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Auteur Sujet: Invasionnons gaiement [PV Erika]  (Lu 146 fois)
Scipion
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FicheChalant
« le: Mars 14, 2019, 01:50:58 »



Contrées périphériques d'Ashnard.


Depuis le début du chaos provoqué par la disparition quasi instantanée de la plus part des dirigeants du monde de Terra, qu'il s'agisse d'Ashnard ou Nexus, Roma Nova voyait ses ambitions à la hausse. Petit à petit, la République autonome se décidait à passer le col de montagne qui formait l'épaule du Bras, la péninsule où deux millénaires auparavant, elle avait vue le jour. Le Bras, riche en pétrole, en huile noire comme ces Romains l'appelaient, permettait aujourd'hui aux légions de la République de bénéficier d'un net avantage technologique sur ses ennemis. Ses Chars Mars XIII soutenant les légionnaires au sol, les frontières de l'influence de Roma Nova s'étendaient jours après jours dans une gourmandise certaines. Les Terres au delà de l’Épaule ayant été pacifiée, les yeux du Sénat se tournaient vers l'empire d'Ashnard. Lucius Cornelius Scipion Fulgur était donc envoyé à la tête des légions V (Iovis) et X (Pater) afin de préparer l'invasion.


Petite ville de Nordarvenk, au sud d'Ashnard



J'aimais ce silence, celui qui vient juste avant que l'on ouvre le feu. J'aimais encore plus ce silence, celui qui venait après le combat. Tenant mon glaive dans une main, des éclairs fourmillants encore dans celle qui était libre, je regardais, haletant, les hommes escorter devant moi le bourgmestre qui me regardait d'un air furieux. Je calmais ma respiration. Les deux légionnaires le tenant le force à se mettre à genoux.

Quel est ton nom vieillard?

Il me regardait en silence, comme si ses yeux pouvaient me faire prendre feu.

Te soumets-tu à Rome, acceptes tu sa domi..

Il venait de me cracher sur le visage, il ne manquait pas de cran, mais je devais en faire un exemple. Essuyant le projectile je soupirais.

Tant pis pour toi.. Titus.. Vas chercher la croix. Crucifiez cet homme devant sa mairie. Laissez le au supplice le temps qu'il faudra, ah et brisez lui les jambes une fois monté, histoire que cela ne dure pas trop longtemps.

Je rangeais mon glaive et me dirigeais vers l'auberge de la ville, j'y prendrai mes quartiers. Agrippa donna les ordres d'investir la ville et donna les quotas de pillage. Pas de violes, quatre objets précieux par soldats, ce qu'ils entendaient en nourriture du moment qu'ils laissaient de quoi vivre aux dépouillés et interdiction de tuer sans que cela soit nécessaire. Bientôt, le village fut secoué de quelques cris de peur, mais j'étais relativement stricte quand aux pillages, il ne fallait pas traumatiser les habitants de lieux que nous voulions fortifier pour en faire des bases avancées et Nordarvenk était presque au pied de l’Épaule. Je regardais le sol, terre rendu boueuse par le sang des guerriers Ashnardiens. Les pauvres n'avaient rien eu le temps de comprendre à ce qu'il s'était passé. On avait attaqué à l'aube, le soleil dans le dos, avançant en manipule.

Certes nous avions eu quelques pertes, notamment dû à un mage qui fit s'écraser quelques boules de feu sur les hommes, pensant les désorganisés de la sorte, c'était sans compter sur la discipline des hommes de Roma Nova. Leur cavalerie fut anéantie par l'artillerie, pas un des rutilants chevaliers d'Ashnard ayant essayé de nous déborder n'avait survécu, taillés en pièce par nos obus. J'apprendrai plus tard de l'aubergiste, un homme ayant l'intelligence de comprendre qu'il changeait juste de patron, qu'il s'agissait en grande partie de nobles en exil et de bourgeois important de la ville. Les gardes n'avaient pas opposés une résistance extrêmement farouche non plus. Les légionnaires avançant en mur de bouclier tandis-qu'ils continuaient à user de leur fusil semi automatique, balayant les malheureux se rapprochant de trop près. Le capitaine avait bien tenté un baroud d'honneur entouré de ses vétérans, mais là encore, ce fut inutile. Je m'étais moi même avancé pour lui proposer de se rendre, mais il eu le courage de mourir dans l'honneur de la guerre. alors oui, j'aurai pu éviter de lui faire exploser le crâne avec mes éclairs, ça aurait évité de retapisser les murs à proximités de ses rêves et ses espoirs.  Je crois que j'ai un bout d’œil dans les cheveux à ce propos. Il me faudrait prendre un bain et envoyer mon rapport à Roma Nova.

La journée passa, je me familiarisais avec les rues de la ville, avec l’Aubergiste qui m'avait fait mettre dans "sa plus belle chambre" qui était au mieux sommaire, et prit le temps de me faire présentable. Pendant ce temps les soldats avaient alignés les corps sur la place du village le temps que les habitants récupèrent leurs morts. Le maire râlait, son agonie prenant fin alors que je lui tirait une balle salvatrice dans son vieux crâne. Au crépuscule, Nordarvenk était pacifiée, nettoyée en grande partie, pillée raisonnablement et surtout, occupée. Les soldats déambulaient dans les rues aux bras de putains et veuves pas si esseulées que ça, un chien aboie, une chouette hulule, je dîne seule dans un coin de la taverne.

