Le Grand Jeu - Forum RPG Hentai

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La chasseresse et la chassée [Arillë]

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Arillé

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 15 dimanche 06 octobre 2013, 17:01:58

[HJ] Désolé pour le temps de réponse, je manquais de temps et d’imagination. [/HJ]

Bien qu’elle braquait son regard vers le sol, Arillë pouvait sentir la présence d’Ephemera. La main froide d’Ephemera caressa la chevelure blonde d’Arillë, comme pour flatter son nouvel animal de compagnie.

« Hum… C’est très bien, ma petite chatte… Tu m’as presque excité. Mais les armes à feu... C’est tellement... Impersonnel. »

Une nouvelle fois, un tentacule s’approcha de l’elfe, mais cette fois-ci, pour faire un collier, et une laisse par la même occasion. Arille suivait de prêt sa maîtresse et grimaçait s’écorchant les genoux à force d’être dans cette position et à cette cadence. Elles se stoppèrent devant une porte semblable à une grange, ou une remise. Un gros cadenas, légèrement rouillé, tenait cette porte scellée et il ne résista pas longtemps au tentacule d’ombre d’Ephemera. L’intérieur ressemblait plus à une salle de torture qu’autre chose. L’odeur du sang et de la mort régnait. En levant les yeux, on pouvait voir des corps, éventrés, ou transpercés par d’énormes crochets. Littéralement, des pièces de boucherie, et ça n’étonnerait personne de savoir que la viande proposé dans les plats de  l’auberge provient de ces corps.

« Je me sens l’âme bénévole ce soir, petit chaton. Toi et moi, nous allons purifier la ville d’une saloperie qui la gangrène... Ce bordel sinistre est une honte à toutes les formes de plaisirs qui existent. Les filles qui y travaillent sont des esclaves serviles drogués, et leurs clients ne sont guère mieux. Mais tu ne te serviras pas de ton arme. Je veux que tu sentes la mort au plus près, que tu te plonges avec tes victimes, que tu ressentes pleinement le frisson de la violence, la joie qu’il y a à se laisser aller... Choisi l’arme avec laquelle tu veux t’amuser. »

Une bougie avait été allumée, et Arillë se releva légèrement, pour voir les « jouets » proposés généreusement par le propriétaire de cette rue. Au programme, diverses armes rudimentaires et improvisés. Arillë prit plusieurs armes, afin de faire son choix et donna toujours au moins un coup dans le vide pour voir le potentiel de l’arme. L’idée de se retourner et de fendre le crane d’Ephemera lui traversa plusieurs fois l’esprit, mais si Arillë venait à manquer son coup, c’en est finit d’elle. Arillë hésita longtemps entre une sorte de batte avec des clous, un pied de biche, et une hachette. Elle décida de prendre en main cette dernière, qui était relativement bien aiguisée. Arillë se retourna, faisant maintenant face à Ephemera, mais regardant ses pieds.

« J’ai trou… Miaou… J’ai trouvé l’arme avec laquelle je veux m’amuser… Miaou… Maîtresse. Je suis prête à vous servir… Miaou. »

Le ton était plat, les émotions inexistantes, elle récitait un texte invisible, sans y mettre le ton. Elle ne savait pas si elle devait se remettre sur ses quatre membres ou rester debout, pour commencer l’action punitive envers et contre toute la rue.

Ephemera

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 16 mardi 08 octobre 2013, 01:54:55

Bras croisés, Ephemera observait son jouet agir. Elle sentait bien que la femme se forçait, qu’elle n’était pas totalement consentante... Et ceci ne lui plaisait pas. Elle ne voulait pas un robot amorphe, un automate qui obéirait docilement, elle voulait une tueuse, une psychopathe, qui se délecterait des morts qu’elle infligerait. Cette arrogante elfe l’avait privé de ce plaisir en abattant sa neko. Elle finit par opter pour une petite hache, une arme de poing.

« J’ai trou… Miaou… J’ai trouvé l’arme avec laquelle je veux m’amuser… Miaou… Maîtresse. Je suis prête à vous servir… Miaou. »

Dans son dos, Ephemera se rapprocha lentement, ses talons heurtant le sol en bois.

« Redresse-toi... Une tueuse ne chasse pas à quatre pattes. »

Elle parlait sur un ton sec et tranchant.

« Retourne-toi, petite pute. »

Et, lorsque ce fut fait, la Dame des Ombres la gifla sèchement et violemment à la joue. L’elfe heurta l’établi, et Ephemera l’attrapa par les cheveux, tirant sa tête en arrière, lui arrachant quelques mèches de cheveux au passage. Elle rapprocha sa tête de la sienne, sifflant nerveusement des menaces :

« Où te crois-tu, hein ?! Tu crois que je t’ai laissé la vie sauve pour avoir une petite esclave docile qui acocmplira ce que je lui demande sans y prendre part ?! Petite pute ! MENTEUSE !! »

Le genou d’Ephemera heurta son estomac, douloureusement, et elle la balança sur le sol. Elle tendit sa main vers elle, et un tentacule d’Ombre jaillit, attrapa l’elfe par la gorge, l’étranglant en la soulevant. Ephemera la suspendit en l’air, et la balança sur la gauche. Le frêle corps de l’elfe heurta une poutre, et Ephemera l’envoya contre le mur du fond. Son dos le heurta lourdement, et elle s’affala sur le sol. Ephemera se téléporta alors devant elle, et enfonça son pied dans son ventre, à hauteur de son estomac.

