon show, lui aussi.


C'est alors que la porte frappa.

J… On frappe à la porte, je vous laisse en main libre.

J'appuyai alors sur la touche et reposai le combiné. J'allais ensuite ouvrir la porte pour y découvrir le huissier.

Oui?

Maître Rose souhaite s'entretenir en privé avec M. Koga.

D'accord, ce ne sera pas long.

Puis je refermai la porte, faisant mine allant chercher mon café. Passant à côté de mon client, je lui murmurai.

Gare à vos paroles, rappelez vous qu'on vous écoute… Hound, vous m'appellerez lorsque ce sera terminé.


Bien.

D'accord…


Puis je sortis.  Je croisai justement Lyan au tournant du couloir menant au Hall d'entrée du Palais de Justice. Le regard qu'il m'a posé en disait long sur la frustration qu'il ressentait, mais ça ne faisait que prouver que j'étais meilleur que lui, tout simplement. Je lui envoyais un petit sourire en coin, l'air de dire: " Essaie donc, pour voir".


Une fois dans le hall, je m'assis alors sur une chaise, à siroter mon café infecte, peut-être que je suis un peu trop pointu sur la qualité, mais j'ai été élevé ainsi, en attendant l'appel de Juno Hound, ou simplement J. Cet appel ne se fit pas trop attendre longtemps, car mon téléphone vibra. Le prenant en main, je vis que c'était mon client et décrochai immédiatement.

Alors?


Il l'a remarqué, et m'a raccroché au nez.

Je soupirai.

Les jeunes de nos jours…

Arrêtez de rigoler, maître Atayoshi! S'il me nomme…


S'il ne fait que parler d'une seconde personne, je serais l'homme le plus heureux de la planète.

Hein?

Plus Tard, Hound, plus tard.


Puis, le huissier vint me voir, me disant que la séance allait reprendre dans quelques minutes. Jetant mon restant de café aux ordures, je me levai et pris la direction de l'auditorium. Une fois assis, le juge somma la reprise du procès, avec l'accusation, évidemment. Comme je l'avais prévu, le procureur avait appelé mon client comme témoin, car il n'était plus accusé de meurtre, mais bien de complicité de meurtre, car il y avait bien un meurtrier qui courait dans les rues.

Je glissai ma main dans mon visage, imitant le désarroi, mais à l'intérieur, je jubilais. Prenant des notes, comme tout au long du procès, je planifiais déjà comment j'allais m'y prendre pour renverser la vapeur. Ce sont ça les échecs, faire croire à l'autre qu'il a gagné, et puis le mettre à genoux d'un coup, un seul.

Silence ! Silence, ou je fais évacuer la salle ! Merci, M. Koga. La défense peut commencer son contre-interrogatoire.


Je me levai alors, mettant discrètement un papier sur le bureau du procureur. Ce qu'y était marqué? "Bel essai". Marchand de long en large, je regardai mon client.


Vous pouvez aller vous asseoir, je ne veux pas faire de contre-interrogatoire. Cependant, j'aimerais avoir devant moi le témoin, je vous prie.


L'homme, un peu intrigué, se leva puis vint se tenir devant moi. J'avais peine à contenir le sourire qui voulait écarter mes lèvres. Après un court silence, je pris la parole.

Monsieur, tenez vous toujours le témoignage dont vous avez fait comme véridique?

-Euh… Oui…

-Pour que tout le monde s'entende sur le témoignage de monsieur, puis-je demander la citation exact par Mlle la huissière, monsieur le Juge?


Bien sûr, Mademoiselle, s'il vous plait.

La jeune femme prit alors une pile de feuilles puis regarda la première feuille, le premier témoignage, puis le lu à haute voix.

C'était il y a 6 jours, le 27 juin, il était environ 22h30. Je passais par le quartier de la Toussaint pour rejoindre mon domicile quand soudain j'ai entendu des bruits suspects. C'étaient la victime et l'accusé, qui étaient en train de... Enfin, vous voyez, quoi. Cependant, l'accusé frappait la victime, ce qui me fait penser qu'il la violait. C'est plutôt courant, dans ce quartier, vous savez. A un moment, l'accusé sortit un couteau de sa poche et poignarda la victime dans le cœur. Une fois parti, j'ai pu reprendre mon souffle et j'ai pris une photo, je ne sais même pas pourquoi.

