banniere
 
  Nouvelles:
Pour participer à l'évolution du forum et faire entendre votre voix, n'oubliez pas de vous inscrire sur la liste des électeurs ! Vous aurez ainsi accès aux sujets sur lesquels le Staff consultera les membres. Plus d'informations ici !

Liens utiles: Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Cacher les avatars

Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

Bonjour et bienvenue.

Ce forum présente des oeuvres littéraires au caractère explicite et/ou sensible. Pour ces raisons, il s'adresse à un public averti et est déconseillé aux moins de 18 ans. En consultant ce site, vous certifiez ne pas être choqué par la nature de son contenu et vous assumez l'entière responsabilité de votre navigation.

Bonne visite ! :)

Pages: [1]
  Imprimer  
Auteur Sujet: Traque [pv Arlan]  (Lu 84 fois)
Shad Hoshisora
Grande okami, Sainte parodieuse Disney o/ eggshot d'oeuf
Terranide
-

Messages: 4261



Voir le profil
FicheChalant
Description
A un putain de réseau social.
« le: Novembre 06, 2018, 08:22:29 »

L’ambiance ambiante était des plus…mouvementée. Hommes comme femmes s’affairaient devant les étalages présents au centre de la petite bourgade. On était bien loin de Nexus ou même d’Ashnard mais on ne pouvait nier que les clients avaient le choix sur différentes denrées. La Terranide ne connaissait pas le nom de la ville où elle avait atterrit et c’était là le cadet de ses soucis.  Elle observa un instant la foule avant de lever son regard vers le ciel azuré, un picotement venant la gêner au niveau de sa joue, elle leva sa main, tendit l’index afin de se gratter et…un tintement de chaine retentit à ses oreilles. Un autre son lui parvint par la suite, celui d’un homme hurlant aux enchères, présentant sa marchandise comme  un maraicher présenterait ses fruits et ses légumes. Et ce jour-ci la Louve était l’une de ces marchandises.

Tout ceci était loin d’être accident, bien au contraire ! La Terranide avait volontairement acheté des habits communs, révoquer son armure et ses armes et enfiler  sa nouvelle tenue afin de se faire passer pour ce que tout le monde la prenait : une simple Terranide. Sa route croisa comme convenu une bande de chasseurs d’esclaves et après une petite course poursuite, elle se « laissa » capturer. Lors de sa capture, elle ne présenta aucun signe de défense ou de combattivité, non, elle voulait que son jeu soit le plus cohérent possible et qu’aucun de ses assaillants ne se doute de ses véritables capacités. Oh comme elle aurait pu les tuer de différentes façon, par ses griffes, ses armes ou même les flammes…Mais elle n’en fit rien.  Même si tout cela pouvait paraître fou aux premiers abords, la Louve avait un objectif bien précis en tête. Si elle viendrait à être vendue à un maître peu scrupuleux et abusif, ce dernier risquait  bien de perdre la totalité des esclaves qui étaient déjà sous son joug et qui sait ? Sa vie  sera peut-être même réduite en fonction. Mais lors de ces enchères, la Terranide avait aussi noté qu’elle pouvait tomber sur des personnalités fortes intéressantes. En réalité ce cas était assez rare mais l’avenir pouvait être plein de surprise !

On l’appela et elle s’avança plus sur l’estrade. Le vendeur fit un rapide descriptif, la qualifiant de «  Terranide assez forte pour être endurante aussi longtemps que vous le souhaitez au lit au vue des apparences. ».  Tirant sur son haut, il présenta même à la foule sa poitrine menue sans l’ombre d’une gêne quelconque. A cela la Lycane lui adressa un léger grognement en signe d’avertissement et en retour eut droit à une gifle monumentale. Et oui ! Les animaux ne devaient pas grogner contre leur maître ! Portant une main à sa joue meurtrie, la Louve lança un regard courroucé au vendeur…qui ne se gêna pas pour la gifler du revers de la main cette fois.  Bon sang, c’est qu’il frappait fort ce con ! Baissant le regard et les oreilles en signe de soumission, la Louve ne pipa mot. Et ce n’était pas l’envie de lui faire avaler son affront qui lui manquait !  

Relevant après quelques secondes sa tête, elle dirigea de nouveau son attention vers la foule, observant chacun d’entre eux.  La Terranide était aussi consciente d’une chose : elle n’avait aucune idée de qui pourrait lui mettre la main dessus. Un simple humain ? Un  Esper ? Ou même une créature  bien plus puissante qu’elle en avait l’air aux premiers abords ?  Dans un certain sens, elle jouait avec le feu, mais c’était là un risque à  prendre. Après tout, tant qu’il n’apposait pas sur elle un sort d’anti-magie ou qu’il ne viendrait pas à se protéger par un sort de protection…Tout devrait se passer pour le mieux. Ce fut également l’une des raisons pour laquelle l’Okami  avait décidé de jouer la carte de la prudence et ne pas laisser paraître ses capacités aussi bien martiale que magique.

Le prix fut donné. Un  prix dérisoire si le vendeur n’a avait pas la moindre connaissance de ce qu’il présentait réellement sur son estrade au bois grinçant.  Il ne restait plus qu’à attendre…Attendre et voir qui l’achèterait. Et qui sait ? Si elle ne tomberait pas sur un gros balourd en manque de sexe, elle pourrait même le rembourser…Car non  quelque que soit l’issue de cette vente, la Louve ne comptait pas rester éternellement au  service d’une quelconque personne. Mais elle était bien loin de s’attendre à la surprise qui l’attendait…


« Dernière édition: Novembre 10, 2018, 01:25:03 par Shad Hoshisora » Journalisée

Arlan Solis
Humain(e)
-

Messages: 91



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #1 le: Novembre 07, 2018, 12:56:24 »

« Nous avons enfin une piste maître ? Ce ne sont pas de simples rumeurs ? »
« Oui, mon enfant, notre source est fiable. Tu devras cependant entreprendre un périlleux voyage dans un autre monde connu sous le nom de Terra. Un monde qui te donnera l'impression d'avoir remonté le temps ou de te retrouver dans un roman. »

Arlan était dans une pièce sombre avec son maître et huit autres personnes dont les visages sont masqués par des capes dont la capuche est baissée. Seules quelques bougies disséminées aux quatre coins de la pièces sur de grands chandeliers offraient un faible éclairage. On pourrait presque croire qu'un rituel satanique était sur le point d'avoir lieu. Probablement parce que les huit personnes étaient assises en cercle autour d'une sorte de dessin étrange et imposant sur le sol.

