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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Let's hunt! [Cirillia]  (Lu 2151 fois)
Cirillia
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FicheChalant
« Répondre #75 le: Décembre 11, 2018, 01:56:53 »

Un combat contre un Hurleur n’était pas un combat à prendre à la légère. Monstre massif et puissant, le Tschart était aussi rapide, véloce, capable de bondir sur place, se débrouillant pour toujours vous faire face. En tant qu’ancienne sorceleuse, Cirillia avait évidemment entendu parler de ces monstres, et en avait même déjà chassé un une fois... Avec une bonne compagnie, et en ayant eu le temps de se préparer efficacement. Là, elle sortait du lit, et, même si elle portait son corset, elle n’avait pas pu enfiler son armure, ni préparer de précieux élixirs. Elle n’avait donc que son épée, face à ce puissant monstre. Une situation suicidaire à plus d’un titre, mais il était impossible de fuir sans prendre le risque que le Hurleur ne vienne attaquer son cheval.

Ciri’ vit le Hurleur s’en prendre aux soldats désemparés et désorganisés. Le sergent de l’équipe n’était pas de taille pour un tel monstre, et, plutôt que de chercher à le contourner, ordonnait stupidement à ses hommes d’attaquer le monstre. Or, sa figure était une partie extrêmement bien protégée, et Ciri’ vit le monstre frapper un autre garde, qui poussa de rudes hurlements de douleur. De son côté, June avait eu la sagesse d’esprit de se replier prudemment dans les buissons, et en profita pour invoquer une créature morte... Un cheval-zombie qui s’élança sur les flancs du Hurleur, surprenant ce dernier.

Agacé, le Tschart se retourna vers cette créature, et la frappa au flanc, ce qui blessa le cheval, mais ne mit pas fin à ses assauts, puisque la créature continua à attaquer, frappant avec ses sabots la tête du Hurleur en se redressant.

*Bordel...*

Puisant encore dans ses Signes de sorceleur, Ciri’ invoqua le signe de Quen, et un halo doré vint l’entourer, nécessaire afin de la protéger. Elle courut ensuite, rejoignant les soldats blessés.

« Repliez cette bête, nous vous laisserons la vie sauve ! cria le sergent.
 -  Arrêtez d’être cons, je n’ai pas invoqué ce monstre ! » s’énerva la sorceleuse.

Elle leur expliqua qu’il fallait attaquer le monstre dans le dos, car sa peau était moins épaisse que sur le visage.

« Vous perdez votre temps et la vie de vos hommes en l’attaquant de front.
 -  Mais je...
 -  Bordel, ressaisissez-vous ! Un Hurleur ne devrait pas se trouver dans cette forêt. Sa présence est liée à la véritable cible que vous devez traquer, sergent, pas à nous. »

Désemparé, le sergent acquiesça, tandis que Cirillia constata que la diversion de June n’avait plus cours. Le Hurleur avait embroché le cheval zombie avec ses cornes, et l’avait déchiré en deux, balançant les deux parties mortes du cheval à droite et à gauche, avant d’écrabouiller la tête du cheval d’un solide coup de patte. Cirillia se rapprocha alors du Hurleur, et, pour attirer son attention, lança le Signe d’Ignii sur son visage, des flammes légères venant le toucher.

Surpris, le Hurleur se retourna vers elle, et gronda sur place. Ciri’ se déplaçait lentement, afin d’offrir aux hommes du sergent une meilleure ouverture pour attaquer la bête, tandis qu’elle-même se retrouvait dans un pastiche fantastique de David contre Goliath. Furieux, le Hurleur frappa avec ses deux pattes avant sur le sol, puis chargea brusquement. Cirillia bondit sur le sol, profitant de sa petite taille par rapport à celle du monstre pour éviter sa charge, et se retrouva sous son corps. Elle roula rapidement sur le côté, mais, sans ses élixirs pour améliorer sa vitesse, ne put que se recevoir un coup de tête du Hurleur qui pivota brusquement.

Son halo doré vola en éclats, et elle tomba au sol. La corne du Hurleur avait atteint Ciri’ quand le Hurleur s’était retourné, et avait touché la femme au ventre. Le Signe de Quen l’avait sûrement sauvé de la mort, mais elle avait tout de même mal. Las, le Hurleur n’était pas décidé à la laisser se reposer, puisqu’il se retourna face à elle. Sur le sol, et dans un geste désespéré, Cirillia puisa à nouveau dans ses Signes, et lança le Signe d’Aard, ce qui provoqua une onde de choc qui frappa le Hurleur au visage, le déstabilisant pendant quelques secondes.

Le monstre se rapprocha ensuite pour en finir avec son horripilante proie... Quand il hurla de douleur. Ayant récupéré une lance, le sergent avait lancé cette dernière, et l’arme avait touché le monstre dans le dos. Le projectile s’enfonça dans sa chair, faisant couler le sang du monstre, qui se retourna brusquement, furieux, vers les soldats.

Cirillia se redressa alors, et courut vers le monstre, puis prit appui sur l’une de ses pattes arrière pour bondir dans les airs. Tenant à deux mains son épée en argent, conçue contre les monstres, elle l’abattit sur le dos du monstre, transperçant sa chair, et le faisant encore hurler de douleur. Le Hurleur manqua même de tomber au sol, avant de se rétablir, et se débattit furieusement, jusqu’à faire tomber Cirillia, qui atterrit à côté des buissons où June s’était dissimulé... Sans son épée en argent, qui était restée sur le dos du monstre.

Blessé, le Hurleur était fou de rage, comme une bête acculée. Là encore, le défaut de préparation se faisait sentir, car Ciri’ aurait normalement dû enduire sa lame d’une huile toxique, quelque chose qui aurait aggravé encore les blessures du Tschart.

Ciri’ disposait encore de son arbalète à répétition ainsi que de son épée en acier, mais elle ne comptait pas abandonner son épée en argent, qui était plus que jamais indispensable dans cet environnement hostile.

« Il faut en finir avec ce foutu monstre... »

Elle se releva douloureusement, tandis que le Hurleur avait encore réduit en charpie un autre des chevaux des soldats...
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June Wier
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« Répondre #76 le: Décembre 13, 2018, 07:26:09 »

La morbide création du nécromancien vola en deux morceaux séparés. June regarda les fragments de cheval voler par-dessus les buissons où il s’était dissimulé, cherchant l’inspiration dans la trajectoire de la bidoche. En vain. La magie était souvent une affaire de préparation, et la sienne ne faisait pas exception dans la mesure où il prévoyait bien souvent des sorts tout prêts à être utilisés dans l’urgence. Le garçon tâta le fond de sa sacoche. Il lui restait bien quelques os et plumes capable de pénétrer la chair, mais il doutait franchement de leur efficacité face à la carapace de ce monstre.
Au moins la distraction de l’équidé mort-vivant eut-elle le mérite de créer une ouverture pour ses alliés. June suivit avec anxiété les gesticulations de Cirillia, les roulades et les saltos, une souplesse avec un soupçon d’érotisme, songea-t-il brièvement, mais le Tschart était loin d’être épuisé. Fort heureusement, les invectives de la jeune femme semblaient avoir ravivé le courage des soldats, lorsque le nécromancien vit une lance fendre l’air pour perforer la créature, permettant à la jeune femme de le poignarder grièvement à son tour.

