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Le Grand Jeu - Forum RPG

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Auteur Sujet: Rencontre chimérique (Pv Linda)  (Lu 4298 fois)
Linda
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« Répondre #15 le: Décembre 28, 2013, 01:30:22 »

Deisui sembla apprécier ma façon d’appréhender la situation. Il affirma qu’il se faisait plus souvent traiter de fou lorsqu’il pensait de la même manière. J’eus une moue contrariée, qu’il ne vit probablement pas. On le traitait de fou quand il s’amusait ? Mais où allait le monde !? Je l’entendis alors rire. Ah, parce que ça lui plaisait qu’on le traite de fou ? Décidément, j’étais tombée sur un homme des plus étranges… Mais ça ne me dérangeait pas. Les hommes étranges étaient très souvent les plus amusants.

Nous avons continué de marcher à travers ce labyrinthe sale. Puis, au bout de quelques secondes, vint la demande à laquelle je m’attendais : Deisui voulait que je joue les guetteurs. Alors qu’il me parlait, j’aperçus (ne me demandez pas comment) une barre de métal en travers de notre route, juste bien placée pour décapiter mon camarade si ça avait été une lame. Je me plaçai devant lui pour l’empêcher d’avancer.

-Des trucs dangereux…comme celui-là ?

Je pris le bras de Deisui pour qu’il puisse toucher la barre métallique et éviter l’obstacle. Nous avons donc continué silencieusement sur quelques mètres, mon camarade paraissant savoir exactement où il allait et comment y aller, jusqu’à ce qu’il propose de me faire sortir de la ville avec lui. Il parlait d’une rébellion. Un effort de mémoire me rappela que j’avais déjà entendu cette information.

Il tourna et je le suivis. Et aussitôt, avant même d’avoir compris ce qui lui arrivait, Deisui fut plaqué au sol par 50kg de Chimère. Et un carreau d’arbalète passa en sifflant au-dessus de nos têtes. Sans attendre, je me relevai et me jetai sur l’homme à la torche pour éteindre sa lumière. Nos deux agresseurs n’avaient probablement pas la capacité de voir dans le noir et, paraissant humains, ils ne devaient pas non plus pouvoir se repérer autrement qu’avec la vue. Nous plonger dans l’obscurité m’assurerait donc un avantage certain.

Que j’exploitai en tuant sans plus d’états d’âme ces deux hommes qui avaient tenté de nous tuer. Après tout, ce n’était pas très différent de la chasse. On tue un animal dans les deux cas, même si ici on ne le mangeait pas ensuite.

J’aidai ensuite Deisui à se relever.

-Allez, on continue. Ils ne nous gênerons plus. Un cadavre n’attaque pas les gens.
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« Répondre #16 le: Décembre 28, 2013, 02:50:04 »

Ma manière d'avancer en effleurant les murs n'aurait pas pu me permettre d'éviter l'obstacle de la barre de fer, mais justement c’était parce que j’étais avec Linda que je progressais ainsi, et elle remplit parfaitement son office. Ainsi elle me devança et me saisissant me fit passer de manière à éviter l'obstacle que je n’entraperçus qu'à l'instant où je passais en dessous... et une fois redressé j’acquiesçais vivement.

"Un peu dans ce gout là, même si de cela je m'en serai tiré juste avec une bosse !"

Ceci dit cela me tracassait. Cette barre de métal n'était pas là lors de mon passage précédent, elle avait été placé entre temps, mais dans quel but... Elle ne ressemblait pas à une canalisation et elle était trop basse pour avoir été placée là au petit bonheur la chance. Nous devions entrer sur le territoire de quelqu'un , mais de qui ? Cela restait à déterminer, mas s'il vivait ici il était peu probable qu'il nous accueille à bras ouverts. De fait ce fut avec prudence que je tournai. J'eus le temps d’apercevoir une lumière...puis brusquement je fus plaqué au sol à ma grande surprise, par Linda elle même. un claquement suivit peu après ainsi quel e sifflement d'un projectile. J'ignorais toujours qui était celui ou ceux installés en ce territoire mais une chose était claire nous ne pouvions pas escompter parcourir courtoisement leur territoire. Malheureusement pour eux ils étaient proches, trop proches pour avoir le temps de recharger une arbalète avant que je ne sois sur eux... Et encore trop pour avoir le temps de fuir face à Linda. Cette dernière me prouva une fois de plus sa vitesse et sa vivacité supérieure à la mienne.  Je ne m’étais pas encore redressé, alors que j'étais habitué à ce genre de situation, qu'elle elle étai déjà sur eux, et la torche s'éteignit.

Je m'inquiétai alors brièvement pour elle, une inquiétude de courte durée, car  alors que je redressais le visage vers leur direction, j'entendis leurs cris. Je n'étais pas assez près pour voir distinctement ce que Linda leur faisait mais il était évident qu'elle n'aurait aucun mal à s'en débarrasser. Les suppliques s'arrêtèrent aussi rapidement qu'elles avaient commencées, et Linda vint m’aider à me relever. J’aurai très bien pu le faire moi même entre temps, mais à vrai dire j’avais été trop concentré sur ces cris... Elle n’avait pas d'arme, et je n’avais pas vu de griffe et de crocs en elle assez grandes pour tuer un homme !  Avait elle usé de ses seules mains ? De magie ? Ou d'aptitude propres à son étrange nature ? Je l'ignorais et alors qu'elle me relevais je ne me privais nullement de lui poser la question, en profitant pour répondre aussi à sa remarque ne un petit rire.

"Sauf s’il y a un nécromant dans les parages... Mais ils ont mieux à faire que de se perdre dans le dédale souterrain de cette ville... Mais justement, comment tu t'y es pris pur le tuer. Tu es rapide oui, mais je ne t'ai pas vu arborer une arme, qui plus es ta force physique est assez réduite. Tu leur as brisé la nuque ?"

Tout en posant ces questions je me dirigeais vers les assaillants. Il faisait trop sombre pour que je puisse procéder à un examen des blessures, mais ce n'était pas mon intention. je voulais juste savoir à quelle factions ils appartenaient. Un rapide coup d’œil me permit de déterminer qu'il n'aient pas de la milice, et l'absence d signe de reconnaissance m'indiquaient qu’il s'agissait probablement de simples voyous. Ainsi nous nous attirions pas lus d'ennuis en ayant éliminé ces raclures... Après cette brève étude je me e redressais et reprenait la marche.

Nous n’étions plus très loin et les deux agresseurs étaient probablement la dernière menace qui pourrait nous affecter... Et comme pour prouver ma pensée un rayon de lumière filtra par une ouverture dans u mur de pierre ,bien mieux entretenu que ceux des bas quartiers, un accès vers l'extérieur.Cependant cette fois ci ce n’étaient pas des planches de bois disjointes qui en bloquaient l'accès, mais une plaque métallique, maintenue fermé par une tige de fer qui pouvait être ouverte de l'intérieure, ce que je fis, faisant basculer la plaque. Je pris alors brièvement le temps de me réhabituer à la lumière du soleil, avant de songer à m'extirper de ce lieu, profitant de ce laps de temps pour m'adresser à nouveau à Linda.

