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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: [Fini] It's too late to run [Lucie Backerlord]  (Lu 2481 fois)
Alix Sable
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Contrebandière garçon manqué à la langue bien pendue et aux manières grossières.
« le: Décembre 15, 2017, 05:19:36 »

Cette journée semblait pourtant avoir bien commencé, même si les affaires m’avaient tiré bien trop tôt du plumard. La faute à un type m’ayant mise en contact avec de gros acheteurs, et là dessus, je n’étais jamais trop regardante quand il s’agissait d’une vente prometteuse. Les clients achetant en gros, c’était rare, je devais en prendre soin, les bichonner, les brosser dans le sens du poil. Bref, j’avais ravalé mes bougonnements matinaux pour rassembler la marchandise, et en avant pour le rendez-vous avec tout le barda bien arrimé.

C’était d’ailleurs des artefacts assez dangereux en soi, notamment des amulettes de protection, des parchemins de sorts, quelques boules contenant de la magie dont je n’avais aucune idée du fonctionnement. Du haut de gamme, quoi. Je ne voulais même pas savoir ce que ces types allaient en faire, ça m’était bien égal tant qu’ils achetaient tout ce bazar. Surtout après m’être démenée à venir sur Terre spécialement pour cette transaction, et à l’avance avec ça, trimballant tout ce merdier dans une chambre de motel miteuse qui sentait le jus de chaussette.

Pour une fois, il faisait plutôt doux aujourd’hui avec un soleil timide, et ça m’arrangeait bien lorsqu'on connait la vieille zone industrielle et ses rues ouvertes à tous les vents hivernaux. Emmitouflée dans un hoodie vert délavé, les mains dans les poches de mon jean noir et le gros sac de matos sur l’épaule, j’étais venu très en avance pour vérifier les alentours par précaution. Désert, comme d’habitude. Je n’avais plus qu’à prendre mon mal en patience et attendre à proximité de l’entrepôt abandonné comme convenu. Jusque là, tout allait bien, toutefois c’est après que tout a commencé à se gâter.

Tôt dans l’après-midi, un énorme pick-up gris avait déboulé entre les hangars et, aussitôt le moteur éteint, cinq types baraqués en étaient sortis. A se demander comment ils pouvaient tous loger dedans. Et armés avec ça, de grosses armes terriennes comme je n’en avais jamais vu. Autant dire que je n’étais pas en confiance sur ce coup là, et je n’avais qu’une envie, terminer au plus vite la vente pour m’éloigner de ces gars patibulaires. Le client s’appelait Ivan, un homme plutôt désagréable avec une voix sèche, probablement habitué à donner des ordres à sa bande de gorilles en veste de cuir qui me dévisageaient avec d'un air dédaigneux.

Voilà au moins vingt minutes qu’ils examinaient la marchandise entre eux sans même me refiler le paiement. Là-dessus, je n’avais même pas eu mon mot à dire et je devais patienter en attendant que ses messieurs se décident à honorer le deal, du moins s’ils le voulaient bien. C’était bien ça le pire, s’ils décidaient de ne pas me payer, je n’y pouvais strictement rien et je sentis le stress monter à mesure que les minutes filaient, oscillant nerveusement d'un pied sur l'autre. Merde, je n’étais même pas armée. Finalement, le dénommé Ivan revint vers moi, me balançant un sac d’argent dans les bras avec un sourire antipathique sur sa sale trogne.

- "T’es honnête, Sable, c’est bien. Tu vois, moi aussi je le suis. Et tu sais quoi ? Tu vas continuer à nous en fournir d’autres pour la semaine prochaine et les mois à venir. On est parti pour rester un long moment ensemble."

Ce con était sérieux ? Ses hommes ricanaient, et le ton employé ne souffrait vraiment pas de contradiction. J’étais sensée dire quoi ? Ça m’a pris des mois pour rassembler tout le contenu de ce sac, c’était littéralement impossible de me réapprovisionner en quelques jours. Quand bien même, je n’avais aucune envie de continuer à faire affaire avec ces types. Certes ils payaient correctement, mais on ne peut pas dire qu'ils inspirent la confiance.

- "Sable ? T’as pigé ? M’oblige pas me répéter, ma jolie."

Je pigeai surtout que je m’étais engagée dans un beau traquenard. Plus je réfléchissais, moins je trouvais de solution et le refus n’était pas envisageable. Ces types n’allaient pas lâcher l’affaire et à leurs expressions impatientes, ils attendaient visiblement que j’approuve leur offre forcée. Je sentis que je suai à grosse gouttes, la langue trop sèche pour articuler le moindre mot tandis qu'Ivan me fixait sans ciller.

*Et merde. Cette fois je suis dans la mouise. Si seulement ils pouvaient crever sur le champ…*
« Dernière édition: Octobre 14, 2018, 11:05:54 par Desmina » Journalisée
Lucie Backerlord
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« Répondre #1 le: Décembre 15, 2017, 10:13:55 »

Postée sur un toit, je fumais une cigarette. Je me pelais le cul depuis ce matin, mais j'avais reçu des ordres. Et je ne pouvais pas faire autrement. Faisant des ronds de fumée, je commençais à me dire que je n'aurais pas dû grimper si haut. Il faisait toujours assez froid dans cette zone. Un poste en contrebas aurait été plus chaud. Mais je n'allais pas changer de place maintenant, alors que j'étais si proche du but. Il suffisait d'une simple balle, une simple balle et je pouvais remballer et retourner me pieuter, au chaud.

Extirpant le chargeur vide, j'installais quelques balles dans ce dernier, avant de l'encastrer dans l'arme, et de tirer la coulisse afin d'engager une balle. Je n'avais plus qu'à attendre ma cible. Elle n'allait sûrement pas tarder à pointer le bout de son nez. Je n'aurais pas besoin de me poser des questions. J'avais des ordres, et je me devais de les appliquer. J'agissais exactement comme mes hommes agissaient avec moi. Même si parfois, je pouvais être très dure avec eux, je faisais toujours en sorte qu'ils se sentent bien à mes côtés.