« J’ai pris cette neko, car elle avait la passion en elle, la rage de tuer... Toi, tu n’es qu’un petit robot, une poupée qui accomplit docilement ce qu’on lui demande. J’aurais mieux fait de trouver une esclave, plutôt que d’aller te chercher ! »

Elle l’attrapa à la gorge, la soulevant alors.

« Pour quelle raison devrais-je t’épargner, hum ? Tu refoules toute la rage que tu éprouves à mon égard... Tu aimerais me tuer si tu le pouvais, hein ? Je ne veux pas d’une tueuse froide et impassible, je veux une femme passionnée, qui jouira en faisant souffrir, en infligeant la mort ! »

Ephemera continuait à l’étrangler fortement. Elle risquait de la tuer, car elle l’étranglait depuis assez longtemps. Elle finit par la relâcher, et la femme tomba sur le sol.

« Conserve ta colère et ta frustration, petite chose... Maintena,nt allons-y. »

Plus aucun lien d’Ombre ne retenait Arillë. La Dame des Ombres s’avança, et sortit de l’établi. Elle se dirigea alors vers le bordel.

Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.
DC d’Alice Korvander.

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Arillé

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 17 mardi 15 octobre 2013, 22:02:59

Ephemera était silencieuse. Elle s’approcha lentement d’Arillë, troublant le silence qui régnait dans la salle. Un unique bruit de talon était audible. Quand Ephemera fut assez proche d’Arillë, à quelques centimètres d’elle, l’elfe sentait que quelque chose allait se produire. Au cas où, elle gardait en main sa petite hachette. Ephemera ordonna alors à Arille de faire face à elle avant de lui donner une gifle, qui la fit tituber. Si l’établit n’était pas là pour la rattraper, Arillë se serait lamentablement écrasée contre le sol. Deux échardes plus tard, c’était au tour du cuir chevelu d’Arillë de subir la colère d’Ephemera. Les yeux larmoyant, elle cherchait comme elle pouvait à attraper une des armes sur l’établit pour en finir une bonne fois pour toutes.

« Où te crois-tu, hein ?! Tu crois que je t’ai laissé la vie sauve pour avoir une petite esclave docile qui acocmplira ce que je lui demande sans y prendre part ?! Petite pute ! MENTEUSE !! »

Un coup de genou dans l’estomac plia en deux Arillë, qui poussa un cri de douleur avant de tomber sur le sol, se tenant le ventre. Elle n’a pas eu le temps de se remettre que déjà elle se faisait étrangler. Ses pieds ne touchaient plus le sol depuis deux secondes et elle connaissait la désagréable sensation d’être pendu puis de s’envoler avant d’heurter un mur avec son dos, s’écrasant sur le sol dans un grognement suivit de petits cris plaintifs. Sonnée, Arillë ne savait pas si elle était encore vivante, ou si elle s’était brisé le cou pendant sa pendaison et qu’elle venait d’atterrir dans une sorte de purgatoire. La douleur dans son dos commençait à se réveiller, mais un objet pointu se planta au niveau de l’estomac de la blonde aux oreilles pointues. Arillë poussa un hurlement de douleur, et instinctivement, elle chercha à repousser le pied d’Ephemera.

« J’ai pris cette neko, car elle avait la passion en elle, la rage de tuer... Toi, tu n’es qu’un petit robot, une poupée qui accomplit docilement ce qu’on lui demande. J’aurais mieux fait de trouver une esclave, plutôt que d’aller te chercher ! »

Encore une fois, Arillë quitta le sol, suspendu dans le vide. Ephemera agrippait sa gorge et l’empêchait de respirer.

« Pour quelle raison devrais-je t’épargner, hum ? Tu refoules toute la rage que tu éprouves à mon égard... Tu aimerais me tuer si tu le pouvais, hein ? Je ne veux pas d’une tueuse froi… »

L’elfe n’entendait plus rien. Le sang s’accumulait dans sa tête, et la paleur de sa peau prenait une teinte rouge, faisant ressortir le réseau sanguin de son visage. Les lèvres gonflées, les yeux rouges et larmoyants, et les deux mains sur le poignet d’Ephemera ; voilà ce qui se présentait devant la dame des ombres. Sa vision devenait légèrement rose, avant de peu à peu virer au gris. Tout était de plus en plus sombre et de plus en plus froid. Ses poumons étaient brulants, et de petits sifflements s’échappaient de la gorge de l’elfe.
Puis, tout s’arrêta. Arillë s’écroula de nouveau sur le sol. Elle toussa pendant de longues secondes cherchant à reprendre son souffle. Sa toux était si virulente qu’elle recracha un peu de sang. Allongée, et massant son cou, Arillë resta dans cette position quelques minutes. Quand son visage prit une teinte moins rouge, Ephemera s’exprima à nouveau.

« Conserve ta colère et ta frustration, petite chose... Maintenant allons-y. »

Arillë était maintenant seule. L’elfe tenta de se redresser difficilement, son genou gauche lui faisant souffrir le martyr et son pied droit avait disparu sous les planches de bois pourris. Une fois dégagée, et boitant comme une estropiée, elle ramassa sa hachette et un surin, une sorte de tournevis, légèrement rouillé et taillé en pointe qu’elle cacha dans sa botte droite.
L’Elfe quitta alors la remise, et rejoignit Ephemera qui l’attendait devant le bordel. Son corps courbaturé lui donnait l’expression de quelqu’un de déterminé à en découdre, bien qu’elle souffrait.

