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Le siège d'Altenberg [Xalya]

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Princesse Alice Korvander

Humain(e)

Le siège d'Altenberg [Xalya]

dimanche 13 janvier 2013, 11:47:36


Altenberg

« Les voilà. Tenez les lignes, ne rompez pas la formation.
 -  Rrrrrrr...
 -  Les bêtes sont agitées, Monsieur !
 -  Ne rompez pas la formation ! répéta l’homme.
 -  Ils arrivent vite...
 -  C’est la légendaire cavalerie nexusienne. Admirez-les, Messieurs, ils sont le fleuron de leur armée. »

BOM ! BOM ! BOM ! BOM ! BOM !

Dans l’air, les tambours résonnaient, et un léger vent faisait remuer les bannières des officiers. Devant eux, s’échappant des remparts éternels et dorés de l’imprenable Altenberg, un triangle blanc s’étirait, grossissant rapidement en se rapprochant à vive allure, emportant derrière lui une série de lignes. On pouvait voir des griffons impériaux voler dans le ciel, formant la couverture aérienne. On entendait le grincement des trébuchets, le sifflement des énormes blocs de rochers découpant l’air en deux pour se fracasser sur les remparts et les formidables tours nexusiennes. Les longues capes ashnardiennes flottaient derrière leurs chevaux, et les soldats se préparaient à avancer, à fondre sur la cavalerie royale nexusienne.

On disait Nexus au bord de l’asphyxie. On disait la légendaire cité-État en train de sombrer dans la guerre civile. On disait la victoire d’Ashnard proche. On disait que les légendaires forts nexusiens, ces bastions imprenables qui avaient brisé tant de fois les hordes ashnardiennes, n’étaient plus que des châteaux vides et dénués d’âmes. On disait que les Nexusiens étaient divisés entre eux, qu’ils n’attendaient qu’une reprise des négociations pour se rendre aux Ashnardiens, que la guerre entrait dans sa dernière phase. En somme, on disait beaucoup de conneries.

Altenberg était tout, sauf vide. Le légendaire fort était l’ennemi suprême des Ashnardiens, une provocation constante. Nexus adoptait, contre Ashnard, une stratégie défensive, qui était risquée, mais qui, jusqu’à présent, tenait. Cette stratégie consistait en une série de lignes de fronts organisés autour de puissants forts formant une ligne imprenable, un damier éparpillé de forts, de fortins, de forteresses. Pour avancer dans le chaos nexusien, il fallait prendre chaque fortin, chaque citadelle, ce qui nécessitait de s’éparpiller, afin d’éviter que l’ennemi ne s’en serve pour isoler votre armée, et ainsi couper les lignes de ravitaillement. Ceci retardait la marche ashnardienne, et nécessitait de déployer des milliers et des milliers de soldats. Néanmoins, il fallait prendre une superforteresse. Il suffisait d’en prendre une pour déstabiliser toute la défense nexusienne, et permettre d’atteindre Nexus. C’était le point fort, mais aussi la faiblesse, de tout le dispositif nexusien. Si un superfort tombait, Ashnard n’affronterait plus aucune résistance sérieuse jusqu’à Nexus, une ville qui ne pouvait soutenir un siège très longtemps, en raison de sa forte population. Historiquement, Ashnard n’avait réussi qu’à percer une fois un superfort. Une victoire à la Pyrrhus, les Ashnardiens avaient perdu tellement d’hommes qu’ils n’avaient même pas pu avancer de plus d’une lieue avant de devoir sonner la retraite.

Les choses seraient-elles différentes maintenant ?

Cela faisait maintenant deux mois qu’une immense armée avait traversé Terra, partant d’Ashnard vers Nexus. Il y avait eu quelques escarmouches isolées, et plusieurs forts étaient tombés. Des fortins, de petites forteresses en pierre qui s’étaient écroulés rapidement, retardant suffisamment les Ashnardiens pour permettre à Nexus de s’organiser. En temps de guerre, ces ducs et ces barons, si divisés, s’unifiaient d’une seule voix. La guerre était le plus fort élan patriotique du monde. Vérifiez-le. Quand est-ce que les gens se sentent le plus solidaires ? Quand est-ce que la solidarité s’exprime ? Quand on est riches et aisé ? Non, c’est quand on est dans le doute, dans la peur, dans la misère, qu’on se rapproche des autres. C’était humain. La guerre était un facteur social d’équilibre.

L’Empire en avait assez de cette guerre interminable. Voilà pourquoi les conseillers impériaux avaient nommé à la tête de cette immense armée l’un de leurs plus jeunes Maréchaux, très prometteur, celui qui avait brisé une révolte : le Maréchal Coehoorn Van Emreis. Juché sur un immense cheval noir, Coehoorn attendait le moment de sonner la charge contre les Nexusiens. Face à eux, il y avait le fils aîné du seigneur de Nexus, qui était en tête, Léopold de Cordillan.

« Attendez... Attendez... »

On voyait le soleil briller sur les armures blanches des chevaliers. L’Ordre soutenait les Nexusiens d’Altenberg, ce qui n’était pas étonnant. Les Ashnardiens faisant face aux Nexusiens n’étaient pas que des humains, mais aussi des démons. Il y avait des Lycans énormes, que des humains attachaient par de lourdes chaînes, des cerbères, des Drow chevauchant de grosses araignées, et même des Orcs sur des Warg. Le sol tremblait sous les sabots. Coehoorn ferma lentement les yeux, et murmura quelques phrases.

« SUUUUUUUUUUSSSSSS !! hurla Léopold.
 -  CHAAAAAAAAAAAAAARRRRRGGGGEEEEEEEEEEEEEEEZZZ !! » tonna Coehoorn.

Les trompettes rugirent dans la plaine, les tambours sonnèrent, les chaînes libérèrent les Lycans... Et ce fut la cavalcade. Le sol se mit à trembler encore plus, et Coehoorn s’élança à son tour, entouré par ses proches gardes impériaux, son énorme et puissant cheval foulant le sol. Léopold était en tête, brandissant une épée lumineuse, et l’abattit dans une gerbe de sang, tandis que les elfes accompagnant les Nexusiens balançaient une pluie de flèches, fauchant les Ashnardiens.

A quelques centaines de mètres de là, dans sa tente, Alice entendait les tremblements du sol, les bruits de la bataille, et priait silencieusement. Yeux clos, mains jointes, elle murmurait ses nombreuses prières à l’intention des Dieux principaux qu’Ashnard vénérait dans ce genre de situations. Elle n’avait pas eu le choix. Son père, Tywill Korvander, avait tenu à ce qu’elle vienne, afin de s’endurcir, de voir ce qu’était la guerre. Le camp de Sylvandell était perdu au milieu de nombreux camps ashnardiens, et formait d’ailleurs une enclave au sein d’un autre immense camp. Dans sa tente, Alice était sanglée dans une armure de plates complète et légère, et priait à voix basse. Elle avait commencé par prier le Dragon d’Or, et optait pour d’autres Dieux liés, de près ou de loin, à la guerre. De cette manière, elle espérait obtenir la bénédiction des Dieux pour cette bataille cruciale.

« Ô Dieux, accordez à notre Armée votre bénédiction. Récompensez leur dévotion, leur courage, leur détermination. Je loue votre Aide, Déesse Xalya. »

Alice priait même les divinités mineures, comme pouvait l’être une demie-déesse. Elle priait avec une véritable conviction. Alice était une femme très pieuse.