« Dernière édition: Mars 14, 2019, 02:21:38 par Scipion » Journalisée
Erika Landry
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« Répondre #1 le: Mars 14, 2019, 11:46:28 »

Comme toujours lorsqu'elle s'enfonçait dans les terres composant Ashnard, Erika se sentait perdre un temps fou. Entre les difficultés du terrain, sa lubie du voyage à l'ancienne et ses diverses rencontres, pas toujours sereines, elle s'était mise à regretter sérieusement de revenir y poser le pied. Pourtant, elle n'avait plus le choix ; il faut de l'argent pour se nourrir lorsqu'on ne peut cultiver ses propres terres et lorsque la faune manque à l'appel lors de certaines parties de chasse.
L'odeur sur ces terres la fascinait toujours. Un mélange de terre boueuse foulée par centaines chaque jour, de fer, de sueur et de pleures. Rien de bien joyeux, recomposer les événements par l'odorat, aussi étrange faculté cela pouvait-être, n'était pas son activité favorite, mais cela avait au moins le mérite de lui occuper l'esprit et d'éloigner les mauvais souvenirs.
En percevant quelques toitures se profiler à l'horizon, Erika plissa le nez à une senteur qu'elle ne percevait que rarement, mais toujours désagréablement. Une odeur forte de poudre et de feu émanait de Nordarvenk à petites effluves dispersées. Elle connaissait les nombreux conflits qui animent ces terres, bien qu'elle les évitait au mieux sauf si cela lui était nécessaire, mais cette petite odeur inhabituelle la faisait toujours grimacer, pour le peu de fois où elle eut l'occasion de la sentir néanmoins.
Erika hésita longuement à continuer sa route droit à la ville. La prochaine, cependant, lui aurait demandé quelques jours de marche encore, sans compter le détour considérable qu'elle devrait entreprendre. "J'aurais dû acheter un cheval, pendant que j'y étais..." songeait-elle dans un léger regret.

En pénétrant dans l'enceinte de la ville, le silence pesant d'une population encore fébrile à retrouver ses marques lui agrippait le cœur dès le premier regard. Son frère lui expliquait ce qu'elle ne pouvait comprendre, elle qui ne s'était jamais attaché à un lieu, quel qu'il soit : "L'amour de son milieu fait d'un homme le plus indifférent à ce qui vient nuire à sa tranquillité. Pourtant, au fond, on ne pense qu'à notre femme et nos enfants. Mais garder sa maison, ses voisins, ses habitudes, c'est tout aussi important." Une drôle de conception de vie pour la jeune femme, qui préférait s'adapter en toutes situations.
Avançant tranquillement près des murs, Erika fit promener ses yeux d'un bout à l'autre des ruelles, toutes parcourues par autant d'habitants que d'occupants. Les soldats, d'un accoutrement qui lui semblait étrange, avaient, pour la plupart, découverts leur visage et discutaient entre eux. En baissant la tête, elle pu observer chacun d'en eux, un fusil à la main. "Et voilà...", soupirait-elle alors. "Des armes à feu."
A chaque ville ses règles et ses astuces. D'un endroit à l'autre, d'une situation à une autre, il lui fallait soit mettre son épée à la ceinture en évidence, soit la planquer derrière sa cape pour ne pas trop se faire remarquer. Dans le doute, Erika préférait se pencher vers la seconde solution, puis se détendre si la situation s'y prêterait. Quant à son arc de chasse à l'arrière de son dos, sa vue n'avait jamais choqué personne. En tout les cas, dans sa tenue peu découverte et avec sa chevelure auburn, il n'y avait que la pâleur de sa peau qui dénotait du reste. Autrement, elle passait toujours inaperçue, si ce n'était quelques clampins décidés à faire une fixette sur sa condition féminine.

La nuit tombante, Erika se décidait à s'offrir le luxe d'une chambre à l'auberge. Depuis plusieurs semaines se fatiguait-elle à se reposer dans la nature, et bien que cela ne l'incommodait pas tant que ça, il lui restait fatiguant d'installer son petit camps et de le protéger des créatures nocturnes, puis de ne dormir que d'un œil. La ville semblait régit sous le calme si particulier d'une occupation installée, aussi ne craignait-elle pas tant que ça la moindre bataille. Pour une nuit, au moins, elle serait tranquille.
L'entrée de l'auberge donnait sur la grande salle composant la taverne. Du monde était déjà attablé par-ci, par-là, rien de bien étonnant à ces heures-ci. En toutes circonstances, certains humains ne perdaient vraiment pas le nord. De la bouffe et de l'alcool, l'histoire de toute une vie, pour certain. Quant aux voyageurs, autre type d'étranger qu'elle représentait, elle n'en décelait pas d'autre en salle, mais captait le regard de quelques habitants, sourcillant à se demander s'ils l'avaient déjà aperçu près de chez eux, ou non.
Peut-être que certains se rappellent de cette gourde qui avait coursé les jumeaux de la ville, qui fuguaient et fuyaient leur parents pour les faire tourner en bourrique. Seul exploit d'Erika depuis son dernier passage. En balayant de nouveau la salle du regard, elle ne put s'empêcher un rire contenu à ce souvenir.
Il ne restait que peu de place au sein de la taverne, et le ventre de la demoiselle criait famine. Elle aurait pu s'installer au comptoir, mais les quelques chaises avaient eu l'air de s'être faites dérobées par un groupe conséquent sur sa gauche, entourant une petite table pas décidée à les accueillir. De l'autre côté, une table était occupée par un seul homme, dînant seul et en silence hors du petit vacarme ambiant, où il restait quelques places qui paraissaient plutôt sereines.
Soufflante à l'idée de devoir déjà converser, ne serait-ce qu'un tant soi peu, Erika se décida tout de même à faire signe à l'aubergiste pour signifier la venue du repas, avant de se planter devant l'attablé, sa mine sympathique naturelle au visage.