« Je ne vous laisserai pas reposer la main sur moi sans me défendre, Maîtresse. » Elle désigna la porte d’un mouvement de tête, accompagnant ce geste en faisant tourner la hachette dans sa main. « Après vous. »

Ephemera

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 18 mardi 15 octobre 2013, 23:22:59

La pitié était un sentiment dévolu aux faibles, un mensonge. La Nature ne connaissait pas la pitié. Le faible devait survivre, ou être écrasé, exterminé, et disparaître dans les méandres de l’Histoire. Ephemera ne connaissait pas ce sentiment. Les faibles existaient pour souffrir, pour être torturés et humiliés par les puissants. C’était leur seule raison d’être, un moyen d’éviter que les puissants ne se fassent continuellement la guerre entre eux. C’est ainsi qu’Ephemera analysait la guerre éternelle entre les Anges et les Démons. Chacun des deux camps préférait agir par le biais des autres, comme deux joueurs d’échecs. Il n’y avait pas de grandes explications à chercher : les races inférieures étaient faites pour ça. Pour être exploitées, utilisées, dominées, et éradiquées après usage. Arillë l’elfe n’était pas bien différente. Elle ne devait sa survie qu’au fait d’amuser la Dame des Ombres. Dès qu’elle cesserait d’être amusante, Ephemera la tuerait... Ou la laisserait peut-être partir, mais, plus elle voyait cette misérable créature qui se contorsionnait sur le sol, moins elle avait envie de la laisser survivre. Une telle loque, un tel déchet, si soumis, si inerte, méritait-il de vivre ? Ephemera était bien placée pour savoir que la vie était un droit dont l’appréciation variait selon les individus. Concrètement, ce n’était que dans la souffrance qu’on appréciait pleinement le fait de vivre, et qu’on montrait si on était digne de vivre, ou si on n’était qu’un mort en sursis. La souffrance faisait ressortir votre rage de vivre, votre agressivité naturelle, votre fureur, mais, chez les humains, souffrir les amenait à réclamer la pitié, à s’écraser, à pleurer, comme des gamins capricieux n’ayant pas compris que, pour vivre, il fallait savoir agir par soi-même, et être fort. Autrement, on était faible, et un faible n’était bon qu’ »à une chose : être écrabouillé sous les pieds du puissant. Ainsi en allait l’Univers. Ainsi en allait Ephemera.

Les menaces de l’elfe étaient rassurantes, le signe qu’elle était capable de se battre. Elle amusait Ephemera, qui ne chercha pas à lui répondre. Elle se rendit vers le bordel miteux de la rue. Il était petit, sinistre, avec des vitres crasseuses. Elle attendit qu’Arillë arrive, et soupira en la voyant se trottiner comme une grosse vache mutilée.

« J’oubliais à quel point les espèces inférieures étaient fragiles. »

Il allait falloir la soigner. Ephemera n’était pas une experte en magie blanche, loin de là (son âme était bien trop noire pour qu’elle puisse faire de la magie blanche). Elle se concentra, et fit apparaître dans ses mains l’une de ses fioles, un élixir. C’était une Hirondelle, un élixir bleu qui allait cicatriser le corps d’Arillë, tout en augmentant temporairement la toxicité de son sang.

« Bois ça, et on pourra passer aux choses sérieuses. »

Elle se retourna, et ouvrit la porte d’entrée, pénétrant dans un hall poussiéreux. Il y avait deux vigiles à l’intérieur, qui s’avancèrent vers elle.

« Qui êtes-vous ? Vous ne... »

Ephemera tendit sa main, et un souffle d’Air éteignit les quelques bougies miteuses installées dans la pièce d’entrée. L’ambiance se voulait gothique, avec des tableaux sinistres représentant des scènes de crucifixion, de fouets, et de chaînes. L’obscurité fondit sur la pièce, et on entendit alors les deux vigiles gémir. Ils hurlèrent, mais quelque chose retenait leurs sons, alors qu’on pouvait entendre des sons de déchirement et de sifflement sinistres, tandis que d’obscurs tentacules noirâtres tourbillonnaient dans l’obscurité, déchiquetant les hommes, les démembrant joyeusement. Une tête s’envola alors à côté d’Ephemera, et heurta le mur à côté de la porte d’entrée, roulant devant les pieds d’Arillë.

« Il ne faudrait pas que les hurlements de ces idiots nous gênent, ma belle... »

Dans l’obscurité, on pouvait voir des corps violemment démembrés, des filaments de sang glissant le long des murs, avec des morceaux d’organes et des bouts d’os. Ephemera s’imprégna de cette délicieuse odeur, puis s’avança vers l’escalier, grimpant les marches, ses bruits de pas étouffés par le tapis. Elle arriva à l’étage, et ouvrit une porte au hasard. Une petite pièce avec une forte odeur de moisi, où un homme dansait mollement sur le corps d’une pute complètement défoncée par la drogue. Le lit craquait, et elle gémissait faiblement, ne prenant sans doute même pas conscience qu’un homme était en train de la fourrer.

« Va, Arillë, amuse-toi... Montre-moi toute la rage que tu ressens en pensant à moi sur eux... »
DC d’Alice Korvander.