"Voilà nous devrions être tranquille pendant un bout de temps maintenant Linda, les rebelles n'ont pas encore atteint ce quartier, de fait la milice n'y fiat que peu de rondes...Nous serons tranquille pour échafauder un plan pour sortir de cette ville, enfin si tu veux m’accompagner.. Et aussi te donner ta récompense."

J'eus un léger rire,  et mon regard s'étant enfin habitué à la lumière du soleil je me hissais dan l'ouverture à la seule force de mes bras avant de me glisser avec un peu de mal en cet étroit passage et débouché sur une rue qui sans être luxueuse était bien entretenu, n'ayant rien à voir avec les passage crasseux des bas quartiers !
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« Répondre #17 le: Janvier 03, 2014, 10:13:49 »

J’avais agi trop vite. Trop vite pour laisser la moindre chance à mes victimes. Trop vite pour que Deisui ait le temps de réagir avant la fin de l’action. Mais surtout, j’avais agi trop vite pour me rendre compte moi-même que quelque chose clochait. Je ne m’en aperçus que quelques secondes plus tard, alors que mon camarade me demandait justement comment j’avais tué nos agresseurs.

-Je... J’ai… Oh mince…

Baissant les yeux sur mes mains que je distinguais à peine à cause de l’obscurité, je vis de légers éclats lumineux au bout de chacun de mes doigts. J’avais peine à croire ce que mes yeux me montraient.

-On en parlera plus tard, d’accord ?

L’humain était en train d’examiner les cadavres de ses congénères. Il se releva rapidement et, sans paraître tenir compte de ma remarque, me fit signe que nous avancions. Une impulsion mentale suffit heureusement à faire disparaître mes nouvelles « trouvailles » (mais où ?) et je le suivis.

Le reste du chemin se fit sans encombre. Nous avons marché à travers les couloirs sombres et clairement mal entretenus jusqu’à ce qui ressemblait à une sortie, d’où perçaient quelques rayons de lumière. Deisui ouvrit la trappe et il me fallut quelques secondes pour que mes yeux cessent de hurler silencieusement leur mécontentement.

Mon camarade affirma que nous ne risquions pas d’être dérangés ni par la milice ni par les rebelles. Tant mieux. Je n’avais pas envie de me battre encore aujourd’hui. Ou du moins pas avant d’avoir bien compris ce que j’avais fait quelques minutes plus tôt.

Mon attention fut captée par la phrase suivante : Deisui réitérait sa proposition de m’emmener avec lui. Il parla également de ma récompense, que j’avais totalement oubliée. Avec un petit rire, il monta sans effort et se retrouva dehors. Je savais que j’aurais du mal à le suivre, mes bras n’étaient pas assez musclés.

-Tu me donnes un coup de main ? Je veux bien t’accompagner, mais pour ça il faut déjà que je sorte d’ici !

Le ton de la plaisanterie était une de mes spécialités. Prendre tout avec dérision est tellement plus simple que de se formaliser de peu ou paniquer pour un rien…

-Pour ma récompense, eh bien… Ah. C’est maintenant que je veux le dire que je me rends compte à quel point c’est idiot… Il va falloir que j’en trouve une autre, tant pis. Où allons-nous ? Les deux miliciens de tout à l’heure ne devraient pas tarder à trouver quel chemin nous avons emprunté et ils arriveront ici. Il vaut mieux se déplacer encore un peu.
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« Répondre #18 le: Janvier 03, 2014, 10:56:15 »

...je devais ne pas m’avouer vraiment rassuré par le ton qu'elle avait eu en repoussant ses explicitons sur la mort des deux voyous, mais au moins étions nous sortis des souterrains et c'était de loin le plus important !  Enfin, nous ne l'étions pas totalement, elle avait encore besoin d'un coup de main  mais l'idée était là. Ainsi juste après être remonté à la surface je me mis à genoux afin de saisir ses poignets et la tirer à l’extérieure. Ce fut assez aisé grâce à son faible poids, néanmoins elle dut quelque peu salir ses habits dans l’opération ,mais ce n'était rien de grave... Enfin surtout en comparaison de ce qu'on risquait tout les deux si elle m'accompagnait. oh il y avait peu de chance que ce que je comptais faire nous attire des ennui,s mais si c'était le cas ces derniers seraient de tailles !

Je cherchais d'ailleurs brièvement du regard le lieu où nous allions devoir nous rendre...Le rendez vous n'allez pas tarder à avoir lieu et il ne fallait pas le manquer...tout en se faisant je répondis aux propos de Linda, d'une voix à vrai dire une peu distraite.

"Oh quel dommage je préfère me débarrasser de mes dettes dès que possible, mais très bien tu fais comme tu veux... Néanmoins c'était la dernière fois que je te le rappelais ! J'ai déjà été assez gentils comme ça alors que ça m'arrange quand mes créanciers oublient mes dettes. Quant à nous déplacer un peu, je suis d'accord, les miliciens sont loin d'être idiot, mais il va nous être aisé de les semer, d’autant plus qu'ils ne s'attendront pas à ce qu'on s'approche des remparts... Ah voilà !"

Je distinguais une ruelle qui menait vers le mur le plus proche de la ville, et commençait à m'y diriger à pas rapide, faisant brièvement signe à Linda de me suivre, avant de lui donner plus d'information ,d'une voix plus basse ,sur le ton de la confidence. C’était un peu inutile vu qu'il n'y avait personne pour nous écouter et que même les pouvoirs des .... Ne pourraient parvenir à écouter nos propos au vu des circonstances...

"Pour sortir de la ville nous allons faire appel à un contrebandier... Ce dernier utilise une méthode un peu particulière pour sortir. Pas de téléportation, sur laquelle la milice garde un œil, et il ne passe pas par les portes... Mais par le mur, à travers ce dernier. C'est un Esper qui possède comme don de rendre une surface intangible, et ici un pan de la muraille à travers laquelle il fait passer les personnes et les marchandises. il est par ailleurs aider par un autre Esper dont la capacité est d’empêcher toute perception qui ne soit pas dû à des sens naturels, ce qui exclut la technologie, la magie et les capacités des autres Espers !  En somme c'est une affaire qui marchent plutôt bien depuis quelques mois !"

et ce n'était pas prudent d’en parler à une personne que je connaissais depuis aussi peu de temps que Linda, mais le contrebandier prenaient assez de précaution pour ne pas se faire prendre par un indic véreux, alors je ne m'en faisais pas trop... Au terme d'une poignées de minutes ils arrivèrent près de la haute muraille, au pied de laquelle attendaient deux chariots et une douzaine d'individus ,certains se chargeant du trafic, d'autres en faisant partis,  en tant que "passagers" et c'était ces derniers qu'ils allaient rejoindre, Je me tournai alors vers Linda.