Un pick-up gris fit finalement son apparition. J'allais pouvoir entrer en scène. Mais quand je vis qu'ils prenaient leur temps, j'allais prendre le mien également. M'allumant une nouvelle cigarette, je surveillais tout de même leurs actions avec une très grande attention. Le moindre geste de travers de leur part, et ils prenaient une balle dans la tête. Ils devaient penser que rien n'allait leur arriver, mais pour la plupart d'entre eux, la vie allait s'arrêter cette après-midi. Tirant une longue taffe, je gardais tout de même mon fusil à portée de main. Mon oreillette grésillant, je savais que j'étais seule. S'il m'arrivait quelque chose, le temps que les renforts arrivent, j'allais être en mauvaise posture.

Ils prenaient vraiment leur temps. C'était totalement aberrant. Pour la première fois, je voyais des salopards dans leur genre prendre du temps. D'habitude, ils faisaient toujours en sorte d'aller le plus vite possible pour ne pas se faire repérer. Soupirant, j'expirais ma fumée par le nez avant de prendre mon fusil et de jeter ce foutu mégot. L'œil plongé dans le viseur, je scrutais les alentours, histoire de voir s'ils avaient des complices. Rien. Parfait. La transaction terminée, je vis celui qui devait être l'acheteur jeter un sac sûrement rempli de pognon.

Il avait l'air bien sur de lui. Je me demandais quelle tête il ferait s'il savait que le centre de mon viseur était pile entre ses deux yeux. Il ferait sûrement une tête d'enterrement, comme tous les gros durs de son espèce. Ils se prenaient pour les rois du monde mais n'assumaient plus une fois un point rouge sur le front. J'étais prête à lui loger une balle dans la boîte crânienne. Mais j'allais le laisser espérer encore un peu. Le doigt sur la détente, il ne me restait plus qu'à la presser. Balayant la zone, je scrutais un instant la personne avec qui ils faisaient affaire. Visiblement, elle n'était pas dans son assiette. J'allais lui rendre un fier service en les descendant. Toutefois, j'allais ensuite m'occuper d'elle.

Pointant mon viseur sur l'acheteur, je pris une profonde inspiration avant de tirer. La balle se logea entre ses deux yeux. Foudroyé sur le coup. Expulsant la balle avec un mouvement de coulisse, j'enchaînais les balles, jusqu'à ce qu'il n'y ai plus personne qui bouge. Tirant dans des endroits divers, comme la gorge ou bien le cœur, je m'assurais qu'ils meurent sur le coup. J'avais une grenade près de moi. On ne sait jamais. J'aurais pu être contrainte à l'utiliser.

Descendant du toit avec toute la grâce qui me caractérisait tant, mon arme en bandoulière, je touchais enfin le sol. Me dirigeant vers cette personne, je dégainais mon 500 magnum. Posant le canon sur son front, je la regardais droit dans les yeux, prenant un air oscillant entre le regard d'une mère engueulant son enfant et celui désapprobateur de la loi.

- Donnes moi une bonne raison de pas te loger une bastos entre les deux yeux. Ton prénom, ton nom, et ton implication dans ce commerce à la con. Ne m'obliges pas à presser cette détente.
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Alix Sable
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« Répondre #2 le: Décembre 16, 2017, 01:20:59 »

- "Merde, connasse, t’as perdu ta langue ? Je vais me faire un plaisir de te l- …"

Boum. Alors que je m’apprêtai à répondre, un coup de feu retentit et un flot de sang jailli de la tête d’Ivan qui s’effondra sur le coup. Brièvement aveuglée par le sang m’éclaboussant le visage, je n’eus même pas le temps de me rendre compte d’où venait le tir, qu’un autre homme s’effondra, frappé lui aussi par une balle venu de nulle part.

La panique totale. La seule chose qui me traversa l’esprit à ce moment-là, fut de me planquer et de prier pour ne pas récolter un pruneau à mon tour. Les autres types se faisaient descendre les uns après les autres, n’ayant pas même la possibilité de dégainer leurs armes, même si tout ce qui m’importait, c’était surtout de ne pas finir comme eux. Je me reculai précipitamment du champ de bataille pour heurter le mur de l’entrepôt, réalisant par le même occasion, que fuir à toute jambes n’était pas forcément l’idée la plus judicieuse quand on était ciblé par un tireur invisible.

Le mieux que je parvins à faire, fut de m’accroupir dos au mur, recroquevillé avec les bras autour de la tête, gardant mes mains vides en évidence au-dessus de mes cheveux. Le fric ? Oh puis merde, c’était bien le moment d’y penser dans un moment pareil. Pour être totalement honnête, je fermai les yeux pendant que les tirs fusaient, bien que je m’attendais sérieusement à les avoir fermé pour toujours.

Bravo Alix, tu ne t’étais encore jamais mise dans pire situation. Si je m’en sors, je jure sur tous les dieux possibles et imaginables que je lèverai le pied sur les arnaques. Tiens, j’irai même filer un peu de fric à cette vieille bique que je croise chaque matin. Mais pourquoi je pensais à ça moi ? Quand on frôle la mort, n’importe quoi nous traverse l’esprit il parait, je suppose que c’est vérifié maintenant.

A peine ce moment de flottement passé, j’entendis quelqu’un marcher dans ma direction. Franchement, j’en menai pas large. Je tremblai comme une feuille même, mais ça me parait sacrément légitime quand on se retrouve au beau milieu d’une fusillade. D’ailleurs, c’était forcément le tireur qui venait pour terminer le boulot. Mais en fait, pourquoi  ne m’avait-il pas simplement éliminé comme les autres crétins ?

Lentement, je relevai la tête, osant à peine bouger mes mains de peur que ce soit pris pour un geste menaçant. Un fusil impressionnant en bandoulière, une femme pâle à la chevelure d’un blanc impeccable et à la tenue moulante se rapprochait de moi à grand pas.

*Les cheveux blancs, c’est vachement sexy.*

Hé, quand je dis qu’au seuil de la mort, on pense à tout et n’importe quoi...  A vrai dire, je n’eus pas vraiment l’opportunité d’approfondir cette opinion puisque mon front fit connaissance avec le canon d’un pistolet de gros calibre. Là, je flippai vraiment comme il faut. J’en tremblai tellement que je l’entendis tout juste me parler d’un ton impérieux. Gardant mes mains bien en évidence, je tentai maladroitement de répondre le plus clairement possible. Peine perdue, ma peur devait se voir comme le nez au milieu de la figure et je fixai cette femme avec un regard totalement affolé.