« Notre clan possède de nombreux écrits sur cet étrange monde peuplé de créatures toutes aussi étranges que dangereuses. Nous nous sommes également procuré assez d'argent pour subvenir à tes besoins plusieurs jours. Tu devras cependant trouver un moyen d'en trouver plus par tes propres moyens une fois sur place car tu auras besoin de te nourrir et de t'équiper. Pense également à ta tenue qui pourrait attiser les regards. Cache toi sous cette cape en attendant de trouver mieux. »
« Merci maître. Et pour ce qui est du contact ? »
« Trouve un certain Galdar, il te procurera les plans du manoir. Il a déjà eu a compensation, mais reste prudent car l'avidité de ses gens n'a aucune limite. »
« Oui, nous en avons déjà parlé, maître. Par contre je ne peux pas me faire transporter directement dans le village, alors... »
« Effectivement, tu devras rejoindre le village en question par tes propres moyens une fois sur place. Mais je ne suis pas inquiet, ton entraînement a déjà porté ses fruits et tu es parfaitement capable. Je ne sais cependant pas si tes pouvoirs augmenteront ou diminueront une fois là-bas. »

Après quelques échanges, les deux hommes se levèrent et le plus jeune se dirigea directement au milieu du cercle sous le regard de son maître. L'ambiance était solennelle et personne ne prononça le moindre mot pour rompre ce silence pesant qui y régnait. Baissant les épaules et la tête en avant pour saluer son maître une dernière fois, Arlan vérifia que son sabre et sa bourse étaient bien attachés à sa ceinture tandis qu'il tenait une cape sous son bras gauche. Et là, sans crier gare, les personnes qui se trouvaient autour du cercle entamèrent un chant... Non, une incantation. Rien ne se produisit au début. Puis, au bout de quelques secondes, des lumières firent peu à peu leur apparition au sein du dessin, entourant le jeune homme qui restait droit comme un pic.

Arlan n'en avait jamais parlé à son maître à cause de la nature de son voyage, mais il était déjà allé en Terra. Une succube l'avait invoqué pour satisfaire les clientes de son bordel qui désiraient découvrir le plaisir avec un être humain. Avouer à son maître que son périple sur une terre inconnue ne s'était soldé que par des orgasmes et de la luxure lui était impensable. En dehors de ce lupanar pour créatures diverses et variées était sa seule expérience dans cet autre monde. D'un certain point de vue il n'y connaissait rien du tout car voir des créatures de loin et les côtoyer sont deux choses bien différentes.

La lumière devenait de plus en plus vive autour d'Arlan qui, au bout de quelques secondes, disparut de la pièce. Ne laissant derrière lui que son maître et les huit membres de leur clan qui avaient visiblement réussit leur incantation pour le transporter en Terra.

« Je te souhaite de réussir dans ton entreprise, mon enfant. Que nos pensées t'accompagnent et te protègent. »


*****

« Urrrrrgh ! » se mit-il à gémir, éblouit par la lumière du jour qui était légèrement aveuglante après avoir quitté la pièce sombre où il se trouvait quelques secondes auparavant. Sa première réaction fut de vérifier, une nouvelle fois, que son arme et sa bourse étaient là. Ce qui était le cas, heureusement pour lui.

« Bon, c'est déjà ça... Reste plus qu'à trouver une route ou une personne capable de m'indiquer la voie à suivre. J'ignore si ces personnes se sentiront menacées de ma présence par contre, cape ou non. Ce sera cependant toujours moins risqué de la porter que d'engager le dialogue avec ma tenue. »

L'être humain fraîchement transporté sur ce monde depuis la Terre se trouvait sur une large plaine qui n'offrait que de l'herbe verte à portée de vue. Il décida donc d'entreprendre sa marche en quête du village de son contact sans plus tarder. Le ciel était bleu, le soleil presque à son zénith et une légère brise rendait la scène agréable, presque divine. Après deux bonnes heures de marche, il tombé sur des fermiers à qui il pu demander et trouver sa direction. A les entendre, il ne se trouvait qu'à quelques heures de marches du village.

On se serait vraiment cru au moyen-âge en regardant les fermiers travailler les champs ou les caravanes qui traversaient les routes. Adieu les tracteurs et autres gros engins qui facilitent la vie des agriculteurs sur Terre. Le seul moyen ici de rendre leur besogne moins contraignante fut visiblement d’utiliser le bétail pour retourner la terre. Mais aussi... des créatures mi-humaine, mi-bête qui étaient visiblement exploitées à en juger par les habits en lambeaux qui recouvrent à peine leurs membres et leur regard dans lesquels on ne peut lire que le désespoir et la fatigue.

Arlan connaissait ce système esclavagisme même si il n'en avait encore jamais été témoin de ses propres yeux. Cela pourrait cependant être une idée à exploiter pour en savoir plus sur cet étrange monde. Un esclave ne se rebellerait jamais contre son maître. Alors que les informations glanées auprès d'aventuriers seraient toujours à prendre avec des pincettes car l'avarice peut pousser les gens à dire n'importe quoi contre de l'argent.

*****

Le voici désormais au village en question... Celui semble vide à première vue même si de nombreux éclats de voix se font entendre au loin. Parcourant deux rues, il se retrouva sur une sorte de place de marché où doivent sûrement se retrouver certains jours pour vendre leurs produits. Excepté que les produits qui attiraient le plus la foule n'étaient ni des fruits et légumes, ni des marchandises habituelles comme des accessoires ou autres concoctions.
Non, il s'agissait d'esclaves !
Et alors que l'une d'elle, une jeune femme à forte poitrine avec des oreilles de lapin était emportée par son acheteur, un homme bidonnant avec la bave aux lèvres en regardant sa nouvelle acquisition... Une autre vint prendre sa place sur l'estrade.