Xalya

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Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 1 dimanche 13 janvier 2013, 13:52:46

Après une dure journée de labeur, Xalya s'en retourna dans son domaine, épuisée. Bien qu'exténuante, cette journée n'en avait pas moins été très fructueuse. Dans un premier temps, sur les conseils de l'une de ses prêtresses, elle avait fait la connaissance d'une personne qui semblait très informés sur divers complots de grande ampleur se tramant dans l'enceinte, avec son lots de détails croustillants et d'informations juteuses pour la déesse du Chaos qu'elle était. Néanmoins la validité de ses informations et de ses sources restaient à vérifier, de même que de s'assurer qu'elle pouvait effectivement lui faire confiance. Car même si elle pouvait se fier aux dires de ses prêtresses, la confiance n'était pas du tout une relation respectant la transitivité. Un peu comme toutes relations humaines, en somme, l'ami d'un ami n'étant pas forcement votre ami.

Au cours de cette journée, Xalya avait également pris contact avec deux nouvelles prétendants aux statuts de prêtresses, deux démones dont les mœurs légères et le gout pour le vandalisme gratuit ont tout de suite plut à la déesse. Mais pour pouvoir intégrer ce cercle, il leur fallait faire leur preuve, et prouver qu'elles seraient à même de conserver une dévotion sans faille pour Xalya, ce qu'elle n'eut cependant pas le temps de faire aujourd'hui.

Pour l'heure, elle était lasse, et décida de prendre un bain des plus relaxant. Un bain loin d'être ordinaire, et comme elle les aime. Elle siffla Sweety (ici) une slime très docile, et totalement dévouée aux désirs de sa maitresse. Elle n'était pas vraiment considérée comme une prêtresse, dans la mesure où elle ne servait pas directement sa cause, mais l'était davantage comme une esclave, l'affection en plus. C'est d'ailleurs la seule personne, avec Xalya et les préposées à l'entretien de la demeure, qui logeait de manière permanente ici. Il ne fallut que quelques instants à la slime pour répondre à l'appel de sa maitresse et apparaitre à ses pieds, silencieuse car muette, mais son enthousiasme se lisant clairement dans ses petits yeux brillant. Elle n'eut d'ailleurs même pas besoin d'une quelconque injonction de sa maitresse pour se mettre à l'œuvre, elle savait déjà ce qu'elle désirait lui demander, et obéissait en conséquence.

Elle se dirigea donc vers la salle de bain, suivie par la déesse qui affichait un léger sourire de satisfaction, et se glissa dans la baignoire. La déesse ôta un à un ses vêtements, les laissant choir au sol, avant de rejoindre sa petite Sweety. Cette dernière pris une consistance liquide, autant que de l'eau, formant ainsi un bain dans lequel plongea complètement Xalya, seule sa tête émergeant de la surface. La slime commença alors à faire vibrer l'eau du bain, prodiguant à sa maitresse un massage corporelle des plus agréable. Le visage relevé, la tête posée contre le rebord, elle entrouvrit les lèvres et laissa échapper un long soupir de satisfaction. D'abord globale, les vibrations se firent peu à peu plus localisées, notamment sur ses épaules, et le bas de sa nuque, pour mieux détendre et délasser, mais également dans des zones plus opportunes, la slime massant la poitrine de sa maitresse, ainsi que l'intérieur de ses cuisses.

« Muummmh... »

Xalya appréciait beaucoup ces petites attentions, et Sweety le savait bien. Ces dernières vibrations ne tardèrent pas à remonter peu à peu, s'approchant de l'intimité de la déesse, tout en poursuivant le massage des autres parties de son corps. La viscosité de l'eau changea alors légèrement au niveau son entrejambe, formant un petit objet, ovoïde et vibrant, que la créature glissa entres ses lèvres intimes, tout en stimulant par la même occasion son bouton de plaisir. Les soupirs de satisfaction se murent en gémissement de plaisirs, la déesse ferma les yeux et se laissa aller, profitant de ce délicieux bain...

* Ô Dieux, accordez à notre Armée votre bénédiction. Récompensez leur dévotion, leur courage, leur détermination. Je loue votre Aide, Déesse Xalya. *

Une prière lui était adressée, d'une voix féminine, lointaine, qui résonnait dans sa tête. Ah, le moment était vraiment mal choisi pour l'importuner ! Elle l'ignora quelques instants, profitant encore des délicieuses et plaisantes vibrations de son bain, avant d'être rappelée à l'ordre par son sens du devoir et des responsabilités.

« Je vais devoir y aller, ma belle. Une mortelle implore mon aide... Mais nous pourrons reprendre ça une autre fois, mmh ? »

Elle quitta alors le bain, se sécha et s'habilla rapidement, puis elle se concentra un peu sur la prière qui lui était adressée, localisant sa provenance, avant de s'y téléporter instantanément.

Elle arriva dans une sorte de tente, déserte à l'exception d'une jeune femme en armure légère. Assise à genoux, le visage baissé et les mains jointes, elle semblait prier avec ferveur. Étant apparue dans son dos, il était peu probable qu'elle puisse s'être aperçue de la présence de la déesse. Une idée lui traversa alors l'esprit, et un sourire étira doucement ses lèvres. Se tenant droite, fièrement, les bras croisés sous sa poitrine qu'ils rehaussaient, elle inspira un coup, et clama alors, toujours dans son dos, d'une voix forte et solennelle.

« Je suis Xalya ! Déesse du Chaos, et de la Destruction ! Tes prières m'ont conduite jusqu'à toi, mortelle, et je suis disposée à t'écouter. Formule donc ta requête. »

Au loin, la déesse pouvait entendre assez clairement le fracas des armes, des cris de victoire, des hurlements de douleurs. Cela sonnait comme une agréable mélodie à ses oreilles. Le sang de Xalya ne fit qu'un tour, s'échauffant doucement en elle. Une guerre semblait faire rage à quelques lieux d'ici, ce qui ravissait au plus haut point la déesse de la Destruction qu'elle était ! Elle était impatiente de rejoindre les soldats, de profiter du spectacle, et de participer à sa manière aux hostilités, mais pour l'heure, elle devait prendre son mal en patience, et rester avec la jeune femme, au moins le temps d'éclaircir sa prière.
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Princesse Alice Korvander

Humain(e)

Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 2 dimanche 13 janvier 2013, 16:24:11

La stratégie de Léopold de Cordillan était une stratégie classique dans la chevalerie nexusienne, mais qui prouvait sans cesse son efficacité. Les Ashnardiens l’appelaient la « Lance de Nexus ». Les chevaliers formaient l’extrémité d’une lance gigantesque, leurs terrifiants detsriers balayant toute ligne de résistance devant leurs sabots. C’est ce qui se passa. La charge des Ashnardiens fut bloquée net, les Nexusiens chargeant avec rage. Un mur de béton de dix mètres n’aurait su les stopper. Les premiers Lycans, les plus rapides à fondre sur les Nexusiens, furent fauchés comme des épis de blé dispersés par le vent. Les Nexusiens ne chargeaient pas qu’avec des armures et des épées résistantes. Ils employaient aussi la magie. Depuis sa position, Tywill Korvander, la « Montagne de Sylvandell », vit plusieurs Lycans se faire piétiner par les chevaux des Nexusiens, leurs épées les déchiquetant. Les Nexusiens s’enfoncèrent au cœur de la ligne défensive ashnardienne, visant les nombreuses armes de siège des Ashnardiens, les rangées de puissants trébuchets.

« Allez, les gars, on bouffe du Nexusien ce soir ! » rugit Tywill en s’élançant.