*Blessé, il est encore plus hystérique maintenant…* Songea June tandis que Cirillia retomba lourdement parmi les buissons de groseilliers où il s’était réfugié.

Saisi par l’inquiétude, June rampa prudemment vers la jeune femme, mais ravala aussitôt ses interrogations en la voyant se remettre sur pied aussitôt. Elle avait suffisamment prouvé qu’entre eux deux, la sorceleuse était de loin la plus solide, et ils avaient de plus grandes préoccupations que l’état du postérieur de Cirillia. Le Hurleur s’agita de plus belle, rendu fou par la douleur, et ses mouvements erratiques le conduisirent à embrocher un autre cheval, désarçonnant son cavalier.
Le chuintement d’une lame juste derrière lui tira brusquement June de ses pensées. A peine tenta-t-il de se retourner, qu’une forte main gantée vint se coller contre sa bouche, en même temps que le fil glacé d’une épée menaçait sa gorge. Derrière lui, le soldat respirait fort, très certainement de frayeur, et ses doigts s’agitaient nerveusement. Le nécromancien tenta de protester à travers le gant, mais l’homme pressa l’arme sur son cou tandis que le Hurleur continuait son horrible carnage.

« Arrête-le tout de suite !... J’ai vu que ce t’as fait, c’est toi qui l’a fait venir !... Stop ça maintenant ou je te saigne ! » Aboya le garde derrière lui.

Encore, et toujours, June jouait de malchance. Dans la mesure où il venait d’utiliser sa magie blasphématoire aux yeux de tous, devant des hommes terrifiés et  démunis face ce monstre infernale, c’était une réaction logique, mais difficile à prédire. Le soldat ne cessait de trembler. Le nécromancien jeta un coup d’œil craintif vers Cirillia, mais dans cette situation, il n’était rien qu’elle puisse faire sinon empirer encore davantage les choses grâce son tact légendaire.
Le Tschart résolut la prise d’otage de lui-même. Alors que June commençait à paniquer sous la menace de l’épée, le Hurleur blessé, enragé de courir après les chevaux éparpillés, se retourna brusquement. Le soldat tenait fermement le nécromancien contre lui, le regard fou, surveillant la sorceleuse, et le trio offrait de très belles cibles immobiles. Dans un nouvel hurlement à vous déchirer les tympans, le monstre prit son élan et chargea droit devant lui, renversant au passage hommes et chevaux comme des quilles.

« Lâchez-moi ! » Hurla June d’une voix suraiguë, cherchant à s’extirper  vainement de la prise du soldat en voyant la créature se précipiter sur eux.

La situation vira au cauchemar en quelques secondes. Monstrueuses cornes en avant, le Tschart fonçait dans leur direction et, face à cette vision de mort certaine, le nécromancien paniqua complètement, au même titre que le garde collé dans son dos. Le soldat lâcha son épée puis, dans un accès de terreur, repoussa le pauvre June devant lui pour courir dans la direction opposée.
L’instant lui sembla se dérouler au ralentit : le tintement métallique de l’épée heurtant les pierres, les hurlements du Tschart, le fracas de ses sabots, quelqu’un hurlant son nom, le sol qui se précipitait à sa rencontre tandis que June perdait l’équilibre pile sur le trajet de la créature…

*Je suis mort…* La pensée lui traversa l’esprit comme un glas funèbre alors qu’il atterrit lourdement par terre.

Dans un mouvement désespéré, le nécromancien releva les yeux, vit la masse noire sur lui et roula sur le côté, en se recroquevillant du mieux qu’il put. Le Tschart, voyant sa cible à terre, avait ajusté sa course et l’une de ses cornes se planta exactement à l’endroit où se tenait June une seconde plus tôt, le ratant de justesse. Mais le nécromancien n’était pas sauvé pour autant. Lorsqu’il rouvrit les yeux, ce fut pour découvrir le ventre du Hurleur juste au-dessus de lui, alors que sa roulade l’avait malheureusement conduite sous ses pattes.
Le monstre hurla, et pivota à nouveau, avec une vitesse surprenante pour sa taille, afin de piétiner le nécromancien à terre. Celui-ci roula à nouveau sur lui-même, en pleine panique contrairement à Cirillia, esquivant par chance et de justesse un monstrueux sabot. Le Tschart hurla de frustration, tandis que le garçon cherchait maladroitement à ramper hors de portée. June ne réfléchissait plus, il avait complètement perdu son sang froid et ses gestes étaient conduis par de pures réflexes de survie.

Une solution désespérée s’imposa à cet instant dans son esprit. Un sort extrêmement dangereux car il nécessitait un contact physique avec des entités tenant de la magie noire, redoutables par définition. Plutôt que de chercher en vain à fuir, June se jeta à plat ventre sous le monstre, saisissant fermement l’une de ses pattes putrides entre ses doigts et mobilisa sa magie. Bien des noms furent donnés à ce type de magie, mais le principe, similaire au vampirisme, restait fondamentalement le même, et surtout mortel.
Le Tschart poussa un hurlement dément quand les yeux du nécromancien brillèrent d’un éclat verdâtre. Alors que sa force vitale se retrouva aspiré dans les mains du garçon, littéralement vampirisé par magie à travers les doigts de June, il s’affaiblissait d’autant plus vite. Le monstre leva sa patte, trainant le garçon sur le sol pour essayer de se débarrasser de cette sangsue humaine qui se cramponnait à lui, mais les mouvements de la créature manquaient déjà de force pour le détacher.

Une impressionnante aura de magie noire émanait des lieux, tandis que le Tschart poussa les pires hurlements qui soient, gesticulant désespérément tandis que sa vie s’écoulait hors de son corps, nourrissant le nécromancien. La chair du monstre semblait se flétrir, comme s’il vieillissait à vue d’œil, avant qu’il ne chute finalement à terre, mourant d’épuisement en quelques secondes.
Dans un énième cri de panique, June lâcha la patte du Hurleur désormais mort pour se dégager, mais trop tard… Des dizaines de kilos de muscles puants s’effondrèrent sur lui, le coinçant là-dessous !
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Cirillia
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« Répondre #77 le: Décembre 17, 2018, 01:40:52 »

Le combat contre le Hurleur était particulièrement intense. Même blessé, le monstre restait très dangereux, continuant à se battre contre ses ennemis sans relâche. Malheureusement, Cirillia commençait à manquer d’options, et avait récupéré son arbalète à répétition lorsqu’elle vit le Hurleur charger June, qui avait été accaparé par un soldat paniqué.

« JUNE !! »

Par un miracle inespéré, le jeune homme réussit à sauter au sol, évitant la charge du monstre. Le reste devint ensuite nettement plus confus, car le Hurleur avait choisi de s’en prendre à June. Avec son arbalète, Ciri’ décocha quelques carreaux, ciblant les points faibles du monstre, espérant détourner son attention, mais sans succès. Le Hurleur continuait à s’en prendre au jeune homme, alors même qu’il ne représentait, sur le coup, aucune menace par rapport aux autres.