"Suis moi...Et ne t’en fais pas notre interlocuteur peut avoir l'air un peu bourru, mais il a l'habitude de excentrique, la preuve il me supporte, alors je n'ai pas vraiment d’indication à te donner tu peux même l'ouvrir si tu veux !"

Et je m'avançais alors d'un pas rapide vers d'une silhouette élancée. C'était un jeune homme plutôt bau d’ailleurs, si ce n'était une balafra qui lui traversait tout le visage, de l’œil droit au bord gauche du menton lui laissant un œil mort qu'il n'avait pas prit la peine de faire guérir ou de remplacer par une prothèses alors qu'il en vendait lui même. Il n'essayait même pas de le dissimuler à qui que ce soit, et je n'en avais jamais compris la raison... Mais bon toujours était il que je savais pouvoir lui faire confiance et c'est sans hésitation que je m'avançais vers lui, une bourse à la main, afin d'éveiller dès que possible son intérêt... Par contre dans le fond j'espérais que Linda se tiendrait un peu tranquille. Je faisais confiance à ce type car seuls deux choses lui importaient ,contredire la loi et l'argent, et j'espérais que la nature un peu particulière de celle qui m'accompagnait n 'évoquerait pas en lui l'envie d'en tirer plus en voulant la vendre telle une curiosité. Cela dépendrait sans doute de l'attitude de Linda...

Ou bien de ma seule bonne étoile, qui malheureusement aimait bien partir à l'improviste.
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« Répondre #19 le: Janvier 05, 2014, 07:40:59 »

Deisui me répondit distraitement, et sur un ton qui ne laissait aucune place au doute dans mon esprit : il en avait marre. Je me comportais comme une gamine mal élevée depuis le début, et ça commençait apparemment à l’énerver. Il avait entièrement raison, d’ailleurs. J’avais 21 ans, mince ! Pas 10 ! Il était grand temps que je gagne en maturité.

Pendant que nous marchions, il m’expliqua à voix basse, comme un secret, que nous allions avoir recours aux pouvoirs d’un Esper contrebandier. Son pouvoir semblait particulièrement utile pour un tel boulot. Soit le hasard faisait bien les choses, soit il était prédestiné à ce « métier », soit il s’était juste bien débrouillé et savait exploiter au mieux ses ressources. Avec en plus un acolyte capable de le camoufler, c’était le combo parfait !

-Ils vont faire fortune rapidement, ces deux-là, si la situation reste telle quelle encore longtemps.

Je sentais que je venais d’entendre un secret que je ferais mieux de garder pour moi. Motus et bouche cousue, donc ! Je serais la plus discrète possible sur la façon dont nous quitterions Nexus. Mais pour l’instant, je haussai un sourcil en entendant la phrase suivante de mon camarade :

"Je n'ai pas vraiment d’indication à te donner tu peux même l'ouvrir si tu veux !"

Son vocabulaire de gars des bas-fonds revenait à la charge… Je commençais à me poser quelques questions sur ma sécurité en restant avec lui. Mais bon ! J’étais venue à Nexus en recherchant le danger, alors pourquoi pas ? Dans le pire des cas, je le tuerais si son attitude devenait trop menaçante envers moi. Je n’étais, honnêtement, pas pressée du tout que ça arrive.

Deisui prit une bourse de laquelle parvenaient des sons de pièces s’entrechoquant. De quoi attiser la convoitise de son interlocuteur à la cicatrice. Pour ma part, je me tins coite et ne bougeai pas, mains croisées dans mon dos, à quelques pas derrière Deisui. Je ne voulais pas risquer de tout compromettre, alors j’étais bien décidée à me taire, sauf bien sûr si on me parlait.
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« Répondre #20 le: Janvier 05, 2014, 09:22:01 »

A ma grande surpris Linda demeura parfaitement tranquille, semblant se faire oublier des contrebandiers. Mon interlocuteur direct, savait pourquoi j'étais ici et prenant ma bourse il compte consciencieusement les pièces... Mis le fait qu'il y ait le double du tarif habituel ne m'épargna pas la question inévitable.

"Elle est avec toi ?"

Je lâchais alors un long soupir en levant les yeux au ciel.

"Bien sûr... Me suis je déjà fait suivre par qui que ce soit sans mon accord, surtout d'aussi près, même si elle est bien silencieuse ?"

Je me retournais alors, adressant un bref sourire à Linda, alors que le ruffian empochait l'argent, parlant d'_une voix monocorde pour exprimer le termes de l'accord, qui sera purement oral et dont je connaissais déjà les détails, si ce n'était que j'allais imposer une condition supplémentaire.

"Alors comme d'habitude t'obtiens une ristourne que je vais appliquer en plus à ta compagne, pour que tu restes  à côté de moi durant tout le trajet, histoire que tu me protèges de toute menaces. Comme d'habitude. Rien n'a objecter ?"

D'ordinaire la question était purement rhétorique, et s'ensuivait d'une blague plus ou moins douteuse, mais aujourd’hui il en allait autrement.

"Juste un détail que je souhaiterai rajouter... Une place juste derrière nous réservé à la donzelle qui m'accompagne... Tu n'y vois pas d'objection ?"

Le sursaut qui le parcourut et la grimace qui traversa son visage me laissa deviner que j'avais vu juste. Bien qu'il n'ai fait aucune remarque à ce sujet l'apparence de Linda l'avait interloqué et il avait compté faire quelque chose à son encontre. Malheureusement pour ses intérêts cela faisait plus longtemps que lui j'étais dans le circuit et j'avais appris à me méfier des coups foireux... Mais il était un homme intelligent et il ne tenta rien, se contentant d'acquiescer a mon exigence. De toute manière l'heure du départ arriver. A nouveau je fis singe à Linda de me suivre, alors que tout le monde se déplaçai ,se préparant à partir. certains iraient à pieds d'autres sur des chariots, moi et Linda faisions parti de ces privilégiés, comme je l’avais voulu j'obtins qu'elle soit installée juste derrière moi, qui était assis au côté du contrebandier sur le chariot de tête.

J'avais déjà dégainé mon épée, une simple formalité, mais il valait mieux agir rapidement en cas de problème... Le contrebandier se concentrait alors que la colonne s’ébranlait, et on pouvait voir le mur trembler légèrement, devenant moins consistant... Or si jamais il était déconcentré le charme se rompait, et j'avais déjà vu cela, alors que des gens étaient encore à l'intérieur du mur. Ils avaient été compressés, et comme le mur ne pouvait accueillir plus de matière, le fruit de cet écrasement avait été projeté à l'extérieur en un résultat assez horrible, et tout cela parce qu'un gars avait paniqué et l'avait troublé. C'était ma tâche aujourd'hui d'éviter que ça advienne quitte à tuer le responsable.