Dans son énorme armure noire, le colosse de Sylvandell faisait trembler le sol. Il portait dans les mains le long marteau doré de Sylvandell, une arme magique que seul un Korvander pouvait vraiment manier. Quiconque n’ayant pas leur sang essayant de prendre le marteau n’aurait entre les mains qu’une arme excessivement lourde. Le marteau de guerre semblait vibrer entre les mains de Tywill, qui vit un cavalier s’élancer vers lui. Plusieurs flèches s’abattirent sur le torse de sa grosse armure noire faite à partir d’écailels de dragons, mais elles étaient aussi peu dangereuses que des piqûres de moustiques. Le cavalier s’avançait, faisant tournoyer sa lame, et Tywill se mit à courir, ses puissants muscles déplaçant son armure massive. Il se mit à accélérer progressivement, le marteau remuant entre ses deux mains. Le cheval, qui avait massacré le corps d’un Lycan, se ruait droit sur lui. A droite comme à gauche, la batauille rangée virait à une mêlée générale, les lignes se confondant. Fantassins contre fantassins, démons contre créatures magiques. Les griffons fondaient sur la masse, visant les armes de siège, mais se heurtaient aux dragons ashnardiens, essentiellement des dragons sylvandins, montés par les légendaires dragonniers du royaume, leurs souffles infernaux faisant cuire les impressionnants griffons.

Le cheval était de plus en plus proche, et Tywill banda les muscles, et bondit en l’air, le marteau au-dessus de lui. Ce dernier se mit à luire, décrivant une courbe ascendante, et rencontra avec toute la rage de Sylvandell la tête du cheval. Il y eut une fulgurante explosion d’hémoglobine, de mporceaux d’os et de bouts de cervelle pulvérisé. Le choc fit également exploser le cou du cheval, qui se mit à partir en vrille, son corps propulsé à toute allure heurtant violemment le corps du Roi. Le marteau s’écrasa lourdement contre le sol, provoquant une légère vibration sismique, alors que le cavalier nexusien, désarçonné, tombait de la salle, roulant sur le sol. Le cheval décapité força Tywill à reculer, pliant le genou, mais il était trop massif pour simplement tomber. Tenant le marteau dans une main, il le releva, et l’abattit sur le chevalier nexusien, qui parvint à l’éviter en roulant sur la droite. La pelouse avait été brûlée ici, pour éviter qu’un des belligérants n’ait la bonne idée de s’en servir. C’était de la terre, et le coup de marteau fit s’envoler des mottes de terre. Le chevalier se releva, et envoya une décharge magique. Tywill se la reçut de plein fouet, reculant encore un peu, et vit l’homme foncer sur lui avec son épée, poussant un hurlement de rage.

Malheureusement, Tywill l’atteignit le premier, son poing gauche fracassant la tête du chevalier, défonçant son heaume. Le chevalier en lâcha son épée, des gerbes de sang s’échappant de sa tête. Dans le tumulte de la bataille, le Roi n’entendit pas les os briser, et ne laissa pas le soin à l’homme de se redresser. Le marteau se redressa à nouveau, et s’abattit sur le corps de l’homme, le pulvérisant sur place. Tywill ne resta pas là pour amdirer le cadavre, et se mit à courir vers un autre Nexusien, un archer qui était occupé à abattre des Ashnardiens, en étant protégé par deux fantassins. Une lueur dorée brillait autour du Marteau, signe que ce dernier était magiquement chargé. Tywill n’avait plus qu’à faire appel à ses pouvoirs magiques, et c’est ce qu’il fit en frappant les fantassins, avec une telle force que leurs corps s’envolèrent, laissant des traînées de sang derrière eux, ainsi que quelques inaudibles hurlements qui se noyèrent rapidement dans le chaos de la bataille. Les corps roulèrent sur le sol, répandant des traînées de sang.

Dans sa tente, Alice était bien éloignée de ce chaos généralisé. Elle entendait les bruits des trompettes, les vibrations du sol, les bruits des milliers de soldats se déchiquetant mutuellement. Elle savait la guerre nécessaire, elle savait que c’était une chose normale, mais elle ne pouvait s’empêcher d’avoir peur, et de prier pour que l’Empire la gagne. Coehoorn était confiant, mais réaliste. Il n’avait pas menti à ses généraux lors des réunions, leur expliquant que la campagne d’Altenberg serait difficile, et qu’elle se terminerait probablement en un échec. L’objectif à long terme était de ruiner les Nexusiens, de ravager Altenberg, afin d’aggraver la crise économique qui régnait à Nexus.

La Princesse trembla en percevant le rugissement d’un dragon. Dans cette situation de ferveur religieuse, la Princesse n’entendit pas Xalya arriver, mais, quand cette dernière se mit à parler, Alice sursauta, manquant s’affaler sur le sol.

« Je suis Xalya ! Déesse du Chaos, et de la Destruction ! Tes prières m'ont conduite jusqu'à toi, mortelle, et je suis disposée à t'écouter. Formule donc ta requête. »

Alice se retourna, surprise, et vit, devant elle, une mystérieuse femme. Belle et envoûtante, elle était dans une élégante tenue noirâtre, probablement du cuir, et avait les bras croisés autour de volumineux seins. Une très belle femme. Déglutissant faiblement, Alice se ressaisit. Sa prière avait donc fonctionné ? Elle en était ravie ! Xalya... Ce n’était pas une divinité majeure au sein du panthéon ashnardien, mais les Ashnardiens lui offraient quand même quelques temples, et la mentionnaient dans les cultes officiels.

« Je... commença Alice, tellement surprise qu’elle ignorait par où commencer. Je m’appelle Alice Korvander, grande Déesse, et je suis la Princesse héritière du royaume ashnardien de Sylvandell. Comme vous devez le remarquer, mon royaume livre en ce moment, avec les forces ashnardiennes, une bataille contre les Nexusiens. »

Alice était à genoux devant Xalya, ne sachant pas trop comment l’aborder. On disait les Dieux arrogants, de manière générale. Mieux valait donc faire acte de soumission.

« J’implore votre aide, Déesse, contre nos ennemis. Nos soldats honorent votre culte en partant faire la guerre chez l’ennemi. »

Il fallait se justifier. La Princesse déglutit faiblement, son cœur battant follement la chamade. Xalya était certes belle, mais Alice ne voulait commettre aucune erreur protocolaire. Sylvandell ne comprenait aucun temple dédié à Xalya, et elle avait donc tenté de justifier sa demande. Elle espérait juste que la femme y serait réceptive. Après tout, on ne savait jamais comment une Déesse pouvait penser.

Xalya

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Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 3 lundi 14 janvier 2013, 00:08:21

La déesse avait vu juste, cette jeune femme n'avait pas eu conscience de son arrivé, si bien qu'elle sursauta et manqua d'en perdre l'équilibre. Xalya dû se retenir de ne pas pouffer de rire, tentant de conserver une image sérieuse et digne d'une déesse. Elle resta donc impassible, face à la princesse qui se tenait agenouillée devant elle, écoutant avec soin ses propos.

« Je... Je m’appelle Alice Korvander, grande Déesse, et je suis la Princesse héritière du royaume ashnardien de Sylvandell. Comme vous devez le remarquer, mon royaume livre en ce moment, avec les forces ashnardiennes, une bataille contre les Nexusiens. J’implore votre aide, Déesse, contre nos ennemis. Nos soldats honorent votre culte en partant faire la guerre chez l’ennemi. »

Xalya ne détournait pas le regard, acquiescement sobrement, tout en admirant le joli minois de la princesse, et le charisme qu'elle dégageait. Une jeune femme fort mignonne, dont on sentait bien la noblesse du sang qui coulait dans ses veines. *Appétissante, même...*, songea-t-elle, la frustration d'avoir dû écourter son bain ne s'étant pas totalement dissipée. Elle décroisa les bras, posant l'une de ses mains sur sa hanche, l'autre caressant sa chevelure par d'ample mouvement vers l'arrière, l'air songeuse.

« J'ai en effet eu vent de la lutte qui opposait vos deux peuples... »

Elle se maudit intérieurement de ne pas avoir profité plus longuement de l'occasion qu'elle avait eu ce matin. Son indic' avait en effet des informations apparemment très intéressantes au sujet d'un des généraux Nexusiens participant activement à cette guerre, mais Xalya n'avait pas jugé bon d'y prêter attention, du moins pas pour le moment, dans la mesure où elle ne savait pas encore si elle pouvait lui faire confiance. Elle se mit à marcher, lentement, autour de la jeune femme à genoux, et poursuivit.