*Ce n’est pas normal...*

La présence du Hurleur ici, pour commencer. Était-ce un simple hasard qu’une créature n’ayant normalement rien à faire dans cette région se soit retrouvée là, dans leur grotte ? Ce seul élément était trop inhabituel pour ne pas être douteux. Mais, ensuite, le Tschart s’en prenait spécifiquement à June, et ce alors que Cirillia l’avait tout de même fait souffrir. Alors que June se crispait à la patte arrière du Hurleur, Ciri’ en vint à la réflexion que tout ça n’était sans doute pas dû au hasard. Et si quelqu’un avait envoyé le Hurleur sur eux ?

Au moment où elle se faisait cette réflexion, June puisa dans sa redoutable magie noire, et affaiblit le monstre. June se livrait à un autre de ses redoutables sorts dont il avait le secret, aspirant la force vitale du monstre... Visiblement en lui. Cirillia ne pouvait rien faire pour l’aider, et vit le Hurleur continuer à se débattre, avant de pousser d’horribles borborygmes. Les soldats, eux, se regroupaient laborieusement. La moitié de leur troupe avait été tuée, ainsi que plusieurs de leurs chevaux. Impuissants, ils virent alors la terrible bête s’effondrer lourdement... Sur June.

« June ! »

Cirillia se précipita vers la carcasse puante du monstre, et entreprit d’extirper June de là. La carcasse du monstre était bien plus faible que prévu, sans aucun doute une conséquence de la magie noire de June, et elle put ainsi l’aider à sortir de là en le tirant... Et constata, avec aigreur, que la magie avait un coût.

« Par les dieux... »

En absorbant la force vitale du monstre, June s’était aussi provisoirement transformé. Ses yeux étaient d’une noirceur abyssale, et des cornes avaient poussé sur son visage, évoquant les traits du Hurleur. Quant au reste de son corps, il s’était recouvert d’une étonnante fourrure.

Ciri’ eut à peine le temps de dire quoi que ce soit qu’un carreau d’arbalète transperça la poitrine de June.

« Des sorciers !
 -  Arrêtez vos conneries, ce... »

Mais un autre carreau frappa également Ciri’ entre ses seins, et elle tomba au sol. June convulsait sur place, la magie noire suintant de son corps, tandis qu’un soldat s’approchait avec une pierre magique en obsidienne, permettant de lutter contre les effets de la magie.

« Conduisez-les à Valroy ! »

Ce fut tout ce que Cirillia entendit, avant de tomber dans les pommes.



Forteresse austère et massive, Valroy était le chef-lieu militaire de la région, un fort au milieu de la forêt, bâti sur une colline. Ce puissant fort abritait dans ses soubassements de profondes prisons. Valroy était une structure entièrement militaire. Il n’y avait pas de villes entre ses murs, mais des casernes militaires et des entrepôts stockant la nourriture que les villes environnantes apportaient.

Pour convoyer Cirillia et June ici, les soldats avaient utilisé un chariot avec une cage, traversant rapidement plusieurs lieues pour rejoindre Valroy.

June se réveilla quand un seau rempli d’eau glaciale lui fut jeté à la figure. Nu, il était dans un cachot sombre et sinistre, devant plusieurs gardes, retenu par des sangles aux poignets et des chaînes aux chevilles, suspendu en l’air. Devant lui, un homme à la mine patibulaire, avec une cicatrice barrant son œil gauche, le regardait longuement.

« J’ai du mal à croire qu’un gringalet pareil soit responsable de tout ce fatras ici... »

Plusieurs bourreaux l’accompagnaient, aiguisant dangereusement leurs fouets et autres instruments de torture... Et, autour du cou de June, on avait pris soin de lui mettre un pendentif avec un cristal en obsidienne.

« Mais les relevés sont formels, et les témoignages clairs, vous êtes un mage noir, et avez fait usage de nécromancie, une pratique interdite par nos lois. »

La descente infernale semblait devoir se poursuivre pour June, mais visiblement aussi pour Cirillia, qui avait été séparée de June...
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« Répondre #78 le: Décembre 21, 2018, 08:23:17 »

Le sommeil du nécromancien était parcouru d’atroces cauchemars. Une horrible pulsation sourde, lancinante, semblait le poursuivre dans les méandres d’un brouillard dense, et il avait la désagréable impression d’être frigorifié. Celui-ci fouillait désespérément l’épaisse brume en appelant Cirillia à l’aide, mais le garçon avait beau crier à pleins poumons, seul l’écho d’un monstrueux hurlement lui répondait. Était-ce une nouvelle abomination ? Il se figea un instant pour tenter de localiser ces horribles vociférations. Glacé d’effroi, le nécromancien se rendit soudainement compte que ces grognements provenaient  de sa propre gorge…
June se réveilla en sursaut, et seul le seau d’eau glacé l’empêcha de hurler de frayeur en lui coupant brutalement la respiration. La bouche du garçon chercha l’air en s’agitant comme un poisson hors de l’eau, et il mit plusieurs minutes avant de revenir à la réalité. Ses bras lui faisaient atrocement mal, et il était glacé jusqu’au os. Le nécromancien cligna des yeux, découvrant peu à peu la cellule, les hommes déplaisant l’entourant, les chaines qui l’emprisonnaient, et sa nudité complète.

« Vous avez entendu ce que je viens de dire ? Vous avez intérêt à nous dire où se trouve votre repaire, grotte, ou je ne sais quel trou où vous avez caché vos horreurs. Nous savons qu’il s’agit du marais, mais où exactement ? »

« H-hein ?... »

Le geôlier soupira de mécontentement. Quant à June, il était complètement perdu. Le combat contre le Hurleur, le contrecoup de sa magie noire, l’avait laissé sur le carreau, et il ne comprenait que très lentement la situation désastreuse dans laquelle il était. Le nécromancien jeta des regards affolés autour de lui, réalisant peu à peu que non seulement il était nu et attaché sans défense, mais également qu’on avait complètement bloqué sa magie.

« Mais… Je-… Nous n’y sommes pour rien !... Ce n’est même pas moi… Nous avons aidé le village et on a été attaqué aussi… »

« Ça m’est égal. » Le coupa le gardien. « Vous êtes un nécromancien, c’est avéré et interdit par la loi ! Le Duc veut des aveux, pas la vérité, et on est justement là pour en avoir… »

L’homme patibulaire fit signe aux trois autres restés en retrait. Ceux-ci se mirent aussitôt à préparer, là des tenailles, ici des fouets et une ribambelle d’instruments tous plus menaçants les uns que les autres. June sentit l’affolement le gagner. La situation était désespérément simple : le garçon constituait le coupable idéal, et on allait le servir en pâture comme exemple, sans même écouter sa version des faits.