- "J’suis pas armée, putain, j’suis pas armée… ! Ok, ok !... Alix… Alix Sable mais j’ai rien à voir avec ces types… J’les connais même pas ! J’suis qu’une intermédiaire… ! Je vends ce qu’on m’demande et je m’occupe pas du reste ! J’sais même pas leurs noms, putain !... Simple vendeuse, j’te jure !... Me bute pas bordel, j’ferai tout ce que tu veux ! J’me rattraperai !... J’filerai de la bouffe aux pauvres ou aider les vieilles à traverser la rue mais putain, j’veux pas crever ici !... J’irai même en taule moi-même si ça t’fait plaisir !"

Oui, d’accord, je n’étais ni vraiment clair, ni très convaincante mais j’étais surtout en pleine panique. J’avais quand même un revolver calé sur le front et ma vie était soumise au bon vouloir de cette inconnue. J’espère simplement que c’est son jour de bonté.
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Lucie Backerlord
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« Répondre #3 le: Décembre 16, 2017, 07:53:04 »

Pressant légèrement mon canon sur son front, je la regardais avec un air inquisiteur. Intérieurement, j'aurais pu ricaner, mais cela ne servirait absolument à rien. Je n'avais pas vraiment envie de passer pour une espèce de connasse, non plus. Je pouvais tout à fait la tenir à ma merci, en faire tout ce dont j'avais envie. Je pouvais très bien l'abattre sur le champ, la faire chanter, ce que je voulais. Mais je restais là, avec mon canon sur son front, baissant tout de même le chien sans presser la détente. Hors de question de lui faire sauter le caisson.

- La politesse, bordel. On évite de parler comme ça à quelqu'un pouvant retapisser les murs ici présents avec l'intérieur de ton crâne. C'est ton jour de chance, je ne vais pas te tuer. Mais tu as intérêt de coopérer gentiment si tu veux garder ton intégrité physique.

Je ne la mettais pas en garde en parlant de moi. Je la mettais en garde car elle ne savait pas de quoi mes hommes pouvaient être capables. Je pouvais très bien lui sonder l'esprit, là maintenant, mais je pouvais en faire un véritable légume si je ne faisais pas cela dans les règles de l'art. Je ne tenais vraiment pas à lui sonder l'esprit ici, et maintenant. Si je le faisais sans prendre mon temps, j'allais devoir la trimbaler jusqu'à l'hôpital le plus proche, et si cela devait arriver, je ne me voyais pas leur expliquer pourquoi elle était aussi léthargique qu'un paresseux shooté à l'héroïne coupée au kérosène.

Entendant quelqu'un bouger près de nous, je tirais dans cette direction. La déflagration fut bien plus bruyante qu'avec mon fusil. Embarquant cette personne avec moi, j'allais donc découvrir qui se cachait derrière un mur. Il s'avérait que c'était un gars lambda, qui devait sûrement bosser par ici, et qui tremblait de tout son être. Absolument pathétique. Je lui ordonnais de se tailler d'ici le plus vite possible, ce qu'il fit, sans demander son reste. Faisant craquer mon cou, je demandais que quelqu'un vienne nettoyer les lieux. Mon oreillette grésillant, on m'annonça que cela allait être fait dans les plus brefs délais.

Me retournant donc, fixant cette personne qui s'appelait Alix, je soupirais. Qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire d'elle...

- Tu te rends compte que j'ai eu DEUX occasions de te tuer en moins de cinq minutes? Est-ce que tu te rends seulement compte de la stupidité de tes actes? Si tu veux savoir ce que ça fait de se prendre une balle de .338 dans la tête, regarde juste son crâne, je peux te dire que frêle comme t'es, tu n'aurais absolument aucune chance de survie. Je soupirais une nouvelle fois. - Je pourrais te sonder l'esprit maintenant pour savoir tout ce que tu me caches, mais j'ai pas envie de faire de toi un légume si je prends pas mon temps. Je sais pas ce que je vais faire de toi pour le moment, mais tu vas venir avec moi. J'aviserais sur place ensuite. Pour ton intégrité physique, n'essaies pas de fuir ma grande, tu seras gentille.

Je tapotais sa tête, d'une manière telle qu'elle puisse comprendre que je disais cela pour son bien. Certaines personnes auraient pu prendre cela comme de la moquerie, mais j'avais vraiment pris un ton de voix suffisamment calme pour lui faire comprendre qu'au fond de moi, je ne lui voulais pas de mal. Je détestais tuer les gens comme ça, sans raison. Le fait même de tuer me répugnait au plus haut point. Mais lorsque je n'avais pas le choix, il fallait le faire.
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« Répondre #4 le: Décembre 17, 2017, 03:01:45 »

Gardant mes mains bien en évidence, aussi raide qu’un piquet de clôture, j’appris avec soulagement que c’était mon jour de chance. Et bah pour une fois, ça me changera tiens. Enfin, elle avait beau me dire ça, j’avais quand même encore son pistolet pointé sur la figure, alors la politesse hein… Je voulais bien faire des ronds de jambes mais si elle pouvait tourner ça ailleurs, ça m’aiderait.

- "Ok, ok, je coopère, relax…"

Alors que je parvenais tout juste à calmer les battements de mon cœur, celui-ci frôla la crise cardiaque lorsque cette agitée de la gâchette se tourna brusquement dans l’autre direction pour tirer un coup de feu dans un mur à proximité. Cette fois, j’ai réellement failli crever de trouille. A peine remise de mes émotions, voilà qu’elle me chope par l’épaule, m’obligeant à me relever pour la suivre à l’endroit où la balle est partie.

Et mon fric ? Ah ouais, c’était peut-être pas le bon moment pour parler de mes revenus illégaux. Je fermai donc ma gueule et fut forcé de la suivre alors que mes genoux flageolaient après cette déflagration. J’eus tout juste le temps de voir un docker filer à tout allure et franchement, je le comprends, vu que j’aurais bien fait pareil. Mais visiblement, cette femme n’était pas prête de me lâcher.

D’ailleurs, on aurait dit qu’elle appelait du renfort dans son bidule technologique. C’était une flic ou quoi ? Je n’eus pas le temps d’approfondir la question étant donné qu’elle se retourna vers moi, me faisant encore sursauter. Et je rêve ou bien elle me faisait la leçon ? Elle se prenait pour ma mère ou comment ? Encore sur le coup de l’émotion, je sentis la colère monter progressivement en l’écoutant déblatérer sa morale. J’aurais vraiment dû fermer ma gueule mais ce fut plus fort que moi.