De toute manière j'avais déjà une certaine appréhension en traversant le mur. Nous n'étions pas plongé dans de profondes ténèbres, nous pouvions voir un peu, comme si nous étions sous les étoiles, mais ce qui était oppressant c'était cette lourdeur dans l'air, cette sensation d'être sur le point d'être écrasé...heureusement tout se passa bien cette fois et une fois que toute la colonne fut passé ,je secouais le contrebandier pour l'éveiller. Le voyage n'était cependant pas encore fini, il allait nous mener à un lieu où nous ne risquions pas d'être surpris par d'éventuels patrouilles extérieurs, puis alors nous pourrions partir. Bien sûr nous pouvions descendre maintenant ,mais à pieds et avec un peu de malchance nous courrions de grand dangers, bien que fréquenter le contrebandier en était également un...D'autant plus qu'il m'interrogea sans gêne sur Linda, alors qu’elle était juste derrière.

"Tu sais Deisui... Je ne sais pas comment c'était dans ton monde, mais dans celui là si tu ne saisis pas les opportunités qui s'offrent à toi tu finis dans d'horribles conditions, or tu en as une à portée de main, une splendide...Laisse la moi et je te jure que tu auras ta part."

Il parlait à demi-mot, mais je n'étais pas dupe, Linda l’intéressait. Je me  demandais si elle en avait conscience, mais pour éviter tout incident je répondais aussi à demi-mot d'une voix assez sévère.

"Je peux tuer bien des personnes, je peux en torturer aussi, mais je ne trempe pas dans ce genre d'affaire, Kengar, et pas avec ce genre de personne. La discussion n'a plus lieu d'être."

Et à mon grand plaisir il se tut, mais il avait l'air renfrogné, ce qui signifiait deux choses. nous allions peut être partir un peu avant l'arrivée prévue...

Et j'allais devoir me trouver un autre passeur pour Nexus.
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« Répondre #21 le: Janvier 08, 2014, 08:51:17 »

Le passeur compta les pièces. Il demanda confirmation de ma présence, et la réponse de Deisui me fit sourire. Il avait vraiment confiance en ses sens. Si c’était à raison, tant mieux pour lui. Si c’était à tort…eh bien c’est pour ça que j’étais là, non ? Je rendis son sourire à mon camarade avec un léger hochement de tête.

Empochant son paiement, le contrebandier donna les termes du « contrat », sur un ton qui m’apprit que ce n’était pas la première fois que lui et Deisui faisaient affaire. Petit détail : ce dernier exigea que je sois juste derrière eux. Au sursaut de son interlocuteur, je compris que je venais d’échapper à un enlèvement.

Deisui me fit signe de le suivre, ce que je fis, m’asseyant derrière lui sur le chariot qui allait nous transporter de l’autre côté du mur. Je n’aimais pas trop l’idée d’être sur un amoncellement de bois branlant et tout sauf stable, mais les humains s’en contentaient quotidiennement, je n’avais pas de réelle bonne raison de me plaindre. Donc je ne me plaignis pas.

Le passage fut éprouvant. La sensation d’oppression, d’écrasement même, était à la limite du supportable. Je me tenais la tête à deux mains, me massant le crâne en grommelant.

-Vivement que ça s’arrête…

Et heureusement, ce fut le cas. Le supplice prit fin, nous étions de l’autre côté du mur. Je me retins de pousser un hurlement de joie lupin. C’était une très mauvaise idée, j’essayais de ne pas me faire remarquer, alors surtout pas de bêtises de ce genre !

Un détail cependant m’intrigua et, je l’avoue, m’inquiéta un peu. Malgré le fait que nous étions passés, nous continuions d’avancer. Le passeur ne s’était pas arrêté. Pour quelle raison ? Voulait-il nous duper ? J’écartai d’office cette éventualité. Si Deisui ne réagissait pas, cela ne pouvait signifier qu’une seule chose : c’était normal, ou tout du moins habituel. Je restai donc muette.

Mais ma langue se délia quand j’entendis mon voisin de devant parler de moi. Oh, j’étais bien loin d’être stupide, je comprenais très bien ce qu’il disait à mon camarade ! Il me voulait. Pourquoi, je n’en savais rien, mais il essayait de m’acheter à Deisui. Je faillis lui briser la nuque par derrière, sans sommations. Mais je me suis retenue. Au lieu de ça, j’ai été un peu plus vicieuse. J’ai d’abord laissé Deisui lui répondre, et la réponse m’a paru plus que satisfaisante. Très bien, comme ça je n’aurais pas à les tuer tous les deux. Quand il termina sa phrase, j’étais penchée en avant, une main sur l’épaule du passeur. Je lui murmurai à l’oreille :

-Ne me prenez pas pour une imbécile, cela ne vous serait en aucun cas bénéfique.

Puis je me rendis compte que Deisui s’était attiré des ennuis. J’essayai, sans être certaine du résultat, de rattraper le coup :

-Oh, et… N’en voulez pas trop à l’humain. Les gens dont on contrôle l’esprit ont tendance à parler sans se rendre compte de ce qu’ils disent, ils peuvent donc paraître un peu…désagréables ?

Je sortis les griffes de ma main (mais depuis quand les avais-je ?!) et caressai le visage du passeur avec pour lui faire un peu peur.

-Un conseil : n’essayez plus de vous en prendre à moi, directement ou indirectement.

Et dans le même temps, je priais tous les dieux que je connaissais pour que :

1) Deisui comprenne et joue le jeu,

2) Le passeur fasse une croix sur moi sans pour autant qu’il y ait des répercussions sur son comportement vis-à-vis de mon camarade.

Je voulais lui causer le moins de problèmes possible, mais je n’avais jamais été très douée pour le bluff. Ne restait plus qu’à espérer…
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« Répondre #22 le: Janvier 08, 2014, 11:49:23 »

C'était la première fois que Linda parlait en présence du contrebandier, qui se retourna alors sèchement vers elle, comme s'il paraissait surpris de la voir dotée de parole... D'autant plus pour prononcer de telle parole. J'aurai pu à cet instant l'interrompre, pour empêcher que les dégâts ne s’aggrave. Après tout j'avais l'habitude de perdre des contacts, même d'aussi précieux que le contrebandier, mais je me demandais bien ce qu'elle avait derrière la tête et c'est sans doute ce qui me motiva à la laisser faire avec un sourire...