« A-Attendez !... Cirillia, elle peut vous le dire elle-aussi !... Elle était avec moi… Elle a vu que ce n’était pas moi… ! »

« Ah oui, la femme… » Le geôlier se gratte sa barbe éparse. « On va s’occuper d’elle après, ouais. Quoique on se demande encore qui est la femme entre vous deux... »

Des éclats de rire se firent entendre à cette boutade, que June n’apprécia guère, en même temps que le bruit menaçant d’une lame qu’on aiguisait. L’un des tortionnaires plongea la pointe d’un pieu de fer dans le petit brasier éclairant la cellule, le faisant tournoyer jusqu’à le faire chauffer à blanc. En proie à la panique, June regarda ensuite l’homme s’approcher lentement avec le tisonnier brûlant.

« Non !... Pas ça… Ce n’est pas moi ! Je n’ai fait qu’aider !... » Gémit-il, au bord des larmes

Le nécromancien se savait parfaitement incapable de résister à la torture, douillet comme il était. June savait donc parfaitement quoi faire dans des circonstances aussi désespérées : avant même que le tisonnier ne le touche, il tomba dans les pommes.
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FicheChalant
« Répondre #79 le: Décembre 24, 2018, 08:47:50 »

Cirillia se réveilla nue et attachée dans une autre cellule, similaire à celle de June au niveau de la décoration. Un endroit sinistre et glacial, où elle était attachée à un chevalet. Elle retrouva rapidement ses esprits, en comprenant qu’elle avait été piégée par les soldats. Ceux-ci avaient paniqué devant les effets de la magie noire sur le corps de June, et avaient réagi comme tout bon soldat digne de ce nom, en les neutralisant. Un guérisseur avait sûrement dû les soigner, car Ciri’ avait le souvenir d’avoir été attaquée et transpercée par un carreau d’arbalète. Elle ne se faisait alors aucune illusion sur le fait que le capitaine local avait dû pondre un rapport très édulcoré et très différent de sa propre version des faits, en disant que sa patrouille avait été attaquée par un Hurleur commandé par un nécromancien et par une mercenaire le protégeant. Ils formaient les suspects idéaux pour justifier les récentes attaques de barghests et de monstres. Qui viendrait les défendre ? Il n’y avait qu’à Nexus, au sein de la capitale, que les suspects pouvaient avoir des avocats. Ici, dans les profondeurs des royaumes alliés, la justice restait un concept très flou et lointain. On torturait les suspects pour avoir des preuves, et Ciri’ ne se faisait aucun doute sur ce qui l’attendait ici.

Réveillée plus tôt que prévu, elle était seule dans la salle, et cherchait un moyen de se libérer. Personne ne l’avait vu utiliser ses Signes, et, surtout, il n’y avait sur elle aucun indice qu’elle était vraiment une sorceleuse. Elle avait en effet abandonné sa formation avant la dernière étape, l’Épreuve des Herbes. C’était suite à cette épreuve que les sorceleurs en herbe acquéraient leurs pupilles spéciales, des yeux jaunes reptiliens qui leur donnaient une apparence monstrueuse. Ses doigts étaient malheureusement engourdis, et elle les frottait donc entre eux, avant d’entendre des bruits de pas, et d’entendre le grincement d’une porte.

« Alors, c’est elle, la guerrière, la fameuse ‘‘sorceleuse’’ ?
 -  Une tueuse redoutable... Ou une grosse arnaque, je ne sais pas, mais elle a un sacré cul ! »

Ciri’ ne dit rien, tandis que les deux geôliers se rapprochaient. Une main grasse malmena ses seins, lui arrachant un grincement, et elle regarda le geôlier, tandis que l’autre déboutonnait la ceinture de son pantalon.

« Une sorceleuse... Ces culs-terreux sont vraiment des cons !
 -  Vire tes sales pattes, connard !
 -  Honhon, mais elle miaule ! »

Un sourire hideux déforma les lèvres de l’homme, révélant une série de dents pourries... Puis il la gifla sèchement, tandis que son comparse se rapprochait. Il souriait malicieusement également, désireux de satisfaire sa frustration... Et Cirillia passa à l’action, d’une manière inattendue. Elle ne pouvait pas générer le Signe avec ses doigts, mais elle disposait d’un autre pouvoir, qu’elle avait acquis en dévorant l’âme d’un dragon.

Le Thu’um.

« Fus’... Ro’... DAH’ !! »

Une onde de choc jaillit alors de sa bouche, un déplacement d’air qui repoussa les gardes et arracha ses sangles. Retrouvant pleinement l’usage de ses mains, Cirillia ne traîna pas, et lança le Signe d’Ignii sur l’un des deux geôliers. Une langue de feu jaillit de ses doigts, et l’enflamma comme une torchère. Médusé, l’autre geôlier avait été renversé par le Cri de Ciri’, qui se dépêcha de libérer ses sangles au pied. Elle se redressa ensuite, et attrapa le premier objet de torture à sa disposition, un tisonnier encore brûlant, et le planta dans le crâne de l’homme, sans aucun remords.

Fort heureusement, les hurlements du geôlier enflammé ne risquaient pas d’attirer les gardes. Ciri’ se déplaça ensuite lentement, constatant que ses affaires ne se trouvaient pas ici, et récupéra sur le cadavre d’un des geôliers un trousseau de clefs. En venant dans la région, elle s’était un peu renseignée sur les chefs-lieux locaux, et elle soupçonnait donc qu’elle se trouvait à Valroy (d’autant qu’il lui semblait avoir entendu l’un des gardes en parler).

*Une forteresse militaire... Il ne va pas être facile de sortir d’ici, et sûrement pas en étant à poil...*

Ses armes et sa tenue devaient normalement être consignées à hauteur de la prison, mais elle devait aussi retrouver la trace de June. Cirillia s’approcha de la sortie, et, constatant qu’il n’y avait aucun garde en patrouille, s’aventura dans un couloir pierreux, éclairé par de multiples torches. Elle s’arrêta à un croisement, et se glissa à l’ombre d’un renfoncement en entendant le bruit de pas de gardes en mouvement.

« Comment veux-tu qu’on le torture s’il passe son temps à s’évanouir ?
 -  Mais il s’est fait dessus ou pas ?
 -  Franchement, je me demande si la mercenaire n’est pas le cerveau de l’opération, car je vois mal ce puceau attaquer des villages ! »

Cirillia se pinça les lèvres, comprenant qu’ils parlaient de June, et les laissa passer, puis remonta le couloir par lequel ils étaient venus. Il y avait d’autres salles de torture, ainsi que des cellules plongées dans l’obscurité. Elle rejoignit l’autre salle de torture, et la déverrouilla à l’aide du trousseau, puis entra. Un soulagement la saisit en voyant le corps endormi de June, et elle se rapprocha de lui.

