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Le Grand Jeu - Forum RPG

Bad langage Discrimination Drugs Sex Violence Gambling

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Auteur Sujet: Besoin vital... Besoin mortel (PV Alex Sanderson)  (Lu 329 fois)
Lana Dubravka
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FicheChalant
« le: Juillet 10, 2018, 10:57:07 »

Juste un petit ruban noir et argenté dans les cheveux, dernière touche d'élégance. Je me regarde dans le miroir de mon dressing. Le bustier noir est parfaitement ajusté, et laisse à peine deviner la naissance de mes seins, ainsi bien mis en valeur. La jupe noire à mi-cuisses est sobre, apanage de femme élégante, assortie dans ce côté sombre aux bas et aux escarpins, qui font partie de l'image discrète que je veux, en ces conditions. Certes, les bas sont agrafés à un porte-jarretelles noir lui aussi, et la jupe cache une culotte sobre mais dont la dentelle est juste révélatrice, mais tout cela demeure de bon goût et sans ostentation. Noir, toute de noir vêtue, peut-être ne suis-je plus qu'une veuve noire, depuis que j'ai tué l'amour de ma vie ?

Je ferme la porte à double tour. Mon petit studio, au centre de Seikusu, me suffit, simplement parce qu'il m'offre un très grand dressing, qui m'aide à peaufiner mes tenues de « scène ». Et il a l'avantage d'être à quelques minutes à pieds, de mes deux « scènes » justement, le Cosy Blue et l'Oeillet rose.

Le Cosy Blue demeure mon petit café attitré. Etrange boutique, au cœur du quartier central de Seikusu,  là où se négocient beaucoup d'affaires qui rythment la vie de la cité, à la fois au dehors comme une bonbonnière rose malgré son Blue de nom, et vieux style anglais à l'intérieur comme on ne saurait imaginer. Savourer un café, négligemment installée dans un fauteuil club au cuir noir patiné, observer à travers les volutes parfumées ces hommes d'affaires pressés qui croient que leur vie dépend du contrat qu'ils négocient.

Leur vie ? Si fragile, si imprévisible. Il leur suffit de croiser mon regard, pour que leur vie bascule.

L'homme d'affaire est si prévisible ! Seul, loin de chez lui, il est à l'affût de tout ce qui porte jupon. Avec moi, il ne peut être que comblé, car je soigne toujours ce qui est sous ma jupe stricte, pour les affoler avant de leur dévoiler mon trésor.

L'homme d'affaire est si banal, le regard fuyant pour juste un coup d'oeil, le regard fuyant pour mieux regarder si ce sont des bas ou des collants, le regard acquiesçant à l'oeillade qui lui indique « Tu viens, chéri ? ».

L'homme d'affaires est si goujat, payant la chambre de l'hôtel L'oeillet rose, tout proche, en espèces, après qu'il ait enfin compris que la galanterie demeure malgré l'égalité des sexes, après avoir fait semblant de ne pas comprendre pourquoi celle qu'il suit a des besoins financiers.

L'homme d'affaires est si prévisible, il en veut pour son argent, il a les mains baladeuses et l'impatience grotesque, il roule des yeux quand j'ôte ma jupe et grogne quand mes lèvres enserrent son sexe, il se croit amant inégalable lorsqu'il ahane dans ma totale indifférence.

L'homme d'affaires est faillible, il se fait toujours surprendre lorsque j'attaque sa carotide, tranchante et fatale. L'homme d'affaires ne fera plus d'affaires, lorsque je jette par le vide-ordures ce corps qui m'a nourrie de son précieux nectar.

L'homme d'affaires ne me sert qu'à assurer mes besoins vitaux en sang, mais, parfois, quand le manque est trop criant, je dois me contenter de ce qui me passe sous la main, un SDF qui ne manquera à personne, une lycéenne en fugue qu'on ne retrouvera jamais, et d'autres auxquels j'offre de prolonger leur vie en faisant couler leur sang dans mes propres veines.

Quand j'entre dans le Cosy Blue, le calme me saisit, par rapport à l'animation au dehors, à ces étudiantes qui piaillent, à ces jeunes qui se déhanchent, à ces familles qui se chamaillent. À l'intérieur, tout est si calme. Un bref salut au barman, le rituel est toujours le même, moka d'Ethiopie, torréfaction très fine, ni sucre ni biscuit. Il le sait, il me l'apporte.