« Et j'apprécie tout particulièrement ces guerres étatiques. Les desseins des mortels, comme assurer la domination de leur peuple ou l'extension de leur pouvoir, sont des motivations que j'approuve, que je soutiens même. Et c'est bien de cela dont il est question, n'est-ce pas ? Détruire le régime de Nexus, et annexer leurs cités ? ... »

La déesse resta silencieuse quelques temps, poursuivant sa marche lente. Elle s'arrêta alors face à princesse, et s'accroupit devant elle, affichant un léger sourire. Dans cette position, sa lourde poitrine reposait sur ses genoux, la rehaussant et la mettant en valeur sous le décolleté vertigineux qu'elle portait.

« J'aurais en effet tendance à être encline à apporter mon aide au royaume de Sylvandell, dans cette guerre qui est la votre. Néanmoins... »

Le sourire qu'elle affichait s'élargit, et elle tendit sa main vers le visage de la princesse, la douceur de son gant de velours effleurant sa joue.

« Tout travail mérite salaire, et chaque chose en ce monde nécessite une contrepartie. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une aide d'ordre divine, n'est-ce pas. Et toi, princesse, aurais-tu une contrepartie à m'offrir, pour le temps et les efforts que tu me demandes de t'accorder ? »

Elle ne laissa néanmoins pas le temps à la déesse de répondre, et se releva subitement. Elle devait en effet et avant toute chose voir de ses propres yeux le combat que menaient actuellement ces deux peuples. Par curiosité, déjà, mais aussi pour éviter des promesses qu'elle ne saurait tenir. Toute déesse du chaos qu'elle était, il n'en restait pas moins qu'elle n'avait qu'une parole. Elle entreprit donc de visiter le champs de bataille, et de voir l'état de la situation.

« Je m'en vais m'assurer de l'état de la bataille, maintenant. Mais je ne t'oublies pas, et reviendrais tantôt, rassure toi. »

D'un bond gracieux en arrière, et d'une petite pirouette dans les airs, elle atterrit à l'extérieur de la tente, juste à l'entrée, elle déploya ensuite ses larges ailes et bondit dans les airs, s'envolant comme une fusée.

La bataille était déjà bien entamée lorsqu'elle arriva sur les lieux. Et la situation des armées ashnardiennes (du moins, elle en déduisit qu'il s'agissait d'eux, avec leurs armes de sièges) semblait assez peu glorieuse ! Leurs formations avait été très malmené par les cavaliers nexusiens, qui pénétraient leurs défenses avec une facilité déconcertante. La situation était certes peu glorieuse, mais les ashnardiens semblaient tenir bon malgré tout. De ce qu'elle voyait, les cavaliers nexusiens, dans leurs armures blanches étincelantes, après avoir ouvert le passage à leurs alliés, faisait d'assez gros ravage dans le camps de leurs ennemis. Xalya jubilait. Le spectacle qu'offrait ces deux armées se déchirant mutuellement était tout simplement jouissifs.

Mais la déesse ne perdait pas le nord, et était un petit peu déçue par la situation. Bien évidemment, il avait fallu que ce soit l'armée en plus mauvaise posture que l'on lui demande d'aider. Ce qu'elle ferait volontiers, renverser le cours de la bataille à l'insu des belligérants étant suffisamment amusant en soit pour qu'elle se donne la peine d'essayer. Elle se demandait d'ailleurs ce que la Princesse qui avait prié pour elle serait prête à offrir, en échange de la victoire de sa patrie... Différentes perspectives s'offraient à elle, la plus intéressantes à ses yeux étant de pouvoir poursuivre -en mieux- ce qu'elle faisait avant de venir ici, en compagnie des plus belles femmes de ce royaume. Ou mieux, en compagnie de la Princesse en personne... Une idée qui avait de quoi ravir la déesse, Alice étant une femme fort ravissante, et probablement très prude, de par son rang de noblesse. Xalya se ferait une joie de guider la jeune femme sur les routes sinueuses de la luxure, qu'elle-même avait tant fréquenté. *C'est pas le moment de rêver ma grande, y'a du pain sur la planche !*, songea-t-elle, revenant à la réalité.

En effet, l'idéal pour ses plans serait de faire en sorte qu'Ashnard remporte ce combat, au moins ce combat. Ce n'était pas une mince affaire, mais loin d'être insurmontable non plus. D'autant plus que, maintenant, ils avaient la Déesse du Chaos à leur coté. Elle volait toujours au dessus du champs de bataille, scrutant le déroulement des affrontements. Elle s'approcha alors, dos au soleil, assez loin pour être relativement hors de porté des tirs de flèches et autre boules de feu, mais suffisamment proche pour que son ombre soit portée sur une large zone, couvrant les ennemis. Ses larges ailes aux plumes écarlates battaient l'air, menaçantes, tandis que son corps se parait d'une impressionnante aura, sombre et inquiétante, sa longue chevelure flottante accentuant encore cette impression. Bien que les soldats ne faiblissaient pas, on sentait le doute qui s'insinuait en eux, et même de la peur, parmi les moins courageux.

« Tremblez, mes agneaux, car aujourd'hui, les loups ne feront qu'une bouchée de vous ! »

Et sur ces mots, elle ria aux éclats, d'un rire cruel et malsain, avant de fondre sur les troupes ennemis. En arrivant à leur hauteur, cependant, elle se dématérialisa instantanément, à la grande surprise des chevaliers, et erra ainsi, indétectable, aux milieux des soldats nexusiens. Sur chacun des individus qu'elle croisait, elle jouait de ses pouvoirs de manipulations mentales pour corrompre leurs esprits, et jouer sur leur orgueil. Non pas en la gonflant, non, ça c'était ce qu'elle faisait usuellement pour provoquer les conflits. Là, elle s'amusait à la diminuer, énormément, car sans un minimum d'orgueil, point de confiance en soi, et le morale des troupes en pâtissait. Leurs gestes se faisaient parfois moins assuré et plus hésitant, comme s'il doutait eux-même qu'ils seraient assez efficaces. Et, de manière plus général, s'ils allaient vraiment gagner la bataille. Certes, l'effet était moindre sur les plus fanatiques d'entre eux, mais ils n'en restaient pas moins humains, ou presque. Et puis, l'hésitation qu'ils montraient était parfois le laps de temps nécessaire à un soldat ashnardien pour leur porter le coup de grâce.

Xalya continuait sa petite entreprise, sapant lentement mais surement les troupes ennemis, tant et si bien qu'au bout d'un certains temps, la situation semblait commencer à s'inverser. Les soldats ayant franchis les lignes de front étaient repoussés, les rangs se reformaient, les formations se consolidaient, les coups d'épée nexusiens perdaient de leur efficacité, en bref, le cours de la bataille changeait. La déesse était plutôt satisfaite du résultat, et après ce petit coup de pouce improvisé, elle se dit qu'il était temps d'avoir une discussion plus approfondie avec la séduisante princesse de Sylvandell. Sa dernière prière pour elle étant encore suffisamment récente, tout au plus quelques heures auparavant, elle parvint à nouveau, en se concentrant un peu malgré tout, à la localiser, et à se téléporter jusqu'à elle.

Elle arriva ainsi dans la tente de la princesse, encore une fois derrière elle. Mais cette fois à un moment des plus opportuns... Cette dernière étant présentement nue, sa chevelure dorée descendant avec légèreté sur son dos, et ne parvenant pas à cacher les courbes harmonieuses de ses hanches, ni ses belles petites fesses rondes. *A croquer.* Brisant le silence, et affirmant par la même occasion sa présence, elle annonça, amusée.