Je souris, j'étais tout à fait satisfait de la relecture du témoignage. Faisant les cent pas devant le témoin, je finis par briser à nouveau le silence qui venait de s'installer.

Vous confirmez avoir dit ça?
-Oui mais…
-Monsieur le Juge, vous voyez qu'il y a différence entre ce que le témoin dit et la nouvelle accusation portée par le procureur! Regardez mon client, Monsieur le Juge, il n'est pas pâle sans raison, il est terrifié… S'il était au courant de quelque chose à propos de ce meurtre, pourquoi n'en aurait-il pas parlé avant? Pourquoi n'aurait-il pas tenté de conclure un marché, disons ce qu'il sait en échange d'une peine moins lourde? Tout simplement parce qu'il ne sait pas ce qu'il prétend savoir.



Je fis s'installer un silence. Des chuchotis commencèrent à poindre dans la salle, et le juge dû taper de son marteau pour faire revenir le silence. Je me tournai une nouvelle fois vers le témoin.

Monsieur, êtes vous sûr que ce soit ce qui s'est passé, ce que vous avez vu.
-Eh bien, je ne sais trop comment….
-Oui ou non!
-Euh… Oui
-Je sais, avant que l'accusation ne me le fasse remarquer, que j'ai tenté de discréditer le témoin à cause de son activité illicite, mais, lorsque je lui ai demandé, il n'a pas cherché à nous mentir. J'admets que j'ai eu tort de m'acharner sur ce pauvre homme, mais nous avons tous nos petits vices, et celui de Monsieur ici présent n'indique en rien qu'il pourrait nous mentir sur une histoire aussi grave! D'ailleurs, comme l'a présenté le procureur avec la photo que le témoin a prise, il n'y avait aucun nuage, donc, s'il y avait eu un deuxième assaillant, M. Kozato ici présent aurait très facilement pu voir une deuxième personne.



Ce que c'est grisant, j'adore parler ainsi, mener une petite mascarade pour les amener à me croire… La vérité? Il n'y en a pas. Les faits sont toujours discutables et, la moitié du temps, ils nous mènent sur une fausse piste. Qu'est-il vraiment arrivé ce soir là? Personne ne semble vraiment le savoir…


Donc, à la lumière de ses faits, nous pouvons en déduire que soit l'accusé, soit le témoin ment. Comme l'anxiété de mon client est indiscutable, je dois aussi amener que, lors de la pause, Me Rose est allé voir mon client en privé. Je soupçonne donc que mon client ait été victime d'avoir été forcé de divulguer une information qu'il n'avait pas en main! Notez, monsieur le juge, que je n'accuse personne. Cependant, il faut admettre que c'est très louche, un procureur qui va discuter de la pluie et du beau temps avec l'accusé pendant une pause lors d'un procès! J'ai terminé Monsieur le juge

Je me retournai et marchais vers le banc de l'accusé. Que s'était-il passé dans le bureau? Aucune idée. Les procureurs sont comme les avocats, il n'y vont pas avec le dos de la cuillère quand vient le temps de travailler un témoin, ou encore un accusé.

Puis tout d'un coup, je me retournai.

Oh, Mlle la huissière, pouvez vous me dire ce que Me Rose a dit juste avant que mon client ne témoigne?

La jeune femme, assise à son clavier, jeta un regard incertain au juge, qui hocha tranquillement de la tête.

Euh… Bien sûr… Bien, avant de commencer, l'accusation aimerait se prononcer après un entretien avec l'accusé. L'accusation n'accuse plus M. Koga du meurtre de Mlle Inoue, mais de complicité de meurtre. Le meurtrier court toujours, et nous n'allons pas enfermer un innocent à la place d'un mystérieux assassin. C'est pourquoi, afin de confirmer mes dires, j'appelle M. Koga lui-même à la barre !