En attendant, j'ai jeté un coup d'oeil à la salle. Le vieux tout sec, à la vitrine, m'a l'air trop coincé; non seulement il ne doit pas être sujet à la gaudriole, mais il doit y avoir trop peu de nectar dans ce corps décharné. Le gros bedonnant, justement, est gros et bedonnant, et ça va avoir du mal à m'aider à faire semblant d'être excitée. La belle blonde, à la cinquantaine très classe, me tenterait bien ; son sang doit être aussi délicat qu'elle, et, rien que d'imaginer nos seins pressés l'un contre l'autre, tandis que se déverse en moi la vie qui part d'elle, me procure une délicieuse chaleur entre les jambes. Mais je n'ai pas l'air de lui faire le moindre effet.

La chasse commence très mal !
« Dernière édition: Juillet 11, 2018, 07:27:37 par Lana Dubravka » Journalisée

Alex Sanderson
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FicheChalant
« Répondre #1 le: Juillet 11, 2018, 11:01:01 »

J'arrive dans ce bar réputé être parfait pour boire un verre tranquille et discuter calmement. L'endroit a un certain cachet et surtout, il permet de décompresser après une sale journée. J'ai bon être originaire de cette ville, je n'y passe pas souvent. Et pour cause, je suis représentant pour une grande firme de vetements de sports. Je voyage donc beaucoup et ce n'est pas plus mal. Mon mariage d'amour s'est transformé en un espèce de cul de sac. Comme souvent, le temps a fait son oeuvre. Je n'ai beau avoir que 30 ans, j'ai la sensation d'en avoir plus quand je rentre chez moi. J'aime mon fils, j'aime ma fille, d'une certaine façon j'aime encore ma femme. Mais il n'y a plus cette passion entre nous, cette alchimie. Elle le sait, je le sais. Mais comme beaucoup, nous faisons semblants. C'est plus pratique, plus commode, plus socialement acceptable. On a une maison à payer, une vie confortable, pourquoi vouloir tout balancer ? Et puis il y a les gosses, une excuse parfaite pour se dire qu'un mariage doit durer.

Bref, quand je rentre chez moi, c'est toujours avec une drôle de sensation. D'ailleurs j'ai profité d'un rendez-vous en ville pour venir boire un coup ici avant de rentrer. De toute façon ma femme a appris à vivre sans moi et meme les gosses commencent à me voir comme un courant d'air. Je peux pas leur en vouloir meme si ironie du sort, je travaille beaucoup pour leur assurer un train de vie décent. J'ai annoncé rentré tard,cela ne surprend personne.

Je porte un costume noire avec une chemise blanche. Rien de bien particulier. J'ai enlevé ma cravate, je déteste en porter. J'ai laissé ma serviette dans ma voiture et j'arrive au comptoir et m'assit sur un tabouret. Je commande un verre de whisky. Ces derniers temps , je bois pas mal, sans doute pour oublier ce qui ne va pas dans ma vie quotidienne. J'echange quelques banalités avec le barman puis la remarque enfin. Elle est sur ma droite, et c'est presque incroyable de ne pas l'avoir vu directement.

Elle est magnifique, avec une beauté particulière et quelque chose qui irradie. Elle est froide mais chaude en même temps. Je la fixe de mes grands yeux verts alors que mes cheveux chatains foncés sont coiffés comme toujours, avec une ligne tracée sur le coté droit et les cheveux ramenés sur le coté gauche. Machinalement je touche mon alliance. Du haut de mon mètre 85 je me lève et vint m'asseoir sur le tabouret à coté d'elle en prenant mon verre.  Au fil du temps j'ai pris de l'assurance et il n'est plus rare de me voir me comporter comme cela. Je ne cache pas avoir eu quelques aventures. C'est la profession qui veut cela. J'en suis pas fier mais je l'assume. Et ca permet de me sentir vivant.

« Bonsoir. »

Je lui souris. Puis je dis ce qu'il faut dire en pareilles circonstances.