- "Non mais ça va la tête ?! Forcément c’est facile de se la péter quand on est armé jusqu’aux dents hein !... Et puis hein, la leçon de morale je m’en passerai ! Tu crois peut-être que ça m’amuse de risquer ma peau ?! J’fais ce que j’peux pour pas finir à la rue, à mendier ou sucer les vieux schnock ! J’ai pas eu la chance de naitre avec le cul bardé d’or moi !..."

Rapidement, je réalisai à quel point ce n’était vraiment pas malin d’éclater comme ça. Après tout, elle n’avait pas l’air excessivement méchante et dans un sens, c’était aussi ma faute d’avoir choisi ces ordures comme clients. Bref, je m’en suis voulu aussitôt. Je levai les mains en signe d’excuse et lui adressait un regard réellement désolé.

- "Ok, ok, ok… Je m’excuse d’avoir dit ça, c’est les nerfs… C’est sorti tout seul, j’te jure… C’est bon, j’viens et je ferme ma gueule, j’ai pigé. Par contre… C’est quoi cette histoire de sonde ? Non parce que j’ai pas envie d’me retrouver avec un truc implanté dans la tête ou l’derrière moi… Mais je viens, je viens, relax hein ?"

Alix ma grande, c’était vraiment le moment d’apprendre à la fermer. J’espérai juste que ce n’était pas trop tard, et qu’elle ne me tiendrait pas rigueur de mon petit saut d’humeur. Si ça passe, je la suis sans broncher et je jure sur mes économies que je la boucle.
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« Répondre #5 le: Décembre 17, 2017, 08:31:29 »

Je soupirais une nouvelle fois. Je pouvais tout à fait comprendre sa réaction. Si je n'étais pas dans l'armée, et si je me prenais un canon de 500 sur le front, je n'en mènerais pas large non plus. Donc je n'allais clairement pas lui en tenir rigueur. Je me demandais juste ce que j'allais bien pouvoir faire d'elle. Il était hors de question que je la laisse ici, et il était hors de question que je la foute dans une cellule sans l'avoir interrogée. Elle pouvait me donner tout un tas d'informations très précieuses, et il était totalement inadmissible que je m'en passe.

- Par une sonde, je n'entends pas t'envoyer le moindre objet technologique dans le corps. Je parle de lire tes pensées. J'espère ne pas devoir utiliser cette technique sur toi par la suite. Ta liberté dépendra de toi, ma grande. Je soupirais encore une fois. - Concernant ton petit sac de pognon, si tu agis sagement et que tu ne te fais pas remarquer jusqu'à ce qu'on décide de te relâcher, tu le récupéreras, sûrement. Tout ne dépendra encore une fois que de toi.

Sortant mon paquet de cigarettes, je m'en allumais une avant de le tendre à Alix, par politesse. Même si j'allais l'emmener avec moi, je n'allais pas non plus agir comme une connasse avec elle. Je restais polie, même dans ces situations. Faisant des ronds de fumée, je l'embarquais jusqu'à mon véhicule, garé bien plus loin histoire de ne pas attirer de soupçons. Installant mon fusil à sa place habituelle, c'est à dire à l'arrière, je gardais tout de même mon 500 sur moi, question d'habitude.

Je restais tout de même on ne peut plus honnête avec elle. Je n'avais pas pour but de lui cacher des choses ou de la braquer. Lorsque je devais dire quelque chose, je le disais.

- Toutefois, c'est vraiment ton jour de chance aujourd'hui. J'ai vu ce que tu faisais, et tu n'as pas l'air d'être comme ces salauds. Je ne dirais pas que tu auras mon soutien, mais vu que je suis très écoutée là où on va, il se peut que tu nous sois utile. Il se peut qu'on te fasse rentrer dans le rang. Tu comprendras tout ça une fois le moment venu.

J'avais une idée en tête. Bien sûr, je ne comptais la forcer à quoi que ce soit. Mais elle pouvait franchement nous être utile, si elle acceptait de coopérer. Je n'allais pas non plus tout lui passer sous prétexte qu'elle était une nana terrorisée qui ne comprenait pas ce qu'elle faisait dans la bagnole d'une autre nana, armée qui plus est. Mais je ne comptais pas non plus la traumatiser. Il y avait dans sa tête quelque chose qui m'intéressait au plus haut point, et je devais y accéder. Autant ne pas perdre tout ça.
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« Répondre #6 le: Décembre 18, 2017, 03:55:24 »

Adieu mon salaire de la journée. C'est stupide, mais c'est la seule chose à laquelle je songeais sur le moment. Quand bien même cette femme affirmait qu’elle était capable de lire dans mes pensées, mon esprit revenait sans cesse à ma perte pécuniaire. Tant pis, être en vie me semblait être un plus gros bénéfice, en particulier lorsqu’on se retrouve coincée dans une fusillade. Et puis, il me restait encore du blé de côté pour me consoler… Attends, une seconde, lire les pensées ? C’est possible ça ?

Des phénomènes étranges, il m’en est passé deux ou trois sous le nez, mais alors une donzelle  capable de lire dans mon crâne, c’était bien une première. Elle avait l’air sérieuse en tout cas. Je ravalai le rire nerveux qui montait en moi, refusant poliment sa cigarette, et la suivi jusqu’à sa voiture. Il valait sûrement mieux éviter les moqueries si je ne voulais pas aggraver mon cas.

*D’ailleurs, elle fait quelle taille cette nana ? La vache, on porte des combinaisons aussi moulantes dans la police maintenant ? Ok, arrête de penser. J’espère qu’elle ne va pas capter ce qui m’a traversé l’esprit en la voyant débouler, ce serait con.*

Merde Alix, préoccupe-toi de trucs plus importants. Mon esprit, encore anesthésié par la frousse précédente, venait juste de percuter. Ah ouais, j’étais prisonnière. Je commençai tout juste à analyser cet état de fait au moment où je prenais place à côté de ma nouvelle geôlière, sur le siège passager avant, triturant nerveusement la fermeture éclair de ma veste.

Selon elle, c’était toujours mon jour de chance. Sérieusement ? Manquer de se faire buter et filer probablement en taule après ça, il y a effectivement de quoi se trémousser de joie. Cela dit, c’était davantage l’endroit où elle m’emmenait qui m’inquiétait pour l’instant, car plus je l’écoutais, plus je doutais qu’elle soit vraiment de la police. Ce n’était pas des anges, mais les flics ont réellement le droit d’exécuter ainsi ce genre de types ?