- Bonsoir. Puis-je vous déranger ? Il n'y a que peu de place restante.
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Mars 14, 2019, 01:31:11 »

   Je réfléchissais encore à comment j'allais poursuivre l'invasion des territoires au sud d'Ashnard. Pour l'instant, nous jouissions de l'effet de surprise. Nous étions sorti de nul part pour attaquer une position certes stratégique, mais isolée. Pour l'instant, il fallait fortifier Nordarvenk, les mechs ne sauraient être une fortification éternelle et cela ferait baisser en anxiété mes troupes. Je laisserai quelques manipules ici, de sorte à ne pas sur-peupler l'endroit tout en le rendant défendable. Agrippa quitta la taverne en même temps qu'une jeune femme y entrait. Il allait s'assurer que les ordres étaient respectés et que les fortifications avançaient. La force de la légion romaine c'est qu'elle est capable de prendre un endroit et de le transformer en forteresse dans les heures qui suivent. Le génie s'était en effet déjà affairé après avoir d'abords monté des barricades en cas d'attaque surprise de l'ennemi, à commencer à construire les murs en se servant des pieds de leurs mechs afin de créer de la boue utilisable tout en récoltant de la pierre. Agrippa m'envoya un soldat me dire qu'il estimait la fin des travaux d'ici l'aube. Parfait. Je pouvais profiter de mon repas en silence. J'aimais mon silence au milieu du brouhaha des troupes j'avais l'impression d'être en haut d'une montagne à regarder la houle se briser. Ce n'était pas un repas digne du faste de Roma Nova, mais ça réchauffait. Des saucisses, des fayots, du confit de canard, baignant dans la graisse du dit canard. C'était épais, bourré de goût, accompagné d'un rouge un peu trop épais lui aussi, cela constituait un gain au moral conséquent

- Bonsoir. Puis-je vous déranger ? Il n'y a que peu de place restante.

Je levais le regard vers la voix, la fameuse jeune femme croisée par Agrippa dans sa sortie. Je m'essuyais prestement les lèvres, repliant la serviette à côté de mon assiette et buvant un peu de vin après lui avoir fait signe de s’asseoir.

- Faites, faites, je vous en pris mademoiselle. Vous venez d'arriver en ville ?

Comme elle me répondait que non mais me faisait part de son sentiment je poursuivais.

- Oui c'est… Regrettable mais, c'est la guerre. Je souriais brièvement avant de reprendre J'espère que mes troupes ne vous ont pas embêté. Les hommes n'ont pas eu le droit à un pillage en bonne et dû forme.

L'écoutant converser, je reprenais mon repas, mâchant lentement, la dévisageant en buvant une gorgée de vin. Elle n'était pas quelconque sans être une de ces reines de beautés dégoulinant de maquillages. Non, nul orgueil plus un genre de candeur qui lui ajoutait un charme certain. Un visage de femme cerné de cheveux auburn, elle dégageait quelque chose de sain.

- Hm, au fait, je ne me suis pas présenté, Lucius Cornelius Scipion Fulgur. Mais appelez moi Scipion mademoiselle.
« Dernière édition: Mars 14, 2019, 01:50:30 par Scipion » Journalisée
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« Répondre #3 le: Mars 14, 2019, 07:08:29 »

- Faites, faites, je vous en prie mademoiselle. Vous venez d'arriver en ville ?
- Oui et non…
répondit-elle en s’installant en face de lui, hochant la tête en signe de remerciement. Disons que j’ai connu, à l’époque, une ville dont l’atmosphère était… sensiblement différente.

Erika jetait un œil à la tenue de son interlocuteur. Il n’y avait aucun doute, il n’était pas des environs. De sa stature droite et de son apparence soignée, il n’était non plus difficile de deviner son rôle au sein de cette invasion.

- Oui c'est… regrettable mais, c'est la guerre.

« C’est la guerre » qu’il lui dit. Le fameux argument du « c’est triste mais c’est comme ça. » Elle réprima un soupire, levant les yeux vers le comptoir en l’attente de son repas.