J'affichai à nouveau un sourire satisfait. Peut-être que certaines personnes n'avaient pas compris où je voulais en venir, jusqu'au moment où je pris la parole

Tenez, même le procureur dit que mon client est innocent. Je vous demande donc pourquoi continuons-nous cet interminable débat alors que les deux parties s'entendent pour dire que M. Koga ici présent n'a rien fait?

Je retournai alors m'asseoir auprès de mon client, mais juste avant, je tournai ma tête vers Lyan Rose et murmurai, pour que personne d'autre ne comprenne, avec un petit sourire arrogant au coin des lèvres:

Quel piètre choix de mots…

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FicheChalant
« Répondre #9 le: Septembre 30, 2011, 07:35:48 »

Hm. Je n'avais pas pensé que cet avocat soit aussi rusé ! Encore une fois, il a retourné la situation assez rapidement. C'est pas possible... A ce train la, je vais perdre ce procès. Tout d'abord, cette raillerie du papier, qui avait déjà commencé à m'énerver. Cependant, tout n'était pas perdu. Je laisse Atayoshi continuer son speech, puis je finis enfin avec la réponse à son murmure. Du même murmure, un sourire encore plus lumineux sur le visage, je réponds. Oui, je réponds.

-T'es tombé dans le panneau.


Tournant la tête vers le juge, je fais disparaître mon sourire, sans doute indécent dans la situation ou je devrais être. Car je n'y suis pas après tout. Le procès est loin d'être fini. J'avais bien une idée en tête en faisant témoigner Koga, mais à ce point, je suis content. C'est un imprévu, mais quel bel imprévu.


-Monsieur le juge, mesdames et monsieur les jurés, avez vous bien entendu ce qu'a dit maître Atayoshi ici présent ? Je crois qu'il a été très clair. Au lieu de discréditer totalement son client, comme il aurait pu le faire, il a fait à mon grand étonnement le contraire. Si l'on résume vos propos, M. la Défense, vous accordez une importance capitale au témoignage de M. Kozato. Mais ceci rend la culpabilité de M. Koga tout à fait visible. Première erreur, M. Atayoshi : vous avez interrogé un témoin envoyé par l'accusation. Deuxième erreur : vous accordez une importance au bord du ridicule à son témoignage. Témoignage qui culpabilise votre client, après tout.

Petite pause, histoire qu'il digère tout cela. Puis je reprends de plus belle, et avec le sourire.


-Troisièmement... M. Koga n'a pas vu ce qu'il a prétendu voir ? Cela en fait-il un innocent, ou un coupable ? Si M. Koga voulait nous cacher quelque chose, cela n'en ferait-il pas le coupable ? Dernièrement... Vous avez fait une erreur quand vous disiez que nous étions du même bord pour cette affaire. Nous ne défendons pas tous les deux votre client. Nous l'accusons tous les deux. Vous de meurtre, moi de complicité.


Je me tourne de nouveau vers l'avocat de la défense, et je lui accorde mon plus beau sourire. Paumes vers le ciel, bras à moitié croisés, c'est avec un sourire éclatant d'ironie et un sarcasme sans limites que je finis ce que j'avais à dire à propos de ce témoignage.

-Vous feriez un bon procureur, maître Atayoshi. Après tout, un avocat qui accuse son propre client... J'ai rarement vu cela.


Il est temps pour moi d'en finir avec cette partie du procès, et de provoquer une deuxième pause. Oui oui, à peine après dix minutes d'audience. Mais j'ai une bombe prête à exploser dans les mains, je ne vais pas me laisser péter.


-Après tout, vous pouvez très bien être un avocat assez piètre. Des rumeurs circulent sur vous... Comme certaines disparitions de témoins en faveur de l'accusation, ou encore pots-de-vin versés à des fonctionnaires... Comme cet inspecteur de police à qui vous aviez commandé de faire disparaître les traces de sperme du dossier ? Vous avez commis une erreur en demandant la suppression de cette preuve. Cet inspecteur n'était pas idiot, il savait de quel côté se ranger pour être en sécurité.

Le brouhaha se lève. Le marteau du juge s'abat. Plusieurs injonctions de silence. Puis une injonction finale de silence, sous peine de procès sous huit clos. La foule se calme enfin. C'est le moment d'en finir, de faire exploser cette bombe. Mon air redevient grave, plus grave même que la mine constipée des pompes funèbres.