J’avais la bouche sèche et ma cervelle turbinait à fond de train. Je me faisais même un film sur des organisations secrètes recrutant des régiments de tueurs au milieu desquels j’allais me retrouver et probablement crever, si cette inconnue ne me soutenait pas. Ouais, j’ai l’imagination fertile.

- "J’ai l’droit de poser des questions quand même ? On va où là ? Z’êtes une flic ? Et utile à quoi ? Parce que ça commence à être flippant là, on dirait que vous bossez pour une super agence secrète… J’dois m’attendre à des types avec costards et lunettes noires qui me sondent le crâne ? Puis rentrer dans le rang, sérieusement ? J’ai pas vraiment le profil pour jouer au poulet."

Si seulement je ne m’étais pas levée du mauvais pied ce matin. Et si seulement je tenais mon informateur, lui il allait voir du pays, botte dans le cul avec accusé réception garanti payé par mes soins et tout le tralala. Mais pour l'instant, j’étais coincée. Et l’idée d’avoir mes pensées intimes exposées ne m’enchantait absolument pas. Un brin inquiète, je croisais les bras pour regarder défiler le paysage par la vitre, me perdant silencieusement dans mes interrogations en attendant de savoir où elle allait bien m’emmener.
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« Répondre #7 le: Décembre 18, 2017, 07:35:44 »

Les questions qu'elle se posait étaient plus que naturelles. Elle pensait réellement que j'étais flic. J'avais du respect pour ces gens-là, mais mon boulot n'était pas vraiment du même acabit. Il en fallait bien des gens comme eux. Comme il fallait des gens comme moi. Sans ordre, le monde n'allait pas tourner rond lentement. Tirant une latte avant de jeter le mégot par la fenêtre, je tapotais sur mon volant alors que j'étais coincée à un feu rouge. Il fallait juste patienter pour qu'il passe au vert, mais avec ces trucs, on ne savait pas à l'avance combien de temps ça allait prendre.

- Alors, non, je ne suis pas flic. Je sais pas si ça va te rassurer ou non, mais je fais partie de l'armée. Je sais, on dirait pas. Mais je ne porte jamais mon uniforme quand je suis seule. Le feu passant enfin au vert, je pouvais continuer ma route. - Je ne vais pas te dire la raison exacte pour laquelle j'ai agis. Mais je pense que tu pourras nous être utile. Je ne te demande pas d'être une flic ou quoi que ce soit.

En ayant légèrement marre de me taper des petits vieux qui roulaient le plus lentement possible, je décidais de prendre le gauche. Et d'entamer de l'inter-file. Pratique absolument illégale avec une voiture, mais je n'avais pas vraiment envie de me taper deux heures de trajet au lieu d'une petite demie-heure. Je zigzaguais entre les voitures avant de piler comme une brute face à un feu rouge. Vu la circulation dans ce carrefour, il aurait été absolument suicidaire de passer, au rouge. Tapotant nerveusement sur mon volant, une fois le feu passant au vert, je démarrais comme un V1.

De zigzags en zigzags, il me fallut moins d'une demie heure pour arriver à destination. La surveillant pendant que je prenais mes armes, je la fis entrer dans mes locaux. Comme à leur habitude, mes hommes étaient là, pour me saluer. Ils étaient vraiment on ne peut plus zélés. Mais rien ne les forçaient à agir de la sorte. L'emmenant dans mon bureau, je m'isolais avec elle, et demandait à ce que personne ne me dérange. Posant mes armes à leur place, je m'asseyais sur mon bureau, en face d'elle. Gardant toujours le même air, presque dépité.

- Je n'irais pas par quatre chemins. Si tu coopères, je peux t'éviter un long séjour à l'ombre. Je te dis ça dans ton intérêt. Tu veux vraiment savoir comment tu vas pouvoir te rendre utile? Faire exactement ce que je te reproche de faire, mais pour nous. Si tu veux des garanties, je peux t'en donner. Je soupirais quelque peu. - Je pense qu'au fond de toi-même, t'es bien contente d'avoir vu ces abrutis mourir. Ce que je te propose, pour t'éviter de moisir en taule pendant un certain temps, c'est de travailler pour moi. Ton but c'est de t'en sortir dans la vie? Mon but, c'est d'envoyer ces enfoirés en enfer, ou à l'ombre. On s'y retrouverais dans tous les cas. Je fis craquer mes doigts. - Tout ce que je te demande pour le moment, ce sont des noms. Si tu veux bosser pour nous, je serais toujours derrière ton cul pour t'éviter de finir entre 4 planches. Et tu t'en sortiras financièrement. T'as une chance unique de te rendre utile, saisis-là, et je peux t'assurer qu'on fermera les yeux sur ton compte.
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« Répondre #8 le: Décembre 19, 2017, 02:36:59 »

En général, lorsqu’on voit la mort en face, on peut s’estimer particulièrement malchanceux. Mais lorsqu’on frôle la mort deux fois en moins de trente minutes d’intervalles, c’est au-delà de la malchance, non ? Dans ce cas, je dois réellement avoir une poisse légendaire. Toutefois, avant ma seconde frayeur de la journée, j’appris que ma conductrice faisait partie de l’armée et non de la police si bien que je n’avais pas besoin de m’engager dans l’une ou l’autre.

Au moins, voilà enfin quelque chose de positif aujourd’hui, de quoi me tranquilliser. Pas pour longtemps. Cette excitée écrasa la pédale d’accélération juste après cette déclaration, me plaquant au fond de mon siège par la même occasion. J’eus quand même le réflexe, légèrement paniqué toutefois, d’attraper maladroitement la ceinture de sécurité, histoire de ne pas partir comme un missile guidé à travers le pare-brise au prochain arrêt.

La tronche écrasée dans l’appuie-tête et les doigts crispés sur les côtés du siège, je regardai avec affolement la voiture qui slalomait dans le trafic, m’attendant à être percuté d’une minute à l’autre. La vache, grâce à elle, je venais de perdre dix ans de vie en sursauts cardiaque. J’eus le souffle coupé par la ceinture quand la conductrice écrasa la pédale de frein en s’arrêtant de justesse à un feu rouge, au point que je palpai mon torse pour déterminer si mes seins étaient rentrés à l’intérieur.