« Debout, June ! Debout, bordel ! »

Un tisonnier fumant se tenait encore sur la table, prêt à servir. Elle soupira, et décida encore d’user du Thu’um, mais en prononçant un seul Mot, ce qui était souvent largement suffisant pour réveiller un mort, surtout avec son visage proche du sien :

« Fus’ ! » tonna-t-elle.
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« Répondre #80 le: Décembre 29, 2018, 03:16:00 »

Les bourreaux se lassèrent au bout du second évanouissement. Certes, June avait vu des horreurs échappés des pires cauchemars, mais lorsqu’il apercevait un instrument de torture, son imagination travaillait pour lui. La simple idée que ce tisonnier, que cette pince ou cet étrange machin à piques puissent frôler et percer son corps, cela suffisait à le faire tomber dans les pommes. Le nécromancien était en somme extrêmement douillet. Tant et si bien qu’on l’abandonna ainsi dans sa cellule, les geôliers demeurant perplexe sur la conduite à tenir dans ce cas de figure.
Ce fut un terrible rugissement qui extirpa June de son coma, faisant résonner sa tête comme un gong. Celui-ci ouvrit brusquement les yeux, et chercha à reculer précipitamment en poussant un petit cri étouffé… Avant de se rappeler qu’il était suspendu par des chaines. Le nécromancien cligna des yeux, reconnaissant immédiatement le visage de Cirillia juste sous son nez. Malgré les circonstances, il trouva le moyen de rougir légèrement en constatant la nudité totale de la jeune femme.

« A-ah… Attention, ils vont revenir vite… Ils voulaient m’interroger mais hum… »

La voix de June mourut dans sa gorge, tandis que la sorceleuse s’échinait à déverrouiller les chaines l’entravant. C’était tout de même gênant que d’avouer s’être évanoui si facilement, et ce  à plusieurs reprises avant qu’on ne le touche. Le nécromancien préféra ne rien dire à ce sujet. Cirillia le délivra finalement à son grand soulagement, et à celui de ses bras horriblement endoloris après un séjour aussi longtemps suspendu.
Pour la première fois depuis leur rencontre mouvementée, June était vraiment très content de revoir la jeune femme. Et surtout en vie. Celui-ci massa ses poignets avant se souvenir du médaillon d’obsidienne, l’arrachant de son cou pour le balancer dans le brasero.

« Je suis désolé… Ils m’ont bloqué ma magie, je ne pouvais rien faire. » Expliqua-t-il, penaud, et toujours aussi gêné par la nudité de Cirillia.

L’embarras mis à part, June eut au moins la possibilité de constater que la sorceleuse n’était pas blessée, et même très bien portante. Un point certes positif, mais qui ne résolvait pas leurs difficultés. Le nécromancien disposait désormais d’une magie limitée sans l’aide de ses accessoires, mais retrouver ses affaires et les armes de Cirillia allait sans aucun doute être leur première priorité. Ne restait plus qu’à retrouver son chemin dans cette prison, tout en évitant les gardes…

« Ils vont sans doute venir voir si je-… »

Un bruit de bottes lointain interrompit la déclaration de June. Comme il le craignait, les geôliers le surveillaient de près malgré ses évanouissements, et ceux-ci revenaient souvent vérifier son éveil. Hors, contre toute attente, le duo perçu l’écho de chocs métalliques caractéristiques d’armes portées à la ceinture, et de tenues de mailles. Une patrouille de gardes cette fois-ci.

« Je te jure, on dirait une gonzesse, c’est carrément bizarre. Je me demande ce que ça ferait de-… »
« Attends, t’as rien entendu ?... »

June faisait pourtant de son mieux pour demeurer discret en cherchant une cachette, mais son pied heurta le fragment d’une chaine abandonné sur le sol qui émit un cliquetis. Le nécromancien maudit sa maladresse et se tassa dans un coin, loin de la lumière du brasero. Les gardes se rapprochaient de la cellule à pas prudents, manifestement avertis du danger de la nécromancie, et le duo put entendre distinctement le bruit d’épées sorties de leurs fourreaux.
Le cerveau de June fonctionnait à toute allure. Sans ses préparations, ses objets enchantés et son précieux sacs d’accessoires, son panel de sorts pour se défendre était pour le moins limité, et de moindre efficacité. Le seul point positif demeurait en la nature de ses adversaires qui n’était, somme toute, que des humains beaucoup moins résistants que des créatures surnaturelles. Quoique le nécromancien était toujours réticent pour se servir de la magie contre ses semblables, il s’agissait ici d’un cas de force majeure.

*C’est trop tard pour reculer de toute façon… Si on ne se bat pas pour sortir, ils vont nous tuer.* Songea June pour se donner du courage.

Le premier garde fit son entrée, une longue épée à la main. June laissa la sorceleuse se charger de celui-ci, et profita de l’effet de surprise pour sortir des ombres en s’attaquant au second. Le deuxième garde hésita entre secourir son camarade attaqué par Cirillia quand il vit le nécromancien émerger devant lui. Complètement nu, ce qui avait au moins le mérite de le déstabiliser un instant.
June brandit sa main ouverte en direction de l’homme. Marmonnant des paroles indistinctes, une sorte de fumée noire émergeait de ses doigts tordus vers le haut, formant comme une serre. Le garde, prenant peur en comprenant l’implication de magie noire, fonça sur le garçon en brandissant son épée… Mais s’arrêta à mi-chemin pour porter la main à sa gorge.
Les veines de son cou noircissaient à vue, se nécrosaient plus exactement, et le garde essayait d’ouvrir le col de son uniforme comme s’il manquait d’air. L’homme étouffa ainsi pendant plusieurs secondes, June maintenant sa magie jusqu’à ce que son adversaire s’effondre genoux au sol, dans des glapissements d’agonie, tombant finalement face contre terre. Le nécromancien, légèrement essoufflé, abaissa finalement sa main et regarda vers Cirillia.

« Comment on sort de là maintenant ?... Je suppose qu’il va falloir retrouver nos affaires et forcer, j’ai peut-être un sort pour faire diversion mais… Ça va me prendre beaucoup d’énergie. »
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« Répondre #81 le: Janvier 04, 2019, 01:36:51 »

June était fatigué. Il avait été humilié et privé de sa magie, en plus d’être, comme elle, nu. Pour autant, ce n’était pas parce que Cirillia avait libéré l’homme de ses chaînes qu’ils étaient sains et saufs. C’était même tout le contraire. Ils étaient tous les deux nus, fatigués, sans armes, au cœur d’une épaisse forteresse impériale. Cirillia avait en réalité assez peu d’espoir qu’ils arrivent à en sortir indemnes, mais il ne semblait pas utile, à ce niveau-là, de paniquer June en lui exposant que leurs chances de succès étaient minces. Tremblant sur place, le jeune homme était assez pantois, s’excusant de ne pas avoir pu recourir à sa magie, tout en évitant de trop loucher sur la poitrine de l’ancienne sorceleuse.

« Tu n’as pas à être désolé de quoi que ce soit, June, l’essentiel est que nous soyons ensemble… Mais il vaudrait mieux qu’on retrouve nos affaires, je ne voudrais pas que tu aies une érection incontrôlée en rampant derrière moi. »

Le jeune homme n’avait jamais été très réceptif à l’humour, et risquait de l’être encore moins. Leurs retrouvailles se retrouvèrent toutefois grossièrement interrompues par l’arrivée de deux gardes. Ciri’ se pinça les lèvres, et posa son doigt sur sa bouche, intimant ainsi le silence à June, puis se déplaça rapidement. La femme se dissimula à côté de la porte, éteignant au passage quelques bougies. Deux gardes entrèrent, et Cirillia vit une épée scintiller dans l’embrasure de la porte. Elle avait récupéré dans sa main le tisonnier avec lequel le bourreau avait voulu marquer June, et se rua sur l’ennemi avec cette arme improvisée. Rapide et agile, elle frappa l’homme au visage avec le tisonnier, et celui-ci hurla de douleur en sentant sa joue s’embraser.