-Si cela ne tenait qu'à moi, Hiro Atayoshi, je vous ferais comparaître pour falsification de preuves, enlèvements, et peut-être même meurtres.


Retour du brouhaha. Le marteau s'abat à nouveau. Suspension d'audience, trente minutes. Je finis de croiser les bras, je regarde la défense avec un air moqueur et je sors vers mon bureau, ou se trouve Zakuro. Cette pause me permettra de gagner du temps.
« Dernière édition: Octobre 16, 2012, 09:33:34 par Lyan Rose » Journalisée


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FicheChalant
« Répondre #10 le: Octobre 11, 2011, 03:17:14 »



Ce salopard de procureur m’accusait, en plein procès, de meurtre et de falcification de preuves, alors que ce n’était même pas moi qui était assis au banc des accusés. L’envie était trop forte, j’attrapai mon pistolet, envoyant une balle dans la cervelle de Lyan ainsi qu’à mon client, avant de buter tous les enfoirés qui tenteraient de m’en empêcher avant de partir, bien tranquillement.

Cependant, ça ne restait qu’une envie, j’avais imaginé cette scène et ça m’avait fait sourire, l’une des rares fois où j’ai eut une quelconque expression autre que le marbre, durant cette séance. Suivant les accusations, un coup de marteau retentit et le procès fut mis en pause pour environ une demi-heure. Alors que le client repartis dans la salle des accusés, de mon côté, je sortis à l’extérieur, j’avais un coup de fil à passer. Attrapant mon portable, ainsi qu’une cigarette, je composai un numéro qui pouvait m’être très utile. On décrocha, mais aucune réponse à l’autre bout du fil, c’était sa manière pour se couvrir.

C’est moi. Le bœuf est avarié, jette le s’il-te-plait. Un malheureux hasard.

Puis je raccrochai. Pour une personne qui avait pu être présent, ce que je disais ne semblait avoir aucun sens, et c’était bien ainsi. Personne ne devait savoir que je venais tout juste de demander à un assassin professionnel de tuer le policier et sa famille dans un ‘’tragique accident’’. Je n’aimais pas avoir à faire affaire avec des sous-contractants, mais lorsque j’étais au tribunal, je devais tirer les ficelles de loin,ayant un alibi à toute épreuve.

Écrasant ce qui restait de ma cigarette, je retournai à l’intérieur. Il restait encore une dizaine de minutes avant que l’audience ne reprenne, je décidai alors d’aller voir mon adversaire. Toquant à la porte, j’attendis que Lyan se décide à venir m’ouvrir. La porte s’entrouvrit, laissant apparaître le visage du jeune homme.

Maître Rose, j’ai à vous parler. je peux entrer?


[HRP : désolé, court! ]
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FicheChalant
« Répondre #11 le: Octobre 12, 2011, 02:49:00 »

-Alors Zakuro, t'en penses quoi ?
-Franchement ? De la balle ! Tu l'as allumé, le pauvre.


C'est vrai que j'y ai été un petit peu fort. Hiro Atayoshi... Combien d'affaires sombres gravitent autour de lui ? Je me le demande, tout ce que je sais c'est qu'il s'est mouillé jusqu'au cou le jour ou il a versé son pot-de-vin à cet inspecteur. Cet inspecteur-la était venu tout nous dire, on avait recueilli son témoignage ainsi que le pot-de-vin. Par ailleurs, un de mes commanditaires en tant que Looter Phazer m'est inconnu... Et des vols de preuves m'ont été commandés depuis quelques temps. Serait-ce lui ?

Non, après réflexion, non. Une preuve le gène ? Il supprime la preuve. Un témoin le gène ? Sans doute fait-il la même chose... Quand à l'inspecteur, je ne donne pas cher de sa peau. Il est temps de passer un coup de fil à mes policiers chéris. Je décroche, je tape le numéro du bureau qui traite cette enquête. Sonnerie... Sonnerie... Blanc.


-Police de Seikusu, j'écoute.