*Putain, avec ça, j’ai perdu au moins deux tailles…*

Et rebelote, elle accéléra à nouveau comme si nous étions poursuivi par un troupeau de buffles en furie. Collée au siège, je n’osai trop rien dire mais… Oh bordel de merde, elle pouvait pas ralentir, je crois bien avoir vu une vieille voltiger dans un caniveau. Sûrement le souffle de la bagnole... Nouveau coup de frein à l’arrivée, seconde fois où je crachai mes poumons et perdit en taille de poitrine.

- "J’ai la marque de la ceinture imprimée dans les miches…" marmonnais-je.

Enfin nous étions arrivées, et entières avec ça. Miracle. J’ouvrai la portière à la volée pour me précipiter dehors et  notai mentalement de ne jamais refoutre les pieds dans une voiture conduite par cette dingue. C’était quoi la surprise suivante sur la liste ? Perdre un bras parce que son chien me souhaite la bienvenue ? Je n’eus pas le temps de lâcher un commentaire acide qu’elle m’embarqua à l’intérieur des locaux.

Charmant comme accueil, des militaires patibulaires me regardant comme si j’étais un bout de viande sur un étal de boucherie. Je la suivis sans broncher dans son bureau en y jetant un regard méfiant, étant donné que je m’attendais réellement à voir des objets tranchants ou un molosse affamé voulant se farcir un bout de mon cul. Mais non, rien de tout ça, et je l’imitai en m’asseyant en face d’elle pour l’écouter m’expliquer la situation.

- "En gros, tu veux que je sois une taupe ? Je continue mes affaires, je serai payée pour balancer les autres et en échange, ça efface mon implication dans le business ?"

Même si je posai ces questions, c’était par pure formalité vu qu’en définitive, je n’avais pas vraiment de choix. C’était ça, ou la taule. Et puis, ce n’est pas comme si balancer me gênait. On m’avait déjà foutu dans la merde, alors je ne portai pas du tout les gens du milieu dans mon cœur. Avoir un job moins dangereux, payée et protégée, il n’y avait même pas à hésiter.

- "Ok, ça marche. Mais quand t’auras tout ce que tu veux, je veux pouvoir m’installer légalement en ville. J’veux aussi savoir la paye et si j’ai le droit à une arme. Et comme j’accepte, on peut oublier cette histoire de sonde ?"

Ouais, j’avais vite accepté. Et alors ? Je n’avais aucun scrupules à dénoncer les cons, surtout quand ça me permettait de pouvoir ensuite me la couler douce, tout frais payé sur Terre avec l’ardoise effacé. Un bon deal en somme.
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« Répondre #9 le: Décembre 19, 2017, 09:28:53 »

Je rechargeais mon 500 en l'écoutant. Toujours l'avoir chargé avant de repartir en mission, c'était primordial. Une fois ceci fait, je le posais une nouvelle fois à sa place, pour ne plus y toucher avant ma nouvelle intervention. Croisant les jambes, une habitude dont je n'arrivais pas à me débarrasser, même en plein interrogatoire, je toussais afin de m'éclaircir légèrement la gorge. Encore une habitude à la con, mais je n'étais plus à ça près. Donc, elle semblait bien d'accord avec ce que je lui proposais. De toute manière, elle n'avait pas d'autres choix. Elle prenait le choix de la raison, brave petite.

- Ta paie variera en fonction du poisson à attraper. Je paie très bien ceux qui travaillent pour moi, et je les traite plus que bien. Tu as du le voir quand on est entrées. Tu auras des armes, si je le juge nécessaire. Et je pense pas que tu ai vraiment besoin d'armes si je te couvre. Je ne pense que tu connaisses ma réputation, et tu n'as pas besoin de la connaître. Si on travaille ensemble, j'estime qu'on doit établir une relation de confiance réciproque. Si on se fait mutuellement confiance, tout se passera bien pour toi.

J'attendais toujours que l'on me fasse confiance. Même si cela devait prendre du temps, et je respectais ceux qui ne faisaient pas rapidement confiance. Me grattant les cheveux, j'attrapais une cigarette et mon cendrier. Faisant craquer les os de mon cou, je l'allumais, et dirigeait ma fumée vers le haut de la pièce, pour ne pas la lui souffler en pleine poire. Le respect avant tout. Je ne savais pas quoi lui promettre de plus. Je pensais avoir tout dit, et épiloguer me semblait totalement absurde.

- En ce qui concerne ta demande, elle sera développée en temps voulu, mais s'il le faut, j'y veillerais personnellement. Ceci dit, je ne vais pas te mentir. Si je te demande des noms, j'attends de toi que tu me les donnes. J'ai beau être extrêmement attentionnée et bien payer ceux qui bossent pour moi, si la moindre personne est au courant que tu travailles pour moi, tu ressortiras de ce bureau avec deux rotules en moins. Je ne te tuerais pas, mais je pense que tu ne pourras plus jamais marcher de ta vie. Je compte évidemment sur toi pour que tout ceci n'arrive pas. Faisant des ronds de fumée, je gardais un ton de voix très calme. - Une bonne paie, la protection d'une tireuse d'élite, et la certitude de te faire oublier par la suite. J'attends juste de toi la plus grande discrétion sur tes activités. Je pense que tu es très intelligente comme fille, et que tu feras tout pour que ça se passe bien.

Je la regardais avec un air quelque peu neutre. J'allais devoir la protéger. Bah, c'est pas comme si ça me dérangeait réellement. Je lui tendais ma main pour ce deal.
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« Répondre #10 le: Décembre 20, 2017, 04:09:07 »

Bien calée dans ce siège de bureau, je commençais tout juste à me détendre. Manifestement, j’allais pouvoir sortir de ce merdier en un seul morceau, et c'est déjà rassurant au moins. Mettons de côté l'absence de choix, devenir une taupe dans le bas-fond pour le compte de l’armée, ça risquait d’être un brin dangereux. Pire que ma situation actuelle d’indépendante au milieu des ramassis d’ordures de tout poil ? Pas sûr.

En l’occurrence, je gagnai même au change puisque cette brute aux cheveux blancs était sensée me protéger. Ceci dit, la méfiance est de mise, et ça me semble légitime. Rapport à la marque du canon de son flingue que je devais encore probablement afficher sur le front. Mais enfin, elle doit largement avoir les capacités de couvrir mes arrières après la démonstration plus que spectaculaire dont elle m’avait gratifié en direct. Je me trémoussai nerveusement sur mon siège en pesant le pour et le contre.