« Héhé, quel délicieux accueil, je n'en demandais pas tant. »
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Princesse Alice Korvander

Humain(e)

Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 4 mardi 15 janvier 2013, 20:35:49

« J'ai en effet eu vent de la lutte qui opposait vos deux peuples... »

Ce qu’elle était belle ! Alice ne pouvait s’empêcher d’y songer en la voyant marcher devant elle, caressant négligemment sa longue chevelure d’albâtre. Elle avait de curieux cheveux. Ils étaient blancs au départ, puis rouges ensuite. Elle restait à genoux sans rien dire, sachant qu’il ne fallait pas interrompre une Déesse. Très belle, furieusement sexy, elle se mit à marcher devant elle, le bruit de ses bottes résonnant délicieusement sur le sol, tandis qu’Alice baissait respectueusement les yeux, toujours en position agenouillée. Elle marchait autour d’elle, parlant. Elle posait des questions, qu’Alice confirmait en hochant la tête, ne voulant rien dire pour l’interrompre. Xalya vint alors se poser devant elle, et Alice leva les yeux, croisant ceux de Xalya, avant de rougir, ne pouvant s’empêcher de loucher sur sa belle poitrine, qui se rehaussait. On disait que Xalya n’était pas uniquement une Déesse guerrière, mais avait aussi d’autres Attributs divins... Notamment la Luxure. Ceci semblait se confirmer.

Fermant les yeux, la Princesse soupira faiblement en sentant la main gantée caresser sa joue, comprenant qu’elle serait la contrepartie requise.

« Tout travail mérite salaire, et chaque chose en ce monde nécessite une contrepartie. D'autant plus lorsqu'il s'agit d'une aide d'ordre divine, n'est-ce pas. Et toi, princesse, aurais-tu une contrepartie à m'offrir, pour le temps et les efforts que tu me demandes de t'accorder ? »

La Princesse déglutit, rougissant, et s’apprêta à répondre... Mais Xalya s’était déjà relevée, et sortait. Alice cligna encore des yeux, confuse. Avait-elle rêvé ? Non... L’odeur qui planait ici, ce mélange de douceur et de sensualité, était une preuve qu’une Déesse était passée par là. Une Déesse ! Pour Alice, c’était une grande fierté, d’autant plus qu’il était difficile de se méprendre sur les désirs de Xalya. Elle voulait profiter de son corps. Si la contrepartie se résumait à ça, alors Alice n’aurait aucun problème à le faire.

Dehors, sur le champ de bataille, les Nexusiens avaient réussi leur charge. Les Ashnardiens étaient puissants, mais avaient toujours eu la même faiblesse : un mal fou à coordonner leurs troupes. Les démons étaient forts, certes, mais n’avaient aucun sens de la discipline, contrairement aux chevaliers, qui se soutenaient mutuellement, afin d’éviter d’être pris en tenaille. Aucun flanc ne restait jamais dégarni, archers et arbalétriers soutenant efficacement les puissants chevaliers mis en avant. Léopold de Cordillan le savait, et c’était bien pour ça qu’il avait tenu à participer à cette charge. Dire qu’elle était facile serait très exagérée, car il y avait de nombreux et puissants ennemis. Les Nexusiens tenaient néanmoins bon, mais Coehoorn avait réussi son objectif, en protégeant ses armes de siège, la bataille se déroulant à une distance trop éloignée des armes de siège. Depuis sa position, Léopold vit que seuls quelques trébuchets avaient été détruits par des griffons.

Léopold envoya son épée dans le ventre d’un Lycan, faisant gicler le sang. La bestiole noire tomba au sol, et Léopold envoya une boule d’énergie blanche, qui frappa trois autres démons, les faisant frire. Le Nexusien était le fer de lance de cette frappe de cavalerie, un héros de guerre. Un chevalier ashnardien se mit à l’affronter. Son épée heurta le bouclier de Léopold, qui contra, frappant avec sa puissante épée. La sienne heurta violemment la lame du chevalier, et il le frappa avec le tranchant de son bouclier, le touchant à la gorge. L’homme tomba sur le sol, mais Léopold n’eut pas le temps de savourer sa victoire. Sur sa droite, un Lycan lui fonçait dessus. Il envoya une autre décharge d’énergie, et la bataille, ainsi, continuait.

*J’ai du mal à comprendre pourquoi Père tenait à ce que nous chargions... Les Ashnardiens tombent certes par dizaine, mais nous perdons également des troupes, et recevoir des renforts est difficile...*

C’était difficile à comprendre. Le seigneur Cordillan avait tenu à organiser cette charge, prétextant qu’elle permettrait d’atteindre les armes de siège ennemis. Coehoorn avait été plus rapide que prévu. Père se faisait vieux, après tout. Léopold y songeait en voyant une araignée géante tomber, se recevant une pluie de flèches et de carreaux. Regardant autour de lui, il aperçut alors une espèce de femme rouge apparaître et disparaître, fondant au milieu de ses troupes. Quelle était donc cette diablerie ? Il n’eut pas le temps d’y songer qu’il vit alors, devant lui, le grand ennemi.

*Coehoorn !*

L’homme était reconnaissable dans son armure grise et sa longue cape rouge. Il portait une longue épée. Les deux adversaires se toisèrent, et s’affrontèrent ensuite. Léopold commença par une charge magique, arrivant ainsi contre Coehoorn, et le frappa au ventre. Surpris, le Maréchal recula, et les deux soldats l’accompagnant tentèrent d’attaquer Léopold. Il para l’une des lames, la renvoyant, puis envoya une charge magique sur l’autre, un souffle qui renversa le second chevalier. Coehoorn revint alors à l’assaut, et leurs lames s’entrechoquèrent, repartirent, puis revinrent, se mettant à danser et à tournoyer, se frappant mutuellement dans des crissements de lames. Les bras de Léopold tremblaient. Coehoorn avait une telle réputation que même les Nexusiens en entendaient parler. Il n’était pas qu’un stratège, mais aussi un guerrier. Il avait fait ses classes, et était particulièrement robuste, comme Léopold le réalisa.

Le chevalier nexusien essaya d’utiliser à nouveau sa magie, mais Coehoorn fit de même, le repoussant. Léopold tomba sur le sol, roula sur le sol, et entreprit de se relever. Coehoorn le poursuivit, et son épée heurta celle de Léopold, les faisant mutuellement trembler.

« Je ne tomberai pas, Coehoorn ! Toi et tes chiens d’Ashnardiens allez repartir la queue entre les jambes !
 -  Tu aurais du rester derrière tes murs, Léopold. A l’extérieur, tu es à moi ! »

Lépold tenta une nouvelle attaque magique, mais Coehoorn l’esquiva en se téléportant, atterrissant sur le flanc de l’ennemi. Il leva son épée, et cette dernière heurta violemment le bouclier. Léopold en ressentit une vive douleur dans le bras, et un archer nexusien décocha alors une flèche, atteignant le flanc de Coehoorn, entaillant son armure. Surpris, le Maréchal poussa un cri, et Léopold en profita, frappant l’homme au ventre avec son épée. Le Maréchal tomba à terre, blessé, et, alors qu’il allait l’achever, un Lycan bondit sur sa gauche, mordant son poignet à pleines dents.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHH !! » hurla l’homme.

Il tomba au sol, voyant les yeux furieux du loup-garou, et en lâcha son épée, qui tomba sur le sol. Un carreau d’arbalète transperça alors le cerveau du Lycan, répandant son sang sur le heaume de Léopold, qui se mit à ramper. Les chevaliers accompagnant Coehoorn se précipitèrent vers lui, mais d’autres chevaliers arrivèrent.

« Léopold est blessé ! » hurla quelqu’un.

Le Lycan l’avait profondément blessé, et il se sentit tirer en arrière, voyant son épée magique rester sur le sol.

*Mon épée, non !*

Il tenta de parler, mais cracha de sa bouche un liquide poisseux. Du sang !