- J'espère que mes troupes ne vous ont pas embêté. Les hommes n'ont pas eu le droit à un pillage en bonne et due forme.
- Non non,
répondait-elle en secouant doucement la tête. Ils devaient être trop occupés pour s’occuper d’une simple voyageuse.

Elle préférait répondre succinctement, et ce malgré sa curiosité naturelle. Des invasions et des batailles, qu’elles se soient vues vouées à l’échec ou à la réussite, ce n’était pas la première qu’elle avait vue, en particulier entourant Ashnard, bien qu’elle n’a que rarement l’occasion d’observer cette technologie à l’œuvre. A l’extérieur, les machines étaient en plein travail, mais elle ne se sentait pas bien à l’aise à leur côté.
Rien ne valait qu’une épée de bonne manufacture et un peu de débrouillardise.

- Hm, au fait, je ne me suis pas présenté, Lucius Cornelius Scipion Fulgur. Mais appelez-moi Scipion, mademoiselle.

Alors qu’on vint lui apporter son assiette, elle tenta durant un court instant de figer dans sa mémoire son nom entier. Sans succès.

- Scipion, oui, répétait-elle pour elle-même. Moi c’est Erika Landry, mais plutôt que mademoiselle, Erika convient parfaitement.

Erika se défait de ses gants et de sa cape, repoussant ses quelques affaires du bout du pied sur le côté jusqu’au mur. Elle entama ensuite son dîner calmement plutôt que de se jeter dessus, certainement par politesse.

- Dîtes-moi… Elle marqua un temps, se mordant la lèvre et plissant le front, alors qu’elle se demandait si elle devrait vraiment se permettre, finalement, d’être curieuse. J’ai l’impression que les invasions se multiplient en territoires Ashnardiens en ce moment. Ne prenez pas à mal la question qui va suivre, ce n’est là que la réflexion d’une femme sans terre ni repos, mais... A quoi vous servent ces conflits sans fin, finalement ?
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Mars 14, 2019, 07:52:23 »

Je levais les yeux vers elle, m'essuyant à nouveau la bouche, avant de replier à nouveau la serviette et la poser à côté de moi. En soit c'était pertinent comme question. Pourquoi sert la guerre? Je soupire, regardant la femme dans les yeux, la tête légèrement sur le côté, la toisant d'un air neutre. Je me donnais le temps de réfléchir. Pourquoi ais-je combattu toute ma vie? la réponse semblait évidente, pour Rome. Mais pourquoi Rome se battait-elle? Pour s'étendre. Dans quel bute? S'enrichir tout simplement. Pouvais-je répondre ça? Sûrement pas. Je souris en coin, coupant une tranche dans ma saucisse et l'accompagnant d'une gorgée de vin avant de me ressuyer la bouche et d'allumer une cigarette.

-Bonne question, Erika. À titre personnel, je me contente de faire la guerre que l'on m'a demandé. Je laisse les raisons à ceux que ça intéresse, personnellement, ce n'est pas le cas. En campagne, je reçois mes ordres, j'accomplie mon devoir, contribuer à la gloire de Roma Nova. Le reste m'importe peu.

Anticipant une possible pique, je tapotais la cendre de ma cigarette, poursuivant.

- N'allez pas y voir une bête servilité, juste un certain sens du professionnalisme. Mais vous soulevez une question intéressante. Pourquoi la guerre? Pour se protéger diront certains, pour honorer les dieux diront d'autres. Mais la vrai raison, c'est pour devenir immortel et imposer une certaine vision du monde. Celle de Rome. Au final la guerre est surtout une façon de communiquer avec ses voisins. Un peu brutale je l'entends. Rien à voir mais où vous rendez vous?



À l'extérieur les hommes se dépêchent de bâtir les fortifications sans savoir qu'un message est parvenu à l'ennemi qui a envoyé de terribles chevaliers dragons repousser cet envahisseur inconnu. Agrippa marche sur le premier mur à avoir été terminé, les mechs au repos, canons vers l'horizon, leurs pilotes au sol à boire et plaisanter entre eux. La division Etoile avait réduit en charpie la cavalerie ennemi dans sa quasi totalité, ne voyant pas dans les explosions que l'un d'entre eux était parvenu à rejoindre son état-major qui avait pu alors organiser la contre-attaque. Nous ne le savions pas encore mais une farouche bataille nous guettait. Ashnard avait dépêché ses dragons et ses monstres, ainsi qu'un seigneur démon pour s'attaquer à nous. Enfin.. Un seigneur démon, disons que là où mon scribe est un patricien, le démon était un seigneur.  Pour l'instant je mangeais simplement en compagnie d'Erika.