Sans attendre davantage, Ciri’ le désarçonna avec le Signe d’Aard, et le soldat heurta le mur, lâchant son épée. Il aurait alors été tentant de la récupérer pour se ruer sur lui, mais elle aurait perdu trop de temps, et préféra courir sur l’adversaire. Mû par l’instinct de survie, le garde leva le pied, et frappa Cirillia au ventre, la repoussant en la pliant en deux. Sans son armure, la jeune femme pouvait encore compter sur sa constitution physique, améliorée après l’absorption d’une âme de dragon, mais elle avait face à elle un homme en armure. Ce dernier avait récupéré un poignard accroché à sa ceinture, et s’élança vers la femme avec. Ciri’ généra entre ses doigts un Signe, et un halo doré vint la recouvrir. Elle se releva ensuite, et esquiva la lame, puis frappa l’homme au visage d’un direct du droit. Ce dernier cracha un caillot de sang, et répliqua en giflant Ciri’ avec le revers de la main.

« Foutue salope ! »

La jeune femme chancela sur place. Quen la protégea en amortissant un peu la douleur, et son attaquant brandit le poignard, cherchant à la pourfendre… Mais Ciri’ fut la plus rapide. Elle récupéra la poigne de l’épée, et pivota sur place, enfonçant la lame dans le ventre du garde. L’épée ressortit de l’autre côté, rougeâtre, et elle contempla les yeux écarquillés de l’homme, qui bava sur elle, crachant également du sang de ses lèvres, en se tortillant sur place, ses mains remuant nerveusement dans le vide…

…Puis Ciri’ le repoussa en grognant, et respira lourdement, reprenant ses esprits.

« Bo-Bordel de merde… » jura-t-elle.

Elle se retourna sur place, et se redressa lentement, en sueur. June avait à nouveau usé de sa magie pour se débarrasser de l’autre garde, et demanda à Ciri’ sa solution pour sortir d’ici.

« Je… »

Ciri’ entendit alors une profonde vibration, et s’interrompit sur place. De la poussière tomba du plafond, puis les fondations tremblèrent à nouveau.

« Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! » s’exclama-t-elle à haute voix.



Dehors, le Nécromancien avait levé sa main droite, tout en plantant son bâton dans le sol. Il se tenait sur une butte, dominant la forêt, voyant au loin la forteresse de Valroy, abritant en elle sa proie.

« Allez-y, Enfants du Vert, fils de l’écorce, de la racine, créatures de la sève ! »

Les arbres se mirent à remuer, tandis que, autour de lui, les barghests l’accompagnaient grondaient dangereusement. D’immenses Tréants s’attaquaient à la forteresse militaire, bien décidés à attaquer les humains.

« Ramenez-moi mon nécromancien ! » gronda-t-il.
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« Répondre #82 le: Janvier 11, 2019, 07:26:26 »

Les dalles de pierre glacées mordaient la plante des pieds de June. Celui-ci frictionna nerveusement ses bras, dont la surface imberbe ne le protégeait guère des frimas, et jeta un regard contrit vers les deux gardes baignant dans leur propre sang. C’était eux ou nous, se conjura-t-il, on n’avait pas le choix. Contre toute attente, tuer des êtres humains ne faisaient pas parti des attributions du nécromancien, utilisant plutôt ses pouvoirs pour résoudre les problèmes liés aux forces occultes.
Les scrupules de June furent néanmoins rapidement balayés par de puissants tremblements inattendus, prémices de nouveaux ennuis à venir. De la poussière se détachait de la maçonnerie entre chaque tremblement, comme si quelque géant s’acharnait à marteler la forteresse de ses poings furieux. Le nécromancien regarda Cirillia avec un air interrogatif, mais la jeune femme ne semblait pas plus avancée que lui sur l’origine du phénomène.

« On dirait des coups… Comme si quelque chose cognait contre le murs, mais ce serait énorme pour faire vibrer tout le château comme ça… »  Dit-il en s’avançant vers l’entrée béante de la cellule.

June risqua néanmoins un coup d’œil dans le couloir longeant les cellules. On percevait une nette agitation aux étages supérieurs, le tintement des armes et l’agitation des hommes, au milieu du mystérieux fracas extérieur. Appuyée contre la chambranle de la porte, le nécromancien retira rapidement ses doigts en fronçant les sourcils de perplexité : quelque chose était bel et bien en train de cogner contre la pierre, quitte à ébranler toute la forteresse.

« On pourrait peut-être profiter de l’agitation pour récupérer nos affaires et… » June jeta un coup d’œil vers la nudité de la jeune femme, et rougit. « … Et sortir peut-être. »

En l’occurrence, les gardes et les geôliers semblaient avoir désertés les oubliettes comme un seul homme, si bien qu’ils décidèrent de s’aventurer dans le dédale du château. On entendait nettement les pas précipités de chausses et de mailles marteler le plancher des étages supérieurs entre deux tremblements à vous déloger les molaires. Un courant d’air fit frissonner le nécromancien à mesure que le duo progressait le long de cellules crasseuses et tout aussi vides que les couloirs.
Les oubliettes de Valroy semblaient pour le moins peu fréquentées, ce qui n’avait rien d’étonnant pour une juridiction de province. Mais ça n’expliquait pas le monstrueux vacarme extérieur. June prit garde de demeurer aux côtés de Cirillia en longeant le mur opposé. Cela avait l’avantage de lui éviter la vue gênante du charmant fessier de la jeune femme, et de dévoiler le sien en étant devant.

*Quelque chose dans l’air… C’est bizarre, j’ai un mauvais pressentiment.* Songea June suivant néanmoins l’ancienne sorceleuse à travers les couloirs mal éclairés.

Le duo gagna avec prudence l’un des étroits escaliers en colimaçons donnant accès à l’étage supérieur, certainement un autre niveau de cellules ou bien une salle des gardes. June saisit l’une des torches suspendu, avant d’accompagner Cirillia vaille que vaille. Les yeux rivés sur les marches de pierre froide afin d’éviter la vue du postérieur de la jeune femme devant lui, l’inexplicable appréhension du nécromancien ne cessait d’aller croissante.
Le sol vibrait encore sous leurs pieds et, à mesure qu’ils grimpaient, le phénomène s’accompagnaient peu à peu d’un énorme et inquiétant fracas, tel des projectiles s’écrasant avec force sur les murailles. June se mordilla le pouce, anxieux, mais il était trop distrait par les ombres mouvantes sur les courbes de la jeune femme escaladant les marches devant lui, pour émettre une théorie clair.
Fort heureusement pour eux, ils émergèrent bien vite et sans encombre dans l’une des grandes salles de garde où l’on avait installé une table couvertes de victuailles et des chaises près d’un âtre au feu mourant. Le tout était singulièrement vide.

« Ils ont sans doute été voir ce qu’il se passe ou alors ils ont convoqué tous les soldats… » Dit June en jetant un coup d’œil prudent dans la salle à la suite de sa collègue.