Mais je ne pus m’empêcher de me tendre face à ce qu’elle dit. De par ma réputation c'était complètement idiot, d’autant plus que le contrebandier me connaissait depuis bien plus longtemps qu'elle ne me connaissait. En même temps je ne pouvais pas la blâmer, si on était pas du milieu, et encore, on ne connaissait pas ma réputation, ni mes talents et surtout pas mes motivations. néanmoins je tentais de me prêter au jeu, fixant le contrebandier d'un regard aussi vide que possible. Cela n'était à vrai dire pas difficile, il suffisait d'agir comme quand j'étais saoul. Néanmoins malgré le petit jeu d'intimidation de Linda je n’étais pas dupe, le contrebandier ne croyait pas une seconde à son histoire, il n'avait même pas peur malgré la grimace qu'il affichait. Sans compter le regard de ses hommes d main autour de nous. Tout allait exploser à un instant précis, il me fallait agir à ce moment là. Finalement le contrebandier eut un soupir méprisant, alors que son regard se porta sur les griffes. Se fut son erreur, le temps qu'il se concentre pour les dématérialiser comme il l'avait fait avec le mur, mon poing le frappa en plein visage, et eut le mérite de le faire tomber du chariot, qui malheureusement ne progressait pas assez vite pour assurer son trépas. Mon regard se tourna alors vers Linda.

"Ce type me connaissait, et si on pouvait manipuler comme ça mon esprit ça ferait longtemps que j'aurai quitté la profession, puisque le moindre peser pourrait me faire la peau."

Je n'étais même pas énervé, après tout elle m'avait juste amené à prendre un peu d'avance sur ce que j'avais prévu. L'heure n'était néanmoins pas aux explicitations. j'avais commis une erreur en envoyant le contrebandier par dessus bord car maintenant rien n'allait retenir ses hommes de main de nous faire la peau ,rien si ce n'était une bonne distance. heureusement il leur fallait du temps pour nous rejoindre ou préparer leur assaut, et leur meneur était hors jeu pour une durée indéterminée, mais il fallait tout de même agir vite...Et jamais je ne me félicitais autant d'avoir ma place sur un des chariots !  Ainsi sans prévenir je bondissais sur une des montures, une de mes lames dégainées pour rompre ses attaches.

"Saute derrière moi et accroche toi à ma taille ! Fais moi confiance."

Monter à cru ce n'était vraiment pas agréable, mais j'avais appris à le faire par nécessité. Cela nous permettrait de nous éloigner rapidement de toute représailles, que ce soit de la milice ou des contrebandiers. Par ailleurs on aurait pu craindre que le fiat que nous soyons deux leur laisse tout le loisir de nous rattraper, mais à vrai dire ils ne nous poursuivraient probablement pas, et je savais exactement où nous rendre pour prendre un peu de repos, une auberge au bord de la route. une zone de non droit selon certains, mais où à vrai dire nous serions plus en paix qu'à Nexus ! Pour mettre ce plan  à exécution il suffisait juste qu'elle me suive une fois encore et alors nous aurions enfin la paix...

Et quelques explication bienvenues...
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« Répondre #23 le: Janvier 09, 2014, 09:34:04 »

J’aurais au moins essayé. J’aurais au moins la consolation de me dire que j’avais essayé. Mais il faut avouer que j’étais vraiment très déçue que ma tentative ne fonctionne pas.

Deisui avait joué le jeu. Marquant d’abord sa surprise, sûrement involontairement, il avait jeté au contrebandier un regard d’ivrogne venant de finir sa troisième bouteille. J’avais failli rire, d’ailleurs. Son expression était tellement crédible…

Du coin de l’œil j’avais pu apercevoir les hommes armés qui nous entouraient et nous jetaient des regards mauvais. Cela confirmait que j’étais en train de faire une énorme bêtise. Mais je ne m’étais pas arrêtée. J’eus juste eu le temps d’entendre le soupir hautain du contrebandier avant de voir un poing voler et le percuter en pleine face. Ma main est alors restée en place, mais le visage qu’elle touchait est parti s’écraser contre le sol, nous laissant seuls sur le chariot. J’ai rapidement rangé mes griffes.

Mon camarade, qui venait de coller un crochet magnifique à son non-ami, m’affirma qu’il n’était pas hypnotisable et que donc mon histoire n’était pas crédible. Avait-il raison ? Aucune idée, et je m’en moquais bien. Au moins il n’avait pas l’air de m’en vouloir, c’était déjà ça. Même si nous étions maintenant dans les ennuis jusqu’au bout des oreilles.

En effet, les hommes de tout à l’heure, voyant leur collègue tomber de son chariot (vivant, heureusement pour lui), se dirigèrent vers nous. Avec l’intention de nous faire la peau, cela va de soi. Deisui eut alors une réaction typiquement humaine : la fuite. Il monta sur l’un des chevaux qui tiraient le chariot et le détacha d’un coup d’épée. Il me dit de le rejoindre, j’obtempérai sans discuter.

"Même en situation de panique il a la classe. Décidément, j’adore ce type !"

Sitôt assise sur la croupe de l’animal, j’ai passé mes bras autour de la taille de Deisui, plaquée contre son dos.

-Te faire confiance ? Sans problème !

Oui, j’avais confiance. Non seulement parce que je commençais à le connaître un peu, mais aussi parce qu’un homme avec autant de classe ne pouvait qu’être digne de confiance.

Il fit partir le cheval à toute allure. C’était la première fois que je montais à cheval, et c’était une expérience absolument géniale. Je me promis de recommencer un jour ou l’autre, quitte à apprendre l’équitation.
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« Répondre #24 le: Janvier 10, 2014, 04:19:31 »

Partant de suite au galop, je ne fus nullement déçu par ma monture. Bien qu'il s’agisse d'un cheval de trait, ce dernier s'éloigna assez rapidement pour nous mettre hors de portée de tout danger assez rapidement pour que les rares assauts nous visant  ne nous atteignent guère, faut de portée. De toute manière les contrebandiers n'étaient pas des personnes à se battre pour l'honneur et je les avais payés... Oh, certes je leur avais volé une monture, mais cette perte me paraissait somme toute raisonnable comparé aux risques qu'ils auraient de perdre leur cargaison actuelle sils se mettaient à nous poursuivre. J'étais par ailleurs également soulagé que Linda m'ait rejoigne sans hésitation, car cela m'aurait réellement irrité d'avoir non seulement perdue mon contact mais de l'avoir fait pour rien.

Par ailleurs je ralentissais finalement le rythme de notre chevauchée, afin que notre monture puisse nous mener à bon port. Je pus ainsi me détendre quelque peu, et après avoir regardé autour de moi, constatant que nulle autre personne n'était visible depuis notre position, C'était à peine si on voyait encore le convoi que nous avions fui. Ces conditions étaient propices aux explications que je souhaitais, sans doute plus que la taverne où je désirais nous mener, où tout propos pouvaient être entendus par une oreille indésirable... Ainsi je repris la parole, m'expliquant en premier lieu sur les raisons de ma réaction face à son mensonge, qui n'aurait pourtant pas été si improbable dans d'autres situations.