« Ca vous dérange si je m'asseois près de vous ? Je me présente Nicolas Jones représentant commercial. Mais tout le monde m'appelle Nick. »

je lui tends la main. Cette femme degage quelque chose c'est certain.
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Lana Dubravka
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FicheChalant
« Répondre #2 le: Juillet 11, 2018, 01:07:14 »

Sans doute sera-ce une journée sans nectar. Heureusement, je sais doser mes besoin, et je sens quand le manque va bientôt se manifester. Ça ne m’est heureusement arrivé que très rarement de souffrir du manque à me jeter sur le premier humain qui passe, fut-ce au mépris du risque. Mais mon corps se tordait tellement de douleur, qu’il me fallait à tout prix l’abreuver.

J’aime autant quand se prépare toutefois le prélèvement. Je ne sais si c’est un vice, mais j’apprécie d’autant plus, quand je cumule cela avec le plaisir sexuel. Inutile de me traîner chez un psy ! Je ne suis plus tout à fait humaine ; il ne pourrait pas comprendre, mais, au contraire, risquerait de m’attirer par son nectar.

Voilà deux jeunes qui entrent, à présent. Costume impeccable, voix discrètes, mes pensées s’envolent. Un plan à trois, leurs deux sexes en moi, leurs deux nectars alternés, une vraie orgie !
Mais je redescends brutalement sur terre, quand un « Bonjour » interrompt mon rêve. Je déteste ça ! Surtout quand un mièvre « ça ne vous dérange pas (…) » y fait suite. Là, je vomis ça, carrément.

Je quitte mon rêve, j’ouvre les yeux, furieuse. Je ne l’ai même pas entendu arriver, celui-là. Et que ses potes le surnomment Nick, je m’en tape. Par contre, son alliance, il ne peut pas la cacher, comme tous ces individus qui trompent bobonne en cachette. Tiens, je leur rendrais presque service, à ces épouses délaissées, à les débarrasser de leur mari volage, peu performant, et moche.

Celui-là, dès le premier regard, n’est pas tout à fait dans la même catégorie. Il pense peut-être aussi mal que ces goujats, il va peut-être même me faire le coup du « nous sommes un couple libéré » ou du « je vais quitter ma femme ». Mais, sa vie privée, je m’en moque, si les billets sont là, et si le nectar est bon. De toutes façons, il ne la reverra plus, sa femme, alors…

N’empêche qu’un mec qui me tend la main, surtout élégant dans la trentaine, presque beau gosse en fait, ça n’arrive pas tous les jours. En général, c’est plutôt le lourdaud genre « c’est combien pour la totale ? ». Sauf quand c’est moi qui susurre un délicat « laisse tomber tes dossiers, l’hôtel est juste à côté », en laissant suffisamment remonter ma jupe pour deviner la naissance d’un bas.

Celui-là, il est mignon, tous comptes faits, et j’imagine déjà ces jolis traits se crisper de stupeur et de douleur, alors que la mort emporte cette enveloppe charnelle, et que je jouis enfin de m’abreuver. Quoique, s’il n’est pas trop moche ici, il ne doit pas être trop mauvais au lit, et ce serait agréable de faire coup double, une bonne baise et une bonne saignée.

N’empêche que c’est mal barré, parce qu’un joli mec qui vous tend la paluche, genre « salut pote, on boit une bière », n’est pas forcément à l’image d’un amant fougueux qui ne demande qu’à se révéler. Non, décidément, même lui, il n’arrive pas à me dérider de cet étrange manque, à la fois de sexe et de sang. J’en ai assez de sans cesse devoir chercher une nouvelle source !

«  Ben oui, pas besoin de me demander ! Le bar est à tout le monde, même qu’il y a plein de place loin de moi. ». Au moins, c’est clair. Je ne suis ni Mère Térésa ni Ménie Grégoire. Je ne suis là ni pour l’écouter, ni pour le consoler, et encore moins poser sa tête sur mes seins, alors qu’il verse ses larmes de crocodile !
« Dernière édition: Juillet 11, 2018, 02:43:03 par Lana Dubravka » Journalisée

Alex Sanderson
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FicheChalant
« Répondre #3 le: Juillet 11, 2018, 01:42:43 »

Je prends la réplique cinglante dans le visage. D'une certaine façon je l'ai cherché même si j'ai toujours été un peu maladroit avec les femmes. J'ai beau être commercial, ca n'aide pas forcement avec le sexe dit faible. Je cache assez mal une certaine déstabilisation tout comme je dissimule mal l'attrait immédiat que j'ai pour elle. Elle me plait, c'est certain. N'ayant pas dit son prénom,, je présume qu'elle n'en a pas envie. Je n'insiste pas, de toute façon, je pense comprendre à qui j'ai à faire déjà. Elle n'est pas du genre causante ou à faire semblant. Bien, je vais essayer de pas l'oublier.