- "Ouais bon. J’connais pas ta réputation non, mais d’ailleurs j’connais même pas ton nom non plus. J’dois te trouver un surnom ? La grande blanche qui conduit comme une brute ?"

C’est fou, même avec ma poisse légendaire, je ne pouvais pas m’empêcher de l’ouvrir un peu trop. Cette femme avait l’air calme mais, elle était peut-être un peu trop sérieuse pour encaisser l’humour. Je fis la grimace quand elle fit, à nouveau, craquer son cou.

- "D’accord, d’accord. Les vannes c’est peut-être un peu prématuré… Tu sais que c’est super mauvais pour les articulations de les faire péter comme ça ?"

Cela dit, je fermai aussitôt ma gueule puisqu’elle n’avait pas terminé son explication. Au passage, j’ajoutai à ma liste mentale un autre élément, en l'occurrence, veillez à ne pas l’agacer si je tenais à conserver mes rotules en état de marche. Au moins c’était franc, j’allais devoir marcher sur des œufs ce qui, au final, ne changeait pas réellement de mes activités habituelles. Je lorgnai sur cette main tendue en appréhendant déjà sa poigne, m’attendant avoir les articulations en charpie. Tant pis, je la serrai quand même.

- "C’est bon, j’suis pas stupide, j’ai pigé. J’chercherai pas à te doubler, j’tiens à mes jambes et à être payée, inutile de jouer la brute sans cœur avec moi, relax… Je serai discrète et j’aurais plein de noms à rapporter, tu pourras pas t’en plaindre."

Je retombai aussitôt dans le siège, me massant machinalement la main. J’espérai réellement qu’elle laisse de côté l’idée de s’introduire dans mes pensées. Je croisai les bras, l’air de rien.

- "Donc c’est quoi la suite ? J’peux repartir puisque l’affaire est conclu et on se recontacte ?"
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« Répondre #11 le: Décembre 20, 2017, 11:20:14 »

Jouant avec mon briquet, je l'écoutais tout de même avec attention. Je pouvais faire plusieurs choses à la fois, même si je n'en donnais pas vraiment une grande preuve la plupart du temps. Les gens s'arrêtaient à ma façon d'agir pour me juger. Je pouvais les comprendre, cette manière d'agir étant plus que répandue, et je n'avais pas vraiment à leur en tenir rigueur. Si je commençais à vouloir changer les gens, je devais mettre de côté plus d'une centaine d'années de ma vie, au moins, et même si j'étais extrêmement patiente, je n'avais pas envie de passer cent ans à faire ça.

- J'ai encore besoin de toi pour quelques petites choses. Basculant de manière très glamour de l'autre côté du bureau, j'allumais mon PC avant toute chose. - On va procéder par étapes ma grande. Si tu veux bosser pour moi, on va devoir faire ça légalement. Nom, prénom, date de naissance, et tout le toutim. Sache que même si je suis ton supérieur, si quelqu'un de hiérarchiquement supérieur à moi t'ordonnes de faire quelque chose, tu dois t'y plier. J'aviserais ensuite de rectifier la situation si nécessaire.

Je tapais donc tous les éléments qu'elle me donnait. Je lui tendais surtout une carte avec mon numéro de téléphone, lui expliquait qu'elle avait tout intérêt à me rappeler très très vite, vu que je travaillais principalement avec ça. En tout cas, avec ceux qui travaillaient pour moi en dehors de mes troupes. En me relevant, j'allais vers une de mes armoires. Celle où je rangeais tout mon bordel. Il n'y avait absolument aucune cohérence dans cette dernière. J'en tirais un coussin que je lui envoyais, ainsi qu'une espèce de petit plaid.

- Tiens, prend ça. Je vais pas te laisser sortir maintenant après ça. T'as beau essayer de dissimuler ça comme tu le peux, faut vraiment être le dernier des aveugles pour pas voir que ça ne va pas. Reste ici un peu, et si ça va vraiment pas, tu viens me voir. Vu qu'on va devoir travailler ensemble toi et moi, pendant un certain temps, je vais d'abord commencer par te traiter comme je le fais habituellement avec les autres.

Je ne voulais pas agir d'une manière trop intrusive. Ma bonté me perdrait un jour.
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« Répondre #12 le: Décembre 21, 2017, 04:01:16 »

La hiérarchie, c’était bien ce qui me gonflait le plus dans cette histoire. Obéir sans discuter, suivre des ordres, s’écraser, etc., ça n’avait jamais été mon fort. Autant dire qu’à entendre ça, je ronchonnai de plus belle. C’est avec une mauvaise volonté évidente que je déclamai mon identité, ou du moins ce que j’en connaissais, vu que j'étais quand même obligé d’inventer une date de naissance à peu près plausible. J’aime pas être fiché, ça me file la désagréable d’impression ne plus être libre de mes mouvements.

Effectivement, je tirais la gueule et je ne m’en cachais pas. Qui a envie de devenir un bon chien dressé, merde. Je pris quand même la carte qu’elle me tendit. Fort heureusement pour moi, ce n’était que des numéros et ça n’était pas très compliqué à lire. Toutefois, elle ne m’avait toujours pas dit son nom, et j’étais incapable de le décoder sur ce bout de papier. Ce qui me rendit encore davantage grincheuse.

" … Et c’est quoi ton nom ? J’arrive pas à lire sur ce truc. Ou alors, je t’appelle pâlotte."

Occupée à me ruiner les yeux sur les minuscules caractères de son papelard, je rattrapai au dernier instant le coussin qu’elle me lança, manquant de le recevoir en pleine poire. Je réceptionnai un plaid presque aussitôt, fronçant les sourcils. C’était quoi ce plan ? J’allais quand même pas crécher ici.

"Mais qu’est-ce que tu veux que je foute de ça ? J’vais bien ! J’vais quand même pas pioncer ici, j’ai pas mes affaires, j’ai rien à bouffer, pas de quoi me laver ni rien… Ou alors c’est pour me surveiller ? Bonjour la confiance. Et ça veut dire quoi traiter comme les autres ?"

Faire des efforts pour me tenir tranquille, je veux bien, mais pour le coup, je ne comprenais pas du tout où elle voulait en venir. Ma seule envie était de rentrer chez moi, ouvrir un bocal de cassoulets et poser les pieds sous la table pour faire mes comptes. D’un autre côté, j’aurais dû m’y attendre. Après tout, rien ne l’obligeait à me faire assez confiance pour que je puisse repartir. Il était donc plutôt légitime que je sois obligée de rester.