Quoique encore situé dans les niveaux inférieurs et souterrains de Valroy, la salle disposait d’un luxe beaucoup plus confortable que les oubliettes inférieures. Preuve que les gardes et les geôliers devaient y déjeuner ou passer le temps entre deux rondes, et peut-être même y entreposer les affaires des prisonniers.

« Tu crois qu’ils ont mis nos affaire quelque part par ici ? »

De nombreux couloirs s’étiraient dans toutes les directions, signalés par des portes cloutés de fer tantôt fermées, ou laissées complètement béantes, en un véritable labyrinthe. Une soupe terminait de brûler au-dessus de la cheminée, témoignant de la hâte avec laquelle les gens d’armes avaient déserté la pièce douillette. June s’approcha du feu pour réchauffer son corps svelte et nu, profitant de la sensation apaisante pour renouer avec sa perception magique l’espace d’un instant.

« On devrait se dépêcher… Je crois que… Je sens de la magie noire à l’œuvre, là dehors… » Dit-il en jetant un coup nerveux vers Cirillia. « Ça n’est pas une attaque normale… »
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« Répondre #83 le: Janvier 14, 2019, 01:48:08 »

« Ça me semble être une bonne stratégie, rétorqua-t-elle quand June proposa de profiter de la situation pour retrouver leurs affaires. Tu comptais profiter de la diversion pour mater mes nichons ? »

Elle n’était pas aveugle, et voyait bien les regards de June, ainsi que ses rougissements. Elle ne s’en formalisait toutefois pas outre mesure. Après tout, c’était bien la preuve que Ciri’ était plutôt belle. L’atmosphère actuelle ne se prêtait toutefois pas à ce genre de choses. Ils étaient en danger, poursuivis par ne cohorte de soldats, nus, et dans un château qui était visiblement assiégé… Et surtout nus. Cirillia s’aventura donc la première, constatant avec soulagement que les couloirs étaient vides. Elle avançait donc rapidement, tout en conseillant à June d’éviter de marcher sur des cailloux ou sur des dalles fissurées. Sans leurs chaussures, il fallait faire attention à tout. Le duo rejoignit un étroit escalier en colimaçon, faiblement éclairé par quelques torches. L’ombre des flammes moulait les fesses de Cirillia, ce qui offrit à June un agréable spectacle tandis que l’ancienne sorceleuse grimpait devant.

À l’étage, ils trouvèrent d’autres pièces, ce qui amena Ciri’ à comprendre qu’ils avaient quitté les cellules, et avaient rejoint l’étage administratif, séparant les cachots du reste de la forteresse. Il y avait encore quelques gardes qui patrouillaient rapidement ici, forçant les deux fugitifs à se dissimuler dans les recoins, jusqu’à rejoindre ce qui s’apparentait à une salle à manger. Les gardes étaient d’ailleurs occupés à manger quand l’attaque avait sonné, faisant encore trembler les murs. Cirillia ignorait ce qui se passait, mais les attaquants avaient l’air puissants…

*Et je ne saurais dire pourquoi, mais j’ai un très mauvais pressentiment là-dessus…*

Ils rejoignirent la pièce, et June alla se mettre près du feu, venant ainsi se réchauffer. Ciri’, elle, resta debout, mains sur les hanches.

« Je suis d’accord, tout ça m’a l’air surnaturel aussi. Je ne connais aucune force locale qui soit assez forte pour attaquer Valroy. »

Un voisin local ? Quelqu’un qui profiterait des évènements pour attaquer Valroy et ainsi étendre l’influence de sa seigneurie ? Oui, c’était probable, mais… Cirillia soupçonnait autre chose, quelque chose de plus sombre, de plus sinistre. Et June confirmait qu’il sentait de la magie noire à l’œuvre.

« Nos affaires et nos armes doivent être, soit à l’armurerie, soit dans la réserve, sûrement à cet étage. Nous approchons du but, et… »

Un proche grondement se fit alors entendre, ainsi que des hurlements, et des bruits de combat.

« Comment est-il arrivé ici ?!
 -  Bon Dieu, non… !
 -  Aaaaaaaaaaaaaaaargh… !! »

Ciri’ entendit alors un aboiement féroce, et se rapprocha de la porte. Un soldat courait précipitamment au fond du couloir, avant qu’un monstre nimbé de flammes vertes ne lui saute dans le dos, le renversant à terre. Ciri’ déglutit en reconnaissant la silhouette monstrueuse et spectacle d’un barghest. Le chien infernal gronda en plantant ses crocs dans la gorge du malheureux fantassin, qui cessa d’hurler alors qu’il se vidait de son sang.

La jeune femme se retourna alors vers June, inhabituellement nerveuse.

« C’est notre ami le nécromancien… Il y a un barghest dans le couloir. »

Retrouver leurs armes allait devenir impératif !
« Dernière édition: Janvier 14, 2019, 01:48:51 par Princesse Alice Korvander » Journalisée

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« Répondre #84 le: Janvier 22, 2019, 12:47:47 »

June retrouvait peu à peu des sensations au bout de ses doigts. De légers picotements remontèrent le long de ses frêles avant bras, avant qu’un frisson soudain ne vienne le secouer des pieds à la tête. L’odeur du pot de soupe brûlée devenait désagréable mais au moins la chaleur de la cheminée était-elle la bienvenue après leurs errances dans les couloirs glacés des oubliettes. Cependant, ils n’en demeuraient pas moins nus comme au premier jour, et dépourvus de leurs armes.
Le nécromancien frissonna une nouvelle fois, avant de hocher la tête aux propos de Cirillia. L’absence de la garnison constituait une occasion inespérée de mettre la main sur leurs affaires, ces dernières allant considérablement augmenter leurs chances de sortir de cet endroit en seul morceau.

June se détourna finalement du feu, avant de suspendre son geste. « Que… C’était bien un grognement ?... »

Un grondement horriblement familier aussitôt suivi par les hurlements déchirants de ses malheureuses victimes humaines. Pendant que l’ancien sorceleuse se rapprochait à pas feutrés de la porte, June jeta un regard rapide dans la pièce à la recherche d’une arme quelconque. Un simple couteau de mauvaise facture trainait encore sur la table. Le nécromancien s’en saisit vivement, en maigre défense, avant que ses yeux ne rencontrent ceux de Cirillia.

« Un barghest ?... » Répéta-t-il, l’angoisse trahissant le timbre de sa voix. « On ne va jamais pouvoir traverser avec eux… Déjà la dernière fois… »

Le souvenir mourut sur la langue de June. Leur dernière confrontation avec le nécromancien n’avait guère été couronnée de succès et, lui tout comme Cirillia savaient que les barghest se déplaçaient très souvent en meute. Hors, ils demeuraient nus comme des vers, avec pour seule défense, un couteau de cuisine ayant connu des jours meilleurs. Certes, le nécromancien pouvait toujours user de sa magie, mais l’usage intensif de ces derniers temps commençaient à réclamer son dû.

« Qu’est-ce qu’on fait ?... C’est peut-être le nécromancien qui attaque cet endroit, il doit y en avoir d’autres et… » Chuchota June avant d’être interrompu par un coup puissant sur la porte.