-Vous connaissez bien la région? Nous aurions besoin d'un guide pour nous rendre au fort Ashnardien le plus proche, vous serez bien évidemment payé.
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« Répondre #5 le: Mars 15, 2019, 12:33:15 »

Erika l'écoutait sans broncher, la fourchette plantée dans sa viande et un autre bout dans la bouche. Le coude posé sur la table, on y voyait tout de même, malgré un langage plus ou moins soutenu, une sacrée différence d'éducation. Elle penchait légèrement la tête sur le côté, cillant à chacun de ses arguments comme si essayait-elle de comprendre son raisonnement.
Un milliard de questions foisonnaient en son esprit : quel sens donner au devoir ? Certains y verraient une forme de justice commune, d'autres d'honneur et de fierté. Contribuer à la gloire d'une nation, c'était là chose qu'elle se savait avoir beaucoup de mal à comprendre. Pourquoi aurait-on besoin de gloire ? Quand on recherche surtout la survie depuis l'enfance.
Le terme de "professionnalisme" lui paraissait également bancal. Dans quelle mesure pouvait-on se définir ainsi ? Si elle avait eut le temps de parler de tout cela, ça aurait certainement été un débat sans fin.
L'idée la plus absurde à son sens fut la dernière. "Communiquer avec ses voisins, imposer une certaine vision du monde, devenir immortel". L'histoire se répétait, avait-elle pu remarquer. Rome pourrait autant gagner en terrain qu'échouer lamentablement, du jour au lendemain.

Erika cilla un instant lorsqu'elle sentit qu'elle reprit ses esprits. Elle fit signe au tavernier un instant, et lui demanda poliment une bière, tout en réfléchissant à sa réponse.

- Je ne suis pas bien sûr vers où je me dirige... Peut-être que j'irais rendre visite à quelques connaissances au nord. Elle croisait les bras et levait le nez, songeant aux chemins qu'elle connaissait. Tout dépend de l'effectif que vous avez derrière vous, et de la place que vous prenez. Prendre la route principale me semble peu judicieux, elle ne vous ferait que de vous ralentir. Les rencontres y sont nombreuses et peu commodes. En déviant, il est possible de faire un léger détour, mais ce n'est pas ce qu'il y a de plus plat et de facile d'accès. D'autant plus que... Pardonnez-moi, mais vos hommes n'ont pas l'air de porter la discrétion sur les épaules, finissait-elle dans un léger sourire, presque amusé.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Mars 15, 2019, 04:42:03 »

Si vous ne trouvez pas mes hommes discrets, vous n'avez pas encore vu mes machines


Je fus pris d'un petit rire. Elle avait raison mais bon, nous ne cherchions pas la discretion, nous cherchions la conquête. Je repris.


Les troupes que vous avez pu apercevoir occuper cette ville vont rester ici, mais, il ne s'agit que d'une infime partie de la légion Républicaine. Pour vous faire une idée, je dirai qu'actuellement j'ai plus d'une centaine de soldats, sans compter les équipes mechs artilleurs et le génie, ainsi que le personnel civile aux alentours. En tout j'ai environs 300 hommes en ville et plus de dix fois ce nombre à attendre mes ordres un peu plus au sud. Ce que je vous demande c'est au pire une carte, au mieux de nous guider vers la place forte la plus proche pour en faire le siège. Bien évidemment si cartographier plus en précision l'endroit pour nous ne vous intéresse pas ce n'est pas grave. Je me contenterai bien de vous acheter une carte.


Je souriais, mon attitude ne trahissait rien d'hostile, au contraire j'usais de ma présence surnaturelle pour au pire la rendre plus encline à nous vendre son savoir, au mieux à susciter son attention de façon non professionnel. C'était toujours utile.




À des lieux de nos bavardages le démon accompagnait des troupes déterminées à reprendre la ville. Menés par un chevalier aussi pimpant que ridicule avançant l'air ravi d'enfin pouvoir faire briller le blason de Papa au combat. Il n'était plus qu'à quelques heure de marches avec des troupes en lourde armure. Peut être pensaient-ils pouvoir arrêter nos feux grâce à des armures plus lourdes?  Ajoutée à ces troupes, une cavalerie lourde probablement là pour démolir une possible phalange. Le plus inquiétant sera sûrement ce fameux démon et le chevalier au dragon bardé d'or. Ah et petit détail mignon, ils ont prit un peu d'artillerie. Mais j'étais loin de me douter à ce moment précis de comment ma soirée allait tourner.


Avec les hommes de garde, Agrippa gardait le mur nord, seul mur complètement terminé pour l'instant. Les Mechs avaient leurs phares allumés afin de permettre une visibilité maximale mais pas suffisamment pour voir les troupes ennemis s'approcher. Cela aurait pu être plus compliqué si seulement les éclaireurs n'avaient pas repéré l'ennemi. Pullo n'en croyait pas ses yeux jurant par les couilles de Jupiter que s'ils étaient vu, ils seraient laminés, Vorenius le rabroua et activa le marcheur pour foncer vers Nordarvenk, essuyant une salve de flèches, "des flèches les cons!" s'écria Pullo soudainement hilare, des archers Ashnardiens les ayant repérés. Ils prévinrent un Agrippa somnolant qui s'empressa de sonner l'alarme. J'haussais alors les sourcils.


Veuillez me pardonner très chère mais je crois que nos hôtes ont décidé de riposter, libre à vous de constater par vous même la force de Rome, nous pourrons peut être boire un verre tous les deux après?