Il s'agissait d'une Terranide si ces connaissances, certes limitées, sur cette espèce s'avéraient exactes. La jeune femme n'était affublée que de frusques en lambeaux, signe que son détenteur temporaire se fichait clairement ce qui pouvait lui arriver. Ce dernier était même allé jusqu'à la gifler après les regards furieux qu'elle lui lança à deux reprises.

« Elle a du caractère, intéressant.. », marmonna le jeune homme dans sa barbe en avançant lentement dans la foule. L'homme ne connaissait rien à l'économie de ce nouveau monde et personne ne semblait vouloir de cette esclave en dehors de l'homme bedonnant qui fut le premier à enchérir.

« Héhé, je me ferais un plaisir de briser cette coquine. Elle me suppliera de la prendre quand j'en aurais fini avec elle. »

Étrangement, l'homme joufflu n'était pas accompagné par qui que ce soit alors qu'il avait visiblement de l'argent sur lui. Sauf qu'Arlan voulait récupérer cette esclave pour obtenir ce qu'il veut le plus rapidement possible et à moindre coût. Payer une esclave sera moins onéreux que de payer des verres à de nombreux aventuriers pour leur savoir et leur expérience. Il s'approcha alors de l'homme et fit glisser la garde de son épée sur une côte de l'homme.

« Cette esclave est à moi, alors tu vas retirer ton enchère en indiquant que tu as fait une erreur, compris ? Enfin... Si tu tiens à la vie. »

Pris de panique et couvert de sueur, l'homme acquiesça sans sourciller avant de partir avec sa terranide lapine dont Arlan avait légèrement pitié. Il l'aurait bien tué juste pour le principe si il n'y avait pas foule et qu'il devait faire profil bas pour le moment. Il leva alors la main en s'adressant au marchant d'esclave qui n'avait aucune autre offre provenant de la foule.

« Je la prends, tenez, voilà votre argent ! »

D'un geste sec il frappa sur l'estrade de la main pour y déposer l'argent de son premier achat dans ce nouveau monde. Beaucoup iraient acheter de quoi manger, s'équiper, voir faire un saut dans une auberge ou un bar pour se détendre. Mais non, le sien fut une esclave terranide. Il exigea alors de la prendre sans attendre. Le marchand d'esclave lui tendit une chaîne à laquelle était reliée la jeune femme à la chevelure bleue. Les deux quittèrent la place du marché avant de se retrouver dans une rue vide et silencieuse. Arlan s'arrêta alors avant de se tourner vers la créature dont il ignorait tout.

« Avant toute chose, inutile d'échanger nos noms car nous n'en aurons pas besoin pour ce que nous allons faire. Mince, c'est mal sorti... Aaah ! Je ne suis pas là pour te torturer ou te forcer à avoir des rapports sexuels. Je désire en savoir plus sur ce monde : allant de ses forces dirigeantes aux créatures qui y pullulent. Mais allons déjà louer une chambre à l'auberge afin d'y être plus tranquille. On t'achètera des habits en chemin si tu vois quelque chose qui peut t'aller. »

Soulagé de pouvoir enfin lancer son plan et prendre ses marques, Arlan s'enfonce dans la rue principale en tenant fermement la chaîne qui force son esclave à le suivre.
Journalisée
Shad Hoshisora
Grande okami, Sainte parodieuse Disney o/ eggshot d'oeuf
Terranide
-

Messages: 4261



Voir le profil
FicheChalant
Description
A un putain de réseau social.
« Répondre #2 le: Novembre 07, 2018, 09:17:53 »

La Terranide soupira intérieurement quand elle entendit le premier acheteur élever la voix pour indiquer sa décision de l’acheter. Il ne s’agissait rien plus qu’un homme à l’aspect bedonnant et  il n’était pas difficile de comprendre ses pervers desseins. Déjà détenteur de la précédente vente, l’homme tentait de s’acquérir une seconde Terranide pour une raison plus qu’évidente. La queue de la Louve fouetta brusquement l’air quand le potentiel acheteur énonça le fait qu’il allait la briser. C’est beau de croire à une utopie…Mais la suite fut…quelque peu plus intéressante. Alors que tous était focalisé sur l’estrade à aussi bien l’observer qu’à observer les marchandises suivantes, l’homme se fit soudainement attaqué discrètement. Une action qui ne passa inaperçue aux yeux de l’Okami qui observa avec une curiosité renouvelée. Voilà quelque chose qui promettait d’être intéressant !  Malheureusement le brouhaha de la foule était bien trop important pour qu’elle puisse entendre les paroles murmurées, mais la réponse à son questionnement vint rapidement. L’homme bedonnant et propriétaire d’une terranide lapine annula sa vente et partit en maugréant tandis que le second vint réclamer son dû. L’argent fut empoché et la chaîne lui fut tendue, et tel un chien docile, la Terranide suivit l’inconnu.

Quand ils s’arrêtèrent dans une ruelle sombre et peu fréquentée et qu’il commença sa sentence assez…maladroitement, la Lycane haussa un sourcil. Elle ne le coupa à aucun instant et ses paroles lui confirmèrent un de ses doutes. Il venait bien de la Terre. L’odeur ne trompait pas, tout comme ses habits. Il avait beau se cacher sous une cape, en prêtant attention à la mince ouverture on pouvait distinguer un haut hors du commun de ce monde.  Il voulait donc en apprendre plus sur ce monde, mais ne semblait pas être perdu en y arrivant….étrange. En avait-il entendu parler ? Etait-il arrivé ici par accident ou délibérément ? Des questions pour l’heure sans réponse mais qui viendront avec le temps.

« Les habits que je porte sont ceux que vous choisirez et je répondrais aussi bien que je le puisse à vos questions…-elle hésita un court instant avant de conclure – maître. »

C’est qu’il avait presque eu du mal à sortir ce mot ! Il ne voulait pas apprendre son nom, ni lui donner le sien ? Bon au moins, le fait de devoir le nommer « maître » permettait de l’apostropher si besoin. C’était un certain avantage dans une telle situation. Il tira sur la chaîne et elle fut obligée de le suivre. Du moins, elle accepta de le suivre. Ses iris bleutés se posèrent un instant sur la poigne se refermant contre la chaîne. C’est qu’il serait fort le bougre ! On aurait dit un maître tentant de maintenir son chien en laisse…oh attendez un instant, c’est exactement ce qui se passait  en cet instant même ! Heureux soit l’homme que la Terranide était d’humeur…coopérative et que sa curiosité l’amenait à le suivre. Car au vue de ses dires, cet homme voulait des renseignements concrets sur ce monde. Pourquoi ? Cela elle comptait bien le découvrir.