« Notre seigneur est blessé ! Sonnez la retraite !
 -  La retraite, sonnez la retraite ! »

Ayant du mal à voir, Léopold eut l’impression qu’un Ashnardien s’emparait de l’épée. Les clairons nexusiens ne tardèrent pas à sonner la retraite, tandis qu’on escortait Léopold.

Alice, de son côté, s’était pudiquement déshabillée, un peu gênée, ayant entendu, avec grand soulagement, les clairons nexusiens annonçant la retraite. Elle tournait le dos à l’entrée de la tente, réfléchissant aux vêtements à mettre. Compte tenu de l’état de guerre, elle n’avait pu emporter aucune des petites tenues qui la rendaient tellement attirantes, et n’avait guère réussi à amener qu’une fine nuisette blanche. Assise sur son tapis, elle réfléchissait donc, et n’entendit pas Xalya revenir, ni la mater. La Princesse savait très bien ce que la Déesse avait demandé, ce qu’elle voulait, et, si ça ne la dérangeait, elle ne voulait pas la décevoir. Certes, Alice était le « Joyau de Sylvandell », mais les Dieux pouvaient avoir des goûts bien plus sélectifs que ceux des mortels. Alice espérait que la Déesse ne serait pas repoussée par son apparence physique.

« Héhé, quel délicieux accueil, je n'en demandais pas tant » lâcha une voix amusée qui la fit sursauter.

Alice se retourna, tombant au sol, et se releva rapidement, une main posée sur le tapis, ses jambes écartées, et rougit en voyant Xalya, la belle et terrible Xalya. Elle déglutit, baissant les yeux, confuse, rouge de honte, avant de réaliser que l’air de Xalya n’était pas franchement indigné, mais plutôt... Amusé. Alice prit son courage à deux mains, et s’avança rapidement vers Xalya, se relevant, lui offrant toute sa nudité, résistant à l’envie de cacher ses parties intimes. Que ce soit ses lourds seins ou son intimité finement rasée, on pouvait la voir dans toute la splendeur de sa beauté naturelle.

Baissant à nouveau les genoux, elle se mit devant Xalya, tête à hauteur de son bassin, et attrapa respectueusement l’une des mains de Xalya, déposant un baiser sur le dos de sa paume.

« Je... J’ai entendu les clairons nexusiens, alors... Je suis prête à honorer ma part du marché. Si c’est mon corps que vous souhaitez, je vous l’offre... J’espère juste que... »

Alice se tut, secouant lentement la tête, puis reprit :

« J’espère juste que je saurais vous honorer dignement. Je suis à votre service, belle et puissante Déesse. »

Xalya

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Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 5 lundi 21 janvier 2013, 22:53:53

Xalya était amusée par les réactions un peu hasardeuses de la belle Alice, et elle n'hésitait pas pour profiter de la vue sur son superbe corps qu'elle exhibait sous ses yeux. Pourquoi devrait-elle se sentir gênée face à la nudité d'une mortelle, fusse-t-elle même la reine du plus puissant des royaumes ? N'était-elle pas une déesse, l'une des entités les plus puissantes de ce monde ? Elle ne fut d'ailleurs même pas surprise du fait que la princesse s'offrait ce soir volontairement à elle, comme si cela était dans l'ordre naturelle des choses. Ah, l'orgueil est l'ami inséparable du pouvoir...

« Relève-toi, Princesse. » se contenta-t-elle de dire, tendant sa main pour la poser à l'arrière de la tête d'Alice, et l'incitant à se lever. Sa main gantée glissa alors sur sa joue, avant qu'elle ne la pose sur sa propre hanche.

« J'ai comme l'impression, que... tu me caches quelque chose. »

Elle se mit alors à marcher, lentement, autour d'Alice. Ses bottes claquant le sol résonnaient dans la tente, et sa chevelure était si longue qu'elle flottait autour du corps de la déesse, et effleurait également la peau nue de la jeune femme.

« Il me semblait que, d'ordinaire, les princesses se devaient de rester nobles, et par conséquent, chastes et hermétiques à ce qui est communément appelé "les vices de la luxure"... Pourtant, tu t'offres à moi, sans même tenter de négocier ? Quelques chose m'échappe... »

Xalya poursuivait sa marche, pensive, tout en contemplant sans retenue la beauté de son corps nu, croisant parfois son regard. Alice était une femme sublime, c'était indéniable. Mais parviendrait-elle à satisfaire l'exigeante déesse ? C'était déjà moins sûr.

« Ou alors, tu fais preuve d'une dévotion inébranlable envers les dieux que tu pries, et d'un sens du sacrifice exemplaire pour le bien de ta patrie... »

Le bruit de ses pas s'arrêtèrent, nets. Xalya se trouvait dans le dos d'Alice désormais.

« Ou alors, c'est davantage la perspective de faire l'amour à une Déesse, qui motive tes intentions... »

Alice ne le voyait pas, mais ses lèvres s'étiraient en un large sourire. Elle s'approcha, se blottissant franchement contre son dos, en particulier sa voluptueuse poitrine qui se pressait contre elle, et dont le décolleté était si large que sa peau était directement en contact avec la sienne. Les doigts de la déesse se dirigèrent alors vers son ventre, qu'elle caressa lentement.

« Tu es belle, Alice, et sache que cela m'enchante de passer la nuit en compagnie d'une femme telle que toi. » Elle marqua une légère pause, avant d'ajouter, avec douceur. « Je suis même assez amusée d'entendre que tu prétends vouloir m'honorer, ce qui n'est certes pas pour me déplaire. Sache en effet que les divinités sont exigeantes, et que je ne fais pas exception. »

Elle poursuivit ses caresses, légère, effleurant sa peau de ses doigts. La déesse pencha son visage en direction de la princesse, et embrassa doucement son cou, à plusieurs reprise, goutant à la tendresse de sa peau. Ses mains remontèrent, lentement, tout en poursuivant leurs caresses en chemin. L'une d'elle agrippa fermement l'un de ses seins, qu'elle pressa entre ses doigts, et fit balloter par moment. L'autre main, elle, s'empara du téton de l'autre sein, qu'elle pinça, assez fort sans que ce ne soit excessivement douloureux, tout en le faisant rouler entre ses doigts. La déesse s'amusait, lentement, avec le corps d'Alice, qu'elle excitait à petit feu. Cette humaine attisait un désir en elle, une folle envie même, fort plaisante, de lui faire l'amour, et elle ne comptait pas se priver d'un tel plaisir.

Cessant subitement ses gestes, la déesse retira promptement ses mains et ses lèvres, et une petite seconde plus tard, elle retourna la Princesse pour qu'elle lui fasse face, en la prenant par les épaules. Fixant son regard saphir, elle lui demanda alors, sans dissimuler un léger sourire.

« Penses-tu pouvoir satisfaire les exigences d'une Déesse ? »
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Princesse Alice Korvander

Humain(e)

Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 6 mercredi 23 janvier 2013, 08:19:48

Suivant silencieusement son ordre, la Princesse se redressa. Elle était toute nue, sans un seul petit bout de vêtement sur son corps. Son regard croisa celui de Xalya, et elle sentit cette dernière marcher autour d’elle, ses longs et interminables cheveux frottant sa peau, la faisant frissonner. La Princesse respirait lourdement, sa poitrine se soulevant et s’abaissant, alors que Xalya lui faisait part de ses interrogations. Elle ne comprenait pas pourquoi la Princesse s’offrait si facilement, mais cette dernière choisit de ne pas lui répondre pour le moment, préférant laisser le soin à Xalya de poser ses questions, sans l’interrompre. De plus, Alice adorait le bruit des talons des bottes de Xalya, et de son pantalon de cuir crissant sur ses jambes. Oui, le cuir... Alice adorait ça. C’était bête à dire, mais, en ce moment, ce qui l’excitait vraiment, au point de lui faire serrer les poings, et de réfréner l’envie de sauter sur cette Déesse pour l’embrasser à pleine bouche, c’était le crissement du cuir contre ses jambes. Oui, c’était juste ça. Oh, bien sûr, le reste aussi avait une grande importance : sa belle poitrine, son visage magnifique, sa longue chevelure... Mais ce cuir... On ne pouvait pas l’expliquer, car les fantasmes, s’ils s’expliquaient, ne seraient plus vraiment des fantasmes.