"Bon, écoute. Si je dois rester ici parce que tu m’fais pas confiance, dis-le. Pas la peine de faire comme si tu me soignais ou j’sais pas quoi, t’as qu’à me le dire si je suis prisonnière. J’suis pas en sucre, pas besoin de me ménager."
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« Répondre #13 le: Décembre 21, 2017, 05:34:18 »

Elle commençait vraiment à me gonfler. Même si je ne le montrais pas, je commençais à en avoir légèrement marre. Même si je commençais à en avoir marre, je pouvais bien sûr encaisser bien plus que ça. Ma patience me sauvait parfois la mise. Mais là, elle commençait à jouer avec mes nerfs, alors qu'elle n'était clairement pas en position de l'ouvrir. J'étais en train de lui sauver la mise, j'étais en train de lui permettre de rebondir, et elle jouait encore à l'effrontée. Si elle voulait jouer à ça, elle n'allait pas gagner ce match, clairement pas.

- Oh, tu veux rentrer chez toi. Parfait, tu vas pouvoir rentrer chez toi. Mais à ta place, j'éviterais de trop la ramener, surtout ici. Je n'ai qu'une chose à dire, et dans le meilleur des cas, tu finis en taule pendant de très longues années. Je ne sais pas si tu réalises, mais dans ton intérêt, je te demanderais bien de faire profil bas. Je tapotais des doigts sur mon bureau, en soupirant. - Je veux te voir ici, une fois tous les trois jours, à 5h du matin. Et sois certaine que si tu n'es pas là à 5h10, je saurais où venir te chercher. Et une fois que je t'appelles, tu as une heure pour être à l'endroit indiqué. Et sois ponctuelle. Je lui prenais des mains tout ce que je lui avais donné avant de fermer le placard avec un certain agacement. - Lucie. Mais pour toi comme pour les autres, c'est commandant, en public. Et tu veux savoir ce que ça veut dire "traiter comme les autres"? Oh.. J'aurais pu faire en sorte de ne pas te traiter comme une moins que rien, comme la dernière des criminelles de pacotille. Je soigne mes hommes, c'est pour ça qu'ils aiment travailler avec moi. Mais comme tu as décidé de faire ton effrontée avec moi, je sais comment tout va se passer. Sois à 5h tapante ici dans trois jours. Et disparaît avant je ne change d'avis.

Elle avait vraiment le don de me mettre sur les nerfs. Je détestais ça. Je détestais agir de la sorte. Mais si elle voulait vraiment jouer avec moi, j'allais adopter une toute autre manière de voir les choses. Certains considéraient les sorcières comme de véritables salopes dans le passé, de vraies garces. Je pouvais très bien lui montrer cette facette de ma personnalité si elle le souhaitait.
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« Répondre #14 le: Décembre 21, 2017, 11:11:27 »

Décidément, je m'interrogeai vraiment sur ce qu’elle attendait de moi celle-là. Je n'allais quand même pas la remercier de m’avoir foutu dans cette situation, après tout, je me débrouillais pas si mal jusqu'à présent, bien avant qu’elle ne déboule avec sa gâchette. Je déteste ces gens qui, sous prétexte qu’ils s'imaginent être du bon côté de la barrière, t’imposent leurs décisions, leur morale à deux ronds et leur mode de vie. C’était certain que je n’avais pas une vie reluisante, mais au moins, je vivais par moi-même et je n’attendais rien de personne.

Hors, depuis que je l’avais rencontré, elle ne cessait de me faire la morale et là, tout ça commençait sérieusement à me chauffer. Jusque là, je n’avais finalement trop rien dit étant donné qu’elle me semblait avoir la détente facile, mais j’étais réellement sur le point d'éclater et de lui dire le fond de ma pensée. Ma tête m'élançait, me donnant l’impression de fulminer par la colère retenue. C'en était trop.

"Tu sais quoi ? Puisque t’aimes mettre les choses à plat, j’vais le faire aussi. Jusqu’à maintenant, j’ai relativement fermé ma gueule parce que t’étais prête à sortir le flingue mais je commence à en avoir ras le cul de ta morale."

Ça n’était très certainement pas prudent de s’énerver face à une femme capable de pointer sur moi un gros calibre à tout moment, mais c’était plus que je ne pouvais supporter et je sentais ma voix percer d’exaspération.

"Tu t’attends à quoi ? Que j’te broute le minou pour te remercier de pas m’avoir collé une balle dans la tête ? C’est quoi qui te donne le droit de me juger ? Parce que t’as un gros flingue, tu peux décider de qui est mauvais et qui ne l’est pas ?! Tu te prends pour ma mère ou quoi, c’est dingue, bordel !"

Prise dans l’émotion, je me levai pour la regarder bien en face, la voix quelque peu cassé par tout le stress accumulé au fil de la journée.

"Ah bah tu peux être fier de toi, pendant que tu distribues ton jugement comme j’sais pas quel foutu dieu, il y a des gens qui se font chier pour vivre si t’as pas remarqué. Pendant que toi, t’étais là au chaud à lustrer tes canons, moi j’suis née dans la merde des caniveaux, et je m’en suis sortie toute seule en faisant comme je pouvais ! Alors vas-y, traite-moi de connasse, d’effrontée et de criminelle de merde puisque tu crois valoir mieux que moi ! Mais quand t’auras plus rien à bouffer, personne pour t’aider, peut-être que là tu pourras descendre de ton putain de piédestal !"

Malgré moi, je sentis mes yeux me brûler à mesure qu'ils s'embuaient de larmes. C’était stupide, mais le choc de la journée avait fait son œuvre et, au fond de moi, j’avais en horreur que l'on me traite comme une gamine irresponsable. Je me dirigeai donc vers la porte de sortie d’un pas pressé pour cacher mon agitation.

"Et l’ordure de pacotille, elle sera là à tes 5h du matin ! Comme ça, tu pourras continuer à me traiter de sous-merde pendant que je serai en train de nager dans la misère comme je l’ai fait chaque jour ! Bref, merci commandant d’avoir amélioré mon existence !"

Sans me retourner, j’attrapai le loquet de la porte d'un geste sec pour sortir, encore bien plus pressée de rentrer chez moi à présent, que je ne l’étais il y a quelques minutes.
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