Je me levais, dévoilant le glaive à ma ceinture ainsi que l'arme de poing dans son holster. Les soldats désertèrent bientôt la taverne, quittèrent leurs putains dans les rues, et se rassemblèrent dans les rues, appelés par leurs centurions. Formant bientôt une masse. Mettant mon casque à cimier et tirant mon glaive, je commençais à gueuler mes ordres en latin. Pas de feu sans que l'ordre n'ai été donné. Rester aux alertes. Consolider les barricades ouest, est et sud, Tenir les positions même si l'ennemi est effrayant, me dirigeant vers Agrippa, ne faisant pas plus attention que ça à si Erika m'avait suivie.
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« Répondre #7 le: Mars 15, 2019, 11:42:25 »

Erika accompagnait son rire d'un rictus amusé. Les bras et les jambes croisées, elle s'enfonçait dans son siège une fois son assiette engloutie. Cet homme semblait fière de sa prestance et de ses troupes, et cette arrogance ponctuant ses dires dénotaient. Tant que c'était assumé et franc, rien de bien embêtant pour la jeune femme. A l'image de son père, Erika considérait ces personnalités particulières comme sources de connaissances humaines.

- Ah. Vous êtes un homme de cartes, soufflait-elle néanmoins. Ce sont des outils pratique, je le conçois... Mais je n'en utilise que peu. Elles ne contiennent pas de quoi s'adapter en fonction du climat et des obstacles, et ont tendances à attirer mon attention de manière trop dirigiste à mon goût. Plutôt que de me centrer sur la position du soleil ou la venue du vent, je me réfère aux jolies dessins. C'est dommage...

Sa voix calme et patiente traduisent une expertise d'une nomade rêveuse. Erika ne se rendait pas bien compte qu'il s'agissait là d'une passion. Autant qu'elle ne possède aucune connaissance militaire suffisante pour exercer naturellement comme Scipion semblait le faire, elle s'étonnait cependant toujours qu'on lui demande des cartes à foison.
Lorsque l'alarme retentit, elle tournait la tête vers la porte de l'auberge. Scipion se leva et s'excusa, non sans un petit commentaire sur la gloire de sa patrie. Quant à sa proposition de boire un verre, elle n'y avait pas répondu, se contentant de suivre des yeux chaque soldat quitter les lieux.

Percevant le son de l'agitation extérieure, les oreilles dressées, Erika se relevait à son tour et vint régler sa note à l'aubergiste. Celui-ci, l'air faussement imperturbable, s'occupait de son comptoir sans un regard. Elle arrivait néanmoins, force de patience, à capter son attention quelques secondes, suffisante pour remarquer cette force de l'habitude dans son expression figée de fatigue. Après un long moment d'observation, elle se permit de briser le silence ambiant :

- Vous savez... Ces gens-là, ça va et ça vient. Un coup vous êtes sous le joug de Rome, un autre vous serez sous celui d'Ashnard. Peut-être même qu'un jour ces terres seront contrôlées par un peuple que nous ne connaissons pas encore.

L'homme haussait les épaules et roulait des yeux, l'air agacé, mais surtout exténué. Son silence lui suffisait à comprendre ce qu'il ne souhaitait lui répondre. Sans nul doute devait-il déjà savoir tout cela, mais Erika ne voulait qu'observer cet humain exercer le pire des métiers. Accueillir et virer autant les ivrognes, que les prostituées et les soldats de tous horizons, et le tout dans un recul monstrueux, ce ne devait pas être un quotidien de tout repos.

Erika tapotait l'épaule de l'aubergiste avant de se décider à sortir la dernière. A l'extérieur, la poussière se levait sous les pas des combattants se réunissant autour de leurs supérieurs, alors que d'autres plus réservés, les habitants, s'agglutinaient au centre-ville, les uns sur les autres, alors que les derniers s'enfermaient chez eux. La jeune femme préféra aller à leur rencontre.

- Que faites-vous ? Vous voyez bien que vous vous exposez inutilement ! Vous n'avez aucun sous-terrains pour vous protéger ? Aucune réponse, aucun regard. Erika plissa des yeux, soufflante. Vous n'allez pas me dire qu'après toutes les attaques que vous vous essuyez... Vous n'y avez pas pensé ?
- Bien sûr que si,
finissait par répondre un tout jeune homme, s'avançant parmi la foule. Mais nous n'avons plus personne pour nous y emmener.

Erika tournait la tête vers le bourgmestre, encore crucifié à la vue de tous. Se passant la main dans la nuque, grimaçante, elle retourna son attention vers eux, jusqu'à croiser le regard de l'adolescent.

- Tu es le seul à t'être avancé et m'avoir répondu ; ça pourrait te paraitre peu extraordinaire, mais c'est déjà beaucoup. La tête du jeune homme prit une expression circonspecte, à laquelle Erika répondit d'un sourire plus doux. Si tu sais où ça se trouve, garde cet esprit d'initiative en tête, et aide-les à s'y rendre.

Elle avait croiser trop de groupes sociaux exprimant une détresse difficilement contenue, qui les amenaient souvent à ne pas se concerter au mieux. Toute espèce vivante a besoin d'un chef ou d'un guide, en toutes circonstances, c'était tout du moins le fond de sa pensée.
Laissant les quelques habitants aux bons soins du plus jeune, Erika tournait les talons et se promenait au milieu des troupes s'organisant. Un coup d'oeil à droite, un autre à gauche, elle finit par repérer Scipion, qu'elle avait perdu de vue, et le rejoignit. D'un bref contact de la main sur l'avant-bras du militaire, Erika attira son attention brièvement.