Les gonds de la solide porte de chêne gémirent sous le choc. Quelques grains de poussières chutèrent de la chambranle juste à côté de Cirillia, alors que le barghest se jetait une seconde fois contre le bois épais. June sursauta alors que les griffes enflammées de la créature raclaient contre le battant, arrachant de larges copeaux de bois.
June se précipita pour aider Cirillia à pousser la lourde table contre la porte qui tremblait sous les assauts furieux, mais bien trop tard. Dans un énorme et sinistre craquement, le bois céda, à moitié carbonisé par le feu surnaturel, laissant émerger la tête et les épaules du barghest. Celui-ci se tordait dans tous les sens, déchainé, mordant et griffant pour se faufiler à travers l’ouverture.

« Faut partir, un autre couloir, peu importe, ou… »

Une nouvelle fois, le nécromancien ne termina pas sa phrase. Un profond vrombissement venait de retentir derrière eux, comme celui d’une flamme entrainée par un appel d’air, et June sentit son estomac chuter dans ses talons en se retournant. Emergeant parmi les débris éparses de fagots brûlés, un barghest s’extirpait de la cheminée en se débarrassant du reste de charbons et d’un peu de soupe. La créature, qui s’était manifestement  faufilée à travers le conduit, leva les yeux vers eux, et se mit à gronder, menaçante.
June songea brièvement que la situation ne pouvait être pire. Le gémissement sinistre, puis le craquement déchirant du bois à sa droite, lui prouva le contraire. Le premier barghest était parvenu à se dégager entièrement de la porte fracassée, encerclant à présent le duo avec son congénère, tous crocs dehors. Le nécromancien ravala péniblement sa salive, et s’humecta les lèvres.

« Je peux… Je peux essayer un sort mais… Je ne suis pas certain… » Bredouilla-t-il, en reculant près de Cirillia.

L’inespéré se produisit alors. Les barghest grondants s’avancèrent pas à pas vers le duo acculé pendant de trop longues secondes, avant de s’immobiliser, comme pris d’hésitation. Puis, en un clin d’œil, les deux monstres firent volte-face, abandonnant complètement leurs proies, et se faufilèrent derrière une autre porte déjà ouverte. Les bras ballants, June en resta suffoqué et silencieux une bonne minute avant de balbutier la seule explication lui venant à l’esprit.

« Je rêve ou… Ils nous ont dégagé la voie ?... »
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« Répondre #85 le: Février 04, 2019, 02:23:37 »

Face à un barghest, sans équipement, Cirillia n’avait tout simplement aucune chance. Il était inutile de chercher autre chose, de trouver une solution. Elle avait besoin de ses protections, de son épée en argent, de ses Signes... Le barghest se rapprochait rapidement, et June, comprenant la difficulté de la situation, l’aida à barrer la porte. Ciri’ attrapa la longue table, et la plaqua contre la porte, alors que le barghest se rapprochait. Le chien infernal tapa dessus, et Ciri’ sentit rapidement une odeur de brûlé. Un rideau de flammes vertes entouraient après tout le chien infernal, s’attaquant au bois, faisant brûler et fragilisant ce dernier. Cirillia grogna sur place.

« Merde ! »

Comment faire? Elle cherchait déjà une fuite quand le mugissement des flammes l’amena à tourner la tête... Pour voir un second barghest jaillir de la cheminée. S’était-il téléporté depuis les flammes ? Ou était-il apparu depuis le conduit, descendant tel un mauvais diable de la toiture ? Le premier barghest réussit ensuite à défoncer la porte, et le duo se retrouva en mauvaise posture, face aux deux barghests, qui aboyèrent et grondèrent tous les deux.

Prudente, Ciri’ avait les jambes légèrement recourbées, cherchant désespérément une arme quelconque, se refusant à mourir ici, dans ce fort médiéval pourri, à poil ! Quel déshonneur ! Elle disposait toutefois encore du Thu’um, même si elle ne maîtrisait pas très bien la Voix. D’ores et déjà, Ciri’ se concentrait lentement, s’apprêtant à attaquer. June prévint qu’il allait utiliser un sort, ce qui l’amena à entrouvrir les lèvres :

« On a qu’à se répartir les tâches, je... »

Le barghest ayant jailli de la cheminée les contourna alors, et se mit à filer avec le premier. Interloquée, Cirillia les regarda partir, peinant à croire à ce qu’il se passait.

« Je crois surtout qu’ils ne cherchent pas à nous tuer, et que... »

Les flammes dans la cheminée s’élancèrent alors brusquement, un feu colossal qui prit des teintes verdâtres tout en remontant jusqu’au plafond. Surprise, Mélinda écarquilla les yeux devant les flammes, qui se mirent à s’illuminer, formant un véritable mur de flammes verdâtres. Elle se recula alors, et tendit un bras protecteur vers June, le faisant se reculer derrière lui, tout en reculant prudemment, elle aussi. Les flammes brûlaient intensivement, et, au milieu de celles-ci, une silhouette émergea au bout de quelques secondes.

Le nécromancien venait d’arriver, aisément reconnaissable avec son apparence de druide sombre.

« Viens à moi ! »

Cirillia s’avança vers l’avant, mais la main du nécromancien se tendit brusquement devant elle. Ciri’ sentit alors une espèce de force invisible se contracter sur son corps, et la soulever. Telle une poupée de chiffon, elle se mit à remuer nerveusement des jambes, avant d’être violemment projetée en arrière. Elle heurta le mur, et grogna de douleur, tandis que le nécromancien, se désintéressant d’elle, reporta son attention vers June.

« Ton essence sera mienne ! »

Le nécromancien s’approcha encore, puisant dans sa redoutable magie... Quand Cirillia se redressa, et poussa un hurlement d’une voix surnaturelle :

« Fus’... Ro’... DAH’ !! »

À chaque mot qu’elle prononçait, l’air tremblait autour de ses lèvres, et, quand elle lâcha le dernier Mo,t une onde de choc ,balaya le stables et les chaises autour d’elle, et frappa de plein fouet le nécromancien, le faisant virevolter en arrière, le renvoyant dans les flammes démentes de la cheminée, d’où il disparut.

« ON SE CASSE ! »

Les barghests, éloignés, hurlèrent rageusement, et Ciri’ bondit dans le couloir, ne laissant guère le temps à June de lui poser des questions sur ce qu’il venait de voir. Dans le couloir, un barghest se tenait là, et se rua vers eux en hurlant. Elle se concentra alors, et lança un autre Cri :

« Liz’... Slen’... Nus’ ! »

Ce fut cette fois un souffle d’air gelé qui jaillit de ses lèvres, et congela le couloir, ainsi que le barghest, figeant la créature en plein mouvement. Le Feu et la Glace... Toutefois, Ciri’ posa la main à sa poitrine, en manquant tituber sur place. Elle n’était guère habituée à utiliser le Thu’um, et surtout pas aussi rapidement, et toussa légèrement, en constatant qu’elle crachait du sang.

« Me-Merde... Il... Il faut qu’on trouve l’armurerie, June... »

Elle ne devait sûrement pas être très loin, si ?
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