« En effet mais justement je préfère être près de vous. La vue est plus belle. »

Bon c'est pas glorieux comme réplique. Mais j'improvise, j'ai pas vraiment prévu de draguer ce soir et puis elle me plait. L'espace d'un moment je me demande si j'ai face à moi une call girl. Cela se pourrait mais ce n'est pas certain. Du coup,je me tais, et forcement le silence est malaisant. C'est pas mon genre mais cette femme me perturbe plus que prévu. J'hésite , boit quelques gorgées puis je me lance.

« Mon attitude est peut-être cavalière mais je ne vous ai pas abordé innocemment. Je vous trouve très séduisante. Libre à vous de trouve rma présence dérangeante, si c'e'st le cas , je m'en excuse et vais vous laisser. Mais si vous le permettez, j'aimerais vous offrir un verre. »

Il sera encore temps ensuite de faire plus amples connaissances. De toute façon, ce lieu est connu un peu pour cela aussi. Jouant un peu mon atout charme, je me fends alors d'un baise main. Comme pour réaliser une nouvelle introduction. Comme si je m'etais rendu compte que je m'étais comporté comme un blaireau finalement.

« Voilà qui sied mieux pour me présenter. »

je me fais un peu plus charmeur. L'avantage c'est que plus le temps passe, moins je me sens coupable d'éprouver de l'attirance pour d'autres femmes. Surtout depuis que je sais que ma femme a un amant. Cela aurait du me détruire mais finalement ca me soulage de savoir que je suis pas le seul à fauter. Peu importe qui sait d'ailleurs. Je sais juste qu'elle a un amant. Pourquoi ? Elle ne se plaint plus de ne pas avoir de vie intime avec moi. Je ne suis pas stupide, j'ai compris. Au fond, c'est mieux pour tout le monde non ?

« Vous êtes d'ici ? »

Faut bien parler non ? J'ai quand même la sensation qu'elle n'en a pas trop envie. Mais je le fais quand même parce que je suis comme cela moi. N'empeche il y a quelque chose détrange chez elle. Ca me parait de plus en plus clair. Mais quoi ?
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FicheChalant
« Répondre #4 le: Juillet 11, 2018, 02:48:16 »

« (…) près de vous. La vue est plus belle », il serait presque touchant, cet importun. Je ne le regarde que de côté ; avec l'habitude, je sais jauger celui qui a du fric ou pas, celui qui bande ou pas. Bon, lui, il est poli, c'est déjà ça : il ne me voit pas que comme un bout de viande à acheter sur l'étal, et à consommer sans modération, histoire d'en avoir pour son argent.
Ah, ces gros porcs qui éjaculent au bout de trois secondes, avant de s'endormir épuisés par l'effort, et qui me laissent ensuite carte blanche pour les saigner à ma guise, c'est presque trop facile. J'aime vraiment quand les yeux de ma victime reflètent le plaisir de l'éjaculation et la douleur de la morsure fatale. « Petite mort », dit-on. Moi, je dirais plutôt « belle mort », cumulant toutes les intensités.

Allez, celui-là, il ne doit pas être parmi les friqués ; peut-être même n'a-t-il retiré que quelques billets au distributeur, pour ne pas se faire démasquer par bobonne. Ce pourrait être sympa comme extra. Aucune chance pour lui de ne pas me donner son nectar, mais je pourrais peut-être faire abstraction d'une partie de mon fric, s'il tient vraiment bien la route au lit. S'il éjacule dès que je pose la langue sur son gland, pas la peine ! C'est morsure directe, et adieu.