"En premier lieu, sache que je ne te blâme pas Linda pour ce que tu as fait, c'était audacieux et en soit assez malins...Et si cela a échoué c'est ma faute j'aurai dû t'expliquer quelques petits détails me concernant."

Et j'allais le faire sur le champ, justement pour éviter de nous retrouver à nouveau confronter à une situation délicate juste parce que Linda n'en savait pas assez à mon sujet.

"Comme tu le sais je suis un mercenaire, et je suis un simple humain. Je n'ai pas d'autres aptitudes que celle que j'ai appris à exercer, et pourtant j'ai été à même d'éliminer des esper et des êtres encore plus étranges. Pour se faire je me suis entraîné à contrer les spécificités d'autrui, dont le contrôle mental... Pour être honnête je ne suis à même de ne m'opposer qu'à du menu fretin, car malgré toute ma volonté je ne saurai contrer un pouvoir trop puissant, même un pouvoir relativement faible peut m'atteindre, mais j'ai alors généralement assez de temps pour égorger celui qui s'y essaye... Cela le contrebandier le savait, mais ce qui lui a sans doute permis de savoir que tu bluffais c'est que ceux qui essayent de contrôler mon esprit... Le regrette généralement. Avec les fortes quantités d'alcool que j'ai bu ma mémoire et ma pensée sont apparemment un vrai bordel pour qui s'y rend, c'est du moins ce que m'a dit une de mes connaissances qui avait voulu s'amuser avec cela ! En somme en soit cela n'aurait pas été impossible, mais très surprenant, d'autant plus que j'avais eu une attitude bien trop naturelle en allant à sa rencontre... Qui plus est le fait que je vienne d'un autre monde n'aide peut être pas"

Ma dernière phrase je la prononçais d'une voix un peu étouffé...C'était une des explications que je me devais de lui donner, mais je n'aimais pas vraiment en parler... Pourtant je tournais peu après la tête, un large sourire aux lèvres, ne me souciant guère des retombées de cet incident, et m'adressant à elle d'une voix amusée.

"Néanmoins ton idée était tout de même très bonne, t'es juste tombée sur la mauvaise personne pour l'appliquer... Mais au passage tes griffes ne m'ont pas échappé ! Il ne me semblait pas les avoir vues avant ! C'est avec ça que tu as tué les malfrats dans les souterrains ?"


Je me détournais alors, ne pouvant me permettre de ne pas regarder trop longtemps le chemin que nous prenions, malgré l'allure modérée de notre cheval... L'air songeur je lui adressais une dernière question, l'air songeur.

"D'ailleurs je me demande vraiment... Ce qui m'a laissé penser que tu n'étais pas normal c'est tes dires, mais le contrebandier l'a vu d'un simple coup d'œil, à des détails qui m'échappent. Je l'avais prévu, mais j'ignore pourquoi exactement tu l'intéressais tant, mais j'espère pour toi que tu ne suscites pas un tel intérêt chez tous les individus."


Je ne lui demandais pas de me dire toute la vérité, même si je le souhaitais. Après tout moi-même je me taisais sur certains détails. Chacun a le droit à son petit jardin secret après tout.
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« Répondre #25 le: Janvier 10, 2014, 10:47:50 »

Mes sens surhumains, et parmi eux mon instinct, me firent détecter le soulagement de Deisui. Pour quelle raison pouvait-il bien être soulagé ? Était-ce parce que nous étions vivants ? Ou bien parce que j’étais venue avec lui ? Ou encore… Non, je n’avais pas d’autre idée.

Après un assez court laps de temps puisque nous pouvions encore voir les chariots derrière nous, nous avons ralenti. Personne ne nous avait suivis. Probablement parce que nous n’étions pas suffisamment importants et/ou dangereux pour que les gardes risquent leur vie et celle des autres passagers pour venir nous chercher par la peau du cou. Et franchement, ça m’arrangeait bien.

Mon compagnon prit un peu de temps pour m’expliquer qu’il ne m’en voulait pas de ma tentative échouée, mais aussi m’expliquer pourquoi elle avait échoué. Ainsi j’appris que, malgré son appartenance à la race humaine, il était capable de tenir tête à des Espers qui tenteraient de s’introduire dans son esprit. Il ne se vantait pas puisqu’il avouait qu’il ne pouvait faire face qu’à des Espers de faible puissance, et ce pendant à peine assez de temps pour les tuer. Mais au moins, il résistait, ce qui n’était pas donné à tout le monde et forçait donc le respect.

Le « le fait que je vienne d’un autre monde » attisa ma curiosité.

"Alors comme ça mon nouvel ami est encore plus un étranger que moi ? Eh bien…"

Je n’eus pas le temps de lui poser de questions à ce sujet car il enchaîna tout de suite, tournant la tête vers moi en souriant. Il complimenta mon idée et en profita pour me poser une question sur mes griffes. Le moment était venu de lui en parler.

-Je n’étais moi-même pas au courant que j’avais des griffes…jusqu’à ce qu’elles sortent de mes doigts pour tuer les deux types des souterrains, en effet.

À mon tour de poser des questions :

-Et maintenant, un secret pour un secret. Si tu ne viens pas de ce monde, d’où viens-tu ? Et comment es-tu arrivé ici, et depuis combien de temps ?

La curiosité n’est pas toujours un vilain défaut. Dans le cas présent, il s’agissait juste de savoir à qui j’avais affaire, parce que j’allais rester encore un moment avec lui. Il ne m’avait toujours pas donné ma récompense pour ma victoire (un peu forcée, mais victoire quand même). D’ailleurs…

-Autre sujet, tiens ! Je sais quelle récompense je veux pour avoir gagné le jeu. Je cherche quelqu’un pour m’emmener dans les Terres Gelées. Si tu ne veux pas ou ne peux pas le faire toi-même, j’aimerais qu’au moins tu me présentes quelqu’un qui acceptera.
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« Répondre #26 le: Janvier 12, 2014, 11:04:04 »

Elle disait ne rien savoir sur la source de ses griffes... Pour ma part il ne faisait nul doute qu'elles étaient présentes en elle pour la même raison que ces appendices qui m’avaient d'abord fait croire qu'elle était une anthropomorphe. Ignorait elle jusqu'à ses propres origines ? Cela ne sait guère surprenant, mais dans le même temps me frustrait quelque peu.