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Arillé

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 19 mercredi 11 décembre 2013, 00:39:50

Arillë avait bien du mal à tenir debout. Son corps lui faisait atrocement mal. Bien qu’elle prenait appui sur le porche du bordel pour tenter de donner l’illusion que l’elfe allait bien. En réalité, les tremblements et les soubresauts trahissaient la condition physique d’Arillë, et Ephemera pouvait aisément voir que son jouet avait du mal à se tenir droit et qu’il avait le souffle court. A la voir, on pourrait penser que son appui était sous tension tant ses membres tremblaient. En revanche, l’esprit de la demoiselle aux oreilles pointues était momentanément, hors circuit, ainsi elle mit quelques secondes à remarquer le breuvage qu’Ephemera lui tendait. D’une main plus qu’hésitante, Arillë se saisit de la fiole et but le contenue d’une traite, sans se poser plus de questions. Le gout était infâme, Arillë ne put s’empêcher d’être prise d’une quinte de toux, se laissant tomber à genoux.
Une fois calmée, elle sentit quelque chose cogner contre ses jambes, une tête qui avait roulé sur quelques mètres pour finir sa promenade contre Arillë. Aussitôt, de bref flash frappèrent l’esprit d’Arillë, lui rafraichissant la mémoire de la violence qu’Ephemera était capable.

« Il ne faudrait pas que les hurlements de ces idiots nous gênent, ma belle... »

Arillë se redressa lentement, les tremblements avaient cessé mais un peu absente elle acquiesça d’un léger hochement de tête avant d’ajouter, avec cette fois un peu plus d’énergies

« Oui… Ce serait fort problématique pour nos plans… Mais ça ferait un peu d’action. »

L’elfe se remit sur ses jambes, attrapant la hachette qu’elle venait de faire tomber et pénétra dans le hall sombre du bordel. S’il était probablement sinistre, la couleur qu’avait ajouté Ephemera à cette toile donnait une ambiance glauque à ce lieu de perdition. On pouvait facilement se croire sur le plateau d’un de ces slashers qu’on regardait entre amis pour passer un bon moment à rire devant les scènes hyperboliquement gore ; à la seule différence que le sang était du vrai, que les morts n’étais pas des acteurs, et qu’Arillë n’était pas avec une amie.
Le rez-de-chaussée maintenant « nettoyé », les deux femmes montèrent l’escalier silencieusement, bien qu’il devait habituellement craquer et grincer sous les pas des clients impatient de tirer un coup. La maîtresse de l’obscurité choisi une porte au hasard, qui portait le numéro 3. Derrière cette porte rongée par l’humidité et la moisissure, une pièce, dégageant une forte odeur mêlant champignons, renfermé, sueur et foutre. Les responsables des deux dernières odeurs étaient justement en train de forniquer, une pute, totalement défoncée et en train de se taper un trip d’enfer, et un homme, chauve et ventre bedonnant, qui lui se payait la trainée.

« Va, Arillë, amuse-toi... Montre-moi toute la rage que tu ressens en pensant à moi sur eux... »

Arillë ne répondit rien, se contentant de regarder Ephemera quelques secondes avant d’avancer lentement vers les personnes dans le lit. Tenant fermement sa hachette dans la main droite elle hésita sur la manière d’agir. Elle leva son bras et posa sa main gauche sur la bouche de l’homme. La hachette se planta dans le trapèze droit, sectionnant chaires et os, et laissant s’échapper un filet rouge. Le hurlement étouffé par sa main, elle se précipita de frapper au niveau de sa gorge. Par excès de rage et par manque de précision, la lame de la hachette rasa la main d’Arillë, frappant le menton de l’homme, et lui déboitant sa mâchoire. Il n’eut cependant pas le temps de hurler, les cordes vocales venaient d’être sectionnées.  L’elfe poussa le malheureux au sol, se jetant à califourchon sur lui pour pouvoir frapper son ventre avec l’arme, l’étripant et le faisant souffrir un maximum. Etrangement, si sa queue était contre l’intimité de l’elfe, qui, sans nous voiler la face était sexy, l’homme débandait rapidement.
Quand la demoiselle à la hachette en eut marre, elle planta son arme dans le crane du mort, fendant son crâne chauve.  Le bruit dût être assez fort pour sortir la prostitué du pays des merveilles car elle réagit par un « Hé… ». Arillë se releva, éclairée par la lueur des bougies. Son corps était dégoulinant de sang, et à moitié nue ; ses coups de hachettes répétés étaient passés un peu trop près de sa combinaison. Arillë resta plantée quelques secondes à observer la droguée qui ne captait absolument rien. Par une démarche féline, telle une amante l’elfe s’approcha d’elle, se positionnant de façon à la dominer en étant à quatre pattes. Arillë posa son doigt ensanglanté sur les lèvres de la prostituée, une jeune femme, la quinzaine, peut-être plus, qui ne devait pas avoir choisi d’être là.

« Chut… C’est bientôt finit… »

C’est dommage, elle avait un certain charme, Arillë devait le remarquer. L’elfe prit une position rappelant les sacrifices humains dans l’Amérique précolombienne. On avait l’habitude de sacrifier les prisonniers aux dieux, en particulier les jeunes hommes et jeunes femmes. Il y avait soi-disant un bonus sur le sacrifice si la victime avait un beau physique. Il n’y avait aucun doute que les dieux seraient reconnaissants, reste à savoir lesquels…  La lame se planta directement dans le front de la victime, la tuant net. Son trip venait de se terminer, avec un peu de chance, elle pourrait continuer à voyager dans ce pays merveilleux en compagnie d’un chat et d’un lapin blanc… Pour en revenir à Arillë, l’elfe frappait la cage thoracique de se victime, brisant ses os, laissant son cœur littéralement à vif. Là, elle trancha les différentes artères et veines du cœur de l’ex droguée. Arillë saisit le-dit organe et vint jusqu'à Ephemera. Silencieusement, l’elfe plia le genou et tandis le cœur, comme pour l’offrir à une divinité.