-Ici Lyan Rose. Veuillez surveiller l'inspecteur Nuri au plus vite.

-Il a commis un crime, un délit... ?
-Il va se faire commettre en tant que crime. Vous voyez ce que je veux dire ?

-Non...
-Peine de mort. J'ai froissé un homme dangereux et il en est la cause. Il pourrait se faire tuer...

-C-Compris, maître.
-Bien. Je compte sur vous.

Je me laisse aller, tranquillement. Si l'inspecteur Nuri meurt, ce meurtre ne sera pas sur ma conscience. Résumons les faits... Je viens de compromettre Hiro Atayoshi, l'un des avocats les plus réputés, en l'accusant de falsification de preuves, corruption de fonctionnaire, enlèvements et sans doute meurtres. Je me demande même pourquoi je mets corruption de fonctionnaire au singulier. C'est évident que l'inspecteur n'était pas le seul. On frappe à la porte.

-Planque-toi, Zakuro.


Zakuro file se cacher sous le canapé tandis que je saisis mon revolver. Je le fourre dans ma poche et je vais ouvrir. Toujours la main dans la poche, le doigt sur la gâchette, j'ouvre de la main gauche. J'entrebâille à peine la porte, histoire de voir qui me demande. Hiro Atayoshi... Tiens donc. Etonnant, n'est-ce pas ? Quoi qu'il en soit,  je le laisse s'installer devant le bureau et je vais m'asseoir. Le canon, malgré qu'il soit toujours dans ma poche, est toujours braqué sur sa tête. Si il me demande seul à seul, c'est qu'il a une idée en tête.

-De quoi vouliez-vous me parler, maître Atayoshi ?
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FicheChalant
« Répondre #12 le: Octobre 13, 2011, 07:12:42 »



Mes jambes fléchirent alors que je pris place dans la chaise plus ou moins confortable du bureau provisoire du procureur. C’était la première fois que je voyais ce bureau, je n’avais jamais eut à y aller auparavant, mais cette fois, c’était plus pour affaire personnelle qu’une simple visite des lieux, ou encore une entente entre nos deux parties. Croisant les bras, je fronçai légèrement les sourcils

Je sais qu’il faut vous faire un nom dans le milieu, que vous voulez devenir l’un des plus important procureur du coin, mais ce n’est pas une raison pour m’attaquer personnellement.

Vous devez croire que j’essaie de me sauver les fesses en essayant de lui faire changer d’avis? Peut-être bien, mais je dois préserver le plus possible ce qui reste de ma concentration, que ce petit connard avait mis à rude épreuve depuis le début du procès. Cependant, il s’était mit les pieds dans les plats en affirmant tout ce qu’il m’avait accusé d’être, car, tôt ou tard, on lui demanderais des comptes, et comme je vais toujours mon travail avec professionnalisme, jamais il n’aura les preuves pour les meurtres qu’il essaie de me faire accuser. Par ailleurs, pour la corruption, si jamais il essaierait de trouver des registres qui montrent clairement ma participation dans ce genre d’activités, beaucoup de gens puissant lui rendraient visite, ce qui ne serait pas vraiment bon pour lui. Donc, d’un côté, j’essaie de faire la victime pour qu’il lâche l’affaire, et de l’autre côté, s’il décide de  quand même faire ses recherches,  il finira dans une putain de tombe anonyme sous un pont, une balle en pleine tête. Ce n’était pas la première fois que ce pont serait l’hôte de ce genre d’acte, il en a vu probablement plus que son dû.

Une seule chose restait hors de ma portée, ce Nuri…

Écoutez, je ne cherche pas à vous menacer, mais le jeu que vous voulez jouer est bien dangereux, car vous n’avez aucune preuve contre moi, et on vous en demandera. Oh oui, il y a bien cet inspecteur, dont vous avez tut le nom, et j’ai bien hâte d’entendre sa version des faits.
 

Soudainement, mon téléphone sonna.

Désolé, Me Rose, je suis à vous dans quelques instants, c’est de mon cabinet.... Atayoshi?

Flics.

Comment le serveur a encore planté?! Trouvez un moyen pour le repartir! J’ai des dossiers en attente dans mon ordinateur!