« (…) je vous trouve très séduisante (…) j'aimerais vous offrir un verre », il est maladroit, mais ma propre froideur finit presque par me gêner. Mais, de là à me faire le baise mains, ça a le don de m'agacer au plus haut point.
« M'offrir un verre ? Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je savoure un café, un moka d'Ethiopie pour être plus précise ». La réponse fuse, et, pour la première fois, les yeux dans les yeux, sans le moindre état d'âme.
Eh oui, mon coco, il ne suffit pas de jouer le pauvre petit chou maladroit, pour m'arracher d'aimables paroles ! N'empêche qu'il a de ces yeux, jamais vu un vert si pur. Oh là là, j'ai intérêt à ne pas oublier pourquoi je suis ici, moi.

En tout cas, la connexion n'a pas dû se faire, parce qu'il ne réagit même pas quant au café. Je regarde le barman : « Tu me mets un autre moka, s'il te plaît, et sur mon compte à moi, bien à moi, hein ».
Je vais enfoncer le clou au dragueur d'opérette. Je suis là pour affaires, pas pour me laisser distraire par un bellâtre qui ne comprend rien.

« Vous êtes d'ici ? », pas de doute, j'ai tiré le gros lot. Niais ou lourd, j'aurais pu hésiter, mais, là, le doute n'est plus permis ; il cumule les deux. Il faut que je m'en débarrasse au plus vite ; même si je n'avais rien trouvé de folichon en arrivant au Cosy Blue, ce pot de colle va faire fuir toute opportunité qui arriverait.
« Ici, nous sommes dans un café, alors non ! », dis-je sèchement, sans même tourner la tête, ou plutôt en la tournant vers les deux mignons, et en replongeant dans mon délicieux rêve de plan à trois, mélange enivrant de fric, de sexe, de sang.
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FicheChalant
« Répondre #5 le: Juillet 11, 2018, 03:34:46 »

Je suis mauvais je me rends compte. Je fais tout de travers et elle le sait. D'ailleurs, elle se prive pas pour me le foutre dans la gueule comme on dit. Je passe vraiment pour un blaireau mais en même temps c'est un peu ce que je suis non ? Je ne sais plus trop quoi dire, quoi faire. C'est possible de tout effacer. Je bois quelques gorgées et vide mon verre. J'en commande un deuxième. Je suis rincé comme un boxeur devant le ko. C'est la première fois que j'ai l'impression d'être nul comme cela. C'est à cause d'elle ? Possible en tous les cas, elle a le don de me foutre minable.

« Je suis maladroit voir ridicule non ? J'ai jamais été un bon dragueur. Je sais vendre mes conneries mais me vendre moi c'est plus compliqué que prévu »

Pathétique il l'était mais touchant aussi. Je souris, c'est presque une torture. Dans quoi je me suis  embarqué. Je la regarde , elle a de l'allure cette femme. Nul doute du genre à vous broyer si vous arrivez l'arme chargé à blanc. Je regarde ma montre, ne dit rien, semble me désintéresser. C'est peut-être mieux ainsi. Je ne le vois  pas mais d'une façon les dieux sont avec moi. Le duo de jeunes qui auraient pu intéresser la belle et jolie rousse sont rejoint par deux filles. Du coup, sans savoir s'il ya un lien, je tente de me relancer. En étant honnête. 

« Je présume que c'est trop tard pour faire amende honorable et tenter de repartir de zéro « 

Je souris encore. J'ai du charme sans être un beau gosse . Mais il y a quelque chose, difficile de trouver mais j'ai du charisme et un joli regard. Un beau sourire aussi, alors que j'ai  laissé poussé un collier de barbe allant d'une oreille à l'autre. Non, c'est ce qu'on appelle une gueule. Et puis mes cernes, mon allure pas forcement la plus sportive au monde  sans etre un gros porc suintant me donne une allure d'homme vrai. J'ai mis longtemps à l'accepter mais finalement, je peux plaire aux femmes.