Ephemera

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 20 jeudi 12 décembre 2013, 01:31:40

Ephemera voulait voir la cruauté dont Arillë serait capable, l’envoyer délicieusement dans les voies du sadisme le plus barbare, et de l’expression du pouvoir, réduit à son plus simple et à son plus jouissif effet : celui de disposer du droit de vie ou du mort. Avec sa petite hache, l’elfe entra dans la maison. C’était une pièce sombre, faiblement éclairée par quelques bougies et une odeur d’encens. Dissimulée dans des coins d’ombre, Ephemera repéra un meuble abritant différents objets et autres vêtements, et mémorisa cet endroit pour plus tard. Pour l’heure, elle voulait voir de quoi Arillë était capable. L’elfe avait sa hachette, et s’attaqua à l’homme, un homme assez grassouillet, chauve, ressemblant à une espèce de porc. Un homme dont la mort n’importerait à personne. La prostituée, une adolescente, planait. Ses seins étaient encore en formation, et ses pupilles dilatées témoignaient l’usage massif de drogues sur son corps pour la faire planer. Elle comatait à moitié lorsqu’Arillë attaqua l’homme. La hachette se mit à frapper, égorgeant l’homme, faisant gicler du sang, et il tomba ensuite au sol, où, dans une espèce de rage frénétique, Arillë se mit à abattre violemment sa hachette sur el corps de l’homme, le réduisant en bouillie. Elle frappait fort, rapidement, produisant de délicieux bruits de claquements et d’explosions d’organes quand la lame heurtait les os, les fendillant, faisant exploser les organes. Le long du mur, Ephemera vit des projections de sang, de longues traînées qui rougissaient l’ensemble de la pièce. Les gouttes de sang tachaient un lit hors d’usage au matelas rapiécé, dont on pouvait probablement sentir les ressorts.

La prostituée réalisa progressivement qu’il se passait quelque chose, et entreprit de se redresser. Arillë la rejoignit alors, sous les yeux d’une spectatrice avide. Oui, c’était un spectacle fascinant. Ephemera avait humilié Arillë, l’avait battu, torturé, donnant lieu à une espèce de rage primitive qui se défoulait sur les gens de cet endroit. S’avançant lentement, à quatre pattes, dans une position sensuelle, la moitié du corps couvert de sang, sa combinaison déchirée un peu partout, elle se plaça au-dessus du corps de la femme, dont les yeux s’écarquillèrent. Avant qu’elle ne puisse hurler, Arillë posa un doigt sur ses lèvres.

« Chut… C’est bientôt fini… »

Ephemera réalisa qu’elle était en train de mouiller quand elle vit Arillë se mettre à califourchon sur elle, le sang du client tué formant sur les draps une belle trace de sang, une flaque qui allait en s’épaississant. Levant sa lame, elle l’abattit sèchement sur le crâne de la femme, la tuant sur le coup. La Dame des Ombres, naturellement, nota la différence de traitement entre les deux. Le client avait eu le temps de souffrir un peu plus, et son ventre ressemblait à une espèce de bouillie infâme, des organes éclatés flottant ici et là, autour de sa carcasse. L’elfe se pencha sur le cadavre de la prostituée, et entreprit alors de l’éventrer, faisant encore jaillir du sang, jusqu’à arracher son cœur.

La Dame des Ombres s’était matérialisée à côté du lit, bras croisés, et vit Arillë se mettre à genoux devant elle, lui offrant, de ses mains, le cœur de la prostituée. Le lit était alors rempli de sang, dans une scène qui avait quelque chose de délicieusement magnifique. Le sang coulait sur le sol, s’égouttant sur le parquet. Arillë n’était pas en reste, et c’était presque comme si une seconde peau la recouvrait. Dans l’obscurité, pouvait-on discerner les gouttes de cyprine qui glissaient le long des jambes grises de la Dame des Ombres ?

« Hum... Merci pour ce cadeau, ma belle... »

De la main, Ephemera attrapa le cœur, dégoulinant de sang, encore relié par quelques artères et morceaux de veines pendouillant comme des fils. Le cœur était tout rouge, flasque, mou, et elle l’approcha de ses lèvres, se mettant à le mordre, à le manger. Il y avait une formidable concentration de sang, qui explosa entre ses lèvres, mais, pour être honnête, ce n’était pas un sang de très bonne qualité. La prostituée avait un sang très toxique, en raison des nombreuses drogues qu’elle avait reçu. Elle le dévora pendant un peu moins d’une minute, quelques lignes de sang glissant de ses lèvres pour s’approcher de son corset. La Dame des Ombres baissa ensuite sa tête sur l’elfe, qui restait respectueusement agenouillée devant elle, et elle tendit sa main, venant tendrement caresser ses cheveux.

« Pour être honnête avec toi, ma belle, tu m’as excité... Alors, je vais te faire plaisir. »

Cette fois-ci elle ne comptait pas la battre. Des tentacules d’Ombre jaillirent, et saisirent Arillë par le sbras, la soulevant. Elle attrapa entre ses mains sa combinaison, ou ce qu’il en restait, et la déchira d’un coup sec à hauteur de son torse. Elle posa ensuite ses mains à hauteur de son bassin, et continua à la déchiqueter, tandis que les tentacules d’Ombre écartaient les bras d’Arillë, les étirant au maximum, au point de faire vibrer ses articulations. D’autres tentacules s’enroulèrent autour de ses jambes, les écartant également. Du dos d’Ephemera, d’autres tentacules jaillirent, attrapant le cadavre de la prostituée, et la souleva au-dessus d’Arillë. Nue, avec la combinaison en moins, son corps commençait lentement à se recouvrir du sang de cette dernière, mais ce n’était pas assez, aux yeux d’Ephemera. Ses tentacules se mirent à tordre le corps de la morte dans tous les sens, brisant les os, déformant les muscles, les explosant, faisant progressivement couler le sang sur la tête d’Arillë, formant, en somme, comme une douche de sang.