- Je veux bien me poser dans un coin pour "constater la force de Rome", mais si vous avez besoin d'un coup de main...
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Scipion
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FicheChalant
« Répondre #8 le: Mars 15, 2019, 07:49:59 »

- Oui, bien entendu.

Je me tournais vers mes hommes chez qui l’appréhension montait, outre le dragon et le démon, Ashnard nous surpassait en nombre d'homme, mais nous avions la force de Vulcain avec nous, la technologie.

- Soldat! L'heure est venu de vous faire connaître à Ashnard et son commandement. Faites leur goûter à la puissance de Rome! Tenez vos positions, abattez les déserteurs vous même! Nous combattons l'ennemi sur son propre territoire, il nous submerge en terme de troupe et probablement que nous n'aurons pas assez de munition pour tous ces chiens. Mais vous êtes des Romains! Vous avez un meilleur équipement, une meilleur connaissance de vos frères d'armes. Combattez comme un seul homme ou mourrez comme un seul homme mais battez vous![/color]

Je passais au travers des troupes, tapant sur le casque de l'un, resserrant la sangle de l'autre. Repartant ensuite vers le haut de la porte que le génie avait créée. Les regardants.

- Si nous remportons cette bataille, je ferai des offrandes à Jupiter et à Mars, mais nous les hommes, devons nous aussi faire notre devoir. Ces barbares corrompus ont perdu leur droit d'exercer leur souveraineté sur les peuples de ce monde. C'est maintenant à Rome d'imposer son modèle, ses lois, sa République, sa liberté! Roma Invicta!

Levant leurs fusils, galvanisés, les hommes me répondirent en cœur, Roma Invicta. Rome Invaincue.

- Agrippa. Fais rugir les canons.

J'ai dis que j'aimais le silence? J'adore aussi cette mélodie. Les Mechs mirent la coline où trônait l'ennemi en joue et commencèrent à ouvrir le feu.



En haut de la coline, le Prince de mes couilles en haggis leva le bras pour lancer la charge. Bras automatiquement arraché par un tir de 30mm, il regarda son épaule ruisselante de sang en hurlant, les yeux écarquillés puis ce fut son cheval qui fut décapité, le démon poussa un hurlement de rage et chargea, attrapant le prince pleurant et gémissant au passage pour le déchirer en deux, dévorant le haut du corps en lâchant le bas, les soldats le suivirent, la cavalerie essaya de contourner la ville pour arriver dans notre dos. les éclaireurs les prirent en charge, tirant à la mitrailleuse lourde sur les cavaliers  alors que les Mechs continuaient à pulvériser la colline, je parlais fort pour qu'Erika m'entende.

- LE PROBLEME DES COLINES, C'EST QU'ELLES BOUCHENT LA VUE.
« Dernière édition: Mars 20, 2019, 02:58:01 par Scipion » Journalisée
Erika Landry
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« Répondre #9 le: Mars 16, 2019, 08:58:27 »

Les bras croisés, Erika observait Scipion encourager ses hommes d'une certaine admiration, marquée sur son visage. Ce n'était pas la première fois qu'elle assistait à des batailles, mais c'était toujours de loin ; elle n'avait jamais eu l'occasion de voir un chef d'armée à l’œuvre, et elle devait se l'avouer, la chose lui apparaissait impressionnante. Il dégageait une aura d'autorité naturelle et s'imposait comme un meneur né, sa voix puissante portant aux oreilles de tous.
Elle ne s'était jamais sentie partisane de la guerre en toutes ses représentations. Cette manière de chercher à montrer sa puissance et d'asservir sa domination avait toujours été une idée qu'elle trouvait ridicule, à laquelle elle n'avait pu trouver de réponse logique. Sans nul doute était-ce sa compassion qui guidait son opinion, bien qu'elle ne sortait pas de sa position d'observatrice.
Il était tout de même impressionnant d'assister à une telle ampleur d'esprit combatif.

Quant aux machines, elle n'arrivait à en avoir le même sentiment. Ces choses lui semblaient peu attrayantes, autant dans l'esprit que dans leur utilité. Peut-être est-ce là une arme redoutable et particulièrement efficace, mais Erika appréciait les choses à l'ancienne, que ce soit pour se déplacer, se nourrir ou se défendre.
Le vacarme des tirs de canons lui arrachait l'ouïe douloureusement, mais elle tentait de passer outre. De sa position, elle n'arrivait que de trop peu à apercevoir les dégâts effectués, mais elle songeait au fait que c'était sans nul doute préférable. Elle entendait néanmoins les hurlements lui parvenir, et à cela elle réprimait, tant bien que mal, toute émotion futile. On ne peut contrer l'inévitable... songeait-elle. Les hommes se battront, quoi qu'il advienne.

- LE PROBLEME DES COLINES, C'EST QU'ELLES BOUCHENT LA VUE.