Enfin, cela ne dura guère longtemps puisqu'à son tour elle m'interrogea quant à une de mes remarques. Elle exprima plusieurs questions pendant une poignée de secondes qui me vit retenir mon souffle...Que je finissais par relâcher... parmi ces interrogation, celle que je redoutais n'avait pas été exprimé, je pouvais de fait lui répondre. Néanmoins elle prit a nouveau la parole, me laissant un peu de temps pour me décrisper. Je pus alors découvrir avec surprise qu'elle s'était finalement souvenu de ce que je lui devais. Simple ment l'accompagner à une destination ? Cela me convenait très bien  ! Mais au vu de la dite destination, j'allais avoir quelque  se exigences, simple, mais tout de même, mais avant tout je répondis à ses dires précédents, alors que l'auberge vers laquelle nous allions était en vue.

"Tu n'as vraiment aucune idée de quelles sont leurs origines ? Ton corps est déjà étrange, mais j'ai l'impression qu'il recèle encore plus de mystères que tu n'en as conscience... Quant à mes origines, je viens d'un monde que l'on nomme simplement la terre. La vie y est bien différente d'ici, aucun des habitants originels n'a de pouvoirs spécifiques et, pour faire simple, la vie y est à mon gout bien moins amusante, et ce depuis une dizaine d'années."

Assez peu de personnes étaient au courant de la date exacte de mon arrivée, mais ce n'était pas non plus quelque chose que je dissimulais farouchement, juste une information qui n'allait pas m'échapper naturellement quand j'étais saoul ! Toutes ces informations je les prononçais d'une voix nullement gênée, les communiquer ne me les gênant guère à qui s'y intéresser, à condition bien sûr que cette personne m’intéresse autant que le faisait Linda... Mais enfin venait le sujet du voyage qu'elle désirait effectué.

"Quant aux terres gelées...Cela ne me dérange pas, même si ce n'était pas ma prochaine destination j'ai des choses à y faire. Néanmoins je me permets de poser deux conditions. Premièrement je veux savoir pourquoi tu souhaites t'y rendre. Secondement... Je veux que tu me laisses acheter autant d’alcool que je juge bon de me procurer pour nous réchauffer dans ces plaines glaciales !"

Cela pouvait paraître ridicule, mais c'était en vérité une exigence que je faisais à tout les commanditaires me soumettant ce genre de tâche, et ce pour des prétextes diverses et variées. S'en était presque devenu un jeu pour moi que de trouver des arguments pour justifier un tel achat, bien que là, la solution avait été évidente !

Peu après je faisais arrêter notre monture, à hauteur de l'auberge, regardant dans ce qui servait d'écurie à ce lieu où étaient quelques autres montures, indiquant la présence de clients en ce lieu, mais il y aurait aussi probablement de la place. Je demandais alors, tout en descendant du cheval et tendant les bras pour l'aider à descendre, ce qui pouvait être difficile quand on n'avait pas l'habitude. Tout en faisant cela je lui demandais sur un ton amusé.

"Ah et puisque le soleil se couche, je propose que nous dormions ici pour la nuit... Puis je épargner mes économies en ne nous prenant qu'une seule chambre, où préfères tu qu'on ait des chambres séparées ? D'ailleurs je te le dis tout de suite tu n'es pas mon genre, trop jeune !"

Je ris alors un peu, me moquant gentiment d'elle. Mes propos étaient moqueurs, mais nullement méchant... Et surtout ils étaient véridiques, on pouvait me blâmer de bien des choses, mais je n'avais jamais abuser d'une femme, ou d'un homme, et ce n'était pas aujourd'hui que j'allais commencer.
« Dernière édition: Janvier 13, 2014, 11:29:07 par Deisui Kichigai » Journalisée
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« Répondre #27 le: Janvier 13, 2014, 10:30:22 »

Deisui était manifestement contrarié, mais au moins il n’insista pas. De toute façon, je n’avais aucune réponse à lui donner, et ça n’aurait fait que monter la tension. Ce qui était assurément une très mauvaise idée. J’étais donc soulagée qu’il passe à autre chose…ou presque. Il me fit juste une remarque avant de répondre à ma question. J’avais déjà entendu parler de cette « Terre », mais je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui disait en venir.

"De plus en plus intéressant… Je lui en demanderai plus à un autre moment."

Mon compagnon posa ensuite deux conditions à la réalisation de ma récompense. De mon point de vue, la première était tout à fait justifiée. La deuxième, par contre, j’en étais moins sûre… Mais si ça pouvait lui faire plaisir, alors pourquoi pas !

-Comme tu veux. Mais sois raisonnable quand même, ce serait bête de gaspiller tout ton argent pour acheter de l’alcool, bonne excuse ou non.

Je n’étais pas dupe. Il profitait de l’occasion pour refaire son stock, c’était évident. Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. Du moins, tant qu’il acceptait de partager.

Un peu plus tard nous sommes arrivés devant une auberge déjà occupée mais probablement pas encore pleine. M’aidant à descendre de cheval, Deisui me proposa de passer la nuit ici. Il ajouta un commentaire sur mon âge et sur…un autre sujet. Je trouvais d’ailleurs étrange qu’il en parle. Me prenait-il pour ce genre de personne ou était-ce simplement une boutade ? En tout cas, il riait.

-Et toi tu n’es pas mon genre non plus. Trop…humain. Non, je plaisante. En fait, c’était juste inutile de faire cette précision, parce que je n’étais de toute manière pas intéressée.

Au moins, j’avais clarifié les choses. Et je m’étais amusée un peu en prenant un air hautain volontairement exagéré. Je repris un ton normal pour la phrase suivante :

-Quant au nombre de chambres, une seule sera suffisante. J’ai l’habitude de dormir à même le sol, ça ne posera aucun problème.

Pour rappel, l’endroit où je vivais la plupart du temps était une forêt au beau milieu des terres sauvages. Alors oui, j’étais habituée à dormir par terre, dans des conditions que je n’aurais pas supportées étant humaine.

-Ah, et puis concernant mon âge… Je suis moins jeune que j’en ai l’air. Mais ne me demande pas pourquoi, je n’en ai pas la moindre idée, encore une fois. Tout ce que je peux te dire, c’est que j’ai comme arrêté de vieillir.
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« Répondre #28 le: Janvier 13, 2014, 01:15:44 »

Avant d'entrer dans l'auberge je pris le temps de libérer la monture des derniers restes des lanières qui l'attachaient au chariot, et qui ne servaient à rien, ainsi que de solidement l'attachée à un anneau de métal fixé dans le bois. Durant ce temps Linda répondait à mes remarques. Son ton hautain quand elle répondit à mon allusion me fit sourire, bien qu'elle sembla avoir mal interprété mes propos. Puis je hochais doucement la tête quand elle évoqua le fait qu'avoir une seule chambre ne la dérangeait pas. Non pas que j'étai avare, mais l'argent m'était une ressource, et comme toute ressource j'évitais de la gaspiller en vain, ce qui par ailleurs avait justifié mon absence de réponse quant à sa remarque sur le fait de dilapider mes économies en alcool... Je prenais toujours la quantité qu'il m fallait ni plus ni moins, même si cela pouvait parfois varier !

Néanmoins, je m'arrêtais brusquement en pleine ouvrage quand elle me parla de son âge, et de son absence de vieillissement. Mon trouble fut bref, puisque je repris rapidement mes mouvements, mais perceptible, et m'en doutant je ne me retenais même pas de lâcher un murmure adressé à moi-même.

"Pouvoir défier les ravages du temps...je t'envie..."

Je finissais alors de prendre soin du cheval et alors sortit de l'écurie me dirigeant vers l'auberge proprement dites, tout en répondant d'une voix plus légère, qui pouvait surprendre vu ma réaction précédente, aux remarques de Linda.

"Tu sais pour ma part j'ai aussi l'habitude dormir au sol, et des fois sur des surfaces bien moins confortables... Et j'ai beau ne pas être un exemple de galanterie il me semblerait plu justifier que ce soit toi qui prenne le lit de la chambre. Et justement à ce sujet quand je faisais une allusion au fait que tu n'étais pas mon genre, je n'insinuais rien ! C'est simplement que j'ai déjà escorté des femmes, et pour pouvoir veiller sur elle faire chambre à part était impensable, mais à bien souvent ces donzelles pensent que je vais les violer, ce que n'hésiteraient pas à faire tous les soudards, mais, eyh, il faut bien une exception pour confirmer la règle !"

Concluant mes dires à ce sujet je poussais la porte de l'auberge ouvrant sur une vaste salle, dans laquelle ne se trouvait pas plus d'une dizaine de clients de divers races réunis en groupe de deux ou trois autour des tables. Dans un coin je pouvais voir un humain tentait de défier un homme-bête au bras de fer, et malgré le faible nombre de personne i l y avait une réelle agitation. Je désignais alors une place à Linda, près des escaliers.

"Je vais aller réserver des chambres, et prendre de quoi manger, j'ai une faim de loup et je suppose que toi aussi tu as envie de manger ! Par contre un conseil, met toi à la place dos au mur ça t'évitera bien des soucis."

je me rendis alors au comptoir commandant une seule chambre et de quoi manger. Je n'avais pas demandé à Linda ses préférences tout simplement parce qu'il n'y avait pas de choix à faire dans ce lieu, c'était le même repas pour tout le monde. En attendant que me soit donné les plats, le service étant assez limité, je remarquais le regard entendu de l'aubergiste qui nous avait bien vu rentrer à deux et qui, parce que j'étais un client régulier, savait que je n'ignorai pas qu'aucune de ses chambres ne posséder deux lits. De là à se faire des idées il n'y avait qu'un pas, surtout qu'à vrai dire j'avais déjà couché ici par le passé et malheureusement la discrétion n'était pas la spécialité de la maison.

Néanmoins le tenancier eu l'amabilité de ne pas faire de commentaire et ainsi ce fut sans incident que je revenais avec deux assiettes de terre cuite et une bouteille. Dans chacune d'entre elle était un quignon de pain noir, une tranche assez large de viande maigre et des légumes pas assez cuits. La seule chose qu'on ne pouvait pas critiquer c'était le contenu de la bouteille, un alcool très bon fabriqué par le tavernier lui-même et dont il gardait jalousement la bouteille, sans demander à Linda j'ouvrais la bouteille et nous servais chacun un verre, des gobelets propres étant déjà placées sur la table avant notre arrivée, et tout en se faisant je lui demandais.

"Et au fait tu as répondu au sujet de ma seconde exigence, mais pas de la première. Pourquoi désires-tu te rendre dans les terres gelées?"

Mon insistance pouvait la déranger, mais je ne faisais jamais rien sans connaître les motivations de mes commanditaires, et bien souvent ceux qui me mentaient s'en mordaient les doigts par la suite... Même si la situation de Linda était particulière.
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« Répondre #29 le: Janvier 15, 2014, 02:17:15 »

Deisui eut un temps d’arrêt quand je mentionnai ma « particularité intemporelle », comme je me plaisais à l’appeler. Il était jaloux ? Il n’y avait pas de quoi, avoir éternellement le corps d’une adolescente n’était pas toujours une bonne chose. Mais je n’aimais pas m’attarder sur ce sujet.

Rectifiant le tir de sa remarque de tout à l’heure, il précisa qu’il avait eu des antécédents d’ennuis avec des femmes visiblement atteintes d’une paranoïa souvent justifiée. Mais comme il le disait si bien, il faut toujours une exception pour confirmer la règle. Une idée me traversa alors l’esprit. Je me mis sur la pointe des pieds et lui déposai un rapide bisou sur la joue.

-Dans ce cas je suis l’exception confirmant la règle comme quoi les femmes sont paranoïaques puisque j’ai totalement confiance en toi.

Il ne réagit pas. Ou alors il contrôlait ses réactions, ce qui revenait au même vu de l’extérieur. Il poussa la porte de l’auberge, dans laquelle une dizaine de personnes faisaient autant de bruit qu’une meute de loups en train de jouer. Dans un coin, une partie de bras de fer était en cours, entre un humain et un homme-lion. Un coup d’œil rapide me permit dévaluer la situation et d’affirmer que l’humain allait gagner.

Mon camarade m’indiqua une table près d’un escalier et me conseilla de m’assoir dos au mur. Avait-il peur que je me fasse poignarder ? J’obtempérai néanmoins, après tout si ça pouvait le rassurer ! Il vint bientôt me rejoindre avec deux assiettes remplies d’une nourriture douteuse et une bouteille de vin. Je jetai un regard suspicieux au contenu de mon assiette, à savoir un bout de pain pas appétissant, une tranche de viande de mauvaise qualité, mais surtout, des légumes ! Des affreux légumes ! Je détestais ça, surtout depuis que j’étais une Chimère.

Trop absorbée par la contemplation de ce que je ne pouvais pas me résoudre à appeler un repas, je ne me rendis pas tout de suite compte que mon verre était plein. Mais j’entendis la question de Deisui, qui me rappelait qu’il avait émis deux conditions et que j’en avais oublié une.

-Ah oui, c’est vrai ! Désolée, ça m’était complètement sorti de la tête.

Le souvenir de Shad me revint en mémoire. C’était elle qui m’avait, indirectement, convaincue d’aller dans les Terres gelées. Mais je me voyais mal parler de la Terranide à Deisui.

-Il y a un certain temps, une amie m’a parlé des Terres gelées, et la curiosité m’a poussée à aller voir comment était cet endroit. Mais je ne veux pas y aller seule.

Une autre idée se fraya un chemin à travers mon esprit.

-Mais ça peut attendre encore un peu ! Pour l’instant, j’avoue que j’aimerais beaucoup savoir quel était ce service que tu comptais me demander. Tu sais, la récompense que tu aurais eue si tu avais gagné le jeu des défis ? Eh bien j’aimerais t’aider malgré ta défaite. Pour te remercier.
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