Elle avait l’impression d’être une esclave sexuelle, une espèce de bout de viande que sa Maîtresse observait sous toutes les coutures. Elle aurait probablement du se sentir choquée, mais, en réalité, ça l’excitait. Alice était une Princesse, soit une femme qui avait de lourdes responsabilités. Elle incarnait la continuité de l’État, de la lignée des Korvander, de l’union sacrée entre des humains et de puissants dragons. De lourdes responsabilités, un destin tout tracé contre lequel on ne pouvait lutter. Par conséquent, quand on était au sommet de l’échelle, qu’on avait une armée sous ses ordres, il pouvait être tentant d’aller de l’autre côté du miroir. Un fantasme, encore une fois... Un fantasme qui portait sur l’inconnu, sur ce qu’elle n’était pas, qui se justifiait par sa curiosité. Elle buvait les paroles de Xalya, qui se mit dans son dos. Une Déesse... Une magnifique Déesse qui les avait aidé, et venait chercher sa récompense. Alice savait qu’on ne viendrait pas les déranger cette nuit, et qu’elle devrait ensuite parler à son père de cette femme.

« Han ! » s’exclama-t-elle lorsque Xalya se glissa dans son dos.

Elle sentit les seins de cette dernière, une poitrine volumineuse, s’enfoncer contre elle, glissant sur son dos. Elle rougit violemment, et vit ensuite les mains de Xalya se mettre à jouer avec ses seins. Il lui fut dès lors impossible de lui répondre, car elle était trop occupée à gémir, remuant lentement son corps, frottant son postérieur contre la tenue de Xalya, contre cette tenue noirâtre en cuir. Ses seins durcirent, et ses tétons se mirent à pointer sous les doigts experts et joueurs de la Déesse. Elle avait commencé par caresser son ventre, puis l’embrassa ensuite dans le cou, continuant à faire lentement soupirer Alice, qui commençait à avoir particulièrement chaud. Cette scène était particulièrement excitante, et elle secoua lentement la tête, tâchant, ce qui n’était pas simple, de conserver son sang-froid.

Alice continuait à gémir, jusqu’à ce que Xalya la retourne, la faisant sortir de la douce rêverie érotique dans laquelle elle avait été plongée. Leurs yeux se croisèrent, leurs poitrines se caressaient, et elle posa ses mains sur les délicieuses hanches de cette femme. Elle était tellement belle ! Alice avait bien du mal à se retenir, excitée à l’idée d’être sa chose.

« Penses-tu pouvoir satisfaire les exigences d'une Déesse ? » lui demanda-t-elle en souriant légèrement.

Alice se colla un peu plus contre elle, savourant le contact du cuir contre sa peau, et déglutit faiblement, avant de lui répondre :

« Je ne suis pas une princesse nexusienne, vous savez... Je viens de Sylvandell, et, à Sylvandell, la seule chose qui importe pour une Princesse est la qualité de son sang. La chasteté n’a aucune espèce d’importance. J’ai du sang de dragon dans les veines, et ce sang provoque des effets aphrodisiaques. »

Elle lui sourit alors, et caressa la joue de Xalya, avant de l’embrasser également dans le cou, tout en retournant caresser avec ses ongles son cuir, glissant le long de ses hanches, les posant ensuite dans son dos. Elle parla ensuite dans le creux de l’oreille de Xalya :

« Avec ma femme, nous faisons l’amour comme des folles. Elle me prend toute la nuit, sans arrêt, et, pour fêter notre anniversaire de mariage, nous avons fait l’amour pendant une semaine d’affilée. »

Elle écarta ensuite sa tête de la Déesse, et releva une main sur la nuque de cette dernière, la caressant, et la nargua, sachant que c’était un jeu risqué, mais qui ne pourrait que renforcer l’excitation de la Déesse :

« A dire vrai, c’est plutôt à moi de m’inquiéter... Afin de savoir si tu combleras toutes mes exigences. »

Xalya

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Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 7 mercredi 18 décembre 2013, 14:28:58

Xalya dévisagea la princesse, un poil étonnée. Son sourire s'effaça, les traits de son visage se durcirent, ses sourcils se froncèrent. Elle n'aimait pas son indiscipline, et ne supportait absolument pas que l'on ne dédaigne son autorité et que l'on lui tienne tête. Elle avait horreur de ça.

« Ho. Tu as l'habitude de faire l'amour toute la nuit durant. » lâcha-t-elle platement, moqueuse, feignant l'admiration.

La jeune femme tout de cuir vêtue se rapprocha vivement d'Alice, serra son corps nu contre elle, puis agrippa fermement ses fesses entre ses doigts. Silencieuse, la couvant de son regard incandescent, dans lequel il n'y avait aucune once d'humanité ou de bonnes intentions, elle fit glisser le cuir de ses gants le long de sa raie, jusqu'à effleurer son délicat petit trou. Elle le taquina alors, poussant dessus de son index, sans l'y faire entrer, un mouvement qu'elle répéta à plusieurs reprise, alternant avec un mouvement circulaire sur la frontière de son anus. Elle jouait silencieusement avec la jolie blonde, attentive à ses réactions, dans le seul but de laisser naitre en elle l'envie d'y sentir quelque chose de plus gros et plus vigoureux. Rapprochant ses lèvres de son oreille, elle susurra doucement, sur le ton de la confidence.

« Je vais te baiser comme on baise une pute bon marché, "princesse", je te baiserais toute la nuit, si fort que tu en redemanderas, tu hurleras comme une pucelle, jusqu'à en perdre la voix, tu mouilleras à t'en dessécher, puis je prendrais un soin tout particulier à ravager impitoyablement ton petit cul... Une semaine entière, huh ? C'est le temps qu'il faudra à ton corps pour se remettre de cette nuit. »

La déesse lui donna alors un petit aperçu de ses propos, en réponse à son insolence. Tout en maintenant fermement Alice blottie contre elle, l'index qui jouait avec son cul fut rejoint par trois autres, l'index et le majeur de chaque main, qu'elle fit glisser sans ménagement dans son délicat orifice, avant de les écarter avec une force divine, étirant brutalement son anneau rectal à la limite de ce qu'il pouvait physiquement supporter à froid.

« Ne t'avise plus de jouer les fortes têtes, c'est moi qui pose les exigences, ma belle. Tu ferais mieux d'apprendre où est ta place, insolente petite pute. »

Plus elle parlait, plus la moutarde lui montait progressivement au nez. Pour qui se prenait-elle après tout ? Oser défier la déesse sur l'un de ses terrains de prédilection, voilà qui ne pouvait qu'être l'œuvre de la stupide intrépidité d'une humaine. Encore irritée, elle ne relâcha que lentement la pression qu'elle exerçait avec ses doigts, puis donna un violent coup de botte sur l'arrière du genoux d'Alice, la forçant à s'agenouiller devant elle. Tout en posant sur sur cette dernière un regard sévère, elle tira alors ses cheveux en arrière, fermement, l'obligeant à lever son visage vers elle. Elle lui conseilla alors, son ton étant d'une douceur effrayante.