Puis je raccrochai. S’il était plus intelligent qu’il ne le paraissait, il devait avoir compris que je lui demandais, non, ordonnais, de trouver un moyen pour qu’il puisse me débarrasser de l’homme qui pourrait me faire tomber.

Vraiment désolé, Me Rose, mais on dirait que ma secrétaire ne peut rien faire avant de m’avoir appelé, c’est un véritable fardeau à transporter.

Puis, une certaine lueur m’accrocha du coin de l’œil, comme si quelque chose était caché sous le divan. Tournant la tête, pour regarder là d’où je semblais avoir vu cette lumière, je ne remarquai rien d’anormal… J’aurais pourtant juré avoir vu comme si… un chat me regardait. Vous savez, quand un chat est tapis dans le noir, ses yeux peuvent se mettre à refléter une certaine lumière, c’était ce genre de luminosité que j’avais vu… Secouant légèrement la tête, je me tournai vers mon interlocuteur.

Où en étais-je? Ah oui, les accusations. Faites attention, Rose, je suis sûr que vous n’avez aucune preuve tangible contre moi, car tout ce que vous m’avez accusé d’être est faux. Vous n’êtes pas le premier à avoir des soupçons, voire des certitudes, à mon égard, et n’êtes pas le premier à en parler. Je ne veux pas que vous soyez le prochain à perdre votre poste pour avoir été accusé de diffamation parce que vous n’avez pas su livrer ce qu’on vous demandait. Je fermerai les yeux sur ce qui s’est passé, si vous laissez votre esprit de mauvais perdant au bureau, et que vous laissiez tomber les allégations à mon sujet. Sur ce, je vais vous laisser vous préparer pour la suite des choses. À plus tard, Me Rose

Me levant, je tournai le dos à l’homme avant de quitter la pièce. Retournant dans mon bureau où m’attendait mon client, je passai chercher deux cafés, que je donnai à Koga une fois arrivé.

Mon téléphone sonna une nouvelle fois, c’était lui.

Je veux une bonne nouvelle.

Il est tombé dans les escaliers, où il y avait un peu de savon « laissé par sa fille » qui sortait tout juste de la douche. Le pauvre s’est brisé le cou

Aucune réponse de ma part, je raccrochai. Riant d’un petit rire satisfait, je pris une longue gorgée de mon café.

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Lyan Rose
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Pourquoi vouloir s'accrocher à tout prix ?


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FicheChalant
« Répondre #13 le: Décembre 30, 2011, 05:20:18 »

L'avocat avait quitté la pièce, après avoir reçu un coup de fil. Mais quelque chose clochait. Cet air satisfait qu'Atayoshi avait en quittant la pièce. Ca ne m'inspire pas du tout confiance. D'ailleurs, peu après qu'il soit sorti, cinq minutes après environ, le téléphone sonne. Une fois. Puis un blanc de trente secondes. Puis il sonne pour de bon. C'est le signal que le coup de fil est important. Je décroche en vitesse.

-Lyan Rose, j'écoute.

-Maître Rose... L'inspecteur Shûichiro Nuri est mort.

-Comment ca, mort ?! Je vous avais dit de le placer sous surveillance !

-Eh bien, en fait, on l'a tracé jusqu'à chez lui. Puis nous avons entendu un grand fracas, et nous sommes entrés. Au pied de l'escalier central, il y avait son corps. Il s'est brisé le cou. Il y avait du savon sur une marche et sur la semelle de sa chaussure. On peut supposer qu'il a glissé dessus.

Escalier central ? Cet inspecteur devait être riche... Et ainsi avoir une grande maison... Je prends note pour plus tard. Looter Phazer est toujours intéressé. Particulièrement quand il ne peut pas être suspecté.

-On a relevé les empreintes digitales de sa fille, Yume Nuri, sur le savon en question. Doit-on l'arrêter pour homicide involontaire ?

-Non, ce n'est qu'un accident. Enfin, je pense... Procédez à la seconde phase d'investigation. Je veux des résultats demain à l'aube. Rapport d'autopsie, reconstitution des faits, nature de l'incident, et si l'incident est de nature criminelle, un coupable. Est-ce bien clair ?