La Louve ne parla pas réellement sur le reste du trajet, laissant l’homme découvrir les lieux et chercher une auberge où elle pourrait répondre à ses différentes questions.  Et bon sang rien qu’à y songer elle va avoir du pain sur la planche ! Décrire Terra à un Terrien n’avait absolument rien d’amusant ! De plus la Terranide découvrirait également des nouvelles créatures au fil de ses voyages et n’était pas réellement sûre de connaître tous les accords diplomatiques et politiques entre chaque villes. Au moins…Elle pourrait toujours lui parler des grandes lignes. Notant qu’ils venaient de passer devant une auberge, dont la pancarte était brisée, la Louve interpella l’humain :

« Maître ? Vous ne cherchiez pas une auberge ? «

Sur ces mots, elle indiqua d’un mouvement de menton l’établissement où on pouvait entendre certaine clameur en émaner. La porte s’ouvrit brusquement, poussé par un homme goguenard et en tout point soûl comme un trou. Il s’approcha du terrien et passant son bras autours de ses épaules, comme il le ferait avec un bon camarade, lui souffla une forte odeur alcoolisée dans le nez, pointant par la suite la Terranide enchaînée de sa bouteille vide. »

« ba…bha mon vieux….t’vas la prêter…au co…au co…au copain…celle la ! »


Il le relâcha par la suite, partant en titubant, donnant au passage une claque sur le fessier de la Terranide…et elle ne fit rien. Son regard cependant le suivit quelques secondes. Les paroles de cet alcoolique était bien à prendre au premier degré et l’entrée dans cette auberge risquait d’être mouvementée. A force, la Lycane ignorait combien de temps elle arriverait à tenir ce rôle décadent. Elle quitta le soûlard des yeux et reporta son attention sur son acheteur, attendant de voir s’il allait pousser la porte de cet établissement ou s’il irait en chercher un autre. Quoi  que, cela risquait d’être une perte de temps, elle décida donc de prendre la parole…sans y  être invitée.

« Cette auberge ou une autre, ce sera pareil. De plus la nuit va bientôt tombée, vaux mieux s’assurer de trouver une chambre plutôt que porte close. »

Il ne lui restait plus qu’à prendre sa décision !
« Dernière édition: Novembre 07, 2018, 09:36:18 par Shad Hoshisora » Journalisée

Arlan Solis
Humain(e)
-

Messages: 91



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #3 le: Novembre 08, 2018, 12:52:55 »

Alors qu'Arlan proposa à son esclave fraîchement acheté de lui procurer des habits plus décents, la terranide lui indiqua qu'elle était prête à porter tout ce que l'humain était prêt à lui donner. Le genre de commentaire qui donnerait des idées salaces au premier mâle en manque d'affection ou trop libidineux qui profiterait de cette occasion pour réaliser ses fantasmes. Sauf qu'Arlan n'avait pas le temps, ni la tête, à ce genre de chose... Sans vouloir faire offense à la beauté naturelle de cette dernière.

« Hmmm... Étrange... », telles furent les seules paroles qu'il trouva à répondre sur le moment. Il était pourtant sûr que l'esclave qu'il venait de se procurer avait plus de caractère à en juger par son comportement envers son précédent tortionnaire. Était-ce une comédie qu'elle jouait sur le moment pour pouvoir lui fausser compagnie à la première occasion après avoir obtenu sa confiance en l'amadouant ? Elle avait beau être une esclave, sa prudence le forçait à ne jamais baisser sa garde en toute circonstance.

Le temps était un luxe qu'il ne pouvait se permettre, il tira donc de nouveau sur la chaîne sans faire attention à la force qu'il mettait dans son geste. Sur le chemin, ils tombèrent sur la boutique d'une couturière qui travaillait autant le lin que le cuir. Après plusieurs minutes à regarder différentes tenues sobres, il jeta son dévolu sur un ensemble assez classique comprenant un t-shirt, une petite veste, un short et de longues bottes.
Spoiler  

« Il n'y a nulle part où se changer ici et tu ne vas pas le faire devant des inconnus. Nous attendrons d'être à l'auberge. »

Sur cette simple phrase, les deux personnages quittèrent la boutique et reprirent leur route en quête d'une auberge. Il commençait à se faire tard et le soleil se couchait à l'horizon, baignant la ville dans une lumière légèrement pourpre mais reposante. Le village en question où venait d'arriver Solis n'était pas très grand et ses établissements pouvant lui procurer un coin où se sustenter se compteraient forcément sur les doigts d'une main. Visiteur de passage dans ce monde inconnu, il passa même devant une auberge sans s'en apercevoir. Si la terranide ne l'avait pas interpellé sur le moment, il aurait peut-être fini par dormir à la belle étoile aux alentours du village.

Suivant le geste de l'esclave qui lui indiquait dans quelle direction regarder, il était difficile de deviner si il s'agissait d'une auberge ou une d'une simple taverne...  voir d'un bordel. Seules des voix masculines, rauques, provenaient de cette direction. Alors qu'il s'avança en direction de la porte, au moment où il allait ouvrir celle-ci un homme le devança pour quitter l'établissement. Même un aveugle aurait remarqué l'état second dans lequel était l'homme qui s'appuya sur Arlan en passant son bras autour de son épaule comme si ils étaient des amis de longue date.
L'hygiène dentaire ne devait pas être un concept adopté sur Terra car son haleine empestait bien plus qu'à cause de l'alcool. Probablement désinhibé à cause de l'alcool, l'inconnu demanda au terrien de partager sa nouvelle acquisition avec lui comme le ferait tout bon camarade. A croire que violer, seul ou à plusieurs, des esclaves est une pratique courante dans ce monde.

Arlan ne répondit pas tout de suite, même lorsque le poivrot fit claquer sa main sur la fesse de la jeune femme. Celle-ci lui demande alors si il désirait rester ici pour trouver une chambre ou tenter sa chance ailleurs en sachant que le risque de trouver refuge pour la nuit serait faible. Sauf qu'entrer directement dedans reviendrait à inviter le pochtron à les accompagner... Chose dont de se passerait bien le terrien.