« Visiblement le mariage m'a fait perdre la main. »

Bon c'était faux parce que comme dit plus haut j' avais quelques aventures. Et puis j' n'avais jamais été un dragueur de compétition. Mais je  n'allait pas le dire clairement. J' aimais l'idée qu'elle puisse penser que j'avais eu mon  heure de gloire. Même si ca paraissait fort lointain et pour le moins utopique. Mais les hommes aimaient se vanter et je n'étais pas différent. Qui pourrait me le reprocher au fond ?  Je bois une autre gorgée, me disant qu'au pire, en rentrant chez moi ce soir, je pourrais embrasser mes enfants. C'est la vraie richesse d'un homme comme disait mon père. Et je commence à le comprendre mieux que personne. Car si les femmes passent, les enfants eux restent pour le meilleur comme pour le pire.
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FicheChalant
« Répondre #6 le: Juillet 12, 2018, 12:06:57 »

Et, en plus, il boit ! Il attaque son deuxième verre, quand je n'ai même pas effleuré mon deuxième café. Une fois, j'ai ainsi supporté une proie qui avait bu quelques verres. Son nectar était si immonde, que j'ai dû, en catastrophe, me rabattre sur le premier qui passait dans le couloir, pour effacer le goût de cette merde. Le lendemain, il manquait un serveur de l'hôtel à l'appel, et, vu qu'il était pakistanais, le patron s'est contenté de supposer qu'il était reparti dans son pays. Il n'a heureusement jamais pensé à regarder dans le vide-ordures ! Toujours est-il que j'eus deux victimes et beaucoup de stress ce soir-là.

Alors, je ne vais pas recommencer avec celui-là. Il n'a qu'à boire tout seul.
« Je suis maladroit voire ridicule (...) me vendre moi c'est plus compliqué que prévu »
Mon pauvre garçon, tu es même en dessous de la vérité. D'ailleurs, même si je n'étais ici que pour me faire sauter, je te trouverais tout aussi pathétique. T'es plutôt beau gosse, c'est vrai, mais, quitte à prendre mon pied avant de faire couler ton sang en moi, autant que j'y prenne du plaisir. Et là, à part te lamenter sur toi, et me glisser un ou deux compliments archi-convenus, bah rien ! Je suis là pour affaires, et pour me nourrir aussi, pas pour épancher tes états d'âme.

Mais, en fait de plaisir, je prends la douche froide, quand je m'y attends le moins : les deux beaux jeunes hommes de mon plan à trois sont rejoints par deux pétasses qui ma gâchent le rêve. Et puis, en saigner quatre serait absurde, quand le nectar d'un seul me suffit pour aujourd'hui. Il ne faut pas gâcher la marchandise.
Je suis sure que mon soupirant a deviné mes pensées, car il revient à la charge, toujours aussi maladroit : « (...) tenter de repartir de zéro ». Il est tenace, il faut le reconnaître.
Et, quand je regarde alentour, dans la salle, il est même la moins mauvaise des solutions pour être sure de m'abreuver aujourd'hui. Il est plus maladroit que méchant, mais j'ai souvent eu pire à supporter, pour enfin me délecter. Il n'est pas moche du tout, même s'il ne saurait égaler Stevan. Il devrait encore avoir de la vigueur sexuelle à son âge, même s'il ne saurait égaler Stevan. Allez, s'il n'a pas la somme que j'attends, je serai même complaisante, l'essentiel étant avant tout de m'abreuver d'un nectar de bonne qualité.
Bref, je vais quand même faire un effort, plutôt que de rentrer bredouille.
« Je... »

« Visiblement le mariage m'a fait perdre la main. »
Ma phrase, signe d'acceptation, reste en suspens dans ma gorge, non parce qu'il me coupe la parole en parfait goujat, mais parce que je ne m'attendais pas à ça, du moins pas de sa part. Je le sais qu'il est marié vu son alliance, mais je m'en moque de ses problèmes de couple. Si on prend une chambre, ce n'est pas pour parler de sa femme pendant des heures, à moins que le saigner soit sa délivrance.
« Perdre la main ? Vous avez vraiment de drôles d'expressions ! » lui réponds-je, cette fois en le regardant les yeux dans les yeux. Oh, ses yeux, ses beaux yeux, deux perles brutes.  Je ne sais pas s'il a perdu la main ou autre chose, mais il a dû en faire tomber avec son regard.