-Oui, chef.

Je raccroche. Et ma rage éclate. Je frappe violemment la table du poing. Un huissier rentre, et me regarde avec des yeux écarquillés. D'un regard mauvais, je lui fais comprendre qu'il doit retourner à la porte.

-Ca ne va pas, maître Rose ?

-Tout va bien. Un simple mal de crâne. Retournez à votre poste.


Bordel... Il m'a eu !! L'enfoiré ! Il a réussi à faire tuer l'inspecteur Nuri sans laisser aucune preuve. Pire encore, il a réussi à incriminer la fille de l'inspecteur ! Cela ne se passera pas comme ca. Je dois réfléchir, en vitesse... Un plan pour faire couler Atayoshi...

-Maître Rose, le procès est sur le point de recommencer.

-Bien. J'arrive.

Je reprends mon dossier, les preuves, et c'est ici que l'éclair de génie me vient. Mais bien sûr...


-Oui, j'arrive... Ce procès promet d'être intéressant.
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FicheChalant
« Répondre #14 le: Janvier 05, 2012, 05:10:45 »


Maître Atayoshi? Le procès va bientôt reprendre.


Nous arrivons, merci… Koga, si vous ne m’avez pas menti, vous avez bien senti son canon contre vous? Il a fait preuve de brutalité psychologique?


C’est bien ça.


Un énorme soupir sortit de ma bouche. Même si c’était la vérité, on ne pouvait pas en tenir compte, car rien dans cette pièce ne pouvait m’aider à prouver ce qui s’était passé ici… C’en était frustrant. Mais bon, nous n’étions pas là pour régler un différend, il y avait un procès dont je devais en sortir vainqueur, et je n’allais certainement pas attaquer le procureur personnellement sur ses méthodes interrogatoires. Nous pouvons nous affronter dans la loyauté sans avoir à insulter ou faire douter de la crédibilité qu’était la personne assise à l’opposé de nous, nous étions des gens civilisés après tout.


Jetant ce qui restait de mon café, je fis signe à Koga de sortir le premier. Alors qu’il s’apprêtait à entrer dans la salle d’audience, j’étais toujours dans le bureau, à me demander si tout ce que je faisais n’était pas inutile ou vain. Cet homme était condamné, il ferait au moins un an de prison pour viol, plus si on arrive à prouver qu’il est de mèche avec la personne qui avait véritablement tué la jeune femme, ou encore s’il avait lui-même égorgé la victime. Une rude affaire mêlée avec un temps de préparation ridicule… C’était un lynchage légal. Le problème c’était qu’un certain procureur semblait ne pas avoir que pour cible l’accusé, mais lançait des pierres sur son défenseur aussi… Attrapant le dossier de l’affaire, que je gardais toujours avec moi, je me hâtai de rejoindre mon client.


En espérant que ce soit la dernière fois, cette séance peut reprendre. Maître Atayoshi, s’il vous plait.


Merci votre honneur. J’aimerais soulever un point que je crois important. Cette séance dure depuis quelques heures déjà, et l’accusation a changé son fusil d’épaule, accusant mon client de complicité de meurtre, ce qui est particulièrement étrange, surtout qu’elle contredit la version de son propre témoin! Il est de mon avis que les preuves apportées par Maître Rose ne sont pas cohérentes et ne pointent pas nécessairement vers mon client. Tout ce que nous savons c’est qu’il y a eut relations sexuelles entre mon client et la victime, des coups ont été portés à son endroit, d’ailleurs rien ne dit que c’est mon client qui l’a frappée.


Votre client a cependant avoué être un aidant au meurtre de la jeune femme.


Mon client, Votre honneur, était dans un état de nervosité palpable, sans parler de l’effet qu’a eut maître Rose sur mon client lors de sa visite. Il a probablement cru que c’était la meilleure solution de dévoiler une information bidon que de risquer une peine à perpétuité à cause d’un simple hasard. Vous le savez comme moi, Votre honneur, beaucoup de gens mentent assis au banc des accusés. J’en ai terminé.


Retournant m’asseoir près de Koga, attendant tranquillement la suite des choses.

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