Pendant ce temps, d’autres tentacules s’attaquèrent au corps d’Arillë. Un s’enfonça dans son vagin, un autre se glissa dans son fondement, deux autres allèrent ponctionner ses seins, et un cinquième lui viola la bouche. L’extrémité des tentacules la pénétrant avait une forme profilée de verges.

« Là... Fais-toi plaisir, ma belle, tu mérites bien une petite récompense, après tout. »
DC d’Alice Korvander.

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Arillé

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 21 lundi 30 décembre 2013, 02:54:49

Ephemera dégustait le présent d’Arillë. Etonnamment, l’elfe s’attendait à une autre réaction de la part de la Dame des ombres. Elle pouvait sentir les gouttes de sang dégouliner de la bouche d’Ephemera avant de s’écraser sur son crane blond comme les blés. Les bruits qui sortaient de la bouche d’Ephemera étaient atroces. On aurait dit qu’une bombe à eau explosait dans sa bouche et qu’elle mâchouillait une sorte de plastique à la texture cartilagineuse. Silencieusement, Arillë étouffa un haut de cœur. Combien de temps ce bruit ignoble allait-il encore durer ? Pour l’elfe, cette collation avait l’air de durer une dizaine de minutes ; or en réalité, il fallut dix fois moins de temps à Ephemera pour faire disparaitre l’organe arraché. Rassasiée, elle posa sa main sur le crâne d’Arillë, la flattant comme l’on ferait d’un chien.

« Pour être honnête avec toi, ma belle, tu m’as excité... Alors, je vais te faire plaisir. »

Des tentacules sombres sortirent et saisirent délicatement mais non sans force les membres d’Arillë, et lui firent quitter le sol. De nouveau attaché à une croix de Saint André invisible la combinaison d’Arillë fut arrachée sur toute la longueur. Les tentacules étaient en train d’écarteler et de faire souffrir l’elfe qui se contentait de serrer les dents. Pour ce qui était du plaisir, ça n’était pas vraiment ça. On pouvait voir les légers spasmes qui parcouraient Arillë dans cette position peu confortable…
Soudain, cinq nouveaux tentacules arrivèrent et assiégèrent le corps d’Arillë. Un tentacule d’ombre se trouvait devant trois de ses orifices. Doucement et simultanément, ils pénétrèrent la prisonnière, qui étonnamment, trouva cela… Bon. Ce n’était certes pas encore « la baise de sa vie », mais elle s’attendait à pire. Les tentacules n’étaient pas trop gros et avaient un rythme plutôt lent, qui au fur et à mesure accélérait. Arillë se demanda si Ephemera ressentait un quelconque plaisir grâce à ses tentacules ou si ça l’amusait de la voir dans cette position. L’elfe s’imaginait, une fois libre en train de remercier Ephemera en lapant ses bottes avec enthousiasme, ou se risquant à lui proposer de calmer ses ardeurs en œuvrant avec sa langue ou ses doigts.
Les tentacules avaient augmenté la cadence, et Arillë prenait son pied, mais si la vitesse lui suffisait amplement, les tentacules n’étaient pas de cet avis, même ceux qui tétaient ses seins. Au final, plus cela allait, et moins elle aimait ça.
Les gémissements et petits cris de plaisir avaient laissé place à des gémissements et petits cris de douleur. Les plaintes étaient croissante, autant que l’était le rythme prit par les tentacules, qui avaient une vitesse de croisière surhumaine. Un long filet de bave s’échappait de la bouche occupée de la prisonnière.

« Si ça continue comme ça, je vais mourir ! » pensait-elle. Parmit les cinq tentacules, seul celui qui butait contre sa glotte se calmait de temps en temps et ce, uniquement pour préparer une gorge profonde assez fourbe. Mais visiblement le cauchemar n’était pas près de s’arrêter. L’Elfe sentait à nouveau des gouttes s’écraser sur son crâne. Un liquide tiède s’écrasait de plus en plus vite sur sa tête, formant ainsi un fin filet qui se transforma peu à peu en jet. Ce liquide, c’était du sang, sang qui provenait de la prostituée au-dessus d’elle et qu’Ephemera tordait comme un chiffon qu’on essorait dans un effroyable bruit d’éponge que l’on déchirait, suivis par un son de bouteille en plastique froissée. Bien entendu, ce petit jet laissa rapidement place à une douche écarlate, qui fit hurler Arillë une détresse muette et étouffée par ce qui habitait sa gorge. Ce choc émotionnel accompagné de la fatigue poussa l’elfe à bout, qui tomba dans les pommes, restant inanimée entre les tentacules d’Ephemera. Tout ce qui côtoyait Arillë n’était plus que ténèbres.   