« Tu n'es pas vouée à te retrouver dans une situation aussi fâcheuse, tu sais, cela peut tout à fait très bien se passer entre nous. Tu peux te considérer comme chanceuse, je me sens d'humeur magnanime aujourd'hui. Je vais te laisser une chance, une seule et unique chance, de faire amende honorable. »

Ayant retrouvé le sourire, Xalya relâcha Alice, puis retira alors son manteau, qui faisait également office de soutien-gorge, et le jeta dans un coin de la tente. De son haut, elle ne conservait ainsi que son bustier, qui ne dissimulait rien d'autre que son ventre et laissait ses seins à l'air libre. D'un point de vue plus bas, la demi-succube se tenant droite et fière juste devant elle, Alice devait voir les dessous de sa poitrine aussi belle que volumineuse, avec entre les deux le visage sévère de la déesse. Cette dernière ordonna, calmement.

« Tu vas gentiment me lécher les bottes, maintenant. Je veux te voir te tortiller à quatre pattes à mes pieds. Et lorsqu'elles seront bien brillantes, tu tâcheras de me les retirer. »
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Princesse Alice Korvander

Humain(e)

Re : Le siège d'Altenberg [Xalya]

Réponse 8 jeudi 19 décembre 2013, 02:14:42

C’est après coup qu’Alice se dit que ce n’était peut-être pas si malin que ça de provoquer une Déesse. Le mythe d’Arachné lui revint en tête, de cette femme qui, pour tisser aussi bien, si ce n’est mieux, qu’Athéna, s’était attirée la jalousie et la foudre de cette dernière. Malheureusement, Alice ne pouvait pas revenir en arrière... De plus, et elle n’osait l’avouer, mais voir cette belle femme en colère, dont le crissement du cuir provoquait en elle des frissons incontrôlables, avait quelque chose d’exquis. Oui, elle voulait jouer avec le feu, jouait de la même manière qu’elle avait joué, jadis, avec ses gardes et avec son père en voulant échapper à ce dernier. Être une jeune fille sage et prude avait paradoxalement développé en elle un certain goût pour la liberté, goût qui s’était accru quand sa tour d’ivoire avait accueilli la visite de Cirillia, une jeune sauvage qui l’avait initié au sexe en la violant... Partiellement.

La Princesse posa ses mains sur les épaules de la belle Xalya, rougissant au contact de ses mains gantées (cuir !) sur ses fesses. Elle frissonna, se mordillant tendrement les lèvres, ses tétons se durcissant sous l’effet du plaisir qui remontait. Xalya se mit à susurrer, d’une voix autoritaire et mielleuse, des ordres terriblement excitants. Alice sentit son intimité se mettre à la titiller, et elle soupira à nouveau, gênée, inconfortable, en proie à une excitation sexuelle. La Déesse lui promit de la défoncer sauvagement, et Alice voulait bien la croire. Une Déesse guerrière devait être une sacrée partenaire au lit... Combien de fois avait-elle entendu parler de la visite des hardis Commandeurs et dragonniers de Sylvandell au harem de la ville ? Ils étaient de fiers guerriers, qui laissaient les prostituées de luxe dans de piètres états. Sous leurs armures, les chevaliers et les soldats étaient de véritables montagnes d’endurance, de muscles, et de force physique. Alors, si Xalya était une guerrière... Oui, lui faire l’amour devait être exigeant.

*Cependant, si elle croit que je suis une vulgaire petite Princesse, elle risque d’être déçue... Ah, si c’est bon ce cuir, toutefois !*

La Princesse en raffolait, et soupirait faiblement, avant de soudain sentir la force surhumaine de Xalya s’exercer sur son fondement. Elle poussa un cri de douleur, et ses doigts se crispèrent contre le corps de Xalya. Elle se pressa contre le corps de la femme

« Aaaah...
 - Ne t'avise plus de jouer les fortes têtes, c'est moi qui pose les exigences, ma belle. Tu ferais mieux d'apprendre où est ta place, insolente petite pute.
 -  Ooooh... O-Oui, dé... Haaa... Désolée, Maî… Maîtresse !! »

Elle était en train d’écarteler son fondement rien qu’avec ses doigts. Alice sentit même deux larmes de souffrance couler de ses yeux. Elle se tortillait de gauche à droite, le souffle manquant, la respiration lourde, une boule se formant dans son corps, jusqu’à ce que, lentement, la cruelle Déesse ne vienne soulager son postérieur. Alice respira plus normalement, tout en comprenant un peu mieux pourquoi Xalya était vénérée par les Ashnardiens. Elle se mordilla les lèvres. Ses jambes tremblaient, et Xalya la frappa alors au mollet. Alice couina légèrement, et se retrouva au sol, à genoux. Elle ne bougea pas, tandis que son intimité s’humidifiait lentement, renforçant l’envie d’aller se caresser. Alice serrait les poings, se mordillant les lèvres pour retenir les petits soupirs et les gémissements qu’elle poussait. Elle était rouge de honte et de souffrance. Ses fesses lui faisaient encore mal, mais elle craignait surtout de hurler trop fort... Si elle attirait les gardes, il risquait d’y avoir du grabuge...

Cette pensée continua à rester en elle quand Xalya retira son manteau. Alice déglutit en le voyant tomber sur le sol, ayant soudain une vision, qui la fit frémir, renforçant le trouble à hauteur de ses cuisses : elle et Xalya, emmitouflée dans ce manteau, la virilité de la Déesse fermement plantée en elle, jouissant dans l’odeur du cuir... Alice cligna les yeux quand Xalya se mit à lui parler, sur un ton calme, mais qui avait toujours cette double intonation sensuelle et autoritaire... C’était délicieusement excitant.

«Tu vas gentiment me lécher les bottes, maintenant. Je veux te voir te tortiller à quatre pattes à mes pieds. Et lorsqu'elles seront bien brillantes, tu tâcheras de me les retirer. »

Alice rougit silencieusement, et hocha la tête.

« Très bien, Maîtresse... »

Elle se mit alors à quatre pattes, en glissant sur ses genoux, et s’appuya avec ses mains, puis s’avança, lentement, la tête baissée, en position de chienne soumise, les joues toujours aussi rouges. Elle observait les deux belles bottes de Xalya, et se pencha vers ces dernières, allant les lécher. Elle attaqua d’abord la botte droite, la léchant de haut en bas, remontant le long des côtés de la botte, avant de lécher la semelle, déposant quelques baisers. Elle recommença ensuite à lécher, son nez frôlant le cuir, et remonta sur le haut de la botte, léchant et suçotant les replis de la botte, près de son pantalon, suçotant et mordillant un peu, relevant alors les yeux pour observer le corps de sa Maîtresse. Coucher avec une Déesse, n’était-ce pas excitant ? Alice frotta ensuite tendrement sa joue et son nez contre la botte, comme une petite chienne soumise à sa maîtresse, et poursuivit lentement son office, s’attaquant à l’autre botte, léchant, embrassant, suçotant, se frottant.

Ses mains restaient posées sur le sol, mais Alice mouillait, tandis que les minutes s’écoulaient. Sa langue glissait sur chacune des deux bottes, et elle était indifférente au temps qui s’écoulait, simplement concentrée dans sa tâche : obéir à sa Maîtresse, se faire plaisir... Et pouvoir bénéficier de son service, aussi bien pour lui défoncer le corps, que pour défoncer les ennemis de son royaume. En définitive, chacun serait gagnant, du moment qu’elle arrivait à bénéficier des faveurs de la Déesse. Se dévouer pour son pays... N’était-ce pas magnifique, un tel sens du patriotisme ? Alice continuait donc à lécher.

Elle n’osait pas dire à Xalya qu’elle ne pourrait pas retirer les bottes tant que cette dernière serait debout. Ce serait encore une occasion de se faire écarteler le cul... Or, quitte à se faire défoncer la porte arrière, la Princesse préférait que ce soit avec autre chose qu’avec des doigts. Aussi, en attendant, continuait-elle à lécher les bottes de la femme, adorant sentir le contact du cuir sous sa langue, glisser langoureusement dessus, et s’en délecter.


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