Heureusement que la clochette de la porte d'entrée tinte, livrant le passage à un beau méditerranéen au teint hâlé et aux cheveux noirs impeccablement arrangés, pour m'éviter de tomber dans le panneau de ce regard fatal.
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Alex Sanderson
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FicheChalant
« Répondre #7 le: Juillet 12, 2018, 11:39:24 »

Je fais une nouvelle grimace. J'ai l'impression d'utiliser un langage qu'elle ne connait pas. Ou que mes mots sont mal choisis. Néanmoins, j'ai l'impression que quelque chose a changé chez elle. Je me sens épié d'une drôle de façon. D'ailleurs elle a commencé sa phrase. Mais elle ne l'a pas fini. Ca veut dire quoi cela ? Son attention semble soudainement ailleurs. Je comprends rapidement sur quoi. Un mec vient de rentrer, une allure plutot plaisante. Je  me rends compte qu'elle est ici pour cela. Qu'elle semble à la recherche d'un homme pour la soirée. Je peux me tromper mais je sais quand même décoder certains signaux. Et là je me dis que je commence à capter pourquoi ce que j'ai pu dire semblait lui faire autant d'effets qu'un clown sur un mort.

« Vous alliez dire quoi ? »

J'essaie de la ramener vers moi. Je garde à l'oeil le mec qui vient de rentrer. Il s'est assit et tapote nerveusement son portable. Il semble attendre quelqu'un, il se lève une fois, puis s'assied de nouveau. Il envoie chier la serveuse qui vient vers lui. Je ne dis rien, j'attends, peut-être que c'est maintenant que tout se joue. Elle pourrait aller le voir mais elle semble attendre un je ne sais quoi.  Je ne parle plus, de toute façon, à chaque fois me suis enfoncé. Parfois mieux vaut se taire non ?

Je continue donc de jouer au voyeur. Un coup je la mate elle, un coup c'est lui. Il finit par se lever , mécontent, le portable sur l'oreille. Il se dirige vers la sortie. J'attends, elle aussi. Il n'a pas l'air de revenir. Est-elle frustrée ? Elle en laisse rien paraitre mais mes chances remontent du coup. Je vais pas m'en plaindre. J'attends de voir, je vais sur mon téléphone, pas de message. Il fut un temps ma femme aurait essayé de savoir quand je rentrais mais plus maintenant. Autre temps,autres moeurs.

Je range mon portable, j'attends de voir ce qu'il va se passer. Je touche mon verre mais ne boit plus pour l'instant. Je picore une ou deux cacahuètes. La question qui me taraude est de savoir si c'est une professionnel ou pas. Elle n'a pas l'air de l'être mais d'un autre côté son attitude sans équivoque pourrait l'indiquer. Et puis à quoi on peut reconnaitre une call girl ?

Ce début de soirée prend une drôle de tournure. Je pourrais rentrer chez moi et éviter de me prendre un camouflet mais j'ai envie d'attendre. Bizarrement je me laisse un peu aller à la mélancolie. A quel moment ma vie a dérapé ? Pourquoi je préfère rester dans ce bar plutot que rentrer chez moi ? Pourquoi je me retrouve ici a espérer qu'une inconnue m'accorde de son temps ? J'ai du merdé quelque part mais je ne sais pas où. Et au fond est-ce si important ?

Je me tourne de nouveau vers elle. Surement qu'elle sent que je la désire. Je suis pas tres discret en plus. Mais ce n'est plus important. Elle doit savoir ce que je veux . Et elle est plutot directe non ? En tous les cas elle me plait. Et je la fixe de mes grands yeux verts.
« Dernière édition: Juillet 13, 2018, 10:33:39 par Alex Sanderson » Journalisée

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FicheChalant
« Répondre #8 le: Juillet 13, 2018, 11:17:29 »

« Ouais, c'est ça, casse-toi ! »
Je ne réalise que trop tard que ma phrase n'a pu qu'être captée par mon voisin. Mais c'était plus fort que moi ; ce bellâtre tombe juste à point pour se montrer bon amant avant de m'offrir son sang, et ainsi préserver celui qui insiste juste à côté, et voilà qu'il se barre, accroché à son maudit portable.

Je vais devoir me rabattre sur mon voisin, mais je commençais à le trouver mignon avec sa maladresse, un amant normal pour une femme normale, un baiseur occasionnel pour un cinq à sept. Sauf que je ne suis dans aucun de ces cas de figure !

J'ai envie de fric !
J'ai envie de sexe !
J'ai envie de sang !