Ephemera

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 22 mardi 31 décembre 2013, 01:57:51

Quand la douche de sang s’abattit sur le corps de l’elfe, ses yeux s’écarquillèrent. Ephemera ne pouvait pas le voir, mais elle aurait presque juré que l’elfe pleurait... Sa terreur et sa souffrance étaient délectables, et, tandis que les tentacules torturaient le corps nu, le dépeçaient, le brisaient, un sourire ravi naquit sur les lèvres noires de la Dame des Ombres. Ephemera trouvait ça tellement excitant ! De plus, la douleur et la terreur de l’elfe ne masquaient pas le plaisir que son corps éprouvait. Ses cuisses étaient trempées, et Ephemera soupira de plaisir, continuant à la triturer sans relâche, ses tentacules remuant, la pénétrant longuement, vigoureusement. Elle attendit que l’elfe jouisse, ce qu’elle fit en divaguant, comatant. Arillë était sonnée, son esprit brisé, et les tentacules relâchèrent l’elfe après de longues minutes, la balançant contre le mur opposé. Elle s’écroula mollement sur le sol, inerte, remplie de sang, de veines, de morceaux d’os et d’organes collés contre son corps et ses cheveux. Une veine filait le long de son épaule, et Ephemera s’approcha lentement d’elle.

« Tu as cru pouvoir me dominer, arrogante elfe... Tu as cru qu’il suffisait d’un pistolet et de ton courage pour oser jouer dans ma cour... Je t’ai montré, elfe... Je t’ai montré une leçon que tu retiendras. Ne défie pas ce qui est plus fort que toi. »

Un sourire naquit sur les lèvres de la sanglante femme. Cruelle, Ephemera aurait pu tuer Arillë, ou l’emmener à Drakengord. Pour son meurtre, son âme était noircie. Elle avait abattu la neko, sans aucune raison. Un pur acte de malfaisance. Ephemera ne faisait rien de plus qu’appliquer la justice. Si elle traînait Arillë à Drakengord, aucun ange ne viendrait la sauver. Elle deviendrait alors à jamais son esclave, un atome de douleur que la Dame des Ombres entretiendrait entre les murs de sa prison infernale. Elle la fouetterait sans relâche, et Arillë y prendrait goût... Et elle déverserait sa haine sur les autres. Elle deviendrait l’une de ses amantes, créature de haine et de cruauté, festoyant dans l’orgie des corps calcinés, des hurlements des suppliciés, dans l’odeur délectable de la chair en putréfaction, au milieu des lamentations et de la souffrance. Ephemera en frémirait presque...

...Mais non.

Ses doigts caressèrent tendrement la joue d’Arillë. Son corps était couvert de sang, et elle entreprit de la débarrasser de ses ultimes traces de vêtements. Ses mains remuèrent sur son corps, achevant définitivement de la déshabiller.

« La garde va venir. Si je te laisse là, c’est toi qu’ils pendront... Alors, je vais t’offrir une chance de sortie... Peut-être me remercieras-tu, ou m’oublieras-tu... Mais, dans tous les cas, tu retiendras que, parfois, les ombres ne doivent pas être défiées... »

Ephemera se releva, et alla voir le cadavre démantibulé. Patiemment, elle s’appliqua, le vidant de l’intérieur. Le sang remplit la pièce, alors qu’elle arrachait, les uns après les autres, chacun des organes, les retirant, formant des tas informes et répugnants sur le sol, mélanges d’os, de veines, de sang, d’organes... Elle creva chacun des deux yeux de la femme, les retirant. Ephemera hésita un peu, puis les jeta sur le sol, les faisant rouler. Le sang continuait à filer, et elle s’attaqua ensuite aux lèvres et aux dents, les arrachant lentement, délicatement, continuant à violer le cadavre. Elle continua encore son office, jusqu’à ce qu’il ne reste finalement plus rien dans le corps, rien de plus qu’une peau, ouverte en deux, hideusement défigurée.

Patiemment, la Dame des Ombres avait tout retiré, et s’occupa un peu d’elle.

« Viens à moi, ma belle... »

Ephemera attrapa Arillë, et l’allongea à côté du cadavre, puis s’allongea sur elle, et planta ses crocs dans son cou, buvant joyeusement de son sang. Une bien maigre récompense, pour son travail, pour cette leçon. La vampire démoniaque  continua à boire, avant de finalement se retirer de la gorge de sa proie. Arillë était toujours en vie. Ephemera l’attrapa ensuite, et l’approcha de la peau vide.

« Passons aux choses sérieuses. »



Le lendemain matin, un chariot s’avançait lentement le long des rues pavées de Nexus. C’était un chariot recouvert d’une bâche, mais, en regardant bien, on voyait sans problème, par-delà les sangles retenant la sinistre cargaison, les bouts de cadavres dépasser. Le chariot se rendait vers l’un des cimetières publics de la ville, afin d’enterrer les cadavres des bas-fonds dans les charniers. Deux vulgaires hommes convoyaient le chariot, des fossoyeurs. Il y avait eu un carnage dans un harem, quelque chose de sinistre, avec plusieurs morts. La garde allait probablement faire une enquête, mais les fossoyeurs ne se posaient guère de questions. La Mort avait encore frappé. Dans les bas-fonds, c’était coutumier. Deux hommes étaient morts dans une auberge, autour d’une partie de cartes. Les deux s’étaient mutuellement accusés de tricherie, et s’étaient entretués. Cinq autres étaient morts d’une overdose de fisstech, et la maladie avait emporté plusieurs autres individus. Leurs corps rachitiques gisaient dans les impasses, et les fossoyeurs les avaient emmenés sur le chariot.

Il n’y avait plus rien à récupérer, même plus de dents. Les soudards les arrachaient, ainsi que tous les vêtements, pour aller les vendre à certains mages, les dents servant de composants alchimiques. La prostituée qu’ils avaient ramassé dans le harem était dans un triste état. Assez lourde, elle avait été ouverte au scalpel, et sa peau avait été coudée pendant la nuit. On avait également scellé ses lèvres et ses paupières, ne laissant que de faibles trous ici et là.