« Bien sûr, l'ami. Il faut savoir partager dans la vie, n'est-ce pas ? Par contre... pas ici. Ses cris de jouissance pourraient ameuter les autres et on ne voudrait pas non plus trop la partager. Allons plutôt dans la ruelle là-bas. »

Alors que les deux hommes et la terranide se dirigeaient dans un coin isolé pour prendre du bon temps, le poivrot fut le seul à vouloir tâter la marchandise avant de la consommer. Les commentaires graveleux s'échappaient de sa bouche les uns après les autres de manière plus fluide que la stabilité de ses pas qui reflétaient son niveau d'alcoolémie. A peine arrivé dans la ruelle, il poussa la femme face contre le mur pour prendre le temps de défaire sa ceinture quand sa propre tête s'écrasa contre le sol après un vol plané en arrière. Il n'avait fallu à Solis qu'une balayette pour faire glisse l'homme qui s'est évanoui dans la seconde lors de son contact avec le sol pavé qui allait lui servir de matelas pour la nuit.

« Comme si j'avais besoin de ça... Heureusement qu'il était saoul comme une barrique car je ne tiens pas à avoir un cadavre sur les brass dès mon arrivée dans ce village. Même le plus stupide des gardes dirigerait ses soupçons sur moi. Désolé de l'avoir laissé te malmener mais je ne pouvais pas faire autrement. Disons que ce sera un paiement pour tes nouveaux habits. Tu pourras également commander ce que tu veux une fois de retour à l'auberge en fonction de mes moyens. »

Assez remonté d'avoir perdu son temps aussi inutilement, Arlan quitta la ruelle avec la terranide pour retourner à l'auberge. De nouveau face à la porte de celle-ci, il se retourna vers l'esclave pour lui dire : « Et qu'une chose soit claire, je ne suis pas ton maître, alors arrête de m'appeler comme ça. On en parlera plus tard de toute façon. Allons manger et payer notre chambre, je meurs de faim, pas toi ? Tu iras nous réserver une chambre pour plusieurs nuits et commander à manger. »

Il poussa alors la porte de l'auberge en compagnie de son esclave sur qui il comptait pour gérer les prochaines interactions sociales avec un peuple dont il ignorait tout.
« Dernière édition: Novembre 08, 2018, 01:04:17 par Arlan Solis » Journalisée
Shad Hoshisora
Grande okami, Sainte parodieuse Disney o/ eggshot d'oeuf
Terranide
-

Messages: 4261



Voir le profil
FicheChalant
Description
A un putain de réseau social.
« Répondre #4 le: Novembre 08, 2018, 05:58:06 »

Le ton de la voix du terrien ne laissait place à aucun doute possible, il comptait bien piéger le poivrot. Ce dernier trop imbibé par l’alcool ne décela pas la supercherie et des pensées plus salaces les unes que les autres commençaient à germer dans son esprit. Le trio s’écarta de la voie principale et la Terranide dû subir un placage contre le mur le plus proche, sans la moindre douceur. Sous l’impact, les poils de sa queue se hérissèrent, signe de sa colère. Elle entendit sans mal l’homme défaire sa ceinture avant que ce ne soit le bruit caractéristique d’un corps chutant durement sur le sol. Faisant volte-face, la Louve observa le soûlard qui de toute évidence était partie aux pays des songes pour quelques temps. Une gêne en moins. Elle tourna son attention vers l’humain et suite à ses paroles, hocha simplement la tête en guise de compréhension. Enjambant le corps,  et traversant la ruelle , elle se retrouva de nouveau face à la porte et cette fois-ci , cette dernière ne  laissa pas sortir un autre soûlard.

« Hmm…d’accord. »

Fut les seuls mots qu’elle prononça quant à ses derniers ordres. Ne plus l’appeler maître, ça, ça l’arrangeait, mais encore fallait-il qu’elle puisse le contacter si besoin sans devoir crier un «  HEP TOI ! ». Pour le reste, commander une chambre et de la nourriture était largement dans ses cordes.  La porte de l’auberge poussée, une forte odeur de sueur, de fumée, de graillon et de…sexe emplissait l’atmosphère. Bien que la salle principale était plongée dans une fumée opaque, des ombres se dessinaient, en observant attentivement on pouvait distinguer  une confortablement assise tandis qu’une seconde était à genoux au sol,  une longue queue de chat se dessinait dans les ombres et aucun doute n’était permis ce qui se déroulait actuellement.  Certaines ombres étaient plus calmes, semblant simplement prendre leur repas, mais d’autres faisaient preuve d’action lubrique et à chaque fois, une Terranide était compris dans le lot. L’Okami poussa un petit soupir agacé avant de tendre sa main vers son acquéreur :

« Je vais nous commander la chambre et un repas comme demandé, l’argent ? »

Et oui ! Il lui fallait bien de quoi payer ! Recevant par la suite la bourse dans la paume de sa main, elle l’ouvrit et compta rapidement, tourna la tête vers un écriteau où était inscrit aussi bien les prix des chambres que des repas et fit un rapide calcul. Ce sera suffisant.  Se déplaçant vers le comptoir, elle dût toutefois passée la masse de main baladeuse qui n’hésitait pas à se promener sur son corps presque dénudé au vue des frasques qu’elle portait. Un homme vint même à l’agripper et l’attirer contre lui, portant ses mains graisseuses contre sa poitrine, la pressant entre ses gros doigts.

« Alors ma jolie ? Viens un peu passé du bon temps comme les autres ! »

Ne préférant ne pas répondre, la Terranide se défit simplement de son emprise et parvint enfin au comptoir, y passant  commande et payant. Quand l’aubergiste lui rendit bien moins de ce qu’il devait, elle répliqua. Quelque peu déconcerté de voir une Terranide sachant réellement calculer, le tenancier lui rendit le bon compte et lui tendit une clé. Revenant vers le terrien, la Lycane indiqua une table libre à deux places.

« Plat du jour et..-elle tendit la clé et rendit également la bourse – nous avons une chambre pour la nuit comme convenu »

S’installant à table, le plat arriva rapidement. Une tourte à la viande avec un peu de salade, rien de folichon mais au moins ça avait l’avantage de remplir l’estomac !  Etant « autorisée «  à manger, la Louve ne se priva pas et glissa son regard vers la salle où des gémissements commençaient à s’échapper. Décidemment, ils avaient bien choisi leur arrêt ! Piquant dans sa tourte avec  plus de violence, caractérisant la haine qu’elle tentait de contenir, la Terranide reprit son repas. Ce dernier n’étant pas bien consistant et accompagné d’un petit verre de vin, il fut rapidement fini. Sortant de table, le duo monta par la suite à l’étage, sous quelques suggestions lubriques de certains hommes en train de recevoir une gâterie à la fois d’une Ushi et d’une Usagi.  Singulièrement, la Louve était la seule Terranide de l’établissement à avoir mangé autre chose qu’un membre masculin.  La porte de la chambre ouverte, cette dernière ne payait pas de mine. Un lit, un baquet pour se laver et un meuble pour poser ses affaires, rien de plus.

Refermant la porte derrière eux, la Lycane fit quelques pas dans la chambre, le plancher grinçant sous ces derniers. Elle s’arrêta, regardant les chaînes à ses poignets et tendit ces derniers vers l'humain.

"Je dois vraiment les garder ? A moins que vous ayez peur ?"

Les faire fondre n'était pas hors de portée de la Terranide mais si elle pouvait éviter ce fait, elle ne s'en priverait pas. Ce n'était pas comme si cela risquait de laisser quelques traces ! Autant utiliser la clé pour s'en défaire. Main tendue vers l'humain, la Louve attendait patiemment qu'il la libère si le cœur lui en dit. Dans tous les cas, cette journée commençait vraiment à devenir intéressante !
« Dernière édition: Novembre 08, 2018, 06:55:01 par Shad Hoshisora » Journalisée

Arlan Solis
Humain(e)
-

Messages: 91



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #5 le: Novembre 09, 2018, 01:06:58 »

Après avoir travaillé à Mishima depuis plus d'un an déjà, Arlan s'était habitué à l'odeur des fluides corporels et de celle du sexe. Mais là.... Là ! C'était au-dessus de tout. Jamais un endroit n'avait autant empesté que cette auberge miteuse à ses yeux. A croire que le ménage était une notion dont était dépourvue la gérante de cet endroit. Et la suite allait lui donner raison.

En tournant la tête, il remarqua un homme en plein repas avec une créature à moitié animale entre ses cuisses en train de lui prodiguer une fellation sous les regards et commentaires amusés de ses camarades. Pas étonnant donc que le poivrot de tout à l'heure tente sa chance avec la Terranide qu'il venait de se procurer pour l'aider dans sa mission. Soit ces êtres à moitié bestiaux étaient traités comme de vulgaires objets de plaisir, soit cela était le cas des esclaves dans leur globalité. Les gens ne se privaient cependant pas de s'afficher de cette manière en public, le plus naturellement du monde.

La main toujours ferme sur la chaîne qui le lit à son achat, Arlan ne prononça pas le moindre mot en voyant un homme un homme tirer la créature vers lui pour lui palper la poitrine et lui ordonner de le rejoindre. Il l'observa avec attention pour vérifier si sa première intuition sur son caractère rebelle n'était pas une création de son esprit. La jeune femme se contenta de se libérer de l'emprise du frotteur, calmement, avant de reprendre sa route jusqu'au comptoir. Un nouveau signe de son intelligence apparu quand la Terranide fit remarqué au tenancier qu'il ne lui avait pas rendu la somme correcte. Car à en juger par les comportements des gens alentours, lire, écrire et compter ne doit pas être à la portée de tous. Alors une esclave...

Tout cela pouvait attendre, la faim prenant le pas sur sa curiosité. Alors qu'une serveuse vint déposer une tourte à la viande accompagnée d'une salade et de deux verres de vin sur la table, l'esclave n'osa pas entamer leur repas. Attendant visiblement d'en recevoir l'autorisation par celui qu'elle nommait Maître quelques minutes plus tôt.
« Si tu as faim, mange ! N'attends pas que je te dise quoi faire à chaque fois sinon on ne s'en sortira jamais. » lui répondit froidement l'humain avant de plonger ses couverts dans cette tourte douteuse qui ne lui faisait clairement pas envie. Reprendre des forces était plus important que ses préjugés ou la satisfaction de son palais de toute manière.

Probablement habitué aux parties de jambes en l'air à plusieurs quand certaines de ses amantes de sonnaient du plaisir à quelques centimètres de lui pendant qu'il corrigeait ses copies, le spectacle qui se tenait quelques tables plus loin ne le dérangea pas plus que ça. Il ne s'agissait plus d'une simple fellation mais d'un gangbang où la Terranide simulait clairement son plaisir pendant que cinq hommes s'attelaient à abuser d'elle par tous les orifices en même temps. La forçant à prendre deux phallus répugnant en bouche en même temps. C'était à se demander qui allait finir avec le plus de maladies possible entre la jeune femme ou les hommes qui ne devaient se laver qu'une fois l'an.

Leur repas avalé d'une traite, les deux individus se rendirent dans leur chambre. Sauf que, là encore, le sexe en public est omniprésent. Que cela soit dans l'escalier ou dans le couloir où se trouvaient les chambres, on y trouvait à chaque fois des hommes debout avec des Terranides à genoux devant eux en train de les sucer. Cela ne les empêchaient pas de demander à l'esclave, toujours enchaînée, de venir rejoindre les femmes déjà en pleine besogne. Heureusement que Solis ne cherchait pas un mercenaire, ou une quelconque main d’œuvre, dans ce village car il ne doit plus leur rester beaucoup d'énergie pour travailler si ils ne pensent qu'à baiser.

Le voilà, enfin, devant la chambre, il laisse la personne qui l'accompagnait ouvrir et refermer la porte derrière eux avant de déposer ce qu'il restait de sa bourse sur le seul meuble qui occupait la pièce en dehors du lit et d'un baquet en bois. Dur de faire plus minimaliste, surtout que tout dans la chambre n'était plus de prime jeunesse. Les draps ne doivent d'ailleurs pas être des plus propres vu les comportements des clients dans les autres pièces de l'auberge. Sa seconde action fut d'aller s'assoir sur ce lit à la propreté douteuse avant d'être interpellée par l'esclave qui lui demanda si il pouvait lui ôter ses chaînes.

« Ah, oui... Tiens ! »

Cette action aurait forcément choqué n'importe quel esclave vu que les pourritures qu'Arlan a rencontré sur son trajet abusaient de leurs captives en tirant de manière sadique sur leurs chaînes quand celles-ci n'étaient pas assez dévouées à leur goût. Il se justifia alors à la Terranide.

« Je pense t'avoir prouvé ma bonne foi, libre à toi donc de rester ou de partir. Par contre j'aimerais que tu me tiennes compagnie quelques jours, le temps de découvrir comment cet endroit fonctionne. Nous irons chasser notre petit déjeuner demain matin et en profiterons pour discuter plus en détails. En attendant... Il faut dormir, alors viens te coucher. Change-toi avant pour ne pas attraper froid par contre. »

Ne sachant pas si la jeune femme désirait un peu d'intimité pour s'habiller de façon plus décente, l'homme se retourna pour se retrouver le regard contre le mur. Le corps humain n'avait plus de grands mystères pour lui, même en ce qui concernait la gente féminine. Il s'agissait plus de dignité et de respect, ignorant le risque que la créature qui venait pouvait très bien en profiter pour filer par la fenêtre. Passer seule par la porte n'étant pas une alternative intéressante pour elle avec tous ces hommes libidineux en manque et qui ne pensent qu'avec ce qui pend de leur entrejambe. Les éviter dans sa fuite lui ferait perdre un temps précieux. Imaginer ces différents scénarios était une habitude pour Arlan dont le premier réflexe était toujours de prévoir chaque alternative. Bonne ou mauvaise...
Après avoir été prévenu oralement par l'esclave que celle-ci avait terminé de se changer, il lui répondit : « On va également dire adieu aux vouvoiements. Mais ça attendra demain, va te coucher. »
L'humain se tourna alors dans l'autre sens pour reprendre le côté gauche du matelas, celui qui permettra de réagir plus rapidement en cas d'attaque.

Alors que les deux personnages qui venaient de se rencontrer il y a tout juste quelques heures dormaient, des bruits de poings sur la porte réveillèrent Solis qui se contenta d'ouvrir les yeux sans bouger du lit. A en juger par les propos qui traversaient cette porte en bois, certains clients de l'auberge n'étaient pas rassasié.

« Hééé, y a de la chatte là-dedans, je le sais ! J'vais défoncer la porte si on m'amène pas un petit cul ! »

Solis fut sur le point de se lever quand une autre voix vint calmer le poivrot en lui indiquant qu'un de leurs camarades venait d'être payé pour violer une Terranide lapine. Ne pas faire le rapprochement avec l'individu joufflu de la place du marché était difficile. En même temps, un homme qui se paye des esclaves pour les briser ne doit pas forcément posséder une endurance majestueuse au pieu.
Le calme régnant de nouveau à l'étage, il s'endormit d'un oeil jusqu'à ce que le soleil vint le réveiller le lendemain matin.
« Dernière édition: Novembre 09, 2018, 03:27:35 par Arlan Solis » Journalisée
Shad Hoshisora
Grande okami, Sainte parodieuse Disney o/ eggshot d'oeuf
Terranide
-

Messages: 4261



Voir le profil
FicheChalant
Description
A un putain de réseau social.
« Répondre #6 le: Novembre 10, 2018, 01:41:08 »

Les chaînes furent ôtées et la Lycane s’empressa de masser ses poignets meurtris par le carcan qui l’avait enserré depuis quelques heures.  Elle fit donc quelques mouvements rotatifs, passant également la pulpe de ses doigts sur la marque qui marquait ses poignets. Par chance cette dernière se dissipera pendant la nuit.

« Je pense que je peux rester un jour ou deux. »

Répondit-elle tout simplement en prenant les habits qui lui tendait afin qu’elle puisse se changer. Pour lui avoir montré sa bonne foi, il le lui avait bien montré ! Et cela depuis quelques temps déjà. Le retrait des chaînes ne fut que la ponctuation de ses impressions. Et sur le coup, la Terranide ne s’était pas trompée. Il alla même jusqu’à se retourner ! Loin d’être encore pudique, se changer devant l’humain ne lui aurait fait ni chaud ni froid, mais elle accueilli cette marque de respect avec plaisir.  Les frasques qui tombaient en lambeaux furent rapidement retirés et la Lycane ne tarda pas à mettre le nouvel équipement provisoire que lui avait fourni le terrien. Au moins ce n’était pas une robe et elle pouvait se mouvoir sans trop de difficulté.  Précédemment caché par sa tenue, le dessin ornant son dos était  à présent visible dans toute sa partie inférieure, vu qu’aucun morceau de tissu ne cachait cet endroit.  De même qu’un étrange bracelet  doré en forme de serpent et aux yeux rubis qui était enroulé autour de son bras droit. Bien que la Terranide avait pris garde à retirer le maximum de ses effets, certain objet était comme…attaché à elle. Bha ! Mentir sur ce « bijou » ne serait pas bien difficile ! Finalement dans une tenue plus décente elle se retourna :

« Vous pouvez vous retourner, c’est bon pour moi. »

Tiens ? Plus de vouvoiement de prévu ? Voilà autre chose qui devenait intéressant ! La Lycane hocha simplement la tête avant de se diriger à son tour vers le lit, prenant place du côté qui restait encore libre.  Le sommeil vint rapidement les accueillir et tandis que d’autres en auraient déjà profité pour plonger au plus profond du corps de la Terranide, rien ne se passa. La nuit aurait pu passer sans encombre si d’un coup un balourd n’était pas venu tambouriner sur la porte. Sans bouger, elle ouvra les yeux et …patienta. Quelques cris résonnèrent, des paroles salaces puis…plus rien. Refermant les yeux, la Louve se rendormie, ne dormant également que sur une oreille, ayant l’habitude de se reposer ainsi.  Le lendemain vint les accueillir et la Lycane s’étira avant de se lever.  Faisant craquer son dos, elle maugréa.

« Plus jamais cette auberge…. »

Le matelas avait été un calvaire ! Dormir sur le sol aurait été  même bien plus agréable ! Et ne parlons pas des odeurs qui empestaient les draps. Plus jamais la Terranide ne mettrait les pieds dans un tel établissement ! Et même si elle viendrait à le faire, il y’avait de fortes chances que tous ne se passent pas réellement bien pour ceux rabaissant son espèce.  Elle se dirigea vers le baquet d’eau et…recula. Mieux valait éviter de se laver avec une telle eau.

« La toilette sera pour plus tard. Vous…
-elle se stoppa et se racla la gorge – tu as bien dis que tu voulais chasser ce matin non ? Pourtant, tu as de quoi acheter quelques vivres au marché du coin. »

D’un côté…La Terranide était curieuse, comment comptait-il s’y prendre ? Il était vrai que pour sa part, elle avait tendance à se transformer pour la chasse, mais elle connaissait également quelques techniques pour piéger des proies.  Cependant pour rester honnête, chasser en forme animale était bien plus simple ! Du moins de son point de vue. Comment allait-il donc procéder ? Par une traque ? Poser des pièges ? Avait-il seulement de quoi mettre à mort sa proie ? Après comment la Terranide l’avait souligné, le terrien avait encore de quoi se payer de quoi manger au marché avec ce qu’il  restait dans sa bourse. Libre à lui de faire son choix !
Journalisée

Arlan Solis
Humain(e)
-

Messages: 91



Voir le profil
FicheChalant
« Répondre #7 le: Novembre 11, 2018, 10:24:28 »

Le réveil fut aussi rude que la nuit qu'il passa sur ce lit douteux en tous points. Entre les odeurs, la dureté du matelas et la propreté générale de l'établissement, il avait mal partout en se levant. Rien qui ne durerait, mais démarrer une journée en râlant n'est jamais une bonne chose. Son esclave était d'ailleurs du même avis. Un avis auquel il répondit : « Nous verrons ce soir. »
Même si il ne l'affirma pas à voix haute, l'humain partageait clairement l'avis de sa partenaire occasionnelle. Après quelques étirements pour se sentir un poil mieux dans son corps, il répondit à la Terranide qui lui demandait ce qu'il comptait faire ce matin.

« Oui, j'aimerais me procurer un peu de corde pour créer des pièges simples. Il existe des petites créatures avec de grandes oreilles et une corne sur le front qui ne devraient pas être trop dures à capturer. Nous les échangerons leur viande dans une auberge ou ailleurs dans un premier temps.
Je ne possède ni arc, ni flèches... Ni armes de jets. J'ignore d'ailleurs ce dont sont capables la majorité des créatures des environs. C'est là que tu interviendras sur le chemin. Ne perdons pas une seconde de plus dans ce taudis.
»


Son arme, dont il ne s'était pas séparée de la nuit, et sa bourse quasiment vide, Solis quitta la chambre en compagnie de la Terranide. La nuit avait été visiblement mouvementée car une employée s'activait pour nettoyer les traces de semence qui jonchaient les murs. Un homme était également affalé au sol en train de parler dans son sommeil. Et... Il n'était pas en train de réciter de la poésie. A croire qu'ils ne pensent qu'à ça même en dormant. Une fois les escaliers descendus, eux aussi maculés de fluides corporels et de restes de nourritures étalés par ci et là, ils se retrouvèrent dans la grande salle de repas. Solis envoya alors la créature qui l'accompagnait pour rendre la clé en lui demandant de le rejoindre ensuite à l'entrée car il n'avait pas envie d'enjamber tous ces soulards qui baignaient dans une mare de liquide visqueux dont l'existence restait un mystère vu toutes les horreurs qui ont dû passer par là cette nuit. Une fois dehors, il prit la parole.

« Bon, puisque nous allons rester ensemble quelques jours, autant établir quelques règles. Vu que nous allons devoir communiquer ensemble, tu pourras m'appeler Al. Tu as beau être une esclave, je me moque clairement de ton statut. Alors si tu as besoin de t'exprimer, fais-le.
Ensuite, je veux savoir si tu sais te battre ou te servir de ta tête. Nous allons chasser et je ne tiens pas à me traîner un boulet. Si tu sais comment te servir ou tendre un piège, nous gagnerons un temps précieux. Nos gains seront divisés équitablement et tu feras ce que tu veux de ta part.
Si je ne parviens pas à obtenir ce que je veux d'ici trois jours et que tes prestations me convainquent, je pourrais même te payer pour rester. Mais nous verrons cela le moment venu...
Il ne me reste pas beaucoup d'argent, donc nous n'achèteront rien avant de rentrer au village. Notre prochain repas devra attendre, alors j'espère que tu n'es pas pressée de déjeuner.
»


C'était la première fois que l'homme s'exprimait aussi longuement avec la Terranide dont il ignorait tout. Alors qu'il se dirigeait vers le seul bazar du village, trois hommes les remarquèrent et se mirent à les suivre discrètement en se tenant à bonne distance. Solis ne les remarqua pas du tout, preuve qu'ils n'étaient pas des débutants ou des brigands à la petite semaine.
Une fois au bazar, il acheta de la corde fine et de la plus résistante en plus d'herbes médicinales avec ce qu'il pouvait. Quelques petites pièces en main, il s'en débarrassa en achetant quelques miches de pain au cas où. Cela pourrait tout aussi bien lui servir d'appât que de coupe faim.

« J'espère que tu es prêtes pour chasser car nous allons avoir une longue journée. Garde les provisions pour le moment, nous les sortirons une fois sur place uniquement. Parle-moi donc des créatures que nous sommes susceptibles de rencontrer et ce que nous pourrons en retirer. Chaque pièce nous sera utile.»

Toujours suivis par les trois hommes mystérieux, les deux comparses quittèrent le village pour se rendre dans la forêt avoisinante pour trouver de quoi se nourrir et remplir leur bourse.

Journalisée

Tags:
Pages: [1]
  Imprimer  
 
Aller à:  

Powered by SMF 1.1.20 | SMF © 2006-2007, Simple Machines
Dream Away - Le Grand Jeu
ChatBox