Lui, le fric, j'en doute.
Lui, le sexe, ça se pourrait.
Lui, le sang, j'aimerais le préserver.

Premier bon point, contrairement à l'autre, il a fourré son portable en poche. Il a déjà dû prévenir bobonne qu'il ne rentrerait pas ce soir, pour cause de client important qu'il sort au resto.en fait, c'est plutôt une cliente qu'il amène à l'hôtel, mais ça ne se dit pas dans les couples amoureux.
« Alors, nous en étions où ?

De toutes façons, je n'ai plus vraiment le choix. Il me faut ma dose de sang absolument avant minuit. Pas envie d'une lycéenne bourrée aux drogues de synthèse. Pas envie d'un clodo bourré au picrate de base. Peu d'espoir de voir entrer un client beau, riche, malléable.

Ça me gêne pour mon voisin, mais, après tout, c'est lui qui insiste pour mourir. Moi, je ne l'y force pas, je le laisse même libre de partir. D'ailleurs, en dernier recours, je me dis que je pourrai toujours trouver quelque voyageur à l'Oeillet rose, qui m'ouvre spontanément sa chambre.

Je ne force personne, moi ! Ce sont les hommes qui viennent naturellement à moi. C'est à eux de savoir à quoi il s'exposent. Mais, après tout, ne leur offre-je pas la plus belle des morts, dans le double orgasme du sexe et du sang ? Sans moi, ils seraient peut-être morts, des années plus tard, dans d'atroces souffrance, alors que, là, ils vont direct en enfer d'avoir pris leur pied.

« Eh ben, vous n'êtes plus très bavard, d'un coup ! »
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Alex Sanderson
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FicheChalant
« Répondre #9 le: Juillet 14, 2018, 11:31:59 »

Comme je le supposais elle etait en chasse. J'avais entendu quelque chose d'à peine audible mais qui confirmait ma pensée. Cette femme avait visiblement envie de compagnie ce soir et ce mec était clairement son premier choix. Sauf que maintenant, il n'était plus là et qu'elle revenait vers lui sans aucune gêne. Nick' aurait pu se sentir vexé mais il ne l'était pas. Au contraire, je préférais voir le positif et me dire que j' avais désormais vu ses chances monter en flèche. Il n'y avait plus grand monde pour venir me faire de l'ombre.D'ailleurs , elle avait cette fois entamé la conversation elle meme. C'était un signe qui ne trompait pas.

«  Pas grand chose vu que j'avais pas vraiment fait bonne impression jusqu'ici. »

Je lui fais comprendre à ma manière que je ne suis pas dupe de ses intentions. Mais que je suis pret à jouer le jeu qu'elle m'attribue et le role qui va avec. Je ne touche plus mon verre , d'autant que désormais je risque de devoir payer physiquement de ma personne. D'ailleurs, je ne vois plus de raison de vouloir sauver les apparences.  Désormais, elle comme moi savons plus ou moins ou cela va se terminer et comment. La seule question c'est de savoir si je vais devoir payer pour cela.

« Mais de toute façon je pense que j'ai compris que vous n'etes pas vraiment ici pour discuter. »

Je lui souris. Malgré tout je sais y faire pour tenter de sauver le coup. Il ne faudrait pas qu'elle fuit ou qu'elle aille se rabattre sur un autre. Mais cela me parait quand meme fort improbable. Je pense qu'au fond, elle a fait son choix et qu'elle a décidé de me laisser ma chance.

« Je réserve une chambre ? »

C'est que je commence à prendre de l'assurance en plus. N'empeche cette femme a un truc. Je sais pas quoi mais elle est pas comme les autres. Deja elle a une beauté froide. Du genre à vous glacer le sang. Mais en meme temps j'ai l'impression que c'est un volcan pret à exploser. Et je cache pas que ce double sentiment attise chez moi une curiosité des plus fortes.

J'attends donc sa réponse. Je ne doute pas qu'elle va me la donner rapidement, peu importe ce qu'elle dira, j'ai au moins compris qu'elle est du genre direct, droit au but. Et que si jamais je suis à côté de la plaque, la sentence tombera vite et rapidement. Mais je ne pense pas me tromper. Cette femme je vais me la faire finalement.
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