Erika pivotait vers Scipion en fronçant les sourcils. Pourquoi voulait-il jeter un œil par-delà ces collines ? Pour observer sa victoire ? Ou pour adapter sa stratégie ? Elle aurait souhaité lui poser la question, mais était-ce vraiment le moment ?
Jetant un coup d’œil par-dessus son épaule, elle ne percevait plus un chat dans les rues. Ils s'étaient tous éloignés, elle en soupirait d'un soulagement marqué. Tant mieux. S'ils atteignent la ville...
Elle se laissa contempler les évènements encore quelque peu avant de se rapprocher de Scipion, posant sa main sur son épaule pour qu'il abaisse sa tête jusqu'à elle, grand comme il était. En essayant de ne pas crier, elle réfléchit un instant à ses mots.

- Vous savez qu'ils n'abandonneront jamais leurs terres ? Est-ce que ça vaut vraiment le coup d'en arriver jusque là ?

Erika savait pertinemment que c'était là des questions inutiles à poser, mais elle n'avait pu s'en empêcher, bien qu'elle ne soit pas sûre d'avoir été entendue.
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Scipion
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FicheChalant
« Répondre #10 le: Mars 20, 2019, 03:52:31 »

L'artillerie continuait de pilonner les troupes Ashnardiennes et la malheureuse colline. L'horizon se teintait de rouge, bientôt, les canons se turent et l'on entendu plus rien. J'ordonnais de cesser le feu pour laisser le nuage ocre se dissiper. Il y eu alors un grand silence, rien, pas un chat. C'était calme, trop calme, pas même le râle d'un agonisant ou d'un cheval blessé. On sonna le rappel des troupes à l'intérieur de la ville. Je restais sourd à ce qu'on pouvait me dire, contemplant ce brouillard de bataille qui se dissipait trop lentement. Il y eu ensuite deux bruits. Le premier fut un claquement glaçant, comme celui d'un insecte géant faisant vibrer ses mandibules les uns contre les autres, le second fut un rugissement. À la seconde où le rugissement s'interrompit le brouillard fut dissiper par deux grandes ailes sinistres, balayant vents et poussières sur nous, et nous vîmes alors l'horreur. Les soldats avaient mutés, ressuscités par la magie abjecte du démon.




Seul encore "vivant" était le chevalier au dragon qui fit s'envoler sa terrible bête. Le monstre ailé faucha les mechs à une vitesse terrible avec sa queue bardée de métal. J'ordonnais le feu à volonté et me mit le plus en hauteur possible. Pendant que les soldats vidaient leurs chargeurs sur les horreurs entrain de charger, je commençais à sentir mon sang se mettre à bouillir, mes veines se tintant de blanc.  Le ciel commença à se couvrir grondant. Je pouvais sentir l'énergie courir mes bras comme si l'on m'y faisait passer des pièces d'armures. Les levants, la foudre vint bientôt me frapper pour habiller complètement mes bras. J'avais attiré l'attention du dragonnier qui fond vers moi. Mes pieds quittant le sol, je concentrais la foudre entre mes deux mains jusqu'à former comme un javelot concentré d'éclairs. Je balance mes épaules vers la gauche et jette le projectile directement contre mon ennemi qui a seulement le temps d'ouvrir la gueule pour laisser s'échapper le début de son torrent de feu mortel, mon éclair passant entre ses mâchoires pour exploser une fois dans son ventre. La détonation électrique et enflammée est formidable mais déconcentre mes hommes qui laissent arriver jusqu'à eux quelques monstres qui essaient alors de grimper sur les murs. Le feu nourri reprend mais bientôt les murs commencent à se faire submerger. Je suis grisé par le débordement magique que je viens de provoquer et saute aux murs, dégainant mon glaive et mon arme de poing, abattant une créature qui allait sauter sur Erika d'une balle chargée en électricité faisant exploser le crâne déformé du monstre.

- REFUGIEZ VOUS DANS LA TAVERNE ET BARRICADEZ VOUS DEDANS. ON VA LES REPOUSSER.

Je me tournais vers mes hommes qui se protégeaient tant bien que mal de leur bouclier, donnant des coups de baïonnettes aux absurdités organiques.

- POUR ROME! CHARGEZ!!

Une clameur puis la première ligne donne un violent coup de bouclier en avant, repoussant la vague de monstre qui s'y presse, en profitant pour lâcher leur fusil et prendre leur glaive et commencer à charger, bouclier en avant les monstres. La contre attaque allait donner ses fruits, je bondis au milieu d'eux, les encourageants, tirant une balle chargée de foudre sur les créatures qui tentaient de sauter sur nous. Nous ne plierons pas. Pas ce soir ni aucun autres. J'hurlais à la tortue alors qu'une salve de flèche s’abattait sur nous, tirés par certaines des créatures depuis leurs propres corps, à y regarder de plus près, ça n'avait rien de flèches, mais de côtes qui semblaient avoir été arrachés à leur propre corps. Il était intéressant de constater que cet ennemi se foutait bien de l'état de ses hommes du moment que la matières première était conservée. C'était à la fois impressionnant et méprisable. Comment peut on considérer autant ses propres troupes comme un bétail ou un matériel de construction.
« Dernière édition: Aujourd'hui à 12:42:54 par Scipion » Journalisée

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