*Une ville remplie de cinglés...* maugréa le fossoyeur.

Nexus se réveillait, et une brume matinale s’élevait près du port. Le chariot avançait, sans que personne ne daigne s’interposer. Ils finirent par atteindre l’un des cimetières, s’avançant lentement, jusqu’à un grand trou, où les corps étaient balancés. Des anonymes, morts dans la rue, des gens dont personne ne se souciait. Les cadavres sont brûlés, et plusieurs petits vauriens se tenaient à proximité, attendant de voir les hautes flammes.

Les fossoyeurs descendirent du chariot, et retirèrent la bâche, ôtant chacune des sangles, puis utilisèrent une manivelle pour soulever le chariot. Il se pencha de biais, et les corps dévalèrent, glissant sur le sol, et atterrirent dans la fosse septique.

« Va chercher un seau, il faut laver le chariot. »

Les deux fossoyeurs s’activèrent, balançant des jets d’eau sur le chariot, lavant le sang qui s’était incrusté sur le bois.

Parmi tous les cadavres, il en était un qui n’était pas mort. L’un des fossoyeurs alla chercher le feu grégeois, afin d’incendier les cadavres. Le second fossoyeur s’essuya le nez avec un mouchoir. Il avait une envie formidable de pisser depuis qu’il était dans le harem, et les toilettes étaient éloignées. En grognant, profitant de la brume, il défit les lacets de son pantalon, et urina rapidement. Sa pisse déferla sur plusieurs cadavres, faisant fuir quelques-uns des corbeaux et des charognards qui tournoyaient autour des cadavres.

Celui qui n’était pas mort se trouvait en hauteur. Si la peau était morte, un cœur battait à l’intérieur. Un cœur qui se mit à palper lentement, se réveillant. Les trous laissés par Ephemera dans le corps de la femme étaient nécessaires, car ils permettaient à la femme située dans ce corps de respirer. Une respiration difficile, lente, saccadée. Tout son corps avait épousé la forme du cadavre de la prostituée, formant une sorte de seconde peau. Une peau intégrale. Si les fossoyeurs avaient été un peu plus attentifs, ils auraient sans doute pu remarquer cela, mais il était tôt, après tout.

Ephemera avait glissé Arillë dans le corps de la prostituée, et avait refermé ce dernier. Les liens qu’elle avait fait étaient très faibles, et, en forçant un peu, ses points de suture disparaîtraient, permettant ainsi de rouvrir le cadavre, et de lui permettre de sortir.

Libre, enfin.
DC d’Alice Korvander.

Consultez ce topic pour une présentation détaillée de mes personnages.

Pour une demande de RP, je vous encourage, soit à poster sur le topic susmentionné, soit à envoyer un MP sur mon compte principal.

Arillé

Créature

Re : La chasseresse et la chassée [Arillë]

Réponse 23 lundi 10 février 2014, 20:43:46

Cette nouvelle journée ne changeait pas réellement du quotidien des habitants. La brume matinale apportée par la mer, le marché où les détaillants jouaient de la voix pour vendre les diverses denrées maraichères, ou les habituels excès de violences qui se transformaient en meurtres dans les bas-fonds de Nexus. Tous les habitants de Nexus vous diront que le soleil s’est levé ce matin, même les aveugles ou les prisonniers. Sauf une personne. Une captive enfermée dans le corps d’une étrangère, bien que pour le moment, la séquestrée du nom d’Arillë n’était pas au courant de son nouveau statut et elle allait faire une découverte sordide.

« Va chercher un seau, il faut laver le chariot. »

En tombant de la charrette, le crâne d’Arillë heurta la rotule d’un autre malheureux, la faisant sortir des bras de Morphée. Une longue plainte étouffée plus tard, l’odorat de l’elfe revint et lui permit de flairer l’infection qui se dégageait de ce charnier. Vint ensuite le toucher qui, promulguait la désagréable sensation semblable à un corps nu et humide en contact avec un rideau de douche ; et ce sur la totalité du corps de l’elfe. Enfin, la vue avec les faibles rayons qui perçaient les faibles points de suture. Puis l’ouïe avec le clapotement d’un liquide qui semblait s’écraser contre le visage d’Arillë, sans qu’elle ne le sente. Puis le gout, gout du sang mêlé à celui du liquide qui s’écrase sur la tête de l’elfe.

Paniquant, elle eut un sursaut en comprenant ce qu’il lui était arrivé, et bien qu’elle ne voulait pas y croire et elle frottait ce visage qui ne lui appartenait pas avec les mains de l’ancienne propriétaire du corps qu’elle occupait.

« C’est quoi ça ?! C’est quoi ce bordel ?! Les morts reviennent à la vie ! »

Hurla le fossoyeur qui vidait sa vessie, lui évitant de lui souiller son pantalon pendant sa fuite. Les points de suture sautèrent assez rapidement, et l’elfe put retirer ce vêtement d’épiderme et prendre une grande bouffée d’air. Elle prit un moment de pause pour mieux se rendre compte de la situation. Elle était sur un tas de corps, en décomposition plus ou moins avancé, la jambe droite coincée entre trois corps froid comme la bière qu’ils ont ingurgité hier soir et dans laquelle ils sont. Arillë se dégagea en naissant une deuxième fois et pris la fuite loin de cimetière, et ce en tenue d’Eve. Ce dont elle avait le plus besoin, c’était de ce comprendre comment avait-elle fait pour arriver ici ? son cerveau ayant fait le choix d’oublier les dernières vingt-quatre heure pour garder un peu de